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        button7.gif   Temps généalogique, temps hypnotique


    Chers internautes c’est en fanfare que fin 2014/début 2015, après plus de 12 années d’arpentage du temps généalogique, nous sommes enfin entrés de plein pied dans un temps vraiment nouveau dont vous n’aviez sans doute jamais entendu parler : le temps hypnotique. Toutefois, pour être à même de l’expérimenter il faut non seulement qu’on vous hypnotise mais en plus que vous preniez un ticket, que vous montiez dans le train qui va pouvoir vous faire voyager dans ce temps. En effet sous hypnose on peut faire pas mal de choses qui ne relèvent pas nécessairement d’un « voyage dans le temps ».

    Lorsque le fascinateur Messmer par exemple est venu faire son célèbre show d’hypnose dans notre Zénith de la Toison d’Or, à Dijon, voici un an (Il y revient d’ailleurs le 13 février 2015 prochain !) il réalisa maints défis en changeant momentanément par exemple le sexe des gens, leur polarité sexuelle, leur identité, leur état émotionnel, les sollicitant à réaliser diverses performances. Ainsi transforma-t-il un monsieur âgé en jeune femme enceinte prête à accoucher. Immédiatement l’homme se tordit de douleurs tandis que le meneur de jeu faisait mine de lui extirper du bas ventre une peluche que l’homme serra tendrement dans ses bras comme s’il s’agissait réellement de l’enfant qu’il venait de mettre à l’instant au monde. Il suscita chez les spectateurs hypnotisés via un mot déclencheur divers états sur commande, besoins fictifs comme celui d’éprouver l’envie urgente d’aller aux toilettes, de danser le french-cancan, de faire des acrobaties, des « pompes » sur les deux bras puis sur un seul, de se sentir soudainement furieux, en colère, amoureux, triste, joyeux et ainsi de suite. Vous conviendrez que si tout cela se situe bien dans la temporalité du spectacle ça n’évoque pas particulièrement du temps, fût-il hypnotique. On se trouve alors dans une temporalité scénique connue qui n’est pas à proprement parler « hypnotique » bien que toutes ces performances soient réalisées sous hypnose, en état d’hypnose.

    Pour faire l’expérience du temps H, y pénétrer en quelque sorte, il faut quelque chose d’autre ou de plus : c’est ce par quoi justement Messmer débute son spectacle ! Il transforma l’immense salle en une sorte de hall de gare où tous ceux qu’il était parvenu à hypnotiser furent invités à monter dans un train : celui du temps. Tel un chef de gare ayant également la casquette d’aiguilleur il avait à sa disposition deux trains, le rapide n°1 et l’express n°2. Son rôle était de choisir l’un des deux, et ce fût dans ce cas uniquement le rapide n°1 qui emmenait les gens toujours plus en arrière, dans le passé, leur passé. L’autre il se garda bien de le siffler car il allait toujours de l’avant, c’est-à-dire dans la direction du futur. Il aurait tout aussi bien pu le faire venir à quai, ouvrir les aiguillages de ce côté de l’avenir, y faire monter les gens, mais c’était nettement plus délicat (1).

    Ce train n°1 avait une particularité fort troublante : en effet si tout le monde savait qu’il allait en arrière, on ignorait néanmoins quel paysage il allait vous faire traverser, sauf au début, quand vous commenciez à quitter la gare (2). Personne ne savait exactement où ça allait l’emmener, pas plus le cheminot Messmer que les passagers du Zénith qui étions monté à bord. Autrement dit c’était un train d’une certaine manière un peu fou qui, une fois parti, allait vous faire traverser des zones inconnues, totalement insoupçonnables et vous faire faire des expériences que vous ne seriez pas prêt d’oublier avant longtemps, une fois de retour à la gare de départ ! Messmer en effet commença par prescrire aux gens qu’il venait d’hypnotiser et qu’il avait sélectionnés (Une cinquantaine de spectateurs environ avec lesquelles il allait préférentiellement mais non exclusivement travailler) de redevenir des enfants, d’avoir 10, 8, 5, 3, 1 an, 6 mois, leur enjoignant non seulement de redevenir des bébés mais de retourner sans délai dans le sein de leur mère.

    Ce fût alors un spectacle d’école maternelle où les gens sous régression marchaient à quatre patte, rampant même, puis de maternité puis à un ballet fœtal de masse où les 50 personnes retenues revivaient devant la salle, comme en direct, leur situation in utero, réalisant avec brio et pour la plus grande joie du public de jolies postures fœtales associés à borborygmes, vagissements et sons étranges.

    Le temps H implique donc un embarquement, un voyage doté certes d’une direction temporelle mais sans pour autant être « dirigé » puisque personne ne sait où ça vous emmène, exception faite de la direction temporelle que représente ici le n° du train : rapide n°1. Si bien que dans cette 135 ème lettre de ce site lancé dès février 2002, voici 13 ans déjà, on va devoir compléter l’acronyme désignant ce temps énigmatique si troublant par la lettre v renvoyant au voyage, ce qui va désormais donner temps « hv », « thv » ou encore « THV », « TVH » selon les envies et l’humeur du moment. L’hypnose ne vous introduit donc pas systématiquement dans cette nouvelle temporalité directionnelle et la lettre « h » ne suffisait donc pas à la qualifier à elle seule. Il est compréhensible que dans un zénith Messmer ne puisse guère aller plus loin. C’est seulement dans une régression temporelle réalisée tranquillement en cabinet que l’hypnotiseur peut solliciter son voyageur d’exprimer à voix haute tout ce qu’il aperçoit du paysage avec, en prime, ce qu’il éprouve. Si le tout est enregistré on dispose même d’une relation précieuse de voyage.

    On saisit donc ici avec toute la clarté souhaitable la différence qu’il convient d’établir entre le temps ordinaire (TO), le temps généalogique (TG) et le temps proprement hypnotique THV ou TVH. Le premier comme le second, à proprement parler ne vous embarquent pas. On n’y prend alors aucun train. Si l’on se trouve dans une gare c’est sur un banc, en attente. Tandis qu’entrer dans le TVH implique non seulement l’embarquement, la montée dans un wagon mais surtout le départ du train : sans cela, impossible d’expérimenter ce nouveau temps sur lequel nous reviendrons dès mars prochain.

    L’horloge de la gare c’est TO, TG ne s’appréhende abstraitement que dans les archives (Les généalogies). Mais TVH ou THV c’est avant tout une expérience touristique !

     

      (1) On connait la célèbre et mémorable expérience du Colonel de Rochas, pionnier mondial dans l’exploration du TVH, au début du XXème siècle. Recourant aux services de la médium française la plus douée de sa génération, la célèbre Mme Frayat et la plongeant en état d’hypnose, il prit le risque inconsidéré de lui faire prendre non point le Rapide n°1 mais l’autre, le train express n°2, celui du futur, qui va toujours de l’avant. Pionnier sans la moindre expérience des risques qu’il encourrait alors, il la pria de lui prédire son propre avenir à lui (d’explorer son propre futur, principalement professionnel, et non celui qui la concernait). Le résultat tomba sans tarder tel un couperet : tandis qu’il la pressait de lui fournir des détails sur sa carrière de polytechnicien à l’horizon des quatre années à venir, elle lui déclara en riant que c’était parfaitement inutile puisque tout le monde savait qu’il était mort ! Il blêmit, ne se faisant aucune illusion sur ce qu’il venait d’apprendre et cessa définitivement ce genre d’expérience traumatique équivalant à une voyance sauvage, livrant sans retenue, sans précaution tout ce qui se présentait à cette voyageuse hors du commun, défrayant vraiment la chronique. Il va sans dire que ça ne fonctionne point ainsi avec un sujet ordinaire auquel l’accès au futur est barré naturellement. C’est à n’en pas douter une grande leçon à retenir pour les générations futures d’hypnotiseurs : qu’ils soient de la plus grande prudence et qu’ils y regardent à deux fois avant de faire monter les gens dans le fameux Express n° 2 ! Ça peut conduire vers un crash. Le Rapide n°1 aussi, mais les crashs furent surmontés, dépassés, passés puisqu’ils sont tous antérieurs ! On s’en est bel et bien sorti puisqu’on est là pour en parler !

      (2) En début de régression on ne tombe que sur des évènements connus, tout le monde étant capable de se rappeler maints épisodes tant de son enfance que de sa petite enfance. Le train n°1 commence toujours par vous faire traverser des paysages familiers, puis qui le deviennent de moins en moins, au fur et à mesure de la régression pour aboutir à l’inconnu total lorsqu’on franchit le « mur de Planck » humain que constitue notre être avant même notre conception. La conception est analogue au bing bang. Le TVH a cette propriété de pouvoir le franchir. Vous basculez alors automatiquement, sans même en avoir le choix semble-t-il, dans ce qu’on appelle les « vies antérieures ».

                  Le ménéticien (alias Elie Sorlin)   


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