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        button7.gif   Spécificités  du temps H


    Résumé de la lettre 133

    Le temps auquel on accède lors d’une régression hypnotique, c’est-à-dire lorsqu’on fait remonter un sujet sous hypnose avant sa naissance va désormais s’appeler « temps H » pour le distinguer des autres dont il diffère et par la manière dont on l’obtient (Hypnose profonde) et par ce qu’on y obtient : des récits d’allure anamnestique ou biographique intensément vécus participativement (Représentations liées à des affects liées à des décharges motrices). Il est objectivable par enregistrements analysables à volonté. Troisième caractère de ce temps H : il est énigmatique en ce sens que les sujets qui l’éprouvent ne comprennent pas qu’ils puissent en avoir été les auteurs lorsqu’ils réécoutent ce qui fût enregistré sortant d’eux-mêmes comme d’une « boîte noire » dont ils ignoraient jusqu’alors les potentialités. Leur étonnement est alors considérable : ils ne comprennent pas comment ils peuvent en être pourtant bel et bien les seuls auteurs.


    En lettre 132 du mois précédent (Novembre 2014) nous vous relations l’expérience d’immersion  du jeune Patrick Drouot de l’époque (Années 80) dans ce que nous désignons désormais par « temps H », temporalité propre à l’hypnose et si particulière que nous n’hésitons pas à la détacher du tronc commun du temps normal, ordinaire qui nous est si familier : celui du calendrier et des montres fixées à nos poignets. C’est un temps passe partout, actuellement calculé avec la plus grande précision grâce à nos horloges atomiques, qui nous sert à compter, évaluer, enregistrer une immense variété d’événements, de durées, de phénomènes. Avec son aide on parvient même à estimer l’espace-temps qui nous sépare de la naissance de notre univers, du big-bang.

    Vous conviendrez que ce type de temporalité bien pratique ne saurait cependant nous servir à décrire tout ce dont nous avons l’expérience familière en tant qu’être humain. Par exemple maintes personnes de par le monde ayant vécu un accident ont expérimenté une modification de leur perception de la durée entre le moment où elles perdirent le contrôle de leur véhicule et celui du crash contre un talus, un arbre, un mur, une falaise : il s’est comme ralenti, dilaté de la plus étrange façon au point qu’elles pouvaient soudain loger dans cette bulle temporelle ainsi générée un monde étonnant d’états, d’images et d’émotions fortes chez le conducteur. Celui-ci, revenu à lui, c’est-à-dire à l’état de veille ordinaire va se trouver en mesure de témoigner de cette expérience singulière que rien ne nous autorise de mettre en doute systématiquement quand on a le moindre respect pour l’humain.

    Le temps universel va seulement nous permettre d’accéder à ces diverses temporalités par mesures et différences foncières qu’il entretient avec elles. C’est ainsi par exemple que www.menetic-site.net fut lancé en février 2002 pour explorer un premier type de temporalité originale qui s’exprimait au sein même de nos familles et de leurs généalogies via deux sortes de coïncidences ; ces dernières nous servaient de repères. Les années, les mois, les jours, les anniversaires, bref le temps ordinaires du calendrier nous servait de moyen pour accéder à tout autre chose à savoir un temps propre que nous désignâmes par « temps généalogique » ou temps G ; douze années durant nous en fîmes le tour dans  quelques cent de nos lettres antérieures.

    Ici il ne s’agit plus de temps G mais H du fait qu’on ne peut habituellement l’appréhender que sous hypnose, non ailleurs. Comme dans l’accident que nous venons d’évoquer où se créait soudain une bulle temporelle aux parois élastiques, il semblait en être de même sous hypnose de régression. Mais tandis que dans l’accident de la route nous ne disposions d’aucune boîte noire matérielle pour enregistrer l’expérience interne dont nous allions pourtant pouvoir par la suite témoigner de vive voix ou par écrit dans le meilleur des cas, dans l’expérience de Patrick Drouot on dispose d’une boîte noire, c’est-à-dire d’un magnétophone qui va enregistrer tout ce que dit le sujet de ce qu’il éprouve en régressant. Lorsque Patrick sort de la transe profonde dans laquelle on l’a préalablement plongé, la première chose qu’il fait c’est d’écouter la cassette car à ce stade il ne se souvient plus de rien de ce qu’il a raconté ou vécu (Le sujet vit aussi ce qu’il raconte, peut se tordre de douleur s’il relate par exemple son exécution à tel point qu’un hypnotiseur expérimenté généralement s’arrangera pour suggérer à son client de relater précisément la tragédie mais en déconnectant le récit des affects auquel normalement il est étroitement lié, en lui prescrivant de ne pas souffrir).

    Nous avons vu en lettre 132 à quel point fût considérable son étonnement devant l’invraisemblable  récit qu’il avait produit : comment était-ce possible ? Il n’avait aucune conscience de pouvoir être l’auteur d’une pareille séquence romanesque. Il ignorait d’ailleurs tout de cette période de l’histoire.

    On se trouve bel et bien ici sous hypnose devant la création soudaine d’une bulle temporelle analogue à celle évoquée plus haut, lors d’un crash ; tandis que les montres des uns et des autres égrènent imperturbablement les unités de leur propre temps chronologique, quelque chose se passe simultanément à l’intérieur de Patrick. Celui-ci entre dans une histoire où on ne sent plus le temps passer ; il ne s’arrête pas, au contraire une foule d’évènements surviennent ayant une profonde cohérence entre eux, celle-là même qui préside à la création de nos fameuses séries télévisuelles, d’un film, d’un roman à thème ou même d’une biographie. On est donc devant quelque chose de profondément original qui se présente à la fois comme historique, authentique, indépendant de son imaginaire.

    Lorsque nous affirmons cela c’est en pensant à ce qu’on appelle les « rêves lucides » actuellement mieux connus par suite de divers travaux universitaires (1). Dans un rêve lucide le sujet fait en grande partie ce qu’il veut ; il mène sa fantaisie comme il l’entend. Cet aspect ludique est absent dans le récit de Patrick Drouot se trouvant embarqué dans une aventure qui donne l’impression de s’imposer à lui, sans qu’il dispose du pouvoir de l’aménager à son gré.

    En lettre 134 de janvier 2015 nous poursuivrons notre examen de ce type de dilatation du temps H donnant lieu à ce qu’on pourrait appeler des bulles temporelles élastiques. Dans l’attente de cette nouvelle année qui se profile nous vous souhaitons le plus joyeux Noêl qui soit à vous tous chers internautes si fidèles à nos petits RV mensuels !                                              

                  Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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