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    button7.gif   Lettre 105 : Coincidence bêta


      Résumé

    En ménétique les coïncidences bêta sont les réapparitions d’âges liés à des événements significatifs de la destinée, qu’ils soient négatifs ou positifs. On en trouve à profusion dans les généalogies familiales pour peu qu’on les transforme en diagramme ménétique. On est alors à même de pouvoir les décomposer en éléments plus simples comme les physiciens font pour l’atome qu’ils sont en mesure de casser ou les chimistes pour les molécules. La lettre 105 ne traite que du moment de réapparition d’un âge et de la distinction à établir entre son état passif ou actif. Elle introduit également l’internaute à la question de la structure composite de ce type de coïncidence ayant pour propriété de relier à du socio-familial une chronologie, donc une métrique elle-même produite et porté par des individus.

    Enfin nous considérâmes qu’atteindre un âge à un moment clé de la vie de la famille était équivalemment prononcer un mot revêtant donc la forme active ou passive selon qu’on était l’acteur principal de l’action ou quelqu’un qui l’endurait « passivement », la subissant donc autrement que les mariés eux-mêmes, les procréateurs ou ceux qui décédaient. Ce mot si particulier puisque principalement fait de temps compté d’une certaine façon, nous décidâmes de lui donner un nom étrange ; c’est ainsi qu’est né le mot « mène » désignant l’âge atteint à un évènement familial significatif ou marquant susceptible d’influer sur le destin des individus qui vont en conserver plus ou moins bonne mémoire. C’est de là que vient le nom du présent site : www.menetic-site.net.

    Dans notre prochaine lettre n° 106 nous poursuivrons l’exposé succinct de notre système descriptif afin que l’internaute si pressé soit-il en comprenne sans difficulté à la fois l’essentiel, les avantages, les enjeux et puisse lui-même y recourir si d’aventure il le désirait ne serait-ce que par jeu qu’on réalise à l’instar des chiffres et les lettres.


    A la différence des coïncidences familiales alpha dont traitait la lettre 104 du mois précédent les coïncidences dites « bêta » dans notre système descriptif désignent d’abord la réapparition des âges dans la famille, à l’occasion d’évènements marquants, plus anecdotiquement la réapparition de dates.

    Celles de dates sont en effet connues depuis longtemps. C’est par exemple une femme qui accouche le 15 février de telle année tandis que sa mère accoucha de la même façon autrefois, un 15 février. Ce type de répétition n’est pas en soi inintéressant. Les personnes concernées ou leur entourage en éveil les relèvent souvent avec une pointe de satisfaction ; elles ont l’impression que, dans cette répétition, quelque chose se joue en sous-main comme par exemple une sorte de fidélité au passé, de continuité, la fille copiant en quelque manière un parent, sa mère en l’occurrence, grand-mère de l’enfant.

    Sans les délaisser totalement, nous ne nous y sommes pas trop intéressé ; bien connues, faciles à repérer, nous avons préféré nous attacher à l’examen attentif de la « réapparition des âges » dans la famille puisque c’était un champ d’exploration assez peu défriché, quelques rares psychanalystes et psychothérapeutes familiaux ayant bien repéré le phénomènes, les uns pour le mettre dramatiquement en valeur dans une scénographie à la frontière du romanesque (tragédies à répétitions depuis des siècles dans certaines familles lorsque certains membres atteignaient un âge dit clé), les autres pour observer avec d’avantage de pertinence qu’on pouvait tomber malade, semble-t-il, non point quand on atteignait de manière un peu simpliste ces « âges clé », mais quand un autre membre familial, votre enfant en l’occurrence, atteignait un âge auquel autrefois vous-même aviez enduré un traumatisme, ce qui était nettement plus élaboré.

    C’est ce type de travaux analytiques qui me mit la puce à l’oreille, d’avantage que les prétendus drames à répétition se manifestant de siècles en siècles et dignes de figurer dans les émissions télévisées de sciences parallèles. Ils révélaient que lorsque on endure un traumatisme, nécessairement, du moins dans des sociétés à temps compté comme les nôtres où tous nous portons des montres à nos poignets, ce trauma se lie à un âge comme à une date. Autrement dit ce type de travaux montrait comment le temps pouvait, à notre insu, automatiquement, sans que nous en prissions même conscience devenir signifiant. C’est l’automaticité de la liaison entre un traumatisme enduré par soi et du temps porté par soi qui m’intéressait au plus haut point, outre le fait qu’une certaine métrique se trouvait comme naturellement associée à une réalité sociale et c’est ce sur quoi je décidai de porter toute mon attention. Toutefois l’internaute remarquera qu’on peut aborder de nombreuses manières un tel phénomène qui, sous des allures anodines et simples, s’avère à l’examen plus complexe qu’il n’y paraît.

    En effet, en prenant une loupe on s’aperçoit assez vite qu’une telle coïncidence contient diverses liaisons « l », une automaticité « a », les choses ou éléments reliés comme le traumatisme initial « ti » avec sa date « » et un âge « â », ce qui fait déjà 5 éléments auxquels si l’on poursuit l’ examen il convient d’ajouter le sujet endurant le traumatisme « s », sa famille « f », les divers membres apparentés plus ou moins proches « m1, 2, 3, 4 etc… », enfin ne l’oublions pas, l’âge que porte chacun de ses membres 1/ lorsque survient le traumatisme « initial » « ti », puis 2/ l’âge réapparaissant « âr » que chacun porte lorsque survient la maladie « ma » dont parlent ces analystes pionniers ou défricheurs. Bref vous comprendrez aisément devant une telle énumération non exhaustive que, caché derrière l’apparente simplicité de la coïncidence beta, se trouvaient deux masses composites de données  capable de tourner les têtes les mieux accrochées, celle concernant le « ti » ou trauma n° 1 et celle concernant le jour « J » ou moment du constat de la réapparition d’un âge ancien lié au « ti ».

    Aussi pour m’en tirer de mon mieux, tenter d’échapper à une dispersion préjudiciable à la réalisation de mon projet d’exploration, décidai-je dans un premier temps, de porter mon attention, abstraitement et de manière pour ainsi dire désintéressée, c’est-dire relativement indépendante de la question de la maladie dont à bien regarder tout partait (du point de vue de ces chercheurs cliniciens),  sur la structure même de menus fragments généalogiques. J’abandonnai donc transitoirement l’idée de traumatisme et de maladie pour m’attacher à ce dont étaient faites principalement nos généalogies : de mariages, de naissances, de décès et je cherchai à transformer ces documents vénérables diversement agencés (sous forme d’arbres etc…) mais tous composées de noms, prénoms, dates en un diagramme bien particulier ressemblant à une sorte de partition musicale. J’étais désormais libéré de l’emprise de la clinique, de la maladie et des préoccupations psychanalytiques au demeurant fort respectables, ayant d’ailleurs permis la découverte du phénomène.

    Pourquoi une telle transformation de nos généalogies ancestrales ? Tout simplement pour passer d’un ensemble documentaire de dates significatives de mariages et divorces, de naissances et de morts à un ensemble d’âges atteints à ces divers évènements, ce qui est bien différent. Comment réaliser cette transformation ? En calculant aussi précisément que possible, d’abord en années puis en mois puis finalement en jours l’âge que les protagonistes atteignaient quand ils décédaient, procréaient, se mariaient puis en les inscrivant aux intersections appropriées des lignes de ma matrice, de mon diagramme. Par ce type de transformation dont Généalogies ou la puissance du temps fournit maints exemples (Plus de 50 figures), il était enfin possible d’avoir une vue locale exhaustive, c’est-à-dire à une date données et pour un cercle de membres apparentés bien précis : un père, une mère et leurs enfants, des âges qu’alors tous atteignaient.

    La disposition du tableau ou de la « matrice » permettait instantanément d’apercevoir, lorsqu’une personne mourait par exemple et son âge atteint au décès et celui de tous les autres membres que nous avions pris soin de consigner également, les uns en dessous des autres, ce qui formait une colonne ou pile d’âges atteints simultanément par toutes ces personnes apparentées. Dans cette lettre 105 pour des raisons de simplification nous nous en tenons exclusivement à ce moment aisément isolable d’un évènement de mariage, de naissance ou de mort.

    En opérant ainsi nous nous plaçons devant un moment bien particulier constituant une coupure dans la ligne de vie de chacun des membres de la famille pris en compte. Il est exactement datable et génère automatiquement autant d’âges que de membres dont nous avons tracé les lignes de vie. Tous ces âges inscrits les uns au-dessous des autres ont plusieurs traits de caractères. D’abord leur liaison automatique à un porteur ou sujet donné puisqu’il ne nous appartient pas d’échapper à notre âge, puis une liaison automatique à une date particulière comme à un événement singulier se produisant dans une famille distincte des autres.

    Ils se trouvaient enfin, de notre point de vue de chercheur, revêtir deux états et deux seulement. Ou si vous voulez, pour parler plus scolairement, dans la colonne, un ou deux âges tout au plus étaient dotés d’une forme dite « active », les autres apparaissant sous la forme dite « passive ». Pourquoi ces qualifications arbitraires, cette distinction entre âges actifs et âges passifs ?

    Pour signifier le fait que lorsqu’on décède pour ne partir que de ce genre d’évènement, le sujet au premier chef concerné  est bel et bien celui qui décède, non un autre et donc l’âge qu’il porte à ce moment précis où il expire est dit « actif » bien qu’il subisse ce sort. A la différence de tous les autres parents qui perdent ce membre plus ou moins cher à un âge lui-même précisément calculable en jours, âge déclaré « passif » du fait qu’ils allaient devoir endurer un deuil, en subir les conséquences.

    Qui ne voit que nous réintroduisons de cette manière les questions du « traumatisme » et du « deuil » si bien étudiées en clinique. En effet lorsqu’on perd sa mère ou son père, cette perte vous marque et vous ne savez pas toujours ce qu’elle peut produire en vous à moyen ou long terme s’il est aisé de le constater pour le court terme, immédiatement. En distinguant nettement l’âge de la personne qui décédait des autres qui perdaient ce parent, je rejoignais donc maints travaux cliniques démontrant l’importance du deuil chez tout être humain, inscrivant formellement cette distinction dans la temporalité portée tant par le défunt que par les survivants. J’allais aussi pouvoir suivre l’effet éventuel de ce deuil  conçu comme un traumatisme naturel obligé tel celui de la naissance tant étudié par O. Rank et le vaste courant de la psychologie transpersonnelle qui en font un concept stratégique dans la connaissance de l’homme et la réalisation de sa destinée.

    En lettre 106 j’y traiterai du second volet de la répétition, à savoir de ce dont la répétition ou réapparition d’âge est répétition ou réapparition, c’est-à-dire de ce qui s’est passé antérieurement dans la famille et dans sa généalogie. Je dirais qu’à chaque lettre de www.menetic-site.net suffit sa peine. Celle d’aujourd’hui ne concernant que le second volet du « retour d’âge », la prochaine s’attachant au premier comme à leur relation formellement identifiable au double plan chronologique et sémantique. L’internaute aura sans doute compris que la ménétique veut faire de l’âge un concept stratégique dans l’analyse et la compréhension du temps individuel (destinée), socio-familial et généalogique.                            

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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