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      button7.gif   Lettre 124 : Devenir temporellement grand-père ! Coïncidence mort/naissance et temps G


    On sait depuis un certain temps déjà que ce n’est pas sans danger lorsqu’on devient grands-parents. Certes la future jeune mère est sur le front en première ligne ; le nombre de femmes qui mouraient en couche au début du XXème siècle dans notre pays était encore fort élevé, nombre de médecins ignorant alors les causes principales de cette mortalité. Mais dans cette lettre de février 2014 nous aimerions brièvement insister sur les risques qu’encourent les futurs grands-parents au titre de ce que nous avons appelé « l’effet parenté ».  La naissance d’un enfant dans une famille modifie sensiblement les rapports d’investissement qui se trouvent redistribués du fait que l’amour qu’on se prépare à lui octroyer, à lui allouer contrairement à ce qu’on pense habituellement n’est pas infini.

    En d’autres termes ce qu’on va lui donner, il faut le prendre quelque part ! Sur qui peut se faire le prélèvement ? En première intention précisément sur les grands-parents qui vont dès lors se trouver « délestés », comme amputés. Dans un second temps ils s’y retrouveront dans les échanges enrichissants avec leur nouveau petit enfant. Mais dans une première étape ils vont devoir endurer une sorte de perte, de changement, de modification et de remaniement de l’amour qu’on leur allouait antérieurement qui se concrétisait par des échanges  multiples et variés. C’est précisément dans cette étape qu’on assiste assez fréquemment à leur effondrement, à leur disparition au point que les psychogénéalogistes entraînés parlent à ce propos de « coïncidence mort/naissance », la venue au monde du nouvel enfant dans la famille correspondant à la sortie de monde d’un de ses grands-parents.

    Mais devenir grands-parents est évidemment associé à autre chose que de l’événementialité pure comme celle que nous venons d’évoquer et sur laquelle nous sommes maintes fois revenus dans nos lettres antérieures. C’est lié à du temps chronologique normal et ça contribue à fabriquer du temps généalogique comme nous allons vous le montrer ici même. Reprenons si vous le voulez bien le cas de Jean-Luc commenté dans les lettres 122 et 123.

    Quand il meurt avons-nous dit, son petit frère mort-né qu’il ne connut pas, atteignait en post mortem 25 ans ou 9207 jours coïncidant fort précisément avec l’âge d’Emile le grand-père paternel quand il devint père de louis. Ce dernier ensuite devint à son tour père de Jean-Luc comme de l’enfant né sans vie désigné par les lettres DZ (Lettre 123).

    On relève alors quand meurt Jean Luc une nouvelle coïncidence ahurissante, non fortuite. Ce Louis atteint lui-même en ce jour d’enterrement l’âge de 64 ans ou plus précisément 23 523 jours coïncidant à son tour très précisément avec un âge identique de 64 ans ou 23 522 jours atteint par le grand-père Emile quand naquit DZ.

    Dans ce cas, d’un point de vue strictement ménétique, purement formel, un âge grand parental codé « g » devient alors n années après un âge de deuil « l ». On voit ici clairement comment se crée le temps généalogique par la liaison entre un âge quelconque avec un évènement généalogique non quelconque. Cet âge d’insensé devient signifiant du fait de cette liaison même. Celle-ci une fois créée va faire partie du « ménôme » ou stock des âges signifiants d’une famille. Ils sont analogues aux « gènes » mais de nature immatérielle, informationnelle et vont se balader, se tenant à disposition de tout nouvel évènement pour que ce dernier s’inscrive correctement dans le ménôme sans y faire trop désordre. Comment ? En coïncidant opportunément comme c’est ici le cas puisque le père et de Jean-Luc et de DZ, Louis en l’occurrence, perd son fils qu’il enterre à 64 ans ou 23 523 jours comme Emile qui devint grand-père de DZ exactement au même âge, 25 années auparavant.

    Vous voyez ici comment ce type de coïncidences nous permet de 1/ de toucher du doigt le temps généalogique autrement fort peu visible 2/ de voir comment il se crée 3/ comme il perdure dans le ménôme 4/ comment il se tient à disposition des vivants et de ceux qui vont procréer, tomber malades, avoir des accidents ou mourir afin qu’ils réalisent ces événements de destinée de manière libre, certes, indéterminée assurément, mais néanmoins ordonnée, temporellement non quelconque, non aléatoire, non insensée. C’est comme si celui qui allait décéder s’arrêtait un instant avant d’expirer pour calculer le moment le plus approprié pour partir afin de faire en sorte que ça coïncide avec ce que nos lettres 122, 123 et 124 ont mis en valeur.

    Nous continuerons en lettre 125 à vous montrer comment s’y prend encore le temps généalogique pour faire en sorte qu’on décède de façon mathématiquement sensée, ménétiquement intelligente. Pas question de partir inconsidérément, dans le plus grand désordre temporel comme le pense la plupart des gens. Le temps G ne saurait le tolérer. Etre humain c’est aussi mourir ménétiquement, après être né puis avoir vécu pareillement. En chacun de nous sommeille un petit calculateur prodige chargé de faire tous ces comptes d’apothicaire !

    Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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