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          button7.gif         Lettre 149 : De l'infime mais patente anomalie


        Résumé de la lettre 149

    Cette lettre présente le cas d'une anomalie infime qu' il fût difficile d'isoler  puis de valider expérimentalement et statistiquement: elle consiste dans l'influence ténue de la matière vivante sur tous dispositifs matériels. A défaut de théorie pour expliquer pareil effet, nous rangerons ce type d'anomalie dans le pôle droit de notre nouvelle dimension bipolaire du réel. Tant qu'elle demeurera une énigme elle y restera jusqu'à ce qu'une explication appropriée la normalise, la réduise et de ce fait la fasse changer de pôle. Alors, mais alors seulement cette anomalie disparaîtra comme telle en devenant normale, explicable, non énigmatique. L'axe bipolaire va devenir la base de notre future Anthroposphère constituée notamment de deux hémisphères : l'un d'eux sera celui de la manifestation de la bipolarité ; l'autre celui de la source des anomalies.


    Dans nos lettres précédentes nous vous proposions à titre de spécimens représentatifs des exemples d'anomalies patentes, macroscopiques, s'imposant pour ainsi dire aux observateurs qui n'avaient que le choix de faire mine de les ignorer, s'ils le souhaitaient, ou de penser qu'ils avaient été peut-être les victimes leurrées d'illusions, d'hallucinations, de mirages. Dans ce nouveau courrier nous allons vous présenter une illustration d'un genre d'anomalie avérée bien particulier : elle est impossible à percevoir empiriquement, naïvement ; en d'autres termes elle ne s'impose pas à l'observateur qui, bien au contraire, va devoir déployer des trésors d'ingéniosité pour l'identifier, coûteusement parvenir à l'isoler puis réussir en fin de compte à en authentifier objectivement la réalité.

    Dès les années 70 des chercheurs s'attachèrent à mettre en évidence l'influence ténue, éminemment variable en intensité, universelle et reproductible du cerveau, de la conscience, de l'esprit sur certains systèmes physiques, qu'ils soient mécaniques, électroniques, optiques ou autres. Cette influence était connue depuis un certain temps déjà mais dans un cadre étroit : celui de sujets bien particuliers, suffisamment originaux pour se voir repérés : sans être pour autant des médiums on avait néanmoins observé empiriquement une certaine corrélation entre leur présence et des incidents répétés de fonctionnement dans les appareillages dont ils s'approchaient sans même d'ailleurs avoir pour cela besoin de les toucher. A ce propos le cas reconnu du physicien W. Pauli illustre assez bien le phénomène puisqu'il lui suffisait de s'approcher de certains instruments de précision pour perturber toutes prises de mesures et même parfois involontairement provoquer un incident indésirable, une panne de la machine au point que l'un de ses prestigieux collègues, le physicien Otto Sterne, expérimentateur performant, lui avait pour cette raison interdit de pénétrer dans son propre laboratoire. Cette influence s'était même vue humoristiquement désignée par « effet Pauli » dans le milieu éclectique et relativement cloisonné des grands physiciens de cette époque inventive, couvrant grosso modo la troisième décennie du XX ème siècle (1920/1930).

    Puis dans les années 70 on vit apparaître dans quelques très rares laboratoires européens des petits boîtiers ludiques montés sur roulement à billes circulant de manière aléatoire 24 heures sur 24, chacun sur un plateau lisse ; ils étaient dotés d'un stylet qui traçait en continu allées et venues du boîtier sur le papier. En dépit de la faible sophistication de ce dispositif d'enregistrement de première génération, on était cependant à même d'observer déjà des différences entre « gribouillis » obtenus de nuit, à proximité d'un corps humain et de jour, sans personne dans l'environnement du mini robot. Nous nous souvenons personnellement d'en avoir vus sans être capable malheureusement d'en l'endroit précis. L'être humain paraissait influencer par sa seule présence les déambulations de ce genre de petit système électromécanique plus ou moins autonome. Les tracés variaient avec les personnes comme si ces dernières laissaient involontairement leur empreinte ou signature dans les graphiques. Ce type d'expérimentation ne pouvait qu'être sujet à critique tant étaient nombreuses les causes possibles de ces variations interindividuelles : micro-vibrations du support, courants d'air, aléas dans le fonctionnement de ces machines artisanales non standardisées sans parler de l'enregistrement lui-même et de l'incapacité dans laquelle on se trouvait à l'époque d'extraire correctement le signal ténu d'un bruit de fond complexe.

    C'est seulement vingt années plus tard, au « Laboratoire des anomalies » de la prestigieuse université américaine de Princeton, que des chercheurs comme Brenda Dune et surtout Robert Jahn, ancien doyen, ingénieur spécialisé dans la propulsion spatiale plasmatique, la mécanique des fluides et la cinétique des gaz, purent définitivement objectiver, moyennant dix années d'efforts comme de calculs exigeants, la sensibilité ténue, infime et marginale mais indubitable des systèmes matériels, mécaniques, électroniques ou optiques à l'humain : les opérateurs, individuellement, systématiquement et surtout de manière reproductible, influençaient tous, quoique inégalement les machines ; cela survenait de manière habituellement indiscernable hors expérimentation et calcul statistique de haute volée. En outre chaque agent avait, à son insu, sa manière particulière d'influencer le système matériel. L'effet Pauli témoignait ainsi clairement de la différence qu'il convient d'établir entre des observations empiriques spectaculaires et objectives concernant des personnalités hautement singulières, « charismatiques » et une validation rigoureuse, fruit d'une expérimentation longue, coûteuse, concernant la masse indistincte des individus, qu'ils soient ou non des sujets doués comme on dit : les premières sont tout aussi réelles que les secondes bien que seules ces dernières sont étiquetables « faits scientifiques » du fait d'un long et fort exigeant processus de validation, les premières se contentant d'investigations sur la qualité et sur l'honnêteté des témoins. Les faits scientifiques s'ingénient à se passer autant qu'ils le peuvent des témoignages dont se nourrissent au contraire les faits empiriques étroitement intriqués de relations humaines.

    Les recherches n'ont cessé de se poursuivre depuis sur les discrètes relations qu'entretiennent ainsi machines et vivants. Dans son Dictionnaire de l'impossible paru assez récemment chez Plon (2013), l'écrivain D. Van Cauwelaert particulièrement bien informé mentionne la thèse d'un certain Dr R.Peoc'h soutenue brillamment en 1986 et dédiée à l'étrange relation d'attachement s'étant établie entre un poussin et un petit robot (Tychoscope conçu par l'ingénieur Pierre Janin), censé remplacer sa mère poule ; les deux interagissaient, s'influençant mutuellement, bien que le robot ait été programmé pour se déplacer aléatoirement et de manière autonome; vous pouvez consulter cette thèse à l'adresse suivante : http:/psiland.free.fr/savoirplus/thèses/peoch.pdf. A l'heure qu'il est, personne semble-t-il, n'est encore parvenu à mettre en défaut ses étonnantes conclusions.

    C'est dans notre lettre 150 de juin prochain que nous aborderons notre cinquième et dernier exemple d'anomalie avérée avec l'affaire dite de la « mémoire de l'eau » fortement médiatisée en son temps. Nous nous garderons bien de prendre parti mais chercherons à montrer un cas d'anomalie apparente mais en attente de se voir rigoureusement confirmée comme telle ; c'est à la science de nous le dire ; dans cette éventualité la « mémoire de l'eau » quitterait alors ipso facto le pôle droit de notre axe anomalique pour rejoindre le pôle gauche, opposé, des phénomènes dits normaux. Cet axe est pour nous de la plus grande importance puisque sans pôle droit anormal, c'est-à-dire devant un réel amputé de sa moité en quelque sorte il nous serait alors impossible à jamais d'édifier, de construire, de dessiner les plans de notre future ANTHROPOSPHERE. Vous l'aurez bien sûr déjà deviné : elle va être faite de deux hémisphères… l'un sera l'endroit familier que nous connaissons où se manifestent simultanément quoique inégalement et le normal et l'anormal ; l'autre deviendra la source d'une grande partie des anomalies de toute nature qu'observe et qu'expérimente l'humanité depuis la nuit des temps (1).

    Notes et bibliographie

    (1) La théorie des 4 ontologies de l'anthropologue Ph. Descola qu'il expose dans son livre  déjà cité : Par delà nature et culture est de ce point fort intéressante puisqu'elle partage l'humanité en 4 grands bassins ontologiques dont aucun ne saurait prétendre au leadership en dépit des prétentions exorbitantes de notre société à vouloir dominer prétentieusement le monde ; or 3 d'entre elles reconnaissent la présence d'anomalies dans le réel. En d'autres termes nous sommes, nous autres modernes, les seuls au monde à ne pas les voir, à en refuser même la possibilité. De ce point de vue nous sommes les seuls frappés de cette sorte cécité tout en nous persuadant que ce sont tous les autres qui hallucinent.

    Mots-clés : infime anomalie - effet Pauli - normalisation - machine - vivant - influence - dispositif matériel – bipolarité – hémisphères – anthroposphère

    Elie Sorlin        


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