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        button7.gif         Lettre 146 : D'une nouvelle dimension bipolaire du monde, l'axe normal/anormal : illustration par le feu.


    Résumé de la lettre 146

    Pour mieux illustrer ce que nous entendons par « anomalies avérées » nous exposons le cas circonstancié d'une marche sur le feu spectaculaire organisée dans la ville de Mysore et dans les années 20 du siècle dernier. Quelques 300 personnes vont y participer personnellement sans dommage (Parcourir le brasier) si, lors d'une répétition de l’événement festif 15 jours plus tard, trois individus vont grièvement être blessés en s'engageant sur les braises tandis que le « meneur de feu », le « turc » avait sonné la fin de la récréation, clairement indiqué qu'il ne fallait plus entrer dans la tranchée incandescente.


    A chaque nouvelle missive nous commençons toujours par créer un lien, si ténu soit-il, avec les courriers précédents afin que l'internaute occasionnel puisse comprendre économiquement de quoi il s'agit sans avoir à parcourir le reste du site. Dans les messages antérieurs nous tentions de bien faire saisir ce que nous entendions par « anomalies avérées ». Ce sont des faits contrevenant outrageusement à l'ordre habituel du monde. Nombre de modernes croient prétentieusement que ça ne peut pas exister pour la mauvaise raison qu'ils n'en n'ont jamais vus eux-mêmes. Si d'aventure ça leur arrive ils font alors l'inconfortable expérience du scepticisme, de la moquerie et de la disqualification à leur égard ( Toutes attitudes qui étaient précisément les leurs peu de temps auparavant), notre civilisation évoluée refusant délibérément une partie de la réalité (1). Ils découvrent à leur tour, mais un peu tard, que quelque chose dysfonctionne dans notre rapport collectif à ce que nous appelons le monde réel et que celui-ci se révèle plus riche, plus complexe et plus vaste que ce qu'on veut bien en admettre habituellement.

    Après un cas particulièrement bien documenté de lévitation (Lettres 144 et 145) nous avons entrepris d'exposer succinctement une spectaculaire marche sur le feu dans la ville de Mysore, à l'occasion d'une fête donnée par le Maharajah de la région. Des témoins européens (Fonctionnaires et officiers britanniques notamment) sont présents dont Mr J.C. Rollo, principal du Collège de l'endroit ainsi que l’évêque du lieu, un français des Missions étrangères, Mgr Despasture (2), invité lui aussi par les autorités. Le Maharajah arrive, puis s'installe avec sa famille et sa suite à la distance confortable d'une vingtaine de mètres du brasier. Voici ce qu'en dit cet ecclésiastique en tant que témoin averti, prudent et privilégié.

    Le héros de l’événement, le prestidigitateur en quelque sorte chargé de réaliser le spectacle, était un musulman venant du Nord de l'Inde que l’évêque désigne comme Turc ou mahométan: «  Je pensais que cet homme irait lui-même dans le feu. Je me trompais. Il resta à environ un mètre du foyer et invita un employé du palais à marcher dans le feu. Il lui fit signe d'avancer et lui tint un discours où il sembla mettre toute sa persuasion. L'autre ne bougeait pas. Cependant le Turc s'était approché de lui et tout à coup, le prenant par les épaules, il le poussa dans le foyer. Les premières secondes, l'Indien s'efforça de sortir du feu ; puis, soudain, l'expression de frayeur qui était sur son visage fit place à un sourire étonné et il se mit à traverser la tranchée dans le sens de la longueur, lentement, comme en se promenant et en jetant à droite et à gauche des regards satisfaits. Cet homme était pieds et jambes nus. Quand il sortit ses compagnons l'entourèrent et lui demandèrent ses impressions. Les explications de l'Indien furent convaincantes car, un, deux, cinq puis dix serviteurs du palais passèrent alors dans la fournaise. Ce fût ensuite le tour des musiciens du roi parmi lesquels il y avait plusieurs chrétiens. Ils défilèrent trois par trois dans le feu. A ce moment on apporta quelques charretées de grandes feuilles de palmier desséchées et on les jeta sur les braises d'où s'élevèrent aussitôt des flammes plus hautes qu'un homme. Les musiciens y repassèrent à leur tour. Ils portaient leurs instruments, avec, au-dessus, leurs feuilles de musique. Et je remarquai que les flammes qui venaient lécher leur figure contournaient les diverses parties des instruments et effleuraient les feuilles de musique sans les enflammer. Je pense que deux cents personnes passèrent sur les braises, et un centaine au milieu des flammes. A côté de moi se trouvaient deux Anglais : le chef de la police du royaume (un catholique) et un ingénieur. Ils allèrent demander au roi s'ils pouvaient aussi tenter l'expérience. Le roi leur dit qu'ils pouvaient le faire sous leur responsabilité. Ils s'adressèrent alors au Turc qui leur fit signe de s'avancer dans le brasier. Il traversèrent sans apparence de brûlure. » (3).

    Quand ils reviennent près de l’évêque fonctionnant ici en observateur attentif et en enquêteur avisé, ce dernier leur demande leur impression. L'un et l'autre lui disent alors qu'ils sentaient bien qu'ils étaient dans une fournaise mais que le feu ne les brûlait pourtant pas.

    Quand le roi se leva pour indiquer que la séance était terminée, Mgr Despasture vit soudain le Turc se tordre de douleurs sur le sol, en bordure des braises, comme s'il était en proie à d'atroces souffrances et réclamer de l'eau qu'on lui apporta et qu'il but avec avidité. Il entend alors un Brahmane faire à côté de lui la réflexion suivante : « Il a pris sur lui la brûlure du feu. » Cela suggère une sorte de loi « cosmique » selon laquelle rien ne serait totalement gratuit, tout devrait se payer d'une manière ou d'une autre !...

    On peut se rendre compte du sérieux de l’ecclésiastique dans cette réflexion  qu'on trouve dans sa lettre : « Certains soutenaient que nous étions tous hypnotisés et que ce spectacle ne pouvait être qu'une illusion. Pour moi je crois qu'il n'en n'est rien. J'étais en possession parfaite de moi-même, j'ai fait le tour de la tranchée avant la séance ; j'y suis retourné à la fin ; j'ai parlé à ceux qui sont allés dans les flammes ; j'ai même dit quelques Ave Maria pour tenter de faire échec au pouvoir du Diable... Il ne peut être question d'hypnotisme ou de prestidigitation ou d'illusion d'optique ; le feu était un vrai feu comburant : il consumait le charbon de bois et les feuilles de palmier qu'on y jeta par charretées pour faire des flammes. » (4)

    Mr Leroy avec l'aide de l’évêque chercha confirmation de cette histoire auprès d'autres spectateurs : il contacta quatre témoins de marque dont Mrs H. Lingaraj Urs, Macintosh et J.C. Rollo déjà cité qui tous confirmèrent les faits. Nous pourrions cités bien d'autres documents de marches du feu fort impressionnantes également provenant notamment des îles Fidji comme d'ailleurs d'autres endroits du monde.

    Corroborant le fait qu'il s'agissait d'un brasier bel et bien des plus réel et non de l'ordre du « mythe », de la fable ou de la légende urbaine, deux semaines plus tard la scène fût reconduite au même endroit et dans les mêmes conditions, à ceci près toutefois que, lorsque le maître de cérémonie (Le « mahométan » ou le « turc ») indiqua la fin de la marche sur les charbons incandescents, trois spectateurs ne voulurent pas l'écouter, passant outre. Mal leur en pris car, grièvement brûlés, on dût les transporter sur le champ à l'hôpital gouvernemental et l'animateur fût tenu pour responsable puis poursuivi par les tribunaux ; il plaida avoir interdit aux victimes de s'engager, passé un certain délai fixé par lui, ce qui lui permit d'échapper à une condamnation.

    Dans cette traversée de feu spectaculaire, la foule des participants n'eût point dû normalement s'en tirer indemne mais plutôt nous offrir le navrant spectacle d'un holocauste collectif avec quelques rescapés, grands brûlés, à vrai dire d'un désastre ! Tandis qu'on assiste à une scène surréelle de gens passant tranquillement à travers des flammes sans en être incommodés. Le cas des trois désobéissants montre qu'il s'agit bien d'un feu qu'on ne brave pas impunément comme dans nos si sympathiques ateliers actuels de dépassement de soi. L'anomalie se révèle autant par la traversée réussie que dans les échecs telle la célèbre expérience réalisée à Londres par le cachemirien Kuda Bux en 1935 traversant lui aussi un brasier de 3 mètres de long ; mais quand des badauds voulurent lui emboîter le pas sans y avoir été invités, ils furent eux aussi grièvement blessés. (5)

    Ces marches anormales, transgressives, dans ces cas bien particuliers font partie d'une certaine manière des arts du spectacles et le « Turc » ou le jeune cachemirien londonien peuvent être considérés comme autant d' intermittents du spectacle gagnant ainsi leur vie marginale en exploitant leur talent de « maîtrise du feu ». C'est une façon parmi d'autre de « normaliser » le prodigieux en le situant dans le cadre du divertissement. Toutefois ça ne saurait suffire pour inscrire le phénomène dans le pôle gauche de notre axe bipolaire remplis de phénomènes dits « normaux » ou en voie de « normalisation ». Le feu habituellement brûle ; on ne voit pas comment dès lors c'est possible d'y échapper. L’évêque qui n'est pas « idiot » s'interroge ; dans sa culture occidentale et dans sa théologie il ne dispose traditionnellement que de deux options : seul Dieu a pouvoir sur la nature ou... le diable dans certains cas (Le feu étant son domaine infernal de prédilection!..).

    Il remarque que dans le spectacle il n'y a manifestement pas d'enjeu proprement religieux. Il écarte par ailleurs l'éventualité d'une intervention diabolique, aucun signe traditionnel n'allant dans ce sens. Il en conclue, philosophe, à l'intervention d'un tiers inconnu : « A quoi attribuer ces effets ? Je ne crois pas qu'on puisse leur donner une cause matérielle. Du reste rien n'a été employé pour cette fin. Je crois à l'influence d'une entité spirituelle qui n'est pas Dieu. » L'agent qui interagit avec le « Turc » et qui neutralise le feu est manifestement intelligent puisqu'il sait distinguer deux catégories d'objets : les humains avec leurs affaires personnelles, leurs effets qui, contre toute attente, ne brûleront pas, des feuilles de palmier desséchées qui, elles au contraire, s'enflammeront selon toute attente; il épargne donc judicieusement, anormalement tous les êtres du premier groupe comme il consume normalement ceux du second. Il œuvre également en étroite connexion avec le meneur de feu, interagissant d'une manière ou d'une autre avec lui puisqu'il lui indique la plage de temps pendant laquelle s'exercera l'anomalie, la limite à ne surtout pas dépasser, au-delà de laquelle plus personne ne devra marcher sur les braises sans risquer son intégrité. Il laisse enfin une seconde loi cosmique s'appliquer (A ce qu'il semble) selon laquelle rien, absolument rien ne serait totalement gratuit, pas même le charisme de maîtrise encadrée du feu, qu'un prix doit être payé pour la suspension transitoire d'une loi de la thermodynamique. Peut-être d'ailleurs serait-ce dans le prix que le Turc doit régler à cette « entité », à ce tiers intelligent et non sans puissance ; mais cette dernière est toutefois encadrée, limitée spatialement, temporellement, socialement.

    Achevons cette lettre 146 sur cette réflexion non dénuée de prudence et de sagesse émanant d'un observateur honnête et raisonnable (Mgr Despasture), en vous annonçant qu'en lettre 147 de février prochain nous vous entretiendrons d'anomalies prodigieuses concernant cette fois la thaumaturgie ou chirurgie non conventionnelle. A nouveau répétons que le but que nous nous fixons n'est pas d' étonner l'internaute ni de rivaliser avec les grands sites du paranormal, de l'étrange, mais de vous signaler non sans une certaine insistance voulue qu' une portion du réel échappe à la volonté d'emprise sur le monde de notre propre civilisation naturaliste; dès lors celle-ci, mécontente, va s'employer à nier la réalité de cette portion par tous moyens intrasystémiques à sa disposition outre une cohorte d'acteurs dédiés à tenir cette position défensive, en grande partie inconsciente. Www.menetic-site.net entend démasquer un tel point aveugle avec ce qui lui correspond visuellement dans le panorama offert, parcouru, contemplé.

    Mots-clés : marche sur le feu – incombustion – témoignage – transgression - macula - point aveugle - défense

    Notes et bibliographie

      (1) On trouve mention de cet évêque missionnaire avec sa photo dans le livre richement illustré dû à un collectif : Les Missions Etrangères en Asie et dans l'Océan Indien, Les Indes savantes, Paris, 2007, en page 95. Il faut savoir que dans la religion catholique la dimension missionnaire ayant charge d'évangélisation du Monde est essentielle. De très nombreux ordres, congrégations, instituts ou sociétés s'y consacrent totalement dont les « Missions Étrangères » possédant un superbe séminaire, rue du Bac à Paris d'où partirent de nombreux jeunes au 19ème siècle qui périrent martyrs en Asie notamment.

      (2) Cela est si vrai que toutes les personnes qui, dans notre civilisation, font une expérience hors du commun du genre NDE par exemple, s'abstiennent généralement d'en parler pendant une, deux, voir trois décennies afin de n'être pas prises pour des illuminées ou des folles par leurs proches ou leur entourage et de se protéger. Nous invitons fortement le lecteur à lire « La nuit de feu » du romancier bien connu Eric-Emmanuel SCHMITT, publié chez Albin Michel en 2015, pour s'en convaincre. Il fait son expérience transcendante en 1983 mais ne prendra le risque de ne la dévoiler qu'en … 2013, une fois sa notoriété assurée. Même chose pour Marie de Solemne qui vit une NDE exceptionnelle à 29 ans en 1983 également. On attendra pareillement 30 ans son émouvant témoignage  qu'on peut écouter sur You tube dans une vidéo de IANDS International dont on connaît le sérieux en matière de traitement des NDE (Cf La mort transfigurée d'un des fondateurs de Iands). Pourquoi ces délais ? D'abord pour se protéger de la société risquant dans un premier temps de vous déstabiliser en vous considérant délirant (e) ou halluciné (e). Ensuite pour s'assurer de jouir d'une notoriété comme d'une reconnaissance suffisantes pour espérer pouvoir, le moment venu, raconter fidèlement, sans emphase, avec les mots appropriés son odyssée de telle sorte qu'on vous écoute avec un minimum d' à priori favorable : vous avez alors moins à craindre psychologiquement et financièrement du fait que vous êtes déjà connu, reconnu comme quelqu'un de sérieux, méritant d'être entendu.

      (3) On trouve les sources de ce récit dans l'ouvrage circonstancié du Dr Leroy, Les Hommes Salamandres, Desclée, de Brouwer et Cie, 1931, pp. 40 – 45, cité par l'américain Herbert Thurston dans son ouvrage : Les phénomènes physiques du mysticisme, publié chez Gallimard en 1961, pp. 227 à 229. Thurston, médecin de formation, par la suite devenu prêtre jésuite, travailla de longues années dans l'administration Vaticane où il fût une sorte d' observateur mondial des prodiges se produisant principalement dans le cadre de la religion catholique. Sa situation lui permit de contacter personnellement Mgr Despasture, l'évêque de Mysore, qui lui confirma en tous points ce qu'il avait déjà relaté dans une lettre circonstanciée citée in extenso dans l'ouvrage de Leroy et dont nous fournissons quelques extraits.

      (4) Idem, p. 229

      (5) In Les phénomènes inexpliqués, Sélection du Reader's Digest, Paris, 1983, L'art de marcher sur le feu, p. 267

                       Elie Sorlin        


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