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     button7.gif            Questions des internautes : la réponse du ménéticien


      bul3.gif  De Fatima O. (Saint Denis)

        Bonjour Mr Sorlin ! Je viens de lire un livre sur votre St Barthélémy très intéressant : Charly 9 de Jean Teulé paru chez Julliard. Je vois que nous n’avons pas le monopole de durs affrontements fratricides nous autres Algériens puisque chez vous aussi vous n’y êtes pas allé de main morte le 24 août 1572 lorsque des catholiques sans doute extrémistes exterminèrent plusieurs milliers de protestants. Mais si je vous écris c’est pour vous dire que j’y ai relevé un magnifique « effet parenté » puisque le massacre perpétré ce jour-là s’est réalisé dans le cadre d’un mariage princier ; le mariage y est donc pour quelque chose. Je vous signalerai que chez nous ça risque moins d’arriver car nos mariages sont étroitement contrôlés par les familles ; on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Au risque de déplaire aux gens épris de liberté ce contrôle de nos jeunes par les anciens ou les autorités comme par notre très sainte religion canalise le désordre, le limite. Dès lors l’effet parenté dont vous êtes l’apôtre a, selon moi, un peu moins de chance de se produire ! …

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Je suis étonné Fatima par votre sens de l’histoire ; vous n’hésitez pas ici à faire même de la psycho-histoire. Je vous rejoins dans votre analyse de la St Barthélémy si je me permets de prendre un peu de distance par rapport à votre embellissement des contraintes matrimoniales pesant sur les jeunes dans une société aussi dynamique et vivante que la vôtre ! Toutefois reconnaissons votre pertinence à bien distinguer la tradition régulatrice et les régulations spontanées, sauvages, hors tradition dont l’effet parenté est un élément souvent violent. Merci Fatima !

Le ménéticien


      bul3.gif De Roberto St. (Rome)

        Cher Elie Sorlin je vous mets au défi de trouver le moindre effet parenté dans le crime de masse qui vient de se perpétrer en Norvège et qui fascine nos opinions européennes ! Moi je n’ai rien trouvé…

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Cher Roberto, tu as bien raison, il ne semble pas y avoir d’E.P. dans le drame norvégien ; il ne s’agit pas d’en voir partout. Je me permettrai néanmoins les remarques suivantes. Le criminel est le fils d’un diplomate en retraite qui vit dans le sud de la France. Qu’a-t-il dit dans l’interview qu’il vient d’accorder à l’une de nos journalistes ? Cela fait 17 ns qu’il n’a pas revu son fils qui l’a quitté tandis qu’il avait 14 ans. Dans quelles circonstances cette irrémédiable séparation s’est-elle effectuée ? Est-ce le père qui a congédié son enfant dès l’entrée de l’adolescence parce qu’il lui posait problème, ce qui équivaudrait à un abandon pur et simple ? Est-ce le seul fait du jeune garçon de l’époque ne supportant point un père trop rigide ou tout simplement occupé par une nouvelle liaison prenante mobilisant tout son capital affectif disponible ? Ou plutôt est-ce le fait de la mère esseulée ayant envoyé à cet enfant des signaux pour qu’il revienne auprès d’elle en quelque sorte la compenser en lui tenant compagnie ? Autant de question en suspens. Une chose est sûre : ce terrifiant criminel d’un jour est un handicapé paternel patent ayant fait payer à la société une addition bien lourde pour le manque dont il fût la première victime et qu’il sanctionna de manière fort dramatique.

        Ces réflexions sont à mettre en lien avec mes récentes lettres antérieures sur la situation préoccupante de notre propre pays à ce sujet puisque plus de 800.000 enfants n’ont pas de père à leur chevet pour de multiples raisons dont l’inconscience de notre société indifférente.

        J’ajouterai pour terminer que s’il semble plausible qu’il n’y ait pas d’E.P. dans le cas norvégien, rien ne nous autorise à penser que la sanglante journée ne se soit produite dans un cadre temporellement régulier au sens que nous conférons à ce terme dans notre dernier ouvrage : Généalogies ou la puissance du temps. L’hécatombe longuement préparée s’est produite en un certain jour "J" dont les caractéristiques généalogiques analysées selon notre méthode révéleraient assurément un ordre du temps, une forme d’obéissance à sa grammaire, à sa syntaxe comme à sa sémantique, indépendamment de ce que pouvait en penser l’anti héros ayant puisé une part de son inspiration dans un certain Manga japonais tout comme Xavier de Ligonnès puisa une part de son inspiration dans un roman policier connu.

        Merci Roberto de m’avoir offert l’occasion de ce petit commentaire ménétique d’une actualité décidément bien chargée.

Le ménéticien


      bul3.gif De Antoine S. (Paris)

         

        Cher M. Sorlin, je suis en train de m’attaquer si je puis dire à votre dernier ouvrage qui vient de paraître : Généalogie ou la puissance du temps fort intéressant ; j’aurai ultérieurement plusieurs questions à vous poser à son propos. Mais en attendant n’auriez-vous rien remarqué de particulier concernant la récente disparition du père du premier ministre anglais ? je me permets de vous provoquer quelque peu en vous posant cette question concernant un possible effet parenté. En effectuant de temps à autre un tel repérage dans l’actualité, cela constitue une sorte d’entraînement à voir ce qui y demeure bien souvent plus ou moins caché ! Merci d’avance… Bien cordialement à vous : A.S.

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Cher Antoine je vous sais gré de vous intéresser à l’effet parenté saisi au cœur même de l’actualité. Dans le quotidien régional LE BIEN PUBLIC dont je consomme les chroniques en même temps que mon croissant du matin, je lis en page 36 du n° du jeudi 9 septembre 2010 concernant le POLITIQUE un article avec photo mettant en scène le premier ministre britannique David Cameron. Le papier s’intitule : Le père de D. Cameron meurt en France.

        Il débute ainsi : « Ian Cameron est mort, hier après-midi, à l’âge de 77 ans à l’hôpital de Toulon, peu après l’arrivée à son chevet de son fils, le Premier ministre britannique David Cameron ». Le mercredi 8, ayant appris que son père venait d’être hospitalisé dans un état grave, il avait précipitamment pris l’avion pour Nice. La présidence française mit alors un hélicoptère à sa disposition pour se rendre à Toulon, faute de quoi il n’aurait pu voir son père vivant. Il y est encore noté qu’il nous en est « incroyablement reconnaissant », considérant son père comme une formidable figure de héros d’avoir réussi à surmonter un terrible handicap de naissance (grave malformation des jambes) et su garder envers et contre tout un optimisme dont il avait lui-même hérité.

        Et voici l’effet parenté… juste en fin d’article : « « Bonne et mauvaise fortune semblent s’être abattus sur lui non seulement ces dernières semaines, mais ces dernières années », a observé l’ex-député conservateur Parris. D. Cameron a eu son quatrième enfant, Florence, le 24 août. Son fils Ivan, gravement handicapé et atteint d’épilepsie, était mort en 2009, à l’âge de 6 ans. »

        Vous l’aurez remarqué, Antoine, une quinzaine de jours séparent l’heureuse naissance de la petite Florence du départ en catastrophe de son grand-père paternel, offrant hélas un bel exemple de « coïncidence naissance d’un enfant/mort d’un papy ». Certaines personnes attentives aux phénomènes transgénérationnels n’auront pas manqué de relier également le handicap de nativité du défunt avec celui de son petit-fils ; nous nous en gardons toutefois n’en connaissant point assez là-dessus, dans cette famille éprouvée.

Le ménéticien


      Cher Monsieur Sorlin,

        Ayant acheté votre ouvrage dès sa récente sortie, j’ai cru y découvrir en page 24 une erreur dans la liste des conventions d’écriture : en fin de seconde ligne. Ainsi qu’en troisième ligne qui ne correspond pas à ce que vous exprimiez auparavant, concernant « l » et « d ». Enfin au chapitre VIII, page 109 j’ai eu la surprise de voir, également en troisième ligne, que l’âge de Maurice, d’un montant de 79 ans et neuf mois ne pouvait pas correspondre à 23 113 j et que la somme de 17 736 j. + 17 365 j., un peu plus loin, au § suivant, ne pouvait pas non plus correspondre au montant indiqué de 29 101 jours. S’agit-il vraiment d’erreurs ?… En vous remerciant de bien vouloir m’éclairer sur ces points… Stéphanie de Lyon

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Bonjour Stéphanie et merci  pour votre précieux courrier m’indiquant effectivement 4 erreurs à corriger de la manière suivante : en commençant par la dernière, dans l’addition : 17 736 + 17 365 = 29 101 jours il faut évidemment lire 11 736 et non 17 736 comme la conversion l’exige et la justesse de l’opération. Quant à 23 113 jours, il faut lire 29 113 jours et vous verrez alors que le compte est bon !

        Pour les deux autres corrections de la page 24 concernant les importantes conventions d’écriture, il convient encore de supprimer purement et simplement « d’âge au décès » en fin de seconde ligne du § en question, de remplacer d par l âge de deuil, en ligne suivante, puis d’ajouter au listing : d âge au décès, selon ce qui fût convenu antérieurement en pages 17 et 19.

        Ce serait à refaire, voici comment nous réécririons les 4 premières conventions :

          m  âge d’un individu à son mariage

          a   âges quand on devient ou redevient parent, père ou mère

          d’âge au décès, âge auquel on meurt

          l    âge auquel on perd un parent, âge de deuil

        Merci encore pour votre intérêt pour l’ouvrage et votre perspicacité 

Le ménéticien


 

      bul3.gif  De Roberto S... (Yveline)

        Monsieur Sorlin,

        Curieux la blessure de Djibril CISSE (fracture tibia-péroné) lors du match de préparation à la coupe du monde de foot France  - Chine. Ne sommes nous pas en présence d’un effet parenté manifeste. Mes quelques notions en ménétique puisées sur votre site me le font penser.

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Bravo pour votre perspicacité, il s’agit bien d’un magnifique effet parenté. Djibril CISSE ne vient-il pas d’être tout récemment papa. Cette déduction ménétique s’inscrit tout a fait dans cette logique.

        Espérons que ce fait « ménétique » ne coûte pas trot cher à la France (sportivement parlant) bien sur.  

Le ménéticien  


      bul3.gif  De Jacques X….(Dordogne)

        Cher Monsieur Sorlin,

        En regardant sur Arte le 22 janvier 2006 à 20h40 l’émission sur la famille Hemingway et leur tragédie répétitive je n’ai pu m’empêcher de me dire qu’elle se laissait bien décrire par votre manière de présenter les choses de ce genre !Plusieurs membres de cette famille se suicident à des dates et des âges bien particuliers ; j’ai cru relever que, lorsqu’ils atteignaient l’âge qu’avait leur père quand il s’était suicidé ils se supprimaient eux-mêmes. En tout cas vos lettres sont très intéressantes…

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Merci pour votre courrier et l’intérêt dont il témoigne pour menetic-site. J’ai moi-même suivi avec attention cette émission interpellante sans pouvoir cependant parvenir à me faire une idée suffisamment précise de la généalogie familiale des Hemingway. J’attends la parution du livre du petit fils dont j’admire le travail d’élaboration pour tenter d’échapper à la dramaturgie de sa famille que le grand public et les médias appellent « malédiction »…livre qui devrait paraître en avril prochain : peut-être alors disposera-t-on d’une chronologie assez précise pour autoriser des calculs comme nous venons de le faire pour Mr Jean-Louis X, objet des lettres 49, 50 et 51.En tous cas tous mes encouragements pour ce centre d’intérêt envers les coïncidences et les répétions intrafamiliales dont vous témoignez.

Le ménéticien  


      bul3.gif  De Mr Jacques T. (Bouches-du-Rhône)

        Cher Monsieur Sorlin, concernant «l’effet parenté» je lis dans Paris Match de cette semaine (N°2874 du 23 juin 2004), en page 154, un article du généticien Axel Kahn, frère du journaliste bien connu J.F.Kahn, intitulé: « Le jour où…mon père se suicida» On y trouve entre autre: «Nous sommes le 17 avril 1970. Il est 17 heures. Je refuse d’y croire. Au volant de ma voiture je cherche à comprendre. De quoi papa est-il mort?…» Et le voilà qui apprend, de la bouche même des gendarmes, qu’ils l’on retrouvé sur la voie de chemin de fer, lui  ayant laissé une lettre sur la banquette du compartiment qu’il occupait dans le train, avant de sauter: «Je m’adresse à toi Axel… Embrasse mon petit fils pour moi…» Or ce petit fils Jean-Emmanuel, naquit le 21 avril1970, le jour même de l’enterrement de son grand père: quel bel effet parenté n’est-ce pas! Bravo pour votre site  qui insiste sur des relations que l’on n’a pas coutume de faire entre évènements familiaux…

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Je vous remercie vivement pour être parvenu à extraire du bruit de fond médiatique un fort bel effet parenté! La catégorie du fait divers est un réservoir quasi inépuisable et permanent de coincidences alpha, bêta, gamma ne demandant qu’à être exploitées par le ménéticien de passage!  A noter que dans les coincidences mort-naissance, le décès peut provenir indifféremment de la nature (maladie fatale), du comportement (suicide, assassinat), de l’accident subi, enduré ou provoqué ou de toute autre cause; les modalités du décès ne changent rien  à la nature de l’effet parenté

Le ménéticien  


      bul3.gif  Catherine G. (Lyon. Croix Rousse)

        Cher Monsieur Sorlin, bien que "fane" de votre site que je consulte régulièrement et fais connaître à mon entourage je me permets de vous dire que je n'ai rien compris à votre dernière lettre 22 ; C'est pour moi de l'hébreu ; pourriez-vous me la traduire. Peut-être est-ce le fait que je sois art-thérapeute et plasticienne qui me rend allergique à toute formule d'apparence mathématique et aux calculs d'âge.

        Dans l'attente d'éclaircissements, tous mes encouragements et merci d'avance.

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Vous faites bien, chère Catherine, de vous exprimer spontané­ment. Je tenterai une traduction comme vous dites dans ma lettre 23 de janvier prochain, espérant ainsi vous donner satisfaction. Dans le cas où çà ne marcherait pas : persévérez et peu à peu le dialecte de la tribu des "menetics-woman" vous sera plus accessible qu'il ne l'est présentement dans ce début d'exploration du langage du temps généalogique et familial. Bon courage et merci à la supporter lyonnaise que vous êtes ! En dépit d'une communication difficile passez un joyeux Noël 2003.

Le ménéticien


      bul3.gif Dr Didier S. (Bordeaux)

        Bonjour. J'attends avec impatience la suite de vos développements sur cette approche "cybernétique" transgénérationnelle. Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un combat d'arrière-garde puisque cette approche est transdisciplinaire et touche en particulier la santé.

        Elle semble pouvoir bénéficier des théories sur la complexité (lois du chaos, évolution des systèmes complexes, théories de l'information...) pour lesquelles la collaboration de différents spécialistes sera sans doute nécessaire. Il me semble que vous considérez la famille comme une superstructure répliquant les types de liens entre ses composants (ses membres), comme si elle était elle-même un système évolutif à mémoire, à durée de vie "empan de stabilité" selon : http://perso.wanadoo.fr/vbm-ehr  bien supérieure à la durée de vie de ses composants. Chaque personne devient alors "multiface" dans cet empilement de niveaux hiérarchisés : un rôle dans le niveau social, disons horizontal dans le système, auquel est dévolue la majeure partie de la conscience individuelle, et un rôle malheureusement' interchangeable" (comme nous changeons nos cellules tout en restant nous-mêmes) par ce que vous appelez le double ménétique, inconscient, assurant les liens verticaux dans ce système multiniveaux à structure fractale (allant du quantique au planétaire ou +). Le problème est de discerner les limites précises de cette superstructure - aussi nette que notre enveloppe corporelle ou que la membrane de nos cellules - et là, çà me parait plus difficile à mettre en évidence... Qu'est-ce qu'une famille, au fond ? Est-ce réellement un système ? That is the question... Amicalement. D.S.

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien

        Merci pour votre courrier qui interpelle à bien des niveaux de réflexion. Concernant le dernier point l'analogie avec ce qui se voit dans l'univers est intéressante : le "vide" intersidéral qui en fait est un plein que l'on commence à mieux comprendre et dans ce vide apparent des inhomogénéités plus ou moins floues : les divers "objets célestes". Pour moi la famille c'est assez semblable: une inhomogéné­ité dans l'océan de l'humanité, un objet au contours flous mais bien repérable au "macroscope". Comment cet îlot aux contours flous se forme-t-il, pompe-t-il du désordre dans la "soupe" où il baigne pour le transformer en ordre précaire mais tel qu'on parvient à le distinguer du milieu, de son environnement. J'insiste beaucoup sur la ques­tion de "l'alliance" parce qu'elle touche à la frontière, aux limites, aux échanges entre cette condensation sociale particulière, singulière et son environnement. Un être humain va se voir arraché au  "milieu", à la "soupe" pour plus ou moins longtemps faire partie de l’amas flou. Comment s’effectue ce ‘’pompage’’, cette extraction, cette attraction : voilà ce qui m’intéresse. 

        Les coïncidences sont comme des éclairs révélant de manière intermittente et fugitive quelque chose de l’ordre du fonctionnement de cet objet flou qu'est la famille, quelque chose sur son auto-organisation.

        La cybernétique est convoquée au rendez-vous de la ménétique parce qu'elle s'intéresse à l'invariant des objets flous mais empiriquement détectables, identifiables . Par exemple elle va m’aider à distinguer une temporalité primaire (durée des processus), d’une temporalité secondaire, qualitative : identification de moments intensément signifiants comportant syntaxe et sémantique : l’individu s’enchâsse dans la structure (le nuage inhomogène  à contours flous) à un moment non quelconque, informé mais non déterminé… A suivre

        Merci beaucoup pour la référence au site que vous me signalez, site fort intéressant de recherche sur les systèmes et pour votre courrier.

Le ménéticien  


      bul3.gif Anaïs B. (Honfleur)

        Cher Mr Sorlin je vous signale que le Paris Match de cette semaine (n° 2847 du 11-17 déc. 2003) titre en couverture: " Clo­tilde Coureau. La première épreuve. Son mari, le prince de Savoie, est victime d'un grave accident de moto. A quelques jours de la naissance de leur enfant. Très bel "effet parenté" n'est-ce pas!...

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien

        Bravo, chère Anaïs, un bon point pour vous! On tient là effec­tivement un effet parenté affectant la sphère de la vigilo-motricité et débouchant sur un accident ayant failli être grave: au prix de nombreuses attelles et même d'une greffe "dans la fesse royale", le prince devrait s'en tirer sans séquelles ! Effet parenté force 2 sur notre échelle d'intensité ménétique. En force 3 on serait dans l'irréversible, l'irrécupérable ou l'extrême, le paranormal (appari­tion, enlèvement, expérience aux frontières du réel etc...).

        Merci encore Anaïs et mes plus vifs encouragements pour votre vigilance ménétique à toute épreuve!...

Le ménéticien   


      Cher Monsieur,

        ..... pourriez-vous me préciser la différence entre l'attachement et le rattachement si différence il y a. Merci.

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien :

        Georgina, je vous remercie pour votre intérêt concernant le site. Il y a une grande différence : l'attachement n'est pas pervers. Comme en témoignent les liens entre une mère et son enfant. Bien étudié dans les 4 dernières décennies par des pionniers (Spitz, Bowlby) puis par une armée de chercheurs il est à clairement différencier du "rattachement" qui désigne le lien structurel ou structural rattachant les uns aux autres les membres d'une même famille. On ne peut s'empêcher de penser qu'il a une composante perverse puisqu'il instrumentalise, aliène, assujettit l'individu, le sujet, le membre apparenté au groupe familial et ce à son insu, contre sa volonté. Souvenez-vous d'Amélie et de sa mère : l'attachement les relie l'une à l'autre affectivement comme chacun d'entre nous à tous ceux que nous aimons. Le rattachement fait que, lorsqu'Amélie se prépare à se fiancer très librement avec l'homme qu'elle aime de manière parfaitement moderne, sa mère tombe subitement malade, ce qui a pour effet automatique de faire revenir Amilie à son chevet, et donc quitter son amoureux madrilène, tout ceci involontairement, inconsciemment, efficacement. Voilà comment opère le rattachement qui assujettit le sujet à structure. Les thérapies conventionnelles ne touchent pas au rattachement pour au moins deux raisons : elles l'ignorent et les liens de structure ne font point l'objet de recherches connues semble-t-'il. Bravo pour votre curiosité.

Le ménéticien   


      Cher Monsieur Elie,

        Pourquoi au mot "Economie" de votre glossaire écrivez-vous : "L'humanité tend vers ce type de famille bien abordée par la cybernétique de dernière génération malgré les quelques ratés dont s'occupe la psychogénéalogie, dans une sorte de combat d'arrière-garde ?". On dirait que vous êtes pessimiste quant à l'avenir de la psychogénéalogie ou quant à sa pertinence ! Et qu'entendez-vous par "cybernétique de dernière génération ?"... En tout cas bravo pour votre site où l'on sent que vous vous donnez du mal pour proposer une approche "alternative" aux questions familiales. Merci à vous. Elise A.

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien :

        Chère Elise votre lettre pointe du doigt un certain désenchantement concernant la psychogénéalogie ! Vous ne vous trompez pas. Et la raison en est la suivante : du point de vue de la théorie ménétique et donc du ménéticien, la psychogénéalogie n'a pas d'avenir puisque notre société postmoderne tend de plus en plus vers l'économie des moyens symboliques institutionnels, politiques, sociaux, humains pour faire fonctionner la famille. La famille postmoderne tend de plus en plus vers la libéralisation, la démocratisation, la moindre différenciation, l'auto-­organisation et donc vers la régulation ou l'automatisation de son fonctionnement global. Le symbolique y a de moins en moins sa place.

        Et l'une des conditions du bon fonctionnement automatisé de la famille moderne c'est que ses membres laissent la machine avancer toute seule, sans s'y investir exagérément comme on peut le voir dans les sociétés familiales prémodernes.

        Or le psychogénéalogiste mouille sa chemise pour aller voir ce qui se passe dans l‘arbre généalogique, pour y débusquer les coïncidences, les répétitions, les automatismes, pour diminuer l'inhumanité des régulations, pour mettre du sens là où il y en a de moins en moins : tout cela, convenez-en, est cérébralement coûteux, peu économique ! Cela ne va pas dans le sens de l'évolution, de l'histoire : la société postmoderne ne saurait consentir dans son ensemble à un tel travail d’hercule si certains de ses membres (les psychogénéalogistes en particulier) consentent à cet effort.

        Mais c'est un combat qui nous honore puisqu'il consiste à tenter de réhumaniser ce qui va en direction de la robotisation, de la décérébration, de la "mécanisation" ou de l'automatisation de la vie socio-familiale. "menetic-site" alerte, tente de faire pénétrer par une voie qui est sienne au coeur de cet automate familial dans lequel l'individu est requis sans consentement, sans prise de distance minimale, sans représentation suffisante des processus en jeu dans lesquels il est fortement impliqué, sommé d'agir pour le compte de l'automate familial !

        Quand à la cybernétique de dernière génération elle concerne les organismes sociaux et non plus seulement les têtes de fusées etc... Fondamentalement "menetic-site" est un site de cybernétique. Toutefois ce n'est qu'au fil des mois qu'apparaîtra le sens de cette affirmation (1).

Le ménéticien   


      bul3.gif  De Pierre Granlouis (Canada)

        Je viens de lire votre lettre de mars. Intéressante cette idée d'équivalence entre le temps généalogique dont vous dites vouloir traiter en fin d'année 2003 (Pourquoi d'ailleurs ?) et les règles ou usages organisant traditionnellement la famille. Cela m'a donné à penser et voici le résultat de ce qui m'est venu à l'esprit : cette idée, si on la déroule me semble conduire à donner un sens à l'histoire…

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien :

        Merci Monsieur Granlouis pour vos encouragement à poursuivre un travail de défrichage et d'exploration ! Merci aussi pour vos remarques fort pertinentes illustrant parfaitement ce à quoi nous souhaitons en venir : donner à penser, donner à théoriser à partir de ce que nous ébauchons. Comme vous le suggérez l'automatisation croissante de la vie de famille, son auto-organisation par des régulations se substituant aux règles d'antan c'est cérébralement économique ; les sociétés tiers-mondistes sont absorbées par la gestion de la famille ; elles s'y épuisent (il n'est que d'observer le népotisme politique par exemple) ; elles y passent la plus grande partie de leur temps disponible. Chez nous autres modernes ça se fait presque tout seul : les jeunes se marient ou se démarient quand ça leur plait etc... C'est ce qui permet de comprendre pourquoi les sociétés modernes ou postmodernes ont de l'énergie à revendre qui va chercher à s'investir dans la science, les techniques, les nouveautés etc...  mais il y a un prix à payer : la solitude relative des individus, l'appauvrissement de leur imaginaire qui ne sert plus à produire du mythe (comme chez les grecs ou chez les primitifs qui savent se raconter des histoires !). Bravo à vous pour vos associations créatives.

        Concernant le temps nous n'y viendrons qu'en fin 2003 car c’est un thème abstrait, logique, assez formel et assez "dévitalisé". Aborder frontalement la question du "temps généalogique’’ et d'entrée de jeu c'était s'exposer à rebuter l'internaute de passage et risquer de décourager sa curiosité naissante. Rien n'empêche la personne pressée de consulter " A l'écoute d'un temps méconnu : le temps généalogique "dans "Evènements familiaux et logique de destinée. Essai sur la nouvelle parenté".

Le ménéticien  


      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien :

        Vifs merci pour votre message d’encouragement. De mon côté, j’ai parcouru votre site perso fort intéressant : http://perso.club-internet.fr/cossurel proposant entre autre des démarches psychothérapeutiques prometteuses à base de relaxation, visualisation en synergie avec le Reiki. Je ne  puis qu’encourager les internautes à le consulter sans modération.

Le ménéticien  


      bul3.gif  De Catherine (Saulieu 21)

        Cher Monsieur Sorlin,

        Notre petite ville est en deuil depuis la disparition tragique de Bernard Loiseau. Qu'auriez-vous à dire à propos de cette mort inattendue ? Je vous écris cela car dans votre livre que j'ai lu ‘’Evénements familiaux et logique de destinée’’, vous commentez le décès prématuré d'un restaurateur de Nuits-Saint-Georges... (page131 et suivantes)...

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien :

        Bonjour Catherine et merci pour votre courrier. Je ne puis hélas vous dire grand chose transgénérationnellement parlant sur la disparition de cette star de la gastronomie. Moi-même le tenions en affection et cuisinions souvent en consultant ses livres. Je vous dirai même que nous avons découpé tous les articles le concernant dans la presse locale, et du Bien Public en particulier sans rien trouver qui soit susceptible d'élucider un tant soit peu le mystère de sa mort.

        Pour en dire quelque chose en rapport avec la théorie peu à peu développée dans "menetic-site’’ il conviendrait de disposer de son arbre généalogique sur 2 ou 3 générations, ce qui n'est pas le cas et de savoir ce qui se passait dans sa famille au plan du "capital affectif"  et dans la conjoncture. Désolé Catherine, de ne pouvoir rien ajouter  !

        Le ménéticien  


      bul3.gif  De Maxence Van de... (Bruxelles)

        Cher Monsieur Sorlin

        Je suis pasteur protestant ; récemment l'un de mes paroissiens m'informa qu'un site proposant une nouvelle exégèse du récit biblique de création de l'homme venait de s'ouvrir. M'en ayant donné l'adresse je courus de suite l'explorer pour voir si elle "tenait".

        Je vous avouerai que votre interprétation me laisse perplexe et je m'interdirai de la commenter, tenu par mon devoir de réserve. Votre système astucieux tiendrait-il tout autant la route si vous étiez parti d'une version biblique comme celle que propose Paul Nothomb ?

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien:

        Cher Monsieur,

        Je vous remercie pour avoir osé consulter "menetic-site" en dépit de toutes les réserves naturellement liées à votre fonction. Je suis moi-même un inconditionnel de l'oeuvre de Paul Nothomb. Dans son livre auquel vous vous référez sans doute "La mémoire de l'Eden" il propose une version du récit de la Genèse si belle, si créative et si exempte de "projections", si fondamentalement libérée d'anthropomorphismes qu' on ne peut plus y voir le moindre effet parenté. Nothomb restitue la créativité de Dieu, suscitant du même coup le silence du ménéticien attaché plutôt aux manières dont l'homme humanise les dieux....

        Le ménéticien   


      De Mélanie P. (Bretagne)

        Monsieur Sorlin,

        Je suis la maman d'un garçonnet du nom de Grégoire qui a maintenant 9 ans. Or, tandis que je l'attendais, mon chat Popeye est tombé malade d'un cancer de la mâchoire et nous avons dû le faire piquer à ma grande tristesse : j'aimais en effet beaucoup cet animal familier que j'avais à mes côtés depuis 17 ans. Je vous écris cela car j'ai pensé qu'il s'agissait d'un effet parenté.

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien

        Mélanie,

        Votre courrier illustre de manière touchante un phénomène de la plus grande fréquence: la disparition d'un animal de compagnie coïncidant avec l'apparition d'un enfant dans la famille ou la disparition d'un parent. L'une de mes amies venait de perdre sa mère: simultanément son chien se fit écraser par le car de ramassage du village où elle habitait. On voit encore des animaux apparaître dans la famille quand un parent disparaît ou quitte le giron familial. Tout cela est à comprendre comme autant de manières de se compenser. Ce sont bien des effets parenté : les animaux de compagnie entrent ainsi dans la danse, c'est-à-dire dans la boucle de régulation nous rattachant les uns aux autres ; comme les humains, leurs maîtres, ils sont asservis à l'organisation familiale et payent le prix de son "bon" fonctionnement! Si seulement cela pouvait nous libérer de I'emprise du rattachement ... A noter enfin qu'une thérapeute comme Elisabeth HOROWITZ parle quant à elle ‘’’d'effet de parenté’’...

Le ménéticien  


 

      bul3.gif  De Juliette B. (Cantal)

        Monsieur Elie Sorlin,

        Je tombe par hasard sur votre site qui m'intéresse comme les coïncidences familiales dont il traite de manière plutôt inédite. Concernant le récit de la Bible je suis plutôt choquée par votre audacieuse interprétation. Elle ne me semble pas très orthodoxe. Pourquoi ce besoin de vouloir lier à tout prix la mise en place comme vous dites de l'enclôt interdit au centre du paradis terrestre avec le fait prochain qu'Adam va se marier avec Eve? C'est fort irrespectueux des femmes que nous sommes ! Et ça ternit la bonne image que j'avais jusqu'à présent du créateur.

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Merci pour votre courrier, témoignant d'un intérêt éclairé, critique d'une page du site. Je ne veux pas troubler la bonne image de Dieu qui se révèle ainsi : selon la perspective ménétique Dieu percevrait à l'avance qu'Adam allait prochainement le quitter mais il ne l'abandonne pas pour autant : certes Adam pense à quelqu'un d'autre, mais Dieu va favoriser la rencontre ! Comme dans la lettre N° 7 on le voit protéger Caïn, après son crime. Dans chaque cas, celui du père comme celui de son fils, on observe une violence inhérente au fait que les deux hommes se différencient ou s'éloignent de Dieu, s'attachent à quelqu'un d'autre, en l'occurrence une femme. Mais en même temps Dieu favorise ces rencontres et les protègent, garantit leur fécondité. Le fait que les femmes viennent d'ailleurs pose problème épineux aux rédacteurs.

        Au fond et à bien y regarder votre lettre fort perspicace touche du doigt une composante du texte biblique qui témoigne à sa manière d'un rapport des hommes aux femmes relevant d'une culture ancienne, patriarcale. C'est dans ce cadre ancestral que se met en scène la première famille. On ne touche pas vraiment au contenu spirituel du récit avec le type d'interprétation proposée.

       Le ménéticien


          bul3.gif De Mitchell V. (Massachusset)

        Monsieur Sorlin comment pouvez-vous parler de "Coïncidences" quand on observe dans tous les cas que vous donnez à voir, ou presque, un certain décalage entre l'évènement familial ou de parenté et les effets désorganisateurs qu'il est censé entraîner ?

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        Mitchell, merci pour votre remarque qui rejoint celle de plusieurs autres internautes. Il faut bien comprendre que le timing ménétique n'est point tout à fait celui du langage commun pour lequel une coïncidence n'est autre qu'une simultanéité parfaite ou presque. Les coïncidences alpha sont avant tout des relations , des mises en relation construites par les observateurs que nous sommes. Ce sont des coïncidences construites de toute pièce mais non point inventées, fondées en raison mais non données. Elles impliquent un travail, une élaboration chez l'observateur, un effort de sa part, un travail du regard, une écoute particulière qu'on pourrait appeler "I'écoute ménétique". En coïncidence alpha il n'y a pratiquement jamais de simultanéité pour une première raison bien simple- il faut du temps entre l'action et la réaction, l'événement et ses effets. Au plan ménétique une naissance coincide parfaitement avec un décès si j'observe qu'un enfant naît tandis que l'un de ses grands parents décédé 3 mois après ! Si je remarque qu'un enfant se casse un bras aux skis tandis que sa mère attend un petit frère- les deux événements coincident parfaitement tout en n'étant pas simultanés mais plus ou moins décalés. Merci pour votre courrier et votre intérêt pour le site.

        Le ménéticien   


      bul3.gif De Denis (Ile de la Réunion)

        Cher Elie Sorlin, votre site, dites-vous, est dédié aux coïncidences familiales et généalogiques. Or les coïncidences alpha que vous proposez ne me paraissent guère synchroniques. Pour moi une vraie coïncidence ce sont deux événements arrivant vraiment simultanément. Et par ailleurs je n’aperçois pas de coïncidences généalogiques !

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien

        Merci Denis de votre intérêt pour le site. Les lettres mensuelles concernant les coïncidences généalogiques viendront en leur temps. Concernant la non simultanéité entre les mouvements de capitaux affectifs et leurs effets variés, il est normal d’observer la plupart du temps un décalage de quelques semaines, voir de quelques mois. Lorsqu’une future grand-mère développe un cancer utérin au troisième mois de grossesse de sa fille aînée et qu’elle meurt brusquement à la naissance de son premier petit-fils, on peut déclarer – ménétiquement parlant – que la maladie comme la mort de la mamie coïncident avec la naissance de l’enfant : certes il y a décalage et pourtant parfaite coïncidence entre deux PROCESSUS, chacun d’eux consommant du temps. Laissons à l’enfant comme à sa grand-mère le temps de grandir comme de réagir ; cela dépend en partie de la vitalité de chacun, de leur résistance etc…

        Votre courrier nous invite à parler de ‘’coïncidences ménétiques’’.

        Le ménéticien  


      bul3.gif De Corinne de l'Yonne

        Vous nous invitiez le mois dernier à exercer notre sagacité pour commencer à repérer les coïncidences alpha dans la vie quotidienne. A ce propos, je viens de visionner le film de David MAMET ‘’L’honneur des Winslow’’ (sélection officielle du festival de Cannes 1999).

        Grâce à ’’menetic-site’’ comme à votre livre que j’ai commandé et que je suis en train de lire, je découvre que tout le film, tiré lui-même d’une pièce de théâtre, se construit autour d’une coïncidence alpha autant que ce que vous appelez un ‘’effet parenté’’ !

        Le film ‘’L’honneur des Winslow’’ débute en effet sur la demande en mariage et l’entrée en fiançailles de Catherine Winslow, la fille de la maison. Et l’on assiste alors à l’éclatement d’un drame familial dont la résolution occupera tout le reste de l’oeuvre : le plus jeune frère de Catherine, Ronnie, se voit injustement accusé de vol et condamné dans un premier temps avec toute sa famille.

        Si j’ai bien commencé à comprendre, exactement comme dans le cas des Yelnick (lettre N°1) ou comme dans le cas de Mélanie, coïncident une affaire familiale avec une autre affaire familiale, une annonce ou un projet de mariage avec une sorte de catastrophe… 

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien

        Bravo Corinne pour votre sagacité et merci de m’avoir permis de redécouvrir ce film. Effectivement ‘’L’honneur des Winslow’’ est tout entier construit sur une coïncidence alpha, comme beaucoup d’autres films d’ailleurs, elle-même ‘’effet parenté’’  ou ‘’effet de capital’’ : lorsque Catherine risque par son projet de mariage de quitter d’une certaine façon sa famille, de s’en séparer, d’exporter de l’amour sur un étranger à la famille, éclate alors un drame qui va mobiliser tout le monde. Ici ce n’est pas une maladie ni un accident routier mais la fragilité d’un des membres du groupe ; le jeune Ronnie va se voir injustement accusé et condamné : c’est un accident social. Coïncident encore ici, un accident social avec un projet matrimonial. Comme les Yelnick qui se crashent sur la route ou encore la mère d’Amélie qui se crashe dans une maladie, le fils Ronnie est ‘’crashé’’ dans son prestigieux collège anglais.

        Merci Corinne pour votre exemple si pertinent.

        Le ménéticien  


      bul3.gif De Sylvie (Côtes d’Armor)

        La décapitation au Pakistan (février 2002) du jeune journaliste américain Daniel Pearl, ne serait-ce pas une coïncidence alpha ?… Il venait d’être papa !

      anicircle07_red.gifLa réponse du ménéticien.

        Vous avez parfaitement raison Sylvie. Vue sous l’angle de la ménétique, l’exécution de cet homme est un bon exemple de ‘’coïncidence alpha’’ puisé dans l’actualité : à la disparition brutale du jeune père correspond l’apparition d’un enfant dans la famille de la victime ; nous nous retrouvons donc bien dans le champ de la ménétique. Que cette disparition se soit déroulée d’une manière odieuse ou bien accidentelle ou bien encore par maladie ne change rien à l’affaire ! Un père disparaît quand apparaît un fils ; c’est analogue à la ‘’coïncidence mort-naissance’’ plus communément admise et selon laquelle un grand parent disparaît à la naissance d’un petit enfant. On a ici tous les ingrédients de ‘’l’effet parenté’’ (voir la lettre du mois n°2).

        Voici quelques années déjà, l’animateur de télévision Bernard de Dieuleveult disparaissait lui aussi d’une manière brutale tandis que sa femme attendait un bébé. Il fut massacré en descendant les rapides du Congo.

        Merci Sylvie pour votre collaboration.

      Le ménéticien      


        bul3.gif De Pierre

        Menetic-site m’intéresse parce qu’il concerne un aspect mal élucidé de la vie familiale. Mais au fait d’où vient le mot ‘’ménétique’’ ?

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien.

        De 1974 à 1984, nous avons travaillé sur les coïncidences alpha. En 1985, nous nous sommes attelés à l’étude des coïncidences bêta concernant les coïncidences de temps, les réapparitions d’âges au sein des généalogies. C’est alors que nous est venue l’idée de baptiser du nom de mène, l’âge atteint par les gens aux événements marquants de leur vie, naissance, mariage, décès.

          Le ménéticien    


       bul3.gif De George (Yveline)

        Monsieur Sorlin

        Ne pensez-vous pas que votre théorie dite de ‘’capital affectif’’ ne soit un peu trop réductrice ? L’amour tel que je l’entends ce n’est pas ce que vous croyez observer et selon quoi par exemple Amélie devrait plus ou moins ‘’désaimer’’ sa mère si elle veut aimer son ami espagnol. Ça me paraît difficilement acceptable !.

      anicircle07_red.gif La réponse du ménéticien

        George, je vous remercie pour votre e-mail et je partage tout à fait votre point de vue (ou presque): c’est inacceptable, réducteur, et mécaniciste ! Cependant la théorie de la ménétique n’est pas faite pour dire que c’est bien, ni même pour prétendre que nous fonctionnerions tous et tout le temps comme cela. Simplement elle est faite pour tenter de voir et de comprendre un niveau ‘’bas’’, un régime archaïque de fonctionnement des liens qui nous unissent aux êtres humains comme aux objets que nous aimons ou chérissons. Dans bien des cas çà semble fonctionner ainsi, sans plus !

        J’ajouterai que ce n’est pas en l’ignorant qu’on humanisera ou améliorera les liens qui nous rattachent les uns aux autres ; c’est justement en les arrachant au ‘’marché’’, à cette bourse d’un autre type. Par ailleurs, il semble évident que l’essentiel de l’être humain ne se situe pas dans ce fonctionnement automatisé, mécanisé, inconscient, souvent efficace de l’affectivité. Les véritables liens affectifs ne sont pas horizontaux mais verticaux ; ils devraient échapper au modèle de régulations décrit dans ‘’ménétic-site''. Heureusement, le véritable amour est sans doute inconditionnel, éternel,  sans limitation, comme dit le poète.         .

      Le ménéticien    


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