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    button7.gif   Lettre 107 : blues d’anniversaire…


    Résumé de la lettre 107

    Cette lettre réagit à une news scientifique faisant état de travaux statistiques détectant pour une frange de la population un accroissement significatif de décès au moment de célébrer son anniversaire. Ils rejoignent d’autres travaux faisant état de pic de décès juste après les grandes fêtes. Tout cela valide l’approche généalogique de la ménétique qui propose de voir l’individu pris dans les mailles d’un filet temporel ; celui-ci va non point déterminer mais subtilement informer son destin en faisant qu’il naisse, vive, procrée, tombe malade, soit frappé d’accident, meurt à des dates ou des âges ou des moments non quelconques. La ménétique est une méthode pour aborder rationnellement cette « mystérieuse » organisation temporelle dont les fêtes du calendrier ou les anniversaires peuvent faire partie. La ménétique montre aussi comment la famille broie le désordre pour le transformer autopoiétiquement en ordre, en organisation, comment, après une guerre les rescapés vont s’appuyer sur le gigantesque trauma pour se marier, procréer, tomber malade et mourir en fonction des drames endurés.

    « On a plus de risques de mourir le jour de son anniversaire » ! »


    Comme chaque année le site s’est tenu silencieux au mois d’août, laissant la plupart d’entre nous profiter d’un soleil plutôt généreux. Nous espérons que cet été fût des plus agréables pour chacun d’entre vous.

    Nous avons choisi pour cette lettre 106 de reprise de contact de rentrée de relire avec vous un petit article émanant du jeune journaliste santé Janlou Chaput que vous pourrez retrouver sans difficulté sur www.futura-science, site fournissant quotidiennement des nouvelles sur les diverses avancées de la science dans le monde. En voici le résumé : «  Passé 60 ans, on a précisément 13,8 % de risques en plus de mourir le jour de son anniversaire pour causes de maladies cardiovasculaires, d’accidents, de suicides mais aussi de cancers. Plusieurs hypothèses sont envisagées, parmi lesquelles le stress ou le mal-être que déclenche le passage à l’année supplémentaire, appelé blues de l’anniversaire. »

    Le lecteur familier de www.menetic-site.net n’aura aucune difficulté à rattacher cette statistique à la ménétique qui, d’une certaine façon, fût inventée voici trois décennie pour justement explorer la piste du temps généalogique, entreprendre d’y voir plus clair dans le dédale des dates, des âges, des événements de vie et de mort qui tissent une généalogie en maints points analogue à une trame ou à un « filet » temporel. Tandis que certains chercheurs se focalisent sur les caractéristiques émotionnelles, stressantes, thymiques susceptibles de diminuer la résistance des individus ainsi fragilisés en de telles circonstances anniversaires et festives, d’autres comme nous sont plutôt attentifs au fait qu’il pourrait également commémorer la mort.

    L’anniversaire commémore d’abord une naissance et donc la vie. Mais bien souvent celle-ci, en vertu de la coïncidence entre la naissance d’un enfant et la mort de grands-parents se trouve de fait associable à une disparition familiale. Nous avons consacré bien des lettres à cette étrange correspondance. L’anniversaire évoque dans ce cas, rappelle, réactualise à un certain moment t de la vie individuelle et familiale des événements heureux et malheureux, une arrivée associée à un départ. L’arrivée ayant été assurée puisque nous sommes là pour en témoigner, reste le départ comme potentialité à revivre ou traverser. La conception commune est qu’il est généralement imprévisible, nul ne sachant le moment, la date de sa mort.

    Tout ceci reste globalement vérifié. Toutefois www.menetic-site.net propose de penser autrement la question : certes nul ne sait exactement quand il mourra, sa disparition n’obéissant donc à aucun déterminisme connu si les grandes sociétés d’assurances disposent néanmoins de tables de mortalité pour déterminer statistiquement, sur de grands nombres, les risques de décéder à un âge plutôt qu’à un autre. Mais, de la même manière qu’elles ont depuis longtemps déjà et pour des raisons économiques réussi à réduire la part d’incertitude inhérente à ce genre d’évènement individuel, familial, social, épidémiologique, nous sommes parvenu nous aussi à introduire un semblant d’ordre en inventant la ménétique.

    En transformant  la généalogie en un diagramme d’un nouveau genre, en convertissant les dates en âges, en reliant ces derniers à des évènements pertinents de vie et de mort, en piégeant systématiquement les correspondances qui s’y trouvaient nichées, nous sommes alors parvenu à identifier, avec d’autres chercheurs d’ailleurs, des structures d’ordre. Quand quelqu’un se mariait, procréait, quand un enfant naissait, avait une maladie, un accident, mourrait, on pouvait souvent, - mais après coup bien sûr- identifier le nuage d’âges au sein duquel nécessairement, automatiquement apparaissait l’âge en question. Nous pouvions en outre mettre en relation ce nuage d’âges avec d’autres déjà apparus dans le passé familial ou généalogique.

    Et comme ce nuage avait une structure il nous devint possible de montrer comment la mort des individus ou bien le moment où enfantaient les femmes, ou les hommes devenaient ou redevaient pères, les gens accédaient au statut grand parental n’était point un moment quelconque mais qu’il semblait obéir à une organisation temporelle « cachée » dont nous entreprîmes de dégager peu à peu certains pans.

             C’est tout cela qui fait l’aventure de www.menetic-site.net et de nos deux livres publiés chez l’Harmattan sur le sujet, l’un en 1995, l’autre en 2010. Au fond et à bien y regarder, au fil des générations et des siècles, la famille et sa généalogie chronologisées fabrique de l’ordre qu’elle extraie génialement du désordre et de l’aléatoire. En voulez-vous un exemple, et nous en terminerons par là ? Voici qu’un homme aventureux ou non se tue à un âge comme à un moment totalement aléatoire, désordonné, chaotique, soit par fait de guerre, d’accident ou de nature (un éclair le foudroie sur une route, un chemin, dans un champ, ou sur le pas de sa porte). Et voilà notre part de désordre faisant partie des aléas de la vie. Demain on en retrouvera mention dans la rubrique faits divers du quotidien local. Il a un fils âgé de 12 ans et demi.

             Et maintenant voici comment la vie, la nature, le cosmos, la famille va fabriquer de l’ordre à partir du foudroiement totalement imprévisible, aléatoire et désordonné. Quinze années plus tard le gamin va épouser en justes noces un joli brin de fille. La ménétique relève 1/ que la mariée est née quand mourrait foudroyé l’homme en question, son défunt beau-père ! 2/ qu’elle porte un prénom évoquant le défunt : Pierrette pour Pierrot 3/ que son nom de famille est l’inverse de la foudre : Erduof 4/ et qu’elle a un ancêtre disparu dans des circonstances analogues etc… (Et dans cet etc… nous pouvons recenser  une vingtaine d’autres similitudes inter généalogiques que nous avons appelées « numéro compatibilité ».

             Tout cela nous fait dire que le choix amoureux de ce jeune homme se porte sur un « objet » caractérisable, non quelconque, bien en relation avec le deuil enduré quinze années plus tôt. Le choix d’amour sans être pour autant déterminé est néanmoins manifestement informé, subtilement piloté, discrètement encadré par le dispositif généalogique. Les spécialistes de la conjugalité connaissent cela lorsqu’ils parlent par exemple d’un couple où l’un des deux conjoints est un sauveur de l’autre alcoolique, pour ne prendre que cet exemple addictif. On sait que le sauveur est tombé amoureux de ce conjoint fragile pour le sauver comme autrefois, dans son enfance il eût à faire avec son propre père ou bien sa mère, le passé ou notre histoire infantile pouvant durablement informer nos manières ultérieures de nouer des relations fortes, parfois aussi destructrices. Ils connaissent aussi les couples dits « à bascule » où chacun à tour de rôle va sauver l’autre, ce qui constitue une forme de conjugalité

    Douloureuse mais plus viable que la précédente.

             Maintenant si vous souhaitez vous pencher non plus seulement sur les atours temporels ou traumatiques de la jeune femme mais sur le moment précis auquel ces jeunes gens contractent mariage dans l’allégresse familiale vous ne manquerez pas de découvrir un univers de correspondances que la ménétique ordonne et propose de considérer comme une « langue du temps » selon laquelle l’âge qu’ils atteignent à ce moment cérémoniel  s’enchâsse tel un joyau dans un écrin ou tel un mot dans une phrase. Plusieurs places y sont possibles mais non point toutes.

             Chers internautes nous vous souhaitons la plus joyeuse rentrée possible en dépit des rudesses du temps présent.

                                                                           Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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