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    button7.gif   Lettre 104 : Coïncidences…coïncidences… « alpha »


      Résumé

    Le lettre 104 traite des coïncidences alpha sur lesquelles www.menetic-site.net se fonde en partie. Ces dernières mettent en relation un événement familial de structure tel que mariage, naissance ou mort avec un effet ou impact somatique, psychique, comportemental ou accidentel mineur, modéré ou majeur. La transmission entre l’évènement de structure et son impact individuel est ici conçue comme résultant d’une modification en plus ou moins du champ affectif reliant les individus apparentés les uns aux autres. La rupture de la constante d’équilibre K° ou constante homéostatique autour de laquelle fonctionne toute dyade relationnelle dans le réseau telle que mère/enfant, mère/fille ou fils, mari/femme etc… entraine automatiquement des réactions à visée correctrice (retour à K° visé) suivie ou non d’effet réussi. Les coïncidences alpha sont dès lors interprétées comme autant de mini catastrophe révélant en surface des perturbations familiales sous-jacentes et livrant donc un aspect du fonctionnement intra et inter systémique de la famille.


    www.menetic-site est principalement dédié, rappelons-le, à l’examen de deux sortes de coïncidences familiales dites « alpha » et « bêta ». Les premières y sont considérées comme d’ordre relationnel, spatial, de distance interpersonnelle, les secondes d’ordre temporel. Nous allons consacrer cette courte lettre à revenir sur ces dimensions pour justifier un tel point de vue, le clarifier.

    Coïncidences alpha :

    L’illustration la plus simple que nous en ayons donné est fourni par la femme enceinte qui, dès son troisième mois de grossesse, voit tomber malade sa propre mère, future grand’mère maternelle de l’enfant puis, assiste effondrée à la disparition de cette propre mère peu de temps après la naissance de l’enfant.

    Cette coïncidence, ce n’est pas nous qui l’avons établie ; elle était connue depuis un certain temps déjà sous le nom de « coïncidence mort/naissance » puisqu’on y observe, associée à l’heureuse naissance d’un enfant la mort d’un de ses quatre grands-parents.

    La particularité de notre site consiste à s’être construit pour ainsi dire sur cette correspondance très simple, facile à observer par tout un chacun dans son histoire familiale pour peu qu’il y accède par une petite enquête personnelle, dans celle d’amis ou de connaissances, dans le roman, le cinéma etc…

    Nous avons entrepris de montrer que si ça concernait bien certaines naissances, pas toutes, on pouvait néanmoins observer assez aisément dans la plupart des nativités des perturbations mineures, modérées ou majeures se produisant dans l’environnement familial de la mère. C’était par exemple de petits accidents domestiques, si bénins qu’on ne les remarquait pas et surtout qu’il eût été malvenu de les relier ou de les imputer à l’heureux événement attendu.

    Nous avons alors cherché à établir la phénoménologie sommaire de ces perturbations variées et nous sommes parvenu à en construire quatre classes ou catégories ; en d’autres termes, quand une femme attendait un enfant, on pouvait s’attendre à assister à la production d’une événementialité susceptible de s’exprimer dans l’un ou l’autre des quatre registres, domaines ou champs suivants :

       1/ le champ de la somaticité, de l’organicité, du corps tel qu’en traitent nos diverses médecines quand quelque chose ne va plus, dysfonctionne

       2/ le champ des perturbations mentales

       3/ le champ de la vigilo-motricité

       4/ le champ praxique du comportement

    Justification de cette répartition quadripartite

    Au regard non averti une telle catégorisation peut apparaître factice, arbitraire, et finalement vaine. Aussi allons-nous montrer qu’elle présente au contraire divers avantages.

    Le premier est celui d’être en mesure d’accueillir la quasi-totalité des observations que nous avons faites. Le second de pouvoir les classer de manière intéressante tant pour la clinique que pour le petit collectif familial. Le troisième d’être toutes en mesures de déboucher sur des institutions majeures dans nos sociétés modernes et complexes. Le dernier enfin consiste à pouvoir passer de l’une à l’autre dans une sorte de continuum.

    Pour ce dernier point prenons l’exemple des champs 1 et 2 ; entre les deux on a le champ intermédiaire déjà constitué de la « psychosomatique ». Nous laisserons les lecteurs imaginer eux-mêmes ce qu’il convient de placer entre 2 et 3, 3 et 4, une fois ces champs définis, circonscrits. Ce qu’il importe de saisir c’est que chaque champ se définit par un noyau dur et précis, et qu’au fur et à mesure qu’on s’en éloigne les faits s’hybrident et se mêlent aux autres champs.

    Pour ce qui est des institutions « majeures », il est clair que le champ 1 débouche sur l’univers médical, psychiatrie exceptée et donc principalement sur les hôpitaux et tout ce qu’on est en mesure de leur associer. Le champ 2 débouche quant à lui sur les CHS et tout ce qui peut leur être associé en matière de sectorisation par exemple. Le champ 3 donne sur l’univers immense des Assurances conjurant les multiples risques accidentels drainant des sommes d’argent considérables. Le champ 4 enfin sur les univers carcéraux et tout ce qui peut leur être associé en amont préventif comme en aval.

    Mais pour bien saisir la base de ce classement il convient de revenir sur ce qui constitue chaque champ : ce sont toutes les perturbations et troubles de santé affectant le corps pour le 1, tous les troubles affectifs, psychologiques, psychiatriques pour le 2, tous les accidents domestiques, routiers, du travail pour le 3, enfin tous les désordres de comportement pour le 4 conduisant habituellement leurs auteurs tout droit au tribunal, en prison quand ce n’est pas au cimetière.

    Pour grossière que soit une telle répartition elle s’avère pratique et capable d’absorber l’intégralité des observations. Prenons le cas d’une certaine Louise enceinte. A son troisième mois de grossesse l’une de ses sœurs, sans doute psychologiquement fragile, décompense et fait une tentative de suicide qui la conduit droit aux urgences qui l’orientent dans une unité fermée de CHS. Ce qui lui arrive relève manifestement ici du champ 2.

    Dans un autre cas c’est une certaine Nathalie qui attend ; son frère se crash en moto sur une autoroute. Là encore on est en mesure de classer sans difficulté ce qui arrive dans cette famille dans le champ 3 des accidents routiers. Ou c’est Noémie qui voit décéder sa mère d’un accident vasculaire cérébral quelques jours après la naissance de son petit Antoine : là encore aucune difficulté à classer ce qui arrive et qui relève manifestement du champ 1, qu’on soit au niveau de la maladie qui se prépare, ce met à couver, se déclare au énième mois de grossesse puis qui finit par terrasser la nouvelle mamie dans une superbe coïncidence « mort/naissance ».

    Généralisation et théorisation

    www.menetic-site.net ne s’est pas contenté d’épingler ce premier type de coïncidences presque ordinaires de toutes nos vies familiales qu’il appelle « coïncidences alpha » ou encore « coïncidences événementielles » du fait qu’elles donnent à voir un couple d’événements, le premier étant la grossesse dans ces cas de figures cités ci-dessus et le second un événement faible, modéré, majeur ou cataclysmique relevant des champs 1, 2, 3, 4 et intermédiaires, le site a cherché à « théoriser » en outre sur elles, à en faire une théorie finalement assez simple.

    D’abord en articulant fortement ensemble toutes les fois que c’était possible la naissance et la mort ou la maladie, la naissance et telle désorganisation psychique (maladie mentale), la naissance et tel ou tel accident domestique, routier, du travail survenant dans la famille, la naissance enfin à telle ou telle désorganisation comportementale susceptible de produire un « événement » repérable, une discontinuité, un changement dans les comportements d’un individu quelconque qui de non criminel va devenir soudain tueur isolé ou bien en série, voleur, délinquant etc… Mais ce pourrait être aussi un fumeur qui soudain arrête de fumer ou se remet brusquement à la cigarette. On voit ici que la manière de repérer l’effet, la coïncidence ou la correspondance consiste à demeurer attentif à ce qui survient dans la famille dès lors que s’annonce une heureuse naissance, un mariage, un décès et/ou que s’engage les grandes étapes qui y conduisent, aux écarts, aux discontinuités, aux changements le plus souvent discrets qu’on va ensuite avec plus ou moins de bonheur pouvoir relier à l’évènement A (mariage, naissance, décès et leurs équivalents) en le considérant comme son « effet ».

    Ensuite en remarquant qu’on pouvait tout aussi bien appliquer ces propositions non plus seulement aux naissances, aux gestations mais aussi aux mariages et équivalents, sans parler de la mort dont on sait très classiquement qu’elle est abondante pourvoyeuse par nature même de perturbations diverses dans le collectif familial : on doit faire son deuil ; on doit liquider l’héritage ce qui donne lieu à d’innombrables contentieux et règlements de compte bien connus.

    De cette façon nous tenions 3 sortes d’évènements familiaux qui, ensemble, font une grande partie de la généalogie : les mariages, les naissances, les décès.

    Enfin en remarquant que dans un certain nombre de cas la relation entre l’événement A (naissance, mariage, décès) et l’évènement B (relevant d’un des 4 champs d’expression) s’inscrivait dans une boucle de régulation dans laquelle ce qui se trouvait impliqué et qui semblait comme provoquer la production de l’évènement B n’était

     autre que des modifications à l’intérieur même d’un champ affectif  très particulier. Nous avons alors fini par désigner ce dernier « champ du capital affectif ». Plusieurs lettres lui furent d’ailleurs consacrées. En lettre 106 nous reviendrons sur ce fameux champ pour mieux faire saisir ce qu’il recouvre au double plan observationnel et théorique.

    Lorsqu’une modification s’y produisait précisément sous l’effet d’une alliance, d’une naissance ou d’une mort, elle générait inévitablement des déformations dans ce champ reliant les uns aux autres les membres du collectif mais d’une manière non uniforme ; en effet on pouvait observer que l’intensité de la réaction observable à l’action semblait proportionnelle à la quantité de « quanta affectifs » mobilisés dans la relation entre les n personnes impliquées dans la coïncidence.

    C’est ainsi que de fil en aiguille nous en vînmes à « l’effet parenté » s’exprimant de quatre grandes manières différentes : dans le corps, l’esprit (+ cœur), la motricité (déambulations), le comportement réactif, manières dont traitaient spécifiquement quatre grands groupes d’institutions établies : le monde carcéral et le droit attenant associé à l’éducatif préventif, les mondes hospitaliers et médecines attenantes, l’univers assurantiel captant des sommes considérables dans nos sociétés si complexes.

    Notre théorie permettait ainsi graduellement de regarder autrement ce qui se passait en famille et d’y voir ce que d’autres, non équipés, ne pouvaient alors percevoir. Sans cet équipement symbolique, si simple puisse-t-il être, on n’apercevait absolument rien pendant une grossesse, un mariage ; on ne pouvait faire aucun lien entre une tuerie, une maladie, un décès grand parental et une cérémonie de fiançailles, un mariage, une naissance prochaine. De telles mises en relations ne pouvaient se faire ; ces événements étaient disloqués, séparés, sans lien aucun. La théorisation permettait de voir autrement les choses, d’établir des connections comme de les attendre et donc de les prophétiser, de les annoncer.

    La validation en outre était à portée de main de quiconque pouvait « falsifier » la théorie puisqu’il suffisait d’attendre pour voir si, effectivement on allait bien assister dans tel processus de nativité ou dans telle union à la catastrophe attendue, prédite, en réalité possible, plus probable.

    En outre on savait par la théorie que l’effet pouvait être mineur, presque invisible. Un enfant va naître ; la grand’mère se fait refaire son dentier à prix d’or : effet parenté mineur dans la sphère orale. Ailleurs c’est un père qui décide de partir pour un tour du monde plein de risque où il y laissera la vie : encore là effet parenté majeur. Et ainsi de suite.

    Il s’agit donc d’une théorie principalement observationnelle qui permet de regarder autrement le fonctionnement de nos familles de France et de Navarre et d’y observer – au travers du prisme théorique – ce qui s’y produit, y créant de la discontinuité, de l’événementialité.

    Nous achèverons cette lettre 104, printanière en priant le lecteur de bien remarquer que dans ce type de coïncidence le temps n’est pas particulièrement impliqué ; bien sûr il l’est en ce sens que c’est grâce à lui qu’on repère la correspondance entre A et B, mais d’une manière assez floue, approximative et pour ainsi dire processuelle. On n’observe pratiquement jamais une stricte simultanéité entre A et B du fait qu’A (la naissance, l’alliance, la mort) est le fruit d’un processus consommant du temps : 9 mois pour une gestation sans compter le « postpartum » pourvoyeur d’effets.) Les coïncidences alpha sont de type flou puisque l’effet de l’évènement familial se réalise assez souvent graduellement tout au long du processus. L’exemple de la mamie qui tombe malade au troisième mois de grossesse de sa fille mais ne meurt que quinze jours après l’accouchement est parlant. C’est ce qui spécifie ce type de théorie observationnelle : un flou lié au processus comme au temps que mettent les systèmes réactionnels à se mettre en route.

    Par ailleurs la théorie prend en compte le petit collectif familial qu’elle considère comme un système souplement auto poïétique et diversement régulé ; cette remarque est de quelque importance : en effet la régulation au sein du champ du capital affectif est telle que la plupart du temps, sans la théorie jouant le rôle d’un prisme s’interposant entre le réel et l’observateur, on ne peut la voir. Prenons l’exemple d’une femme qui tombe malade juste au moment où sa fille se fiance ; sans la théorie aucune liaison ne saurait être hypothétisée entre la cérémonie avec tout ce qu’elle recouvre, qu’elle exprime synthétiquement à savoir le remodelage des relations d’investissement au sein du groupe familial et le symptôme maternel. Pire : la fille se fiance et finit par se marier sans que sa mère n’en meure pour autant. Un petit diable alors s’écriera : « Voyez, votre théorie ne marche pas ! Elle prophétisait qu’une catastrophe allait se produire, petite, modérée, grave ; or à peine un éternuement ! »

    C’est précisément ici perdre de vue que la régulation a bel et bien eût lieu : le système a produit de la régulation sous forme d’un essai, d’une tentative : le symptôme mineur de la mère exprimant un coût en même temps qu’un signal d’alerte pour tenter de faire revenir la fille à son chevet. Le symptôme maternel peut être ou non suivi d’un effet visible ; il n’empêche qu’il s’est produit et qu’on peut l’inscrire dans une boucle visant à réguler la distance mère-fille au sein de l’entité duelle, à freiner pour autant qu’il soit possible l’hémorragie de capital affectif sur l’allié potentiel, le fiancé, l’amant drainant, soutirant de l’investissement, donc du capital affectif tant de sa propre famille que de la famille de la femme. On voit mal comment toutes ces opérations échapperaient aux contraintes homéostatiques des familles en cause.

    En lettre 105 nous traiterons des coïncidences bêta ou de type 2 qui, conjuguées aux coïncidences alpha, améliorent sensiblement notre perception comme une part de notre compréhension des petites familles modernes dont le fonctionnement paraissait relever du plus grand désordre lié à une anarchie apparente. En fait, caché derrière cette anomie où tout le monde semble faire à peu près ce qu’il veut, comme il l’entend, quand ça lui chante par disparition des règles ancestrales régissant plus strictement la nuptialité, l’expression de la sexualité, la procréation, on s’aperçoit de la mise en place spontanée, naturelle de régulations amplement automatisées soustraites à la conscience pour qu’elle n’interfère point avec l’effectivité souhaitée.

    Tout cela aboutit à la conservation de la famille en dépit de la libéralisation croissante des mœurs et de l’individualisme paraissant négliger les impératifs groupaux sauf dans les ilots fortement et défensivement communautarisés, luttant avec vigueur contre cette évolution

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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