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      button7.gif         Lettre 158 : De l'interface personnelle hago/hadienne


          Résumé de la lettre 158

    Cette lettre de mars 2017 entreprend de clarifier la différence à établir entre deux dispositifs destinés notamment à capter de l'information cryptée ou permettre à cette dernière de nous parvenir. Le premier est individuel et s'assimile très lointainement et presque caricaturalement à ce qu'on désigne familièrement par « 6ème sens » ; nous le désignons ici par « iphh », acronyme d'interface personnelle hago/hadienne : elle capte des données hadiennes, se montre capable de pénétrer en autrui pour en soustraire des informations le concernant comme de pénétrer au plus profond de soi sous régression hypnotique appropriée ; le second consiste en une paroi membranaire séparant les deux hémisphères de l'Anthroposphère que sont hag et had.


    Il convient de bien distinguer dans l'Anthroposphère la paroi pih séparant les deux hémisphères hag et had, de l'organe iphh (Acronyme d'interface personnelle hago/hadienne) permettant à chacun d'entre nous d'interagir, de communiquer, d'échanger avec l'hémisphère hadien et tout ce qui s'y retrouve associé. Certes ces deux dispositifs comportent chacun une fonction d'échanges, de communication. Mais dans un cas il est personnel et concerne les relations complexes qu'entretiennent les individus soit avec leur mémoire cryptée, interne, méconnue des sciences humaines actuelles (1) ou avec had conçu dans notre modèle comme un continent extérieur ; et dans l'autre, pih se présente telle une paroi séparant/reliant tout à la fois hag et had.

    Ce que permet iphh

    Cette iphh, outre le fait qu'elle permet au sujet de se tourner réflexivement sur lui-même et, ce qui est amplement ignoré à l'heure où nous rédigeons ces lignes (Début 2017), d'inspecter dans certaines conditions ses mémoires que nous avons qualifiées de cryptées du fait qu'elles ne sont qu'anormalement accessibles (2), de les ausculter, balayer, scanner pour ainsi dire, on doit en outre comprendre qu'elle explique pourquoi certaines personnes vont avoir la capacité de pénétrer en autrui, comme l'attestent maints médium ou voyants capables de révéler à leur consultants plus que ceux-ci n'en savent sur eux-mêmes. Ces potentialités impliquent donc raisonnablement un organe de pénétration clairvoyante : iphh.

    On peut l'impliquer dans l'éventuelle restauration du sujet après un trauma subi ; il suffit pour s'en convaincre de prendre connaissance du nombre relativement élevé d'individus résilients qui se découvrent divers dons « paranormaux » après avoir été par exemple foudroyés ou ayant survécus à de mauvais traitements familiaux dans l'enfance fonctionnant comme autant d'épreuves transitionnelles, transformatrices, de passage (3). A travers elles, pourrait-on dire, ils ont développé des aptitudes hors du commun (Divinatoires, thaumaturgiques ou autres) que certains d'entre eux, après les avoir fortuitement découvertes le plus souvent, sauront exploiter ou mettre au service d'autrui, de la communauté (4). Enfin cette iphh aura mission d’interagir d'une manière ou d'une autre, d'échanger avec had ou certaines des entités qui s'y meuvent (« Esprits » par exemple relevant de la catégorie des êtres MET dans l'anthropologie du français Bruno Latour) (5).

    Nous confierons arbitrairement aussi, pour des raisons principalement économiques, à ce dispositif iphh, dans le cadre de notre modèle construit, imaginaire, quoique cherchant constamment à s'appuyer sur le réel, le donné, l'observé empirique, le soin de capter - hypothétiquement s'entend - les substances probablement non atomiques (?) à l'instar de la matière noire qui nous échappe encore, de nature inconnue, habituellement invisibles quoique certains disent les percevoir sous la forme de minuscules points blancs : la « manne » (?), capables d'entretenir notre corps, de le maintenir en vie sans ingestion d'aliments d'aucune sorte ; nous reverrons cette question lorsque nous explorerons la région 11 (6) hébergeant les inédiens (Anorexiques plus ou moins stricts ne relevant pas de la psychiatrie).

    L'internaute peut commencer à saisir ici la différence entre cet outillage dont l'aurait doté par évolution la nature et l'inconscient freudien bien connu, le « ça » de la seconde topique psychanalytique. Ce dernier se caractérise avant tout par le processus primaire, l'absence de négation, l'indifférence à la réalité, l'anomie, régi qu'il est par le seul principe de plaisir/déplaisir (7). Il tend à tirer en arrière l'être humain, à le faire régresser vers un état pré-humain nettement moins évolué que celui que nous expérimentons actuellement, nous autres sapiens sapiens. Vestige d'une période où nous n'étions plus tout-à-fait des animaux et souffrant donc d'un défaut d'encadrement des pulsions par diminution ou perte des instincts qui se verra ultérieurement corrigé lors des progrès de l'hominisation, confrontant le sujet à un tiraillement entre deux directions opposées : l'arrière et l'avant, le passé, l'avenir, le çà tendant à désorganiser le sujet, son fonctionnement correct et paisible, lorsque, non contenu, il le déborde : cas des psychoses.

    Ce que promeut l'iphh

    L'iphh au contraire, dans sa version « ouverture sur l'extérieur » tant hagien (Accès aux mémoires cryptée) qu'hadien promeut l'hominisation, sort le sujet de son enfermement, contribue à son entrée dans la clairière de l'être, à lui donner l'idée d'en écouter attentivement la symphonie des chœurs d'oiseaux pour entreprendre de les imiter en sifflant, en gazouillant (8) pour finir, après maints essais, par découvrir le proto langage et réussir le coup de poker de son organisation en langues. Dans sa version « ouverture sur l'intérieur » l'iphh va permettre au thérapeute compétent, spécialisé en régressions (Ils sont actuellement plutôt rares et donc difficiles à trouver dans l'annuaire), d'aider le sujet qu'il sait hypnotiser profondément autant qu'interroger intelligemment, prudemment, à explorer d'immenses pans de mémoires profondément enfouies ; l'iphh est à entendre comme une interface entre deux mondes, l'un interne, l'autre externe puisqu'il s'agit de had, l'hémisphère hadien.

    Dans les divers et futurs modèles d'Anthroposphère (9) la voix des « dieux » de la théorie de Jaynes (10) pourra continuer de se faire entendre comme par le passé. Notre modèle de monde humain leur en accorde généreusement l'autorisation sans préjuger d'ailleurs ni de leurs valeurs ni de leur réalité. Toutefois dieux, entités, manifestations phénoménales anormales, pour être reconnues authentiques, humainement dignes qu'on les prenne en considération raisonnable, devront valider leurs prétentions. Dans le système de Jaynes elles étaient par avance toutes condamnées à n'être que des leurres ; dans le nôtre cette éventualité n'est point exclue ; dans un certain nombre de cas, tout comme chez lui d'ailleurs, elles pourront relever de la fiction ou de la pathologie (Hallucination, délires etc.) mais non systématiquement, non dans tous.

    Du nécessaire discernement des esprits

    A ce sujet il importe de bien distinguer voix éventuelle de Dieu (du Dieu unique et vivant) pour ceux qui, par exemple, ne vivent que pour lui : grands mystiques religieux qui peuvent d'ailleurs être de simples personnes effacées, inconnues mais capables, si on les interroge instamment, de témoigner de façon crédible de leur expérience personnelle comme d'en offrir une validation crédible telle qu'altruisme et compassion associées à un désintéressement personnel poussé à l’extrême, objectivable par tout observateur respectueux, attentif, sans exclure d'ailleurs des prodiges liés au mysticisme, toujours possibles), des « voix des dieux ». Pareille expression surannée dont Jaynes use abondamment doit à nouveau être distinguée des voix provenant d'entités diverses à l'identité souvent difficile à cerner, comme nous le verrons en traitant plus explicitement, le moment venu, de la médiumnité.

    Chers internautes, lecteurs familiers de notre site, nous poursuivrons en lettre 159 d'avril 2017 nos quelques réflexions sur iphh, sur son rapport au modèle freudien de la pulsion, en nous référant toujours à notre modèle de nouveau monde humain s’efforçant, dans la mesure du possible, de se conformer aux observations de terrain.

    Mots clés : interface personnelle hago/hadienne - paroi inter-hémisphérique - hag - had - Met - anthroposphère - mémoire cryptée - hypnose de régression

    Notes et bibliographie

    (1) On ne peut habituellement accéder à ce type de mémoire que sous hypnose profonde dite de régression non plus dans l'enfance du sujet mais avant sa naissance même. Si elle est bien connue depuis un siècle environ, elle est devenue pratiquement une spécialité à part entière. Les praticiens compétents, expérimentés dans ce créneau si particulier sont très difficiles à trouver. Nous récusons l'étiquette de praticiens compétents dans ce domaine humainement fort exigeant aux hypnotiseurs généralistes, quand bien même ces derniers seront anecdotiquement capables de faire remonter un sujet avant sa naissance. A fortiori un grand hypnotiseur comme le fût en son temps (Années 80) Patrick Drouot, s'il contribua dans notre pays à défricher ce champ et en découvrir certaines techniques fondamentales, ne semble pas être parvenu à en saisir les enjeux ; si ça avait été le cas il ne se serait jamais lassé d'exercer ; nous aurions alors grâce à lui une école française de la régression avec des théoriciens et des praticiens de qualité, ce qui n'est hélas pas le cas ; nous avons perdu cette superbe occasion !

    (2) L'accès n'en est possible, répétons-le instamment, que sous hypnose très profonde et le scan de la mémoire cryptée ne peut correctement se réaliser qu'avec un praticien ayant appris son métier auprès d'un maître comme par exemple l'américain Michael Newton ou quelqu'un formé par lui, puisque c'est lui et lui seul qui pose les questions et sait contenir les débordements émotionnels afférents. Le médecin ou le clinicien qui s'essaye à l'hypnose après un ou deux stages ne peut évidemment n'être qu'un incompétent notoire en ce domaine humainement fort impliquant.

    (3) On ne compte pas les gens qui se découvrent une sensibilité paranormale accrue après ce genre d'épreuve.

    (4) Lorsqu'un sujet se découvre fortuitement voyant, il va commencer souvent par jouer avec ses capacités en cherchant à deviner des sujets d'examens, les chiffres gagnants du lot etc. Puis peu à peu, s'il persévère et qu'il est doué, il s'assagira, pourra en faire profession en se mettant au service d'autrui. Souvent ce sera gratuit au départ ; mais le fisc ne l'entendant pas de cette oreille, force lui sera de rentrer comme on dit dans le système pour survivre et fixer un prix de consultation généralement d'autant plus élevé qu'il croît en notoriété, qu'augmentent ses frais de fonctionnement et de publicité. Au final, sur les quelques 20.000 voyants repérables dans notre pays, une dizaine tout au plus sortent vraiment du lot par leurs performances récurrentes ; il en est dans cette branche comme dans toute discipline humaine.

    (5) Sur les 15 modes d'existence auxquels aboutit son enquête, « Métamorphose » est celui dédié aux « esprits » susceptibles d'interagir avec l'être humain, de le posséder, de l'aliéner ou au contraire de l'assister dans les crises, de l'aider. L'historiographie n'est pas silencieuse sur le sujet. Nous renvoyons par exemple le lecteur à prendre connaissance de l'exorcisme particulièrement mouvementé, difficile, des deux jeunes garçons Thiébaut et Joseph Burner, respectivement nés en 1855 et 1859 dans le village d'Illfurt, en Alsace ; les sources documentaires et les témoignages sont irrécusables si pareil cas peut évidemment être tristement repris, exploité, instrumentalisé dans des cadres divers : courants religieux intégristes, idéologies paranoïdes etc. Les faits de possession sont bien là, vont durer des mois, défrayer la chronique locale ; l'interaction avec des « esprits » dévastateurs redoutables du fait de leur intelligence y est patente. On s'y trouve confronté dans ce cas à des « esprits » littéralement destructeurs d'humanité enfantine. La libération des deux garçons martyrisés constitue un enjeu vital et un challenge pour l'exorciste et la communauté villageoise tout entière qui au terme du processus édifiera une colonne mémorielle.

    (6) La région 11 est celle dite de l'anorexie non pathologique dont le peuplement restreint ne cesse cependant de croître depuis les années 90 sous l'influence de courants prônant le jeûne pour des raisons diverses, autres que proprement religieuse. Le jeûne complet de 21 jours sans affaiblissement du sujet devient presque pratique courante dans des sessions dédiées et dans des cadres non sectaires ! Dans notre seul pays on compte au moins 3 inédiens connus ; il va sans dire qu'ils font tous une expérience risquée du fait qu'on ne dispose à l'heure qu'il est d'aucune théorie explicative et qu'on ignore comment ça se termine, à long terme, après 10, 15 ou 20 ans d'inédie quasi totale. La médecine comme la science en général se désintéressent totalement du phénomène qu'elles tendent à nier, le considérant parfaitement impossible. Mais en va-t-il différemment de la lévitation ? De la chirurgie à main nue et de tous les autres anomalies sur lesquelles nous nous penchons ?

    (7) On peut à ce sujet consulter utilement le Dictionnaire de psychanalyse de Laplanche et Pontalis !

    (8) Nous faisons ici un clin d’œil à la théorie de l'anthropologue...

    (9) Notre propre modèle d'Anthroposphère est le premier d'une famille susceptible de s'enrichir et de se diversifier au fur et à mesure des décennies à venir, pour peu que des gens s'intéressent à modéliser le monde humain en cherchant à y intégrer ce que la culture naturaliste ne veut point voir ou dénie et qui pourtant s'avère réel, objectif quoique pouvant échapper au contrôle.

    (10) Soit dans le cadre d'interactions avec des esprits, dans des expériences visionnaires, dans l'impression d'entendre des voix dont rien ne permet d'authentifier par ailleurs la probable, la raisonnable réalité.

    Elie Sorlin        


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