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          button7.gif         Lettre 150 : Cinquième exemple d'anomalie : affaire de la « mémoire de l'eau » 


        Résumé de la lettre 150

    Cette 150 ème lettre évoque brièvement le cas de la mémoire de l'eau, anomalie vivement controversée quand elle parvint à la connaissance des spécialistes comme d'un public élargi. Le phénomène est intéressant car il nous montre et la manière dont la science fait parfois brutalement chez elle le ménage et comment une anomalie se trouve en attente d'être confirmée, expliquée, réduite. Si elle conserve malgré tout son caractère énigmatique elle fera partie non du noyau dur des phénomènes anormaux, mais de sa périphérie flottante et floue, dans ses anneaux orbitants. On en comprendra mieux les raisons lorsqu'on disposera du modèle complet de l'anthroposphère comportant non pas un mais deux hémisphères.


    Elle est connue : on peut en lire le déroulement à épisodes sur Wikipédia. Elle nous intéresse pour au moins deux raisons. Elle offre une illustration de la manière dont la science fait parfois chez elle le ménage en n'hésitant point à requérir contre toute attente un gros bras (Ou une petite main comme on voudra!) tel le prestidigitateur américain Randi déjà mentionné dans l'une de nos précédentes lettres. Ce dernier est un magicien, connu dans les années 70 pour donner « l'estocade finale » du ridicule aux malheureuses victimes que les scientifiques sceptiques vouaient à un lynchage médiatique ! La victime de cette malheureuse histoire en fût un virologue de renom, le français J. Benveniste s'étant préalablement évertué, vingt années durant, à démontrer que l'eau disposait d'une mémoire active des produits avec lesquels on l'avait mise en contact mais qui ne s'y trouvaient plus présents au moment de la mesure. Si on l'avait associée par exemple à quelques molécules d'aspirine puis qu'on s'était ensuite arrangé pour qu'elle n'en contienne plus aucune, cette eau redevenue pure continuait néanmoins d'avoir un effet antalgique hors de tout effet placebo.

    A cet effet il avait réalisé onze expériences successives et coûteuses, chacune d'elles comportant des centaines de couples de mesures. Il pensait enfin au terme de ce processus exigeant mais conventionnel, tout à fait conforme aux standards, être parvenu à objectiver cette étonnante propriété à partir notamment des effets de substances matériellement disparues de l'eau mais pourtant demeurant étrangement efficaces sur le fonctionnement d'un cœur irrigué par elle dans le cadre d'un dispositif expérimental éprouvé bien connu des spécialistes.

    Comme l'exprime avec clarté le chercheur Francis Beauvais (1), l'un des excellents analystes de cette affaire, les expériences de Benveniste ne furent jamais totalement reproductibles par d'autres équipes que la sienne. A l'instar de nos prodigieux brasiers qui tantôt brûlaient, tantôt vous épargnaient sans qu'on sache pourquoi, tantôt l'eau se souvenait, continuant d'avoir quelqu'effet tantôt non ! En outre, phénomène tout aussi préoccupant, quelques fussent les moyens dont usait l'équipe de J. Benveniste pour arriver à ses fins, mettre en évidence cette fameuse mémoire de l'eau, les résultats obtenus révélaient une troublante monotonie, comme s'ils étaient finalement peu concernés par les diverses causes censées produire le signal attendu ; F. Beauvais met alors en un saisissant parallèle l'hystérie de Charcot et l'eau de Benveniste : la première ignorant l'anatomie puisqu'on observait des paralysies hystériques sans altération objectivement repérable d'un quelconque organe, ce qui fit conclure à Freud qu'on se trouvait devant un phénomène ressortissant du langage plutôt que de la neurologie ou de la médecine somatique. Il semblait en être de même pour la mémoire de l'eau qui confrontait les observateurs impartiaux à des résultats aberrants, paraissant faire fi de la causalité physique normale puisque les signaux obtenus en étaient déconnectés, suspendus en partie à des influences personnelles incontrôlées autant que non prises en compte par le dispositif expérimental de Benveniste : très concrètement, avec certains expérimentateurs l'eau avait de la mémoire tandis qu'avec d'autres, les plus nombreux d'ailleurs, elle devenait curieusement amnésique, comme s'ils la décontenançaient, la troublaient et la lui faisaient soudain perdre !

    Cette affaire est intéressante pour une seconde raison : en nous offrant un exemple d'anomalie en attente de résolution ; si l'on parvient à objectiver cette fameuse mémoire et même à l'expliquer, une telle propriété pour étonnante qu'elle aie pu apparaître dans un premier temps deviendra « normale », cessant dès lors de présenter sa candidature pour entrer dans la catégorie des phénomènes anormaux. De même que d'innombrables objets et matériaux dans notre monde humain familier dispose d'une mémoire ou de quelque chose qui lui ressemble, l'eau rejoindrait cette population fournie (Ne parle-t-on pas à ce propos de matériaux à mémoire de forme par exemple?). En outre, de la même façon que notre mémoire peut nous jouer des tours, avoir des effets, l'eau pure deviendrait à certaines conditions efficace : une seule fois mise en contact avec tel ou tel produit puis purifiée elle en conservait des propriétés; cela ressemble de façon troublante à ce qu'on appelle l'intrication quantique qui fait que deux photons une seule fois mis en contact réagiront désormais de la même manière quelque soit la distance qui les sépare, comme s'ils ne faisaient plus qu'une même mystérieuse entité : l'eau paraissait alors former avec le produit un système similaire. Bref on voit où cela pouvait mener : vers une sorte de nouvelle physique, chimie, causalité et même de nouvelle médecine évoquant plus ou moins l' homéopathie.

    Considérons donc tous ces exemples : lévitations patentes, passages dans le feu sans séquelles, chirurgie thaumaturgique impressionnante, interaction inattendue de l'inanimé avec le vivant, éventuelle mémoire de l'eau comme autant de transgressions étranges à ce que nous appelons « lois de la nature ». Elles expriment, chaque fois de manière originale, cette dimension d'anormalité inhérente au monde proprement humain, à l'expérience que nous pouvons faire de ce dernier. Représentons-la sous la forme d'un axe horizontal bipolaire que nous appellerons « axe anomalique » du fait des anomalies observées, ces dernières constituant l'une de ses deux extrémités, arbitrairement celle de droite : représentation d'une droite orientée que chacun peut aisément dessiner.

    Entendons-nous pour placer de la même façon à gauche le bloc des phénomènes normaux, réguliers, les plus nombreux et donc, à titre d'exemple, les lévitations réalisées à l'aide de techniques ingénieuses comme savent le faire habilement pour nous distraire les illusionnistes ou encore les immolation par le feu, les bûchers, les incendies innombrables dans lesquelles on peut perdre la vie, les interventions chirurgicales conventionnelles, bref tous les phénomènes auxquels nous nous attendons et qui ne sauraient nous étonner de ce fait.

    Puis situons, à l'extrémité opposée, les lévitations « copertiniennes » ou les « marches sur le feu » comme celles de la ville de Mysore, transgressant toutes lois connues, déjouant toutes nos attentes ou encore les guérisons obtenues non conventionnellement, prodigieusement. Nous qualifierons cette extrémité concentrant les transgressions avérées aux lois scientifiques d'anomalique. Malgré sa composition quantitativement minoritaire, c'est elle qui, par extension, qualifiera l'axe entier ou la nouvelle dimension conférée au réel dont maintes observations autorisent l'extraction, la Science y contribuant paradoxalement par sa réticence à vouloir s'en occuper ou même son refus, tous ces phénomènes la défiant frontalement puisqu'ils contreviennent à des lois réputées ne souffrir aucune exception.

    Le pôle droit : une zone intéressante à explorer

    Cette dimension bipolaire, par son extrémité droite débouche sur un champ profondément original, celui-là même des phénomènes anormaux, prodigieux, miraculeux, transgressifs dont nos lettres précédentes ont donné un quintuple échantillon. Assurément il n'existe pas encore en tant que domaine constitué du savoir, mais rien ne nous empêche d' y tendre. A cet effet il convient d'emblée de le comprendre ainsi : au cœur de la zone on aurait les phénomènes, les états, les entités, les objets, les manifestations à l'évidence anormales. Au fur et à mesure qu'on s'éloignerait de ce noyau anomalique assuré on irait vers une périphérie contenant des événements plus incertains, en attente d'explication, de réduction, telle l'eau de Benveniste que l'on devrait alors, à la limite, extraire du champ pour la ranger dans le pôle opposé, celui de la normalité, si d'aventure on parvenait à expliquer simultanément et ses capacités mnésiques et l'instabilité des résultats, bref si on « réduisait » l'anomalie, si on en résolvait l'énigme apparente.

    Enfin gardons présent à l'esprit qu'en matière d'anomalie tout comme en art, dans ce domaine constitué de myriades de phénomènes, d'événements, d'états, d'individus, d'objets tous plus étranges les uns que les autres, certains brillent d'un plus grand éclat ; on pourrait encore le comparer au cosmos de nos astrophysiciens actuels dont on poursuit à grand frais l'inventaire, tant le gigantesque « bestiaire » qu'il contient défie l'imagination par sa variété, son dynamisme, son polymorphisme, sa temporalité, sa luxuriance incroyable et son évolutivité incessante : s'il est un domaine de la connaissance ayant explosé dans les dernières décennies c'est bien celui de la cosmologie qui n'intéressait pourtant plus grand monde au début du XX ème siècle  sous le prétexte fallacieux qu'il s'agissait d'une discipline ancestrale n'ayant plus voix au chapitre. On sait maintenant comment ce dernier est devenu depuis un gigantesque laboratoire auquel sont consacrés de nombreux milliards chaque année.

    Unité du monde tant ordinaire qu'anormal

    Clôturons cette 150 ème missive en affirmant haut et fort que les anomalies, les miracles, les prodiges ou les « hautes étrangetés » comme certains les appellent font bel et bien partie de notre monde ; rebellons-nous contre leur exclusion pour la raison qu'ils nous dérangeraient ou qu'ils échapperaient à tout contrôle comme c'est d'ailleurs le cas d'une bonne partie des phénomènes naturels : peux-t-on empêcher un volcan de se réveiller, un tsunami de survenir ?

    Dit autrement, notre monde humain, familier, la nature elle-même comportent un versant familier normal et un autre qui, assurément, ne l'est pas. C'est ce qui va progressivement nous conduire à devoir imaginer un nouveau modèle de monde puisque celui dont nous disposons actuellement est hémisphérique du fait qu'on l'ampute de sa part manquante, en partie masquée..

    C'est tout le propos des dizaines de lettres à venir d'en parler et de proposer, bien évidemment à l'essai, les plans d'une nouvelle mappemonde, non pour l'imposer à l'internaute mais modestement lui fournir l'occasion d'en partir afin d' en dessiner une meilleure encore ou, en tout cas, une variante qui lui convînt d'avantage puisque celle dont nous disposons actuellement comporte un vide, en tout cas une sorte de no mans land, une zone rejetée, infréquentable. Nos géographies de la terre ne nous montre qu'une moitié de sa réalité, la plus manifeste et visible en même temps que la plus recevable. Nous allons donc chercher à les compléter en leur ajoutant l'autre moitié refusée pour aboutir à « l'anthroposphère », endroit cosmique où habitent notre espèce qui est d'avantage qu'une simple planète tellurique comme nous le croyons trop souvent.

    Bibliographie

    (1) Francis BEAUVAIS, A travers le miroir, Au-delà de la « mémoire de l'eau »…, Collection Mille Mondes, Amazon, 2007. Voir aussi le site afférent : www.mille-mondes.fr

    Mots-clés

    Mémoire de l'eau - anthroposphère - anomalie - hémisphère

    Elie Sorlin        


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