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    button7.gif   Lettre 103 : Un effet parenté étatique


    Résumé

    Dans cette 103ème lettre le massacre de la Saint Barthélémy survenu dans notre pays durant l’été meurtrier de l’année 1572 illustre la manière dont un mariage princier conçu pour réconcilier la communauté nationale donne occasion à des violences innommables de se produire. Cela révèle trois choses : que se cache sous l’alliance, si festive et si heureuse soit-elle une violence cachée d’autant plus grande que personne ne s’y attend ou n’y croit et que cette violence se trouve démultipliée lorsque le corps social est couplé au corps familial lui-même évidemment couplé au corps royal qui en est membre. Enfin le sacré est requis pour fonder l’extermination de l’autre, justifier sa déshumanisation même et le profaner jusque dans son cadavre. Les livres les plus saints sont alors instrumentalisés, subvertis, la figure de Dieu même se trouve convoquée pour autoriser l’extermination d’autrui ; le clergé (Frères prêcheurs/Capucins) deviennent prédicants actifs dans la campagne préparant comme accompagnant l’extermination, l’holocauste collectifs : inoubliable leçon…d’histoire…ménétique !


    Les historiens ne pourront qu’être choqué par l’analyse « ménétique » sommaire que nous allons ici proposer du fameux massacre de la Saint-Barthélemy, survenu comme on sait le 23 août 1572.

    Considérons ici cet événement dramatique de notre histoire de France comme un « effet parenté » du mariage royal qui venait de se célébrer entre Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, reine de France et Henri de Bourbon, futur Henri IV.

    Cet épisode inhumain, d’une sauvagerie sans nom à l’égard de la plus haute noblesse protestante était d’autant moins probable lorsqu’il survint que le pouvoir royal ne cessait de se mobiliser depuis des mois pour apaiser les passions religieuses, calmer les esprits et faire tout ce qui était politiquement possible pour ramener la paix.

    Cela est si vrai d’ailleurs 1/ que le 8 août venait à peine d’être signé le traité de Saint-Germain-en-Laye censé mettre fin à la troisième guerre de religion entre le roi Charles IX en personne et l’amiral Gaspard de Coligny, chef du parti protestant 2/ que la roi et surtout la reine n’avaient cessé d’œuvrer pour sceller dans cette union l’entente à reconstruire entre France catholique et France protestante en voulant marier leur fille Marguerite de Valois avec un prince huguenot, Henri de Bourbon, futur Henri IV.

    En cette occasion de grandes festivités avaient été programmées pour tenter d’inscrire dans la réalité populaire l’entente cordiale souhaitée et tous les princes des grandes familles protestantes avaient alors été invités à Paris pour l’occasion, sans la moindre arrière-pensée. Le récent traité de paix sans parler de la politique royale active pour la réconciliation nationale permit alors à ces invitations multiples, joyeuses et festives d’être honorées. A ce stade et dans ce contexte politique volontariste il était impensable qu’un grave contentieux survînt si un accident isolé pouvait bien sûr toujours se produire. C’est ainsi que plusieurs centaines de gens de hautes noblesse avec leur suite rapprochées furent princièrement accueillis à Paris et logis au Louvre même et dans les beaux quartiers de Saint Germain.

    Et pourtant l’impensable relevant du non humain et de la criminalité envers l’humanité même va soudainement survenir, quelque chose ayant à voir avec la violence totale, génocidaire puisqu’on va successivement assister le 23 août au massacre de l’amiral de Coligny, chef du parti Huguenot et grand ami de la famille royale, suivi de l’indigne traitement dont son cadavre fût l’objet de la part de nos propres compatriotes sur l’un des leurs, puis d’une chasse à l’homme sauvage, effrénée envers tous les autres nobles protestants logés pour le mariage princier au Louvre même, puis d’une seconde chasse à l’homme dans le Faubourg Saint-Germain, suivie d’une vague de massacres monstrueux dans la capitale comme dans une dizaine d’autres villes non seulement envers les protestants identifiables, tous sexe, tous âges et tous états confondus mais aussi envers ceux qui les protégeaient, les hébergeaient fussent-ils catholiques et pour des raisons humanitaires, familiales ou de voisinage amicale.

    La violence du phénomène fût telle que le pouvoir royal s’avéra incapable de l’enrayer et que le jeune prince Charles IX, fragile, en devint pratiquement fou (1).

    L’effet parenté révèle dans cet épisode fameux sa violence extrême multipliée par le couplage entre la famille royale et le pays entier. Lorsque survenait un événement familial dans cette famille, au lieu de ne retentir qu’à l’intérieur d’elle-même il se diffusait dans le corps social tout entier.

    Nous avons consacré notre premier livre paru en 1995 sur cet  « effet parenté » en en fournissant maintes illustrations permettant de s’en faire une idée comme d’apprendre à le repérer dans son propre environnement familial. Le mariage dans une famille est un moment à risques ; il ouvre habituellement sur une période dangereuse où grands-parents, parents, enfants peuvent tout simplement y laisser leur vie par tous moyens que la nature met à leur disposition, somatiques, psychosomatiques (accidents routiers), comportementaux (tuerie), mentaux (folie). L’effet peut être faible, modéré, fort, cataclysmique selon une échelle de « Richter » de cette violence innommable. Il peut même être « transnormal », donner lieu à expériences transpersonnelles ou prodigieuses.

    Dans notre Saint Barthélémy il s’avéra cataclysmique, analogue à un tsunami humain, toutes nos éthiques, nos valeurs étant balayées telles des fétus. Le pape de l’époque perdit d’une certaine façon la tête puisqu’il se réjouit du désastre sans parler de la Couronne d’Espagne faisant célébrer des messes d’action de grâce de cette extermination éradicatrice. L’effet parenté c’est la crucifixion au cœur du dispositif familial, c’est l’inhumain même, le darwinisme le plus éhonté, la violence pure, la nature dans sa sauvagerie absolue. www.menetic-site .net a été créé pour en dénoncé la perversion, alerter, rendre vigilant et de cette façon tenter de socialiser, d’humaniser la famille, nos évangiles et nos autres livres saints s’étant avéré incapables de nous aider en cette période fratricide. A moins qu’on ne les considère comme des dispositifs humains capables dès lors du meilleur comme du pire selon qu’on les utilise. Même nos révélations les plus saintes peuvent ainsi se voir instrumentalisées par l’effet parenté. Alors ou la perversion se sacralise ou le sacré est subverti par une nature plus forte que lui. Dès lors devant qui s’agenouiller : nos livres saints ou la Nature menaçant l’homme au cœur même de son humanité ?

    Pour l’historien l’effet parenté n’a aucun sens puisqu’il tient en main de par son omniscience, tel un sceptre de pantocrator, tout un ensemble explicatif : l’extrémisme des ultra religieux catholiques  se refusant à admettre la moindre entente avec les Huguenots qu’il convenait en bonne logique d’exterminer jusqu’au dernier ou réduire au nom d’une forme de vérité sacralisée. Les rancœurs laissées par des crimes commis par le parti adverse mais amnistiés. L’antagonisme entre grandes familles issue d’une jalousie provoquées par les faveurs royales. Enfin l’allumette : l’attentat commis contre l’amiral Gaspard de Coligny le 22 août 1572 par un noble psychopathe violent, détestable, craint, détesté, le criminel Charles de Louviers, Seigneur de Maurevert qui finira d’ailleurs par le glaive.

    Bien sûr tout cela est fort pertinent mais ne suffit point, selon nous, à expliquer le drame. Il y manque une « invisible main » pour actionner ces divers leviers : l’effet parenté dû au mariage princier, retentissant sur le corps social du fait du couplage de la famille royale avec le pays selon le schéma désormais connu : figure 1

 

Figure 1

    Dans cette figure on y repère le mariage princier d’une certaine façon surdéterminant de façon voilée l’enchainement des massacres via le redoutable « effet parenté » agissant à la manière d’un état-major criminel coordonnant, requérant les divers acteurs identifiés conventionnellement comme à juste titre par les historiens. Leurs travaux tous fort pertinents ne demandent qu’à se voir complétés par l’état-major ou commanditaire anonyme et secret :   l’effet parenté. La signature de cet effet est précisément l’incapacité des historiens professionnels à identifier des coupables. On sait actuellement avec la plus grande certitude que Catherine de Médicis était pour la paix qu’elle cherchait à tisser par tous moyens à sa disposition et que son fils Charly 9 (2) n’était point au fond un mauvais jeune homme. On sait enfin que la perversion idéologique d’extrémistes comme les Deguise, ultra catholiques, n’a  d’équivalent contemporain que ce qu’on observe chez les extrémistes d’Al Qu’Aïda ; ils furent prêts à mettre la France d’alors à feu et à sang en perpétrant les pires crimes contre l’humanité tout comme ces derniers font actuellement pour le monde : même combat en changeant simplement d’échelle, d’époque et de Révélation dévoyée, les premiers au nom de l’Evangile, les autres au nom du Coran.

    Plût à Dieu que se consolide le découplage dans nos diverses démocraties entre la famille et le politique, l’organisationnel (dans les entreprises familiales par exemple où il est loin d’être réalisé en France). Il conviendrait par ailleurs d’ausculter la pertinence de plusieurs autres couplages dans l’effort que nous autres modernes tentons pour nous réapproprier notre destin, ré humaniser nos familles

    en y démasquant les effets pervers de l’effet, les risques inhérents à la conclusion des mariages, des pacs, des alliances, des naissances ou équivalents, des décès (Conflictualisassions des partages).

                                                           

    (1)             On peut consulter Wikipédia au sujet de la Saint-Barthélemy, ainsi que le récent ouvrage de Jean Teulé : Charly 9, paru récemment (2011) chez Julliard  qui se lit comme un roman.

 

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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