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        button7.gif   Lettre 115 : Temps généalogique, temps ménétique : modèle du sandwich


    La lettre 114 proposait un modèle temporel en forme de sandwich susceptible d’expliquer pourquoi occasionnellement et ce depuis la nuit des temps de nombreux êtres humains pouvaient accéder prémonitoirement au futur. Cela se produisait dans le désordre et l’inégalité, certaines personnes se révélant particulièrement douées en matière de voyance, de précognition, de métagnomie ou de divination au point d’en faire profession ; le plus grand nombre participant à cette aptitude, fonction ou capacité à moindre dose et pour ainsi dire furtivement ; le futur se révélant alors à eux par effraction, exceptionnellement, à la faveur du sommeil et des rêves.

    Ce modèle consistait à imaginer que nous étions tous en rapport plus ou moins étroit avec le plan unitaire et déployé  de l’être contenant à minima tout ce qui fût, est, adviendra effectivement un jour ou l’autre, qui entre autre nous concerne plus particulièrement, nous et nos proches sans exclure occasionnellement d’autres personnes. Nous nous trouvions  en contact constant avec ce plan de l’être que nous découpons en passé, présent, futur dont nous sépare et protège une membrane jouant le rôle de filtre comme de bouclier protecteur.

    Cette paroi, côté plan de l’être, le contenait dans son « enclot » tout en tenant occasionnellement le rôle d’une peau, son contenu triphasé rayonnant naturellement dans toutes les directions de la même façon qu’opère le rayonnement fossile micro-onde de l’explosion du Big Bang dont nos astrophysiciens de la mission Planck ne cessent de capter les photons primordiaux émis voici 13,8 milliards d’années avec l’écho du bruit de la gigantesque explosion en prime.

    La paroi nous protège des excès du rayonnement ontique n’ayant rien de particulièrement métaphysique; sans ce bouclier l’humanité serait saturée d’informations en provenance des trois phases du temps ; nous ne nous en remettrions pas pour deux raisons simples à comprendre : le destin fatal à court terme de chacun d’entre nous et, à plus long terme, l’inexorable fin de notre espèce. Par la conscience doublement réflexive dont elle est évolutivement dotée comme par toutes les sciences réunies notre espèce vivante sait donc qu’elle disparaîtra comme toutes celles qui la précédèrent et qui eurent un commencement, un développement, une fin. Ces perspectives assurées, si nous y accédions dans le détail, trop clairement, risqueraient de nous entraîner dans un état dépressif peu compatible avec les exigences mêmes de la vie.

    Il n’est pour s’en convaincre que d’imaginer un instant la situation des gens s’ils avaient une connaissance détaillée de ce qui les attend en matière d’échec, de revers de fortune, de maladie et des innombrables manières dont ils mourront. 60% des individus qui se marient dans notre pays sauraient qu’ils divorceront bientôt dans des conflits patrimoniaux, juridiques, financiers des plus pénibles à endurer sans parler des problèmes considérables que posent souvent  la répartition des enfants (Consulter toutes nos lettres sur l’aliénation parentale). Si Mr Cahuzac avait su d’emblée ce qui le guettait, se serait-il engagé tête bèche dans une carrière politique ? Ne parlons point des innombrables personnes assassinées, accidentées, qui se suicident ou périssent dans le pire inconfort imaginable. Bref la connaissance de l’avenir effectif est dans bien des cas rien moins que gaie. Il est dès lors parfaitement compréhensible que l’évolution nous en aie protégés par une paroi, une peau, un bouclier.

    Mais cette dernière est à entendre aussi comme une membrane cellulaire filtrante, vivante, osmotique. Par ses millions de pores le rayonnement ontique tant du passé que du futur filtre jusqu’à nous qui le captons en dormant, dans nos rêves, sous transes ou états transpersonnels divers et variés, avec ou sans supports (tels que boules de cristal, entrailles d’aruspices, marc de café etc… ), ou de façon plus professionnelle dans les cabinets de voyance sérieux. Le futur « palimpseste » nous arrive alors par bribes ou lambeaux plus ou moins lisibles, déchiffrables, compréhensibles.

    Nous baignons tous dans un temps généalogique ou temps ménétique puisque nous y naissons et  nous y développons. Ce temps particulier, propre à la famille, est pris lui-même dans le « sandwich » dont on a vu qu’il consistait en un plan d’être effectif A, un plan de réalité humaine familière et quotidienne C, les deux que séparait par une paroi B.  Ce temps généalogique est infiltré d’éléments passés, présents, futurs. Chaque évènement familial est plus ou moins intensément informé par ce rayonnement triphasé.

    Notre dernier ouvrage GENEALOGIES ou la puissance du temps déjà cité est truffé d’exemples utilement interprétables via un tel modèle temporel. Ils sont tissés d’évènements dont la survenue obéit à des algorithmes numériquement et sémantiquement assez précis pour permettre de voir comment le passé généalogique traumatique est susceptible d’informer parfois la survenue de tragédies futures (Mais déjà réalisées, ce qui autorisait leur analyse temporelle).

    Cette information détectable est de nature correspondantielle, synchronique et « acausale » au sens Jungien du terme. En lettre 116 nous reviendrons sur certains d’entre eux, maints lecteurs de nos lettres ne disposant pas du livre cité ou ayant quelques résistances à rentrer dans les calculs simples mais fastidieux grâce auxquels on perçoit comment les trois phases du temps étroitement intriquées interfèrent et informent synchroniquement la survenue de l’évènement futur ; comment imaginer qu’il puisse se produire sans préparation ? Le futur de l’évènement tire ce dernier d’une certaine façon vers l’avant non de manière déterministe et causale, à la manière d’un destin écrit quelque part et s’imposant fatalement mais d’une façon que nous chercherons à explorer dans nos lettres prochaines.

    Les généalogies ont la propriété de constituer des espaces-temps où l’on peut saisir la main dans le sac comment le temps s’y prend pour informer parturitions, procréations, naissances, événements familiaux marquants (donc plus faciles à isoler, étudier), entrées en maladies, disparitions. Pourquoi se priver de leur exploitation ? Elles forment de précieux gisements de temps familial sédimenté, stratifiés, à disposition de quiconque s’intéresse au moment de survenue des évènements de vie et de mort qui s’y trouvent consignés.

     www.menetic-site.net a été lancé voici plus de dix ans pour une étude sans contrainte de ce type de temps que nous qualifions de « généalogique » puisqu’il se déploie et s’exprime sans retenue dans les généalogies chronologisées.

                  Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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