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        button7.gif   Immersion dans le temps H


    Résumé de la lettre 132

    Le temps H réclame des observations, des expériences, des témoignages honnêtes, raisonnables et crédibles. P. Drouot, jeune français séjournant pour études aux USA dans les années 80 va nous en fournir un exemple en se confrontant doublement au phénomène qu’exploraient alors depuis plusieurs années déjà des cliniciens américains. Il observa d’abord ce qu’ils faisaient sur d’autres puis décida à son tour d’endurer personnellement l’épreuve en se faisant enregistrer. Son étonnement est immense lorsqu’il prend connaissance de tout ce qu’il avait raconté sous hypnose de régression. Dès lors il se pose la question : ces récits sont-ils vrais ? Dans le cas contraire d’où peuvent-ils venir puisqu’ils font état de détails inconnus de la personne qui les a fourni.


    Pour expérimenter via personne interposée le temps H rien de tel que de réentendre un témoignage parmi bien d’autres, celui de Patrick Drouot par exemple. Français, physicien de formation, issu de l’Université de Colombia (Etat de New York), il découvre l’hypnose dans les années 80. C’est par le biais d’un psychanalyste de Chicago, le Dr Paxson, qui depuis 7 ou 8 ans travaillait avec un groupe sur certains états altérés de conscience au cours desquels on obtenait contre toute attente des réminiscences de vies passées. Quelques hypnothérapeutes américains travaillaient déjà depuis les années 70 (1) sur  cet étrange phénomène, le groupe de Paxson ne faisant que témoigner de cet intérêt croissant et partagé par quelques professionnels de santé, psychiatres et psychologues notamment, pour le sujet (2).

    Curiosité, fascination, étonnement

    Le jeune P. Drouot veut alors assister à ces séances dites de régressions dans les vies antérieures. Mais laissons-le raconter sa découverte du phénomène d’abord chez les autres puis pour lui-même : «  Je fus immédiatement fasciné. Voir des gens s’allonger, se relaxer, plonger en eux-mêmes et en ramener des « souvenirs » souvent précis et détaillés d’événements qui ne correspondaient à rien dans leur vie actuelle, mais qui s’étaient en revanche souvent produits des siècles auparavant : voilà qui défiait totalement la raison et qui en tout cas dépassait résolument les notions que l’on m’avait toujours inculquées, dans l’enfance, à l’école et plus tard à l’université. Et pourtant, ce prodige, des gens de tous âges, de toutes conditions et manifestement sains d’esprit l’expérimentaient avec constance. Que se passait-il alors dans leur tête ? Dévoré de curiosité, je décidai de tenter moi-même l’expérience. » (3

    P. Drouot tente l’expérience

    Voici, tel quel, le récit de sa première expérience de régression hypnotique : «  La première fois que je m’allongeai, je ramenai à la conscience la vie d’un moine au XIème siècle pendant la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie. Je décrivis avec moult détails non seulement l’Abbaye dans laquelle je vivais, mais encore la façon dont Guillaume le Conquérant constitua la flotte qui allait emmener son armée de l’autre côté de la Manche. Je racontai comment il avait réquisitionné jusqu’à la moindre barcasse disponible, comment il avait loué aux hommes du Nord leurs bateaux et leurs services pour transporter leurs chevaux, le fourrage et les hommes. Je me rendis vraiment compte que j’avais décrit tout cela avec précision en réécoutant la cassette enregistrée de la séance dès mon retour. Eberlué, profondément secoué, je me ruai à la bibliothèque afin d’y consulter tous les ouvrages disponibles sur le sujet. J’y retrouvai des détails que j’avais donné, des éléments extrêmement précis. Evidemment une question me taraudait : «  N’ai-je pas lu un livre, vu un film sur le sujet dans mon enfance ou même mon adolescence dont je ne me souviens pas consciemment mais qui m’a fourni tous ces détails ? Et sinon d’où me viennent ces connaissances ? » (3)

    Sa vision cartésienne du monde bascule

    Sa vision cartésienne de l’univers le confronte alors à une impasse : «  Car de deux choses l’une : ou bien ces vies antérieures n’existaient pas, mais alors d’où venaient ces « souvenirs » ? Ou bien elles existaient et dans ce cas rien dans notre cadre de pensée occidental ne permettait d’expliquer le phénomène. » (4).

    Nous poursuivrons dans notre lettre 133 de décembre 2014 notre exploration du phénomène, toujours dans l’optique de sa relation à une temporalité particulière désignée par « temps H » dont nous chercherons à cerner peu à peu certains traits parmi les plus manifestes.

    Notes et bibliographie de la lettre 132

    (1) Pour les USA le redécouvreur fortuit du phénomène en est l’homme     d’affaire américain Morey Bernstein. C’est très exactement le 29 novembre 1952 au soir qu’en hypnotisant la jeune Ruth Simmons il tomba sur ce type de souvenirs. On peut en lire le récit documenté dans à la recherche de BRIDEY MURPHY traduit et publié chez Laffont, Paris, dès 1956 et presqu’en même temps que l’édition d’outre atlantique. Bernstein n’était qu’un amateur argenté autodidacte sans maître en un tel domaine si balbutiant (Il avait cependant une solide formation commerciale). Le redécouvreur britannique semble être Arnall Bloxham qui succéda en 1972 à la tête de la British Society of Hypnotherapists après T.G. Warn-Berisford qui l’avait fondé à Londres en 1950, dont le journaliste et homme de télévision Jeffrey Iverson révèle l’étonnant travail dans son Vivons-nous plus d’une vie ?, J’ai Lu, Paris, 1978. Quant au découvreur même du phénomène c’est, selon nous, le polytechnicien  Eugène de Rochas qui, dès 1911, publiait à Paris : Les vies successives, Documents pour l’étude de cette question il y présentait 20 remarquables cas de régression, en fait les vingt premiers dont un occidental ait connaissance.

    (2)  On en a la preuve avec les travaux du professeur de psychologie clinique Helen Wambach qui, dès les années 75, lançait ses expérimentations à relativement grande échelle : elle hypnotisait puis faisant régresser par paquet des groupes d’une vingtaine de sujets tout venant pour collecter leurs récits, les comparer, les analyser. Elle finit par obtenir avec ce genre de pratique plus d’un millier de protocoles : voir notamment à ce propos son livre traduit : Revivre le passé, Sous hypnose mille cas de retour dans les vies antérieures, Laffont, Paris, 1986. Notons au passage que ces études bien que provenant d’universitaires étrangers, réalisées  coûteusement et avec sérieux ne purent en France trouver place que dans des collections d’un ésotérisme peu regardant qui ne leur correspondait guère.

    (3) P. Drouot, Des vies antérieures aux vies futures, Ed. du Rocher, Paris, 1987, p. 18

    (4) Id. pp. 18, 19 et suivantes

                  Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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