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    button7.gif   Lettre 100 : Les deux familles d’un individu, celle des vivants et celle des morts


    Résumé de la lettre 100

    La lettre 100 cherche à montrer comment l’union comme la désunion conflictuelle assortie d’un SAP d’un couple moderne sont puissamment informées par deux traumatismes de guerre ayant durablement marqué les imaginaires familiaux. Ces blessures non cicatrisées scellent en partie le destin chaotique des descendants puisqu’il détermine leur union comme leur désunion. La lettre 100 illustre aussi la manière dont se construit un mythe familial à partir de la faute  non expiée d’un ancêtre  et comment cela influe sur le destin des protagonistes impliqués, les groupes familiaux avec leurs ressortissants.

     

    Dans nos sept lettres précédentes (93 à 99) nous nous sommes penchés sur une certaine forme de séparation conjugale, marquée par un type de conflictualité bien particulière prenant la forme d’un accaparement de l’enfant par l’un des parents contre l’autre. L’américain Gardner parvint même dans les années 80 à décrire très précisément ce genre de situation en lui donnant le nom peu connu du grand public de « Syndrome d’aliénation parentale » (Acronyme : SAP).

    La raison de cet intérêt résidait dans le souci d’obtenir des indices plaidant en faveur de l’une de nos thèses selon laquelle les petits systèmes familiaux dans nos sociétés libérales et marchandes tendaient à évoluer dans le sens d’un accroissement sensible de la liberté des individus par rapport au groupe familial. Si une telle idée avait quelque pertinence, on ne pouvait alors manquer d’observer à l’occasion des divorces engagés dans notre pays, dans les couples ayant un ou des enfants, une augmentation significative du nombre de parents parvenant à réaliser efficacement autant qu’impunément un embargo ou une OPA sur leurs enfants.

    Si nous parvenions à l’illustrer par un exemple frappant, nous montrerions ainsi comment la violence, la détermination, une attitude vindicative et non conciliante du parent accaparant finissait par payer, magistrats, avocats, experts, intervenants sociaux, psychothérapeutes de toutes obédiences contribuant directement ou indirectement, mais efficacement à collaborer à la cristallisation du syndrome, à sa fixation ou à sa stabilisation et donc, automatiquement, à l’aggravation de la situation déjà difficile, non seulement pour le parent lésé, mais pour le groupe familial considéré globalement (Les deux parents, leurs familles respectives et tous les enfants impliqués).

    Ce fut bien le cas pour cette famille nombreuse dont nous entreprîmes de vous raconter sommairement l’histoire, la lettre 99 témoignant d’une double expertise psychiatrique donnant une prime inattendue au parent aliénant, accaparant, vindicatif, non conciliant et dans l’illégalité la plus patente puisqu’il soustrayait depuis deux ans de manière absolue, totale les sept enfants au père.

    En stigmatisant ce genre d’expertise émanant de professionnels reconnus et qui plus est chefs de services hospitaliers importants, nous ne voulions pas porter de jugement moral à leur encontre, mais pointer du doigt leur contribution objective à l’avènement d’un nouveau type de société dans laquelle l’individu enfreignant certains points de nos lois régissant l’heureux vivre ensemble se voyait non seulement impuni, non tempéré, non contenu, mais valorisé dans un double blanc-seing médical, pédopsychiatrique et psychiatrique. Sa liberté s’accroissait donc avec l’aval du corps médical requis par un juge.

    Cette analyse nous conduisait à mettre en avant l’individualité, à lui faire endosser la quasi-totalité de la manière dont tournaient les choses. En revenant au cas cité le risque était grand de laisser penser que la mère était seule en lice, de l’isoler et de la doter de pouvoirs de mobilisation si considérables qu’ils évoquaient l’occulte, la diablerie puisqu’elle s’avérait capable de désobéir à la loi sans qu’aucun juge n’en prenne ombrage et d’instrumentaliser deux praticiens chevronnés souscrivant intégralement à son diagnostic de situation, à ses souhaits, à ses désirs, ces derniers entérinant mots pour mots la totalité de son discours à l’encontre du mari honni, accablé, frappé soudain de « névrose obsessionnelle compulsive ».

    Il convient de corriger cette impression erronée consistant à conférer à l’individu pris isolément un excès de pouvoir qu’il tient en réalité de son articulation à deux collectifs dont il est émanation : sa propre famille actuellement vivante, sa famille défunte. On ne pense jamais assez aux ancêtres capables de puissamment informer le destin de leurs descendants.

    La pression des ancêtres

    Pour faciliter à l’internaute la compréhension de la situation, appelons Fulgence la mère accaparante, vindicative, « aliénante », monopolisant ses sept enfants au détriment des droits du père et Alfréda, la mère de Fulgence, grand-mère maternelle des enfants ; donnons au père de ces derniers, le prénom de Luc.

    Alfréda est une orpheline particulière. En effet elle perdit sa mère Augusta fort peu de temps après sa naissance. Cette dernière mourut de maladie tandis qu’elle fût, semble-t-il, résistante dans un maquis pendant le rude été 44. Elle était enceinte par le fait de son chef de groupe, un officier supérieur, remarquable combattant par ailleurs. Les circonstances particulières de la guerre, le fait qu’il était marié, avait lui-même des enfants, peut-être aussi le fait qu’il doutât lui-même de sa paternité l’incitèrent à ne jamais reconnaître ni cette liaison ni l’enfant qui fût donc élevé par les grands-parents maternels.

    Alfréda dépositaire de cette histoire de guerre, de maquis, ne cessa dès l’enfance de développer une image grandiose, héroïque, idéalisée de cet homme qui aurait été son père biologique autant qu’abandonnique. Non seulement elle ne lui en voulut point, mais elle l’aimait au point d’en parler spontanément, presqu’à tout venant, ce qui lui permettait de se doter à moindre coût d’un père familialement peu conforme à la réalité. Plusieurs fois au cours de sa vie elle aurait tenté, selon ses dires, de se rapprocher de cette famille, en vain. Il ne fut jamais possible à quiconque de vérifier la réalité de toute cette histoire plausible dont on ne connaissait des bribes qu’à partir de ce qu’en développait généreusement Alfreda.

    Une chose est sûre, jamais Alfréda ne fût prise en défaut de douter un seul instant de la valeur exemplaire de son héros de père probable et supposé que nous désignerons par «Grand Héros » (Acronyme «GH»). Et tandis que dans d’autres contextes médiatisés simultanément on voyait des jeunes femmes revendiquer avec le soutien de leur mère d’être des enfants cachés de telle ou telle star au point de faire et refaire déterrer la dépouille de leur parent prétendu pour que tranche une analyse génétique (Yves Montand par exemple), seule capable de déterminer la réalité de leur liaison généalogique avec le parent prestigieux, jamais le recours à une telle éventualité n’effleura l’esprit de Alfreda dont on doit reconnaître à sa décharge qu’elle avait été une orpheline doublement abandonnée.

    Alfréda se maria avec Landry, homme de qualité dont elle eût quatre enfants qu’elle entretint évidemment dans le souvenir de ses origines héroïques sans que cela parût avoir la moindre incidence sur l’excellente éducation de ses enfants. L’ ancêtre Grand Héros incita sa petite fille Fulgence à épouser Luc de fort modeste extraction et qui plus est petit fils d’un grand-père paternel biologique exécuté sans procès dans les bois par la résistance durant l’été 44, dans un obscur règlement de compte villageois. Il n’eut pas même le temps de donner son nom à ses deux enfants biologiques, un garçon, une fille (Margot) que de fait il abandonna et que jamais ne reconnut d’ailleurs sa famille.

    Le lecteur comprendra que dans cette histoire romanesque, on a deux jeunes gens qui se marient, dotés chacun d’un grand-père, l’un paternel, abandonnique et « anti héros » (acronyme : AH), l’autre maternel, abandonnique et « grand héros » (GH). En d’autres termes quelque chose se noue ce même été 44 dans les bois par le fait d’un grand parent biologique totalement et irrémédiablement abandonnique qui va puissamment informer leur destin scellé, dans chacune de leurs deux généalogies complémentaires, emboîtées (Nous avons donné le nom de « numéro-compatibilité » à ce phénomène suspecté, plus ou moins connu/reconnu.

    A l’enquête Luc qui se vivait de plus modeste extraction épousa Fulgence tant elle lui paraissait d’une famille prestigieuse, toute auréolée de la gloire ruisselante de GH dont il ne cessait d’entendre parler par Alfréda sa belle-mère. Mais la belle famille ne cessa de le considérer comme un roturier, inculte et de peu de valeur quoiqu’il entreprit avec succès. Ce n’était point dit en ces termes, mais filtrait suffisamment pour que Luc en souffrît et ne cesse dès lors de chercher à mériter par tous moyens à sa disposition enfin leur estime. Il réussit en affaire comme la belle-famille échouait. Plus il gagnait, plus, catastrophiquement, elle perdait et plus elle développait  de ressentiment devant cette insolente réussite d’autant plus choquante, injuste et intolérable qu’il n’avait aucun diplôme tandis qu’ils en étaient bardés à ne savoir plus qu’en faire. Luc injecta de l’argent, pour tenter de mériter leur estime : jusqu’au jour où il décida d’arrêter, constatant que ses efforts étaient vains.

    C’est alors que Fulgence qui s’était jusqu’à présent tenue sur la réserve, plutôt solidaire de son mari,  s’anima soudain et redevint étroitement solidaire de son groupe familial dont Luc avait, des années durant, cherché à acheter l’estime : elle réactiva son lien de rattachement avec ses parents que Luc ne voulait plus voir monter à l’appartement tant il leur avait donné longtemps sans retour.

    Se marier en endossant le rôle d’un mort

    L’internaute n’aura sans doute pas été sans remarquer une chose bien étrange : en se mariant autrefois avec la belle Fulgence Luc, sans le savoir, avait pris un risque considérable : celui de prendre la place de GH (Grand Héros) et de devoir PAYER un jour à sa place, une addition très salée puisque ce dernier, tout héros prétendu qu’il ait été, avait une part d’ombre indéniable : héros, oui, sans doute, mais aussi tout autant « salaud » dans l’abandon double, total et définitif de la mère qu’il avait enceintée comme de sa fille Alfreda.

    Il nous est de plus en plus clair que Fulgence le choisit POUR PAYER la dette transgénérationnelle de Grand Héros, grand - père si inconséquent avec une fille de son groupe de résistant et de ce point de vue condamnable. Autrement dit, à bien regarder Luc n’était tout simplement pas Luc pour les beaux-parents ; mais l’homme providentiel qui un jour ou l’autre devrait être symboliquement abattu, rayé de la carte du tendre, comme le fût son propre grand-père dans les bois un certain autre jour du si meurtrier été 44.

    Vous comprendrez avec moi que cette position est humainement peu confortable et qu’il est compréhensible que Luc cherchât à s’en déloger, ayant suffisamment payé son écot à cette famille blessée qui ne le toléra qu’à la condition qu’il paye et paye et paye plus encore jusqu’à la fin des temps si possible l’inexpiable faute de Grand Héros. La « piété filiale » d’Alfréda reposait sur une construction tout artificielle, un colmatage. Le travail de deuil dont elle fit l’économie c’est Fulgence son aînée qui devait, à sa manière, bon an mal an le poursuivre, endossant la puissante colère de sa grand-mère morte abandonnée. Cette vindicte n’est pas de ce monde. Elle est capable de tout balayer sur son chemin tel un tsunami japonais. Nos Livres Sacrés parlent de cette colère destructrice qui se transmet de génération en génération, à la suite de fautes commises par un ancêtre. Le pardon chrétien dispose de peu de prises là-dessus, car on est en présence de forces obscures, archaïques d’autant plus efficaces qu’elles s’expriment au cœur même de la famille occidentale et sont le plus souvent ignorées, méconnues, déniées.

    Problème inhérent à un changement de rôle

    Quand, pour survivre psychiquement, Luc voudra se sortir de l’horrible piège où il s’était pris 18 ans auparavant et transmettra par avocat à Fulgence son désir de se séparer de la manière la plus raisonnable qui soit tout en assumant l’intégralité de ses devoirs paternels, IL REACTIVERA LA BLESSURE FAMILIALE D’ANTAN, ré ouvrant la cicatrice d’abandon non suturée, confirmant de cette manière qu’il est bien l’homme abject  dont on se doutait qu’il était du côté de la belle-famille: sur-le-champ Fulgence entourée de ses sept enfants armés par elle jusqu’aux dents le chassera définitivement du domicile commun en l’assurant qu’il ne les reverrait plus jamais.

    Quel est le « MYTHE » fondateur de cette famille ?

    Le mythe occulte, le secret de cette belle famille peut être maintenant clairement formulé ainsi : comment faire pour que les sept enfants n’aient pas de père comme leur grand-mère maternelle Alfreda n’en n’eût point elle-même ? Ce mythe est l’équation expliquant l’exécution symbolique de Luc, son évincement total par la belle Fulgence et toute sa famille solidaire. Elle explique le syndrome comme rarement c’est possible dans la littérature internationale consacrée à un tel sujet. L’homme qui rend possible cette application mythique n’est autre que Luc dont on se souvient qu’il a lui-même un grand-père …assassiné autrefois dans les bois. L’affaire est claire désormais et nous allons presque terminer là-dessus : Luc ressuscite deux ancêtres qu’il incarne à sa façon : Grand Héros pour lequel il paye et son propre grand-père paternel exécuté dans les bois l’été meurtrier 44 ; c’est à ce titre obscurément pressenti par l’inconscient de la belle-famille qu’il a le profil victimal idéal ! Il est ménétiquement programmé pour cela !

    On connait la suite, notre société entérinant sans problèmes apparents une telle sauvagerie, magistrats, avocats, médecins, thérapeutes, travailleurs sociaux, enseignants œuvrant de concert, main dans la main, pour autoriser nos familles à réaliser leurs exploits à l’exception bien évidemment des rares personnes « résistantes » dans le meilleur sens du terme tel le juge Marc JUSTON (1), bien seul dans notre pays pour remettre les choses en ordre et… bien sûtr www.menetic-site.net aux premières loges pour dénoncer de telles infamies familiales contemporaines.

    Conclusion

    Nous souhaitions corriger en cette affaire la perspective exagérément individualiste visant à démontrer un peu facilement que la tendance évolutive allait dans le sens de la satisfaction des besoins individuels. Une analyse superficielle peut se satisfaire d’une telle idée qui ne résiste pas à un examen plus attentif.

    Ce dernier nous révèle que deux systèmes de forces puissantes interagissent synergiquement avec les sujets engagés, les protagonistes, à savoir celle des morts, de la mémoire vive et transgénérationnelle, de la généalogie et celle des vivants qui en sont dépositaires et forment un collectif étroitement solidaire via rattachement : la belle famille. Les petits enfants, les jeunes enfants vont être raptés pour être embrigadés dans la lutte armée tels les enfants soldats de certains pays africains en proie à des guerres civiles ou tribales et faire payer la dette inexpiable.

    Tout allié masculin potentiel passant à portée de main et dont le profil généalogique satisfait au cahier des charges sera susceptible d’être accrété, vampirisé, cannibalisé par le système utérin blessé à mort par un ancêtre héroïque et sinistre (porteur de malheur), système qui panse compulsivement ses plaies jusqu’à ce qu’un hypothétique rédempteur vienne le guérir au prix d’un crucifixion bénéfique.

    (1)   Marc JHUSTON est l’un des rares magistrats français à connaître le problème comme à tenter d’y faire face comme il convient. Il est Président du Tribunal de Grande Instance de Tarascon.

 

                                                                                                Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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