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        button7.gif         Lettre 147 : D'une nouvelle dimension bipolaire du monde, l'axe du Normal et de l'Anormal : illustration par la thaumaturgie.


    Résumé de la lettre 147

    Cette missive poursuit sa présentation d'anomalies avérées en s'attachant cette fois à cette partie de la thaumaturgie qu'on désigne par « chirurgie spirituelle », « chirurgie à mains nues » ou encore de manière plus neutre : « chirurgie non conventionnelle ». Elle insiste aussi sur la façon dissociée dont usent habituellement les historiens lorsqu'ils en parlent : ils recherchent en principe la vérité à l'aide des méthodes propres à leur discipline ; mais lorsqu'enfin ils sont parvenus à montrer qu'il s'agit d'un fait anormal avéré, il n'est plus question d'y souscrire personnellement ; ils le présentent dès lors comme un objet de croyance propre aux témoins qui, dans ce cas, ne sauraient être quelconques puisque ce genre de professionnels les trient habituellement sur le volet, science oblige ! A vous, lecteur, de vous faire votre propre opinion. N'est-ce pas beau et généreux comme attitude ?


    Tandis que dans notre dernier courrier (Lettre 146 de février 2016) nous vous exposions un second spécimen de transgression avérée aux lois de la nature avec quelques 300 personnes traversant une fournaise sans en être incommodées, passons maintenant à la catégorie de la chirurgie non conventionnelle faisant elle-même partie de l'immense domaine de la thaumaturgie et des guérisons anormales, inexplicables, prodigieuses ou miraculeuses.

    A nouveau rappelons que notre projet n'est pas de rivaliser avec les sites ou blogs traitant de paranormal. Ceux-ci abordent les phénomènes anormaux par des mises en scène à finalité documentaire et récréative. On peut ainsi ranger leurs administrateurs dans la classe des nouveaux intermittents numériques du spectacle ou d'un certain type d' histoire flirtant avec le genre fantastique.  Si www.menetic-site.net s' occupe assurément de l'anormal c'est dans le but de l'inscrire dans la réflexion contemporaine à laquelle présentement il échappe, à quelques exceptions près (1).

    Schizoïdie académique

    Car ne nous y trompons pas, quand bien même un spécialiste, un scientifique prend le risque de vouloir en parler à son tour, c'est pour mieux placer le phénomène dérangeant dans une forme traditionnelle de récit, au mieux dans une discipline spécifique : l' histoire. Entreprise intéressante assurément mais qui esquive soigneusement tout rapport franc, véritable avec la réalité, le cosmos, le monde, nous-mêmes. Dans ce cadre académique éprouvé, convenu, le rôle, la fonction de ces anomalies dans l'évolution se voit éludée pour la principale raison suivante: ce que cherche à rapporter souvent avec un soin méticuleux comme sa discipline l'y contraint le scientifique spécialisé ou ce sur quoi il va écrire concernant l'étrange : il n'y croit tout simplement pas, un peu comme s'il déployait tous ses efforts à propos d'un conte de fée, le témoignage humain n'ayant à ses yeux, pas grande valeur (2). Si bien que la littérature universitaire actuelle sur l'anormal, si honnête soit-elle, diffère finalement assez peu du fantastique puisqu'elle rapporte des faits richement documentés comme s'ils n'étaient qu'imaginaires et donc légendaires. En laissant entendre, au terme de ses investigations, qu'ils seraient vrais pour lui-même en personne, ce savant risquerait son poste, sa carrière, son avancement avec chute de l'estime de ses pairs et confrères, ce qu'il souhaite éviter, on le comprendra aisément. Toucher à l'anormal comporte donc quelques risques professionnels qu'une revendication de scepticisme ne conjure pas toujours (3).

    Une telle attitude, d'un point de vue clinique, peut être diagnostiquée schizoïde, dissociée, puisque d'un côté le chercheur s'ingénie à croiser très raisonnablement les données pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un fait ayant réellement eu lieu à un certain moment du temps et que simultanément de l'autre il est absolument hors de question pour lui de laisser entendre qu'il s'agirait d'un événement doté d'une once de réalité effective. Il lui suffit alors bien souvent de laisser entendre : « Ce fût réel assurément mais uniquement pour les gens qui rapportent les faits ; ces gens ont certes existé ; on dispose bien de leur identité ; ils étaient sans nul doute honnêtes, équilibrés, sérieux, crédibles sans quoi nous ne retiendrions pas leurs témoignages en tant qu'historiens ; mais ça ne concerne après tout qu'eux-mêmes. Aussi devons-nous prophylactiquement nous protéger de leur croyance comme de leurs certitudes en la réalité objective de leur expérience en vertu d'un principe de neutralité sacro-saint, de non engagement. » Ce qui équivaut à se déclarer incompétent en matière d'objectivité des faits pourtant si coûteusement établis par le spécialiste qui d'ailleurs traite de la même façon cavalière constats d'huissiers, de gendarmerie, bref toutes pièces administratives, médicales, officielles attestant d'un phénomène anormal avéré! La multiplication de ces documents lui sera des plus précieuse mais pour finalement aboutir à laisser entendre que cette foule de témoins fort coûteusement convoquée à son auguste tribunal de l'histoire croyaient bien voir en toute bonne foi, ce qui n'est aucunement son cas ; il laisse finalement entendre à son lecteur que tout cela n'est après tout que pur récit tout en proclamant qu'il le laisse libre de penser ce qu'il voudra.

    Histoire de confiance en l'autre, présente aussi dans les sciences dures

    Se trouve manifestement en jeu ici la confiance fondamentale dans ce que peuvent dire les autres, dont on les crédite raisonnablement de la même manière qu'en science dure tout rapport d'expérience comporte également, à bien regarder, un aspect humain, subjectif, nécessitant une certaine dose de confiance dans le sérieux, la compétence et l'honnêteté de l'équipe d' expérimentateurs, d' analystes et de rédacteurs/ rapporteurs témoignant de ce qu'on vient de réaliser au sein d'un laboratoire par exemple. Ce n'est pas parce qu'on va devoir réitérer maintes fois l'expérience pour valider sa valeur que ça retire automatiquement toute consistance au témoignage dans les disciplines scientifiques les plus exigeantes et les plus pointues. Simplement la différence entre le témoignage traitant du normal dans les sciences dures et l'attestation circonstanciée ayant pour thème l'anormal tient au fait que, par nature le premier renseigne sur des événements objectifs à volonté répétables tandis que le second ne concerne que des événements tout aussi objectifs que les précédents mais non reproductibles à la demande, échappant de ce point de vue à l'opérateur humain ; dès lors ce dernier ne dispose plus que du langage pour en parler avec les résidus, les signes ou les inscriptions objectives dans le réel, dans la matière ou dans le ou les sujets eux-mêmes, susceptibles ensemble d'authentifier les rapports circonstanciés qu'il en fait (4).

    « TCA » et « TCN »

    Aussi devrions-nous désormais parler de « Témoignage Crédible concernant le Normal » ou « TCN » constatable jusque dans nos sciences les plus dures qui ne peuvent s'en dispenser et de « Témoignage Crédible concernant l'Anormal » ou « TCA » dans le champ qui nous occupe ici, les deux « T » s'équivalant humainement si leur contexte d'émergence manifestement diffère. Si bien qu'on peut conclure avec assurance touchant le Normal : pas d'attestation humaine crédible, pas de confiance mesurable d'ailleurs (Le fameux degré de confiance des statisticiens), pas de science possible car pas de rapport d'expérience, pas de divulgation des découvertes et pas de financement ; puis concernant à son tour l'Anormal, l'étrange : pas d'attestation humaine crédible, pas de confiance estimable : pas d'anomalie objective reconnaissable, le normal et l'anormal de notre axe bipolaire impliquant tous deux le dénominateur commun « TC ».

    Retour au phénomène : 3 ème exemple d'anomalies

    Tandis que les deux précédents exemples d'anomalie : lévitation et marche sur le feu nous sont temporellement éloignés, ne mettent en jeu que quelques dizaines, voire centaines d'individus, et que nous ne disposons d'aucune photos à leur sujet, la thaumaturgie prodigieuse comme la chirurgie non conventionnelle contemporaine bénéficient depuis l'avènement planétaire de l'internet et les milliards d'appareils connectés d'une discontinuité majeure, d'un changement d'échelle historique. A la différence de ce qui se passait jusque dans les années 90, le numérique de masse bouleverse notre rapport à la documentation, aux données.

    Nous allons ici vous présenter deux remarquables thaumaturges actuels sélectionnés pour leur bonne visibilité numérique puisque l'on dispose à leur sujet de films documentaires professionnels, de nombreuses vidéos d'amateurs, prises à l'improviste, sous de nombreux angles comme à des distances rapprochées, en pleine lumière et sans précautions particulières de surcroît. Ces documents circulant sur la toile fonctionnent comme autant de sondages aléatoires sur une population de phénomènes, d'interventions et de témoignages humains fournis en temps réels et se comptant par milliers. Ces vidéos prises à même le terrain permettent de voir des foules de patients provenant de maintes religions et de toutes nationalités, de tous âges comme de tous milieux faisant le siège de ces deux guérisseurs. Elles les prennent évidemment aussi à l’œuvre. Le premier est le brésilien Joao Teixeira de Faria plus connu sous le nom de Jean de Dieu ; le second le philippin Alex L. Orbito. Sexagénaires tous deux on peut porter à leur crédit plus d'un demi-siècle de pratiques thaumaturgiques exercées sans discontinuer jusqu'à ce que nous rédigions ces lignes (Fin 2015) avec, pour autant que nous puissions en juger, constance, modestie, désintéressement, intégrité, qualités associées à une rare disponibilité envers les nombreuses personnes sollicitant une intervention curative, les médias ainsi que vis-à-vis de médecins ou de chercheurs occidentaux curieux d'observer la manière dont ils opèrent et les résultats qu'ils obtiennent.

    Le mode opératoire de chacun d'eux diffère. Jean de Dieu use la plupart du temps d'un instrument tel que couteau, scalpel, bistouri à l'aide duquel il incise la peau, découpe les chairs, parfois en profondeur tout comme ferait un chirurgien d'antan, sans asepsie ni anesthésie. Le patient se tient souvent debout, éveillé, ne témoignant d'aucune souffrance telle qu'elle rendrait l'intervention impossible. L'opération achevée, il s'en va comme il était venu, tout ou partie de son mal en moins.

    Alex L. Orbito n'opère qu'à mains nues, le spectre de ses interventions couvrant la simple imposition des mains jusqu'à l'ouverture et pénétration corporelle profonde qu'attestent des débuts d'hémorragies avec extraction de matière organique suivie instantanément de toute trace d'incision préalable : seins, abdomens s'entrouvrent subitement, laissant apercevoir des intérieurs sombres et béants où les mains du guérisseur peuvent s'enfoncer jusqu'aux poignets en s'agitant et en se retournant à l'intérieur même du corps des patients dans ce cas paisiblement étendus et conversant gaiement avec l'entourage. On peut même entendre le clapotis que font les mains en contact direct avec les organes et les liquides internes manipulés et pressés. Tandis qu'un assistant éponge le sang qui sourd des corps ouverts, on assiste médusé à la cicatrisation instantanée des incisions parfois énormes. La caméra peut par exemple capter en gros plan d'un visage l'énucléation d'un globe oculaire que l'experte main du guérisseur extraie de son orbite et va jusqu'à tirer à dix ou quinze centimètres comme on ferait d'une bille reliée à un élastique. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire l’œil est nettoyé puis replacé dans son orbite, le patient se relevant aussitôt pour tranquillement s'en aller, laissant la place au suivant.

    On voit des parents allemands lui amener leur fils adolescent gravement atteint. On peut alors assister alors en pleine lumière avec eux à l'intervention proprement surréaliste sur leur garçon ; la mère déclare ensuite avoir failli s'évanouir devant l'énorme ouverture du corps de son enfant ayant préalablement subi en Europe une intervention ayant laissé une vilaine cicatrice de 40 cm contraignant le jeune homme à marcher depuis courbé. On voit alors Orbito refaire manuellement la couture, redonner de l'élasticité aux tissus en effleurant simplement du bout des doigts la cicatrice tandis que l'adolescent se redresse soulagé mais non totalement guéri de sa maladie qui nécessitera d'autres interventions de ce type, opérant d'ailleurs de concert avec un suivi hospitalier classique.

    Nous poursuivrons en lettre 148 (Avril 2016) cette présentation de grands thaumaturges contemporains défiant les chroniques avec cette particularité que chaque internaute qui nous lira peut vérifier nos dires à tout instant par lui-même de deux manières pratiquement inconnues voici un siècle : la consultation gratuite des multiples vidéos sur le net, toutes plus récentes les unes que les autres, le voyage touristique immédiat un peu plus coûteux au cours duquel il pourra prendre les vues qu'il voudra, à la distance qu'il choisira. Il découvrira à quel point le réel ne correspond pas tout à fait à l'idée préconçue dont il avait hérité ou qu'il voulait bien s'en donner. Il est plus riche, plus dense, plus complexe qu'on ne le pense habituellement.

    Notes et bibliographie (Lettre 147)

    (1) Nous excluons du champ proprement réflexif les débats, les émissions pseudo-culturelles sur le thème, les sites d'information et d'inventaire sur le sujet, proposant souvent des vidéos, enfin les sites sceptiques ou au contraire traitant inconsidérément de merveilleux.

    (2) L'internaute peut repérer cette posture cognitive particulière dans maints articles de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia dédiés à des phénomènes anormaux, prodigieux, étranges ou miraculeux. Ils sont de plus en plus souvent rapportés très correctement (Sur ce point il n'y a généralement rien à redire) mais comme autant de faits allégués, non avérés ; que faudrait-il pour le devenir ? Changer tout simplement de statut en se transformant en phénomènes...normaux répétables à volonté … in vitro, en laboratoire ! Or l'essence de la haute étrangeté est d'échapper à notre contrôle omnipotent.

    (3) En quittant le domaine des anomalies pour celui des sectes ou groupes prétendus tels, on connaît l'expérience de l'ethnologue Maurice Duval étudiant dans le cadre d'une thèse d'état 4 années durant la communauté dite du Mandarom, indûment étiquetée « secte ». Dans son livre « Un ethnologue au Mandarom » il raconte son aventure ; bien qu'étant lui-même agnostique, rien n'y fit ; son objet d'étude le fit considérer comme un paria par son environnement universitaire et sa hiérarchie. Ne parlons pas de la violence administrative s'exerçant parfois à la limite de la légalité envers certaines associations (Cars de CRS surarmés débarquant au petit matin, sur simple soupçons ou dénonciations sans la moindre vérification préalable, hors état d'urgence).

    (4) Nous aurons l'occasion de revenir sur ces « inscriptions dans le réel ou la matière même » lorsque nous traiterons des « objets anthroposphériques » telle l'image de Guadalupe vieille de 5 siècles déjà. Nous verrons alors très précisément comment un universitaire, américaniste reconnu, traite ce type d'objet.

    Mots clés

    TCA - TCN - schizoïdie académique - dissociation cognitive - chirurgie non conventionnelle - chirurgie spirituelle - chirurgiens aux mains nues - Jean de Dieu - Orbito - rapport de réalité

                       Elie Sorlin        


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