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      button7.gif   Lettre 117 : Ne vivez pas sans « l » !....

    Les deux défis lancés en lettre 116 par la généalogie de Maurice, le jardinier !


    Si nous étions de tout jeunes enfants papillons d’une espèce particulièrement intelligente et rarissime dont les ailes seraient en outre amovibles, nulle doute que nos mères pleines de sollicitude anxieuse, lors de nos premières sorties autonomes, ne nous recommandent de n’oublier ni surtout perdre ou abîmer nos « ailes » si superbement décorées par la nature. A l’instar d’une publicité assurantielle bien connue elles nous diraient : « Chéris, ne sortez pas sans elles ! »

     Dans cette lettre 117 de juillet 2013 il ne s’agit point toutefois de ce type d’affectueuse recommandation  mais de la lettre « l » par laquelle commence le mot anglais « lost » signifiant « perdu ». Telles les ailes pour les papillons, cet « l » va nous être des plus précieux au point même que nous n’allons même plus pouvoir nous en passer dans l’analyse, la description, la formalisation, l’expression, le survol du temps G, temps ménétique ou Temps Généalogique.

    « l » va désormais ici désigner tout âge que nous atteignons, quel qu’en soit d’ailleurs le mode de calcul du montant en années, mois ou jours, lorsque nous perdons un être cher ou toute personne apparentée à laquelle nous sommes rattachés par des liens familiaux impliquant une possession mutuelle, réciproque (1). « » exprime donc symboliquement, scripturalement, littéralement un âge de deuil, de perte, de séparation endurée, éprouvée, subie, « âge passif » par conséquent. On peut donc dire de ce point de vue particulier que « l » exprime d’une certaine manière grammaticale une « forme passive » de temps intra familial, générationnel, éventuellement transgénérationnel si l’on perd un parent d’une autre génération que la sienne propre, et donc un temps bel et bien généalogique ou temps G que dans d’autres lettres nous appelons encore « temps mènétique » du fait qu’il nous mène ou nous emmène, Dieu sait où !

    Si par exemple vous perdez l’une de vos deux grand-mères tandis que vous atteignez 20 ans, et que vous vous prénommiez Adeline tandis que votre aïeule défunte s’appelait Amélie, en vertu de cette convention vous pourrez l’écrire ainsi : Adeline l Amélie = 20, ce  qu’on peut traduire : Adeline à l’âge de 20 ans perdit Amélie. Si le calcul s’effectue en jours vous écrirez alors : Adeline l Amélie = 7.300 jours, ce montant n’étant qu’une approximation théorique fondée sur 365 x 20 tandis qu’en réalité il convient pour plus de précision de tenir compte par exemple des années bissextiles survenant entre les deux dates prises en compte, celle de l’année de naissance d’Adeline, celle du décès d’Amélie.

    Rien ne vous empêche d’inventer vous-même un système descriptif encore plus performant parce que plus simple, plus élégant en désignant par exemple les mères par 2, les pères par 1 (Code Insee), les mères de mères par 22, les mères de mères de mères par 2222, les pères de mères par 21 (ou père 1 d’une mère 2) et ainsi de suite. Dans ce type d’écriture l’expression : moi x, y ou z  l  211=  12.413 voudra dire dès lors « moi, l’individu x, y ou z j’ai perdu mon arrière-grand-père maternel tandis que j’atteignais 12.413 jours d’âge » puisque 211 n’est autre que le père 1 du père 1 de ma mère 2 et ainsi de suite. Vous aurez saisi par ces quelques exemples que la route demeure ouverte pour inventer le système qui convient le mieux à chacun pour décrire le Temps Généalogique ou temps G le plus économiquement possible, nos propositions n’ayant rien d’impératif, se voulant même plutôt ludiques.

    Comme en algèbre le remplacement de l’âge de deuil par une lettre de l’alphabet présente un certain avantage : cet âge peut être numériquement quelconque ; on dispose donc par cette astuce réductrice d’un moyen d’exprimer par cette seule lettre facile à retenir mnémotechniquement des milliers d’âges de deuil possibles à chacun desquels on peut perdre n’importe quel parent depuis un petit frère mort-né jusqu’à un arrière-arrière-arrière grands-parents et même n’importe quel être ou objet auquel on tient. Ce sera toujours par la seule et unique lettre « l » minuscule d’écriture facile et de sens aisé à retenir.

    Inutile d’ajouter, puisque les familiers de www.menetic-site.net le savent déjà, que le corollaire actif de « l », complément inséparable de la perte c’est évidemment celui ou celle qui est perdu, l’objet de la perte, l’être qui meurt et dont on va devoir faire le deuil. Quand il nous quitte, se perd, expire il a nécessairement lui-même un âge que de la même façon nous exprimons synthétiquement par la lettre « d »  également facile à associer à « décès » ou à « death ». « d » exprimera donc l’âge auquel moi x, y, z, mes parents 2, 1, 21, 211, 2111 etc… décèdent ; cet âge unique par nature étant toujours couplé à de nombreux « l » puisque quand quelqu’un d’unique meurt, plus ou moins nombreux sont les parents survivants qui le perdent. Associable à ce « d » solitaire il y a donc toujours un nombre plus ou moins grand de « l » qui sont automatiquement produits, générés par ce « d » unique, ce « d », ces « l » ayant chacun leur « porteur de temps » ou « chronophore », leur locuteur, leur émetteur de temps : une lettre ça se parle en effet, ça se prononce pour qu’on l’entende ou ça s’écrit pour qu’on la lise.

    Retour au jardinier Maurice : de deux défis à relever absolument !

    Ayant comparé en lettre 116 la généalogie à un réseau de tuyaux dans lequel circule du temps G  analogue à un fluide invisible,  inodore, sans saveur il nous va falloir le détecter : réussir malgré tout à lui mettre la main dessus pour le faire en quelque sorte apparaître MAGIQUEMENT.  Mais par quel tour de passe-passe ?

    En convertissant certaines coïncidences temporelles (2) d’allure fortuite, ne payant pas de mine, ayant l’air d’être parfaitement aléatoires en autant d’agents secrets susceptibles de nous informer sur ce fameux temps G habituellement invisible ; autrement dit en sommant ces dernières de le faire parler ou mieux de le faire apparaître, de nous le faire voir au travers d’ « elles »…

    Dans le flux du temps G on a repéré chez Maurice deux discontinuités, deux moments clés, deux temps forts plus particulièrement significatifs : celui auquel il révèle à la famille et au monde qu’il est entré en Alzheimer comme on entre en religion : jeudi 12 juillet 1983, puis celui auquel il décède, il nous quitte, on le perd :  mardi 1.10.1985. A chacun de ces deux moments dans notre société à temps compté comme de l’argent il atteint nécessairement, automatiquement, un âge, tel âge ; le premier nous le symboliserons algébriquement par la lettre « s » comme dans signe, signalement, symptôme ; le second par la lettre « d » comme dans décès, death.

    Dans son cas, né le 16.01.1906 il a donc 77 ans environ le jour où sa maladie se déclare, ce qui nous permet d’écrire : s = 77. L’attentif examen de sa généalogie révèle que c’est précisément à cet âge que mourut son grand-père paternel Jean Baptiste. Dès lors prenant en compte cette première correspondance ou coïncidence manifeste on peut encore écrire : s/Maurice = d/Jean Baptiste puisque 77 = 77. Maurice ne tombe pas malade n’importe quand ; son Alzheimer ne survient pas de façon aussi désordonnée, chaotique, insensée qu’il y paraît à première vue. Le moment précis où il se manifeste est pénétré d’intelligibilité, de sens, se référant au passé familial, à la mort de l’ancêtre paternel né le jeudi 20.04.1848, survenue le 11.12.1925. Et c’est la coïncidence temporelle qui nous le révèle. C’est en maints points comparable à tel mot qui renvoie à tel sens, l’âge faisant office de mot doté de deux sens, l’un synchronique ou conjoncturel, événementiel : la mort par exemple ici ; l’autre diachronique ou antécédent : le 77 ans d’âge au décès de l’ancêtre autrefois disparu. En effet la coïncidence n’est autre que l’occurrence entre deux 77, le second renvoyant au premier comme le présent au passé, chacun de ces deux 77 n’ayant pas été émis à la même date, au même moment, dans les mêmes circonstances ni par la même personnes.

             Nous poursuivrons à la rentrée prochaine, en lettre 118, notre analyse ménétique sommaire de deux moments clés de la vie de Maurice le Jardinier : son entrée en maladie, son décès, afin que soit bien clair pour l’internaute de passage, si pressé soit-il, la manière dont nous nous saisissons empiriquement du Temps Généalogique. Ce dernier que nous appelons encore le Temps G est habituellement invisible tel certains gaz. Il circule continuellement dans le réseau dense de nos généalogies, que nous en ayons ou non conscience et même dans l’ignorance personnelle la plus complète de la moindre date dont pourtant elles sont faites.

    www.menetic-site.net permet de voir comment, malgré tout, on parvient sporadiquement à mettre la main dessus : quand se produisent des coïncidences de temps, des « retours ou réapparitions d’âge » au sein même des généalogies.

    Joyeux mois d’août à vous tous, amis internautes, qui lisez ces lignes et à la rentrée de septembre !

                                         

    (1)   Lire à ce propos les belles pages du philosophe G. Tarde dans sa monadologie sur la possession mutuelle et réciproque qu’il nous fût donné de redécouvrir par nous-même dans les années 75 dans notre propre pratique clinique hospitalière. Dans l’ignorance complète de ce travail philosophique précurseur de Tarde que B. Latour nous fit connaître récemment en l’exhumant de l’oubli dont il avait été l’objet depuis un siècle nous conceptualisâmes ce phénomène possessif singulier perceptible dans les familles par le terme de « Rattachement ».

                      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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