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        button7.gif         En quête d'une nouvelle maison commune :

l'Anthroposphère I (1)

Introduction


    Résumé de la lettre 142 :

    Devant le pessimisme des modernes perdant confiance dans un avenir radieux auquel ils n'arrivent plus vraiment à croire, www.menetic-site.net veut intelligemment contribuer au réenchantement du monde en modifiant notre vision de la réalité avec la manière de l'accueillir, de la comprendre, de la décrire et redessiner. Les cartes dont nous disposions jusqu'à présent à cet effet ne lui correspondent plus tout à fait. Devenues partiellement obsolètes, le promeneur se trouve devant l'obligation de les remettre à jour s'il ne veut point trop errer dans le monde, s'y égarer sans réusir à y trouver refuge. C'est le projet de : www.menetic-site.net qui pourrait encore s’appeler : www.anthroposphère.com puisque les plans de la nouvelle structure d'hébergement du réel, y compris de cette part qu' avec énergique détermination rejettent les modernes (Prodiges, anomalies et miracles) y devient l'Anthroposphère, maison d'accueil spacieuse ouvertes à toutes les manifestations, à tous les êtres humains, à tout ce qui les aident à vivre, aimer, penser.


    Intéressons-nous à la grande famille humaine. Son habitat se « rétrécit » chaque jour d'avantage en même temps qu'il « vieillit », s'use, se détériore, s'épuise, se fragilise. Notre planète devient en effet plus exiguë que jamais du fait d'une expansion accélérée de l'espèce humaine : la population du globe ne tend-t-elle pas vers les dix milliards de terriens ? On commence donc à se cogner à ses limites, à regarder ailleurs, du côté de l'espace par exemple. Les ressources de notre terre semblent comptées tandis que se dérègle son climat (2). Les nombreuses espèces vivantes qu'elle héberge diminuent catastrophiquement de décennies en décennies (Biodiversité menacée). Dès lors un nombre croissant de gens peuvent y perdre le peu d' espoir qui leur restait de se diriger vers un monde meilleur comme nos pères avec ferveur le pensaient (Croyance en un avenir radieux d'une terre aux ressources illimitées). Nous sommes peu sûrs en effet que celui que nous allons léguer à nos enfants soit en meilleur état que lorsque nous en avons hérité. Comment dès lors retrouver assez de foi en soi (3) comme de confiance en l'avenir, conditions bien souhaitables pour parvenir à surmonter un épisode historique désenchanté porteur d'autant de risques de sombrer dans une dépression individuelle et collective?

    Vers un réenchantement du monde ?

    De ce constat alarmiste, www.menetic-site.net, version II, compte partir mais pour délibérément s'engager avec son lectorat dans une démarche systématique et réfléchie de réenchantement du monde ; notamment par réintroduction en son sein d'une catégorie de la réalité risquant de disparaître dans l' extinction de masse actuellement en cours (4): la catégorie du miracle et des prodiges, toutes espèces confondues. A ce propos il est deux manières de « violer » ou violenter la nature, de « désobéir » à ses lois. La première nous la connaissons bien pour la pratiquer à relativement grande échelle (Exploitations minières polluantes, déforestations incontrôlées, conflits armés dévastateurs, inflation consumériste des pays riches etc...) et nous en constatons chaque jour le désastreux résultat écologique. La seconde inversement liée à la précédente c'est précisément le miracle dont nous ne voulions plus entendre parler pour la mauvaise raison que nous ne savions plus qu'en faire. Dès lors privé d' utilité, considéré comme relevant d' une période révolue, on pouvait au mieux l'exhumer de couches sédimentaires le recouvrant telle une pièce archéologique de faible valeur qu'on destinerait à un petit musée de province (5).

    Nous allons nous servir de cette seconde forme de transgression des lois de la nature, positive, résiliente, potentiellement salvatrice, restauratrice, réparatrice et non plus négative comme la première, pour ouvrir une brèche dans le mur gris de la dépression qui nous guette en tant que modernes désabusés, nous ingéniant à trouver la façon de réintroduire une certaine dose de miracle ou d'anomalies, quelque once de désordre ou de transgressions d'un certain type dans notre monde traversant une passe si délicate. L'une des conditions préalables à cette réimplantation sera d'accroître ses capacités d'accueil à l' innovation ontologique dont le miracle offre un exemple simple à saisir.

    Réintroduire les miracles dans notre monde,  c'est tout sauf magique

     

    En dépit des apparences, réintroduire le miracle dans notre monde n'est en rien une opération magique. Mesure comme nous le verrons éminemment philosophico-politique (6), cela réclame réflexion avant qu'on ne lui ré-ouvre toutes grandes les portes. Sans quoi l'on risque de se trouver pris au dépourvu devant leur afflux incontrôlable. Où les mettre alors ? La place qu'ils prenaient dans notre ancien monde, celui-là même que nous partagions autrefois avec nos homologues pré modernes, a depuis longtemps déjà été prise. Occupée, où donc maintenant les loger ?  Qu'il s'agisse de phénomènes énigmatiques, d'états modifiés de conscience, d'entités spirituelles diverses, d'objets non conventionnels, d'événements extraordinaires ? Des mondes modernes, galiléen, newtonien, cartésien, kantien puis darwinien, nous les en avions chassés sans grand égard pour leur statut d'êtres, les acculant dès lors à l' errance.

    Au pied du mur !

    Nous voici dès à présent au pied de l'obstacle. Décidons de devenir du point de vue de l'être et de la réalité moins malthusien, moins chiches, plus accueillants, plus généreux et ouverts. Devant puis dans ce solide mur d'enceinte, de défense, faisons une brèche par où pourront s'engouffrer en foule les miracles, si toutefois ils le veulent, compte tenu du sort éprouvant qu'on leur réserva des siècles durant (7).

    Une bulle d'écume : l'Anthroposphère

    On doit au grand philosophe allemand Peter Sloterdijk l'invention d'une toute nouvelle discipline, la science des sphères ou « sphérologie » (8). Elle y compare l'ensemble des êtres ou des regroupements d'êtres à une forme d'écume dont on sait qu'elle se compose d'innombrables bulles. L'une d' elles serait notre propre monde humain, celui que nous habitons avec tout ce qui permet d'y vivre. Depuis qu'on dispose de la fameuse photo de la terre vue de l'espace, ressemblant à une bille d’Agathe bleue marbrée de nuages blancs sur fond cosmique noir (9) pareille sphérologie est plus qu'une image.

    Cette nouvelle maison commune plus vaste et plus généreuse, à l'architecture étudiée, cette bulle d'écume rêvée, rare et précieuse (10), pour la distinguer des autres qui pourraient lui ressembler, ce sera désormais l'Anthroposphère. Nos futures lettres vont l'approcher au plus près pour la dessiner, la décrire à la manière des orbiters martiens, y pénétrer, s'y poser, puis l'explorer. Toutes nos missives à venir chercheront à en imaginer le fonctionnement. Tels sont les grands objectifs que se propose www.menetic-ite.net, version II.

    L'Anthroposphère ne saurait faire concurrence à Gaïa (11) qu'elle contient d'ailleurs puisqu'elle est censée généreusement abriter ensemble terre, hommes de tous pays et prodiges sans jamais plus désormais abandonner ces derniers à l'errance anthropologique, ontologique ou cosmique, comme c'était le cas auparavant.

    Bibliographie de la lettre 142

             1 - Cette lettre 1 se réfère à la lettre 141 contenant le plan de l'Anthroposphère

      2 - Seconde conférence mondiale sur le climat : Paris; décembre 2015

      3 - Le mathématicien Marcel Légaut devenu berger dans les années 40 distingue dans son œuvre spirituelle la confiance en soi bien connue, de la foi en soi moins dépendante d'un optimisme de circonstance, plus spirituelle. Les 55 cartons du fond Légaut sont entrés aux archives de France en octobre 2015.

      4 - On sait en effet qu'on se trouve actuellement à mi parcours d'une extinction majeure des espèces dans l'histoire même de la vie sur terre. Hors biodiversité, au seul plan quantitatif, la faune marine a diminué de moitié dans les océans de notre planète en moins de 50 ans.

      5  - Le miracle « viole » les lois de la nature ou du moins les transgresse sans pour autant mettre en péril cette dernière comme le font les autres violations dont certaines, criminelles.

      6  - C'est aux travaux d'épistémologie des sciences du français B. Latour qu'on doit la mise en lumière de la composante politique cachée, peu consciente, voire déniée, des sciences.

      7 - Le mauvais sort qu'on leur fit subir dans le monde profane, séculier, n'est un secret pour personne. On peut considérer que la boucle est bouclée lorsque les théologiens eux-mêmes ne veulent plus entendre parler de miracles, tant dans les Écritures (Evangiles et Actes) que dans la nature. Bruno Latour décrit ce processus comme aboutissant à la mise en scène d'une nouvelle figure divine : le « Dieu barré », divinité transcendante et composite, « interdite » de séjour dans la nature comme dans la société, mais auquel nous accorderions « généreusement » le droit d'agir comme elle l'entend dans le cœur ou l'intimité des individus, des personnes, des sujets.

      8 - Il en déroule la théorie dans : Sphères I, II, III. On peut encore consulter sur Wikipédia un article bien documenté sur l' auteur.

      9 - Ces clichés datant des premières missions Apollo sont désormais mondialement connus sous le nom de « Bille d’Agathe bleue ». C'était la toute première fois dans l'histoire humaine que notre espèce apercevait sa propre terre comme elle voyait depuis toujours la pleine lune ; mais tandis que cette dernière est monochrome, notre planète se montrait superbement bleue du fait de ses océans, avec en prime des irisations laiteuses dues aux couches nuageuses de l' atmosphère.

      10 - Le terme d' Anthroposphère dans les années 2010 était encore peu en vogue ; son faible usage sur le web nous incita à l' adopter pour désigner la bulle chargée de nous servir de biotope « écouménique », de serre, de niche cosmique.

      11 - On en doit la paternité au britannique J. Lovelock. Gaïa demeure toutefois une machinerie essentiellement bio-climatique tandis que l'Anthroposphère se veut entité bio humaine, prenant globalement en charge notre espèce dans son rapport au normal comme à l'anormal, au visible comme à l'invisible matériel (Matière et énergie noires par exemple) et immatériel.

     

    Mots-clés : anthroposphère, réenchantement, réalité, prodiges, anomalies, miracles, Gaïa, hébergement, maison, sphérologie, bulle, carte, réel, modernes, accueil, manifestation.

                       Elie Sorlin        


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