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        button7.gif         Lettre 161 : Du nouvel homme de l'Anthroposphère


    Résumé de la lettre 161

    Elle entreprend d'explorer le contenu de la région 4 de notre continent de l'anormal proprement humain dédié à l'hypnose, au somnambulisme et au magnétisme qui sont suffisamment distinguables des autres phénomènes anormaux pour occuper une région à part.

    La lettre 161 fait état de 4 sous régions dans cette région 4, l'une dédiée à l'hypnose dite traditionnelle, une autre à l'hypnose clinique, une troisième à l'hypnose scénique, une dernière au somnambulisme proprement dit ; il est entendu que l'on circule d'une sous région à l'autre. On relève la tendance contemporaine à assimiler l'hypnose moderne à l'hypnose clinique, ces deux hypnoses cherchant à évacuer toute anomalie de leurs pratiques, à les dénier même dans une entreprise réductrice et de démythologisation caractéristique de la pseudo modernité datée des premières Lumières ; elles cherchent en outre à imposer indûment leurs standards à tous le champ disciplinaire qui n'en peut mais.

    Un exemple est fourni de la vanité d'une telle entreprise dans et par l’œuvre emblématique du psychothérapeute américain Mickaël Newton qui tombe d'entrée de jeu sur des récits d'outre tombe qu'il obtient systématiquement de quelques 6000 patients obtenus sur une durée de 30 années. La lettre s'achève par un appel à poursuivre une telle œuvre non à la manière américaine d'en faire un filon à exploiter mercantilement mais de façon plus rationnelle et désintéressée comme il est coutume d'opérer en recherche fondamentale.


    Il est bien connu que l'homme évolue, dans une certaine mesure, en fonction de son environnement. C'est ce qui fait que dans nos lettres précédentes nous ayons entrepris de nous doter d'une nouvelle image de nous-mêmes tandis que cette anthroposphère bi-hémisphérique ou hago-hadienne nous héberge. Dans cet esprit explorons l'une de nos 12 régions hagiennes, la région 4 dite de l' hypno-somnambulo-magnétisme, source de nombre d'anomalies spécifiques touchant l'être humain.

    Des hypnoses multiples

    La région 4 de l' hémisphère gauche, hagien, de notre nouveau modèle de monde spécifiquement humain (A la différence du cosmos des astronomes qui est non humain ou encore de notre terre avant qu'elle ne soit humanisée) offre une certaine variété de « paysages ». L'hypnose en effet n'est pas une mais multiple. Il n'est pas dans notre propos de vouloir ici en traiter académiquement à la manière d'un spécialiste ayant passé des années à l'étudier sous ces diverses facettes (S' il en existe bien, ce dont il est actuellement permis de douter) mais de proposer à nos lecteurs de la revisiter en fonction précisément de ce nouveau modèle de monde bi-hémisphérique: l'anthroposphère. Comment va-t-elle s'y inscrire ? Qu'est-elle susceptible de lui, de nous apporter ?

    Hypnose clinique : sous région 3

    Toutefois, avant de répondre à ces questions, il convient d'avoir une vue globale de cette fameuse région 4 dite de l' « hypno-somnambulo-magnétisme ». Très pragmatiquement divisons-la en quatre entités « géographiques », la première étant dite du « somnambulisme », la seconde de l'hypno-magnétisme traditionnel, la troisième de l'hypnose clinique, la quatrième enfin désignée comme étant celle de l'hypnose scénique. Commençons si vous le voulez bien par l'avant dernière qui tend depuis quelques décennies au plan international à vouloir tout régenter, à donner le « la » en matière d'hypnose. C'est une hypnose que nous qualifierons de « réduite » ou bridée ce qui n'enlève rien d'ailleurs à ses éminentes qualités. Elle vise avant tout à soulager ou guérir et cherche donc à s'inscrire quand c'est possible dans des protocoles médicaux ayant leur propre déontologie. Elle se veut totalement normale ; elle exclue donc d'emblée toute anomalie ; elle ne les nie pas mais elle n'en veut pas et vous allez bientôt découvrir ce qui arrive au praticien quand d'aventure il tombe tout à fait involontairement sur l'anormal, l'énigmatique imprévu. Nous désignerons donc cette entité, la sous région « HC » pour « hypnose clinique », médicale ou thérapeutique ou sous région 4.3.

    Hypnose traditionnelle : sous région 2

    La seconde sous-région IV dite de l'hypno-magnétisme traditionnel couvre les mille et une façons ancestrales d'hypnotiser avec ou sans passes d'ailleurs, ces dernières s'avérant finalement bien anecdotiques, circonstancielles, n'en déplaise au grand Mesmer historique du 18 ème siècle (Voir à son sujet Wikipédia), soit pour aider soit pour étonner, récréer, faire rire. Feu Mr Reno Bajolais (1) longtemps président de la société des hypnotiseurs de France pratiqua cet art pendant des décennies dans le but d'aider les gens, d'améliorer leurs facultés mnésiques (Aide par exemple apportée à des étudiants fatigués ou déprimés devenant soudain performants et réussissant alors contre toute attente haut la main leurs examens) ou de faire disparaître « magiquement » mille et un symptômes plus ou moins gênants. Y a-t-il une différence entre cette hypnose traditionnelle et celle que nous venons d'évoquer, à savoir l'hypnose clinique ? Pour nous fondamentalement il est clair qu'il n'y en a pas ; toutefois au plan médical et/ou social, juridique ou réglementaire je les distingue artificiellement du fait que le corps médical, les psychothérapeutes, les cliniciens patentés ont décidé d'organiser leur pratique avec diverses règles et interdits dont nous reconnaissons ici la valeur éthique. Force nous est donc de reconnaître comme un fait de société leur volonté de se distinguer ainsi du lot du reste des hypnotiseurs fonctionnant parfois tels des électrons libres refaisant parfois le monde (2).

    L'hypnose scénique : sous région 4

    A ces deux sous régions que nous venons d'évoquer, assez faiblement productrices d'anomalies du fait de leur réduction effective, de leur créativité assez faible ajoutons-en une nouvelle fonctionnant socialement bien différemment des précédentes : c'est celle de l'hypnose dite « scénique » conduite pour étonner, récréer, divertir, faire rire parfois ou souvent au dépens des sujets hypnotisés. Ainsi pour peu que vous alliez sur YouTube vous n'aurez aucune peine à découvrir par exemple des vidéos hilarantes de jeunes polytechniciens se prenant chacun sous transe pour des animaux familiers tels que chiens, poules, gorets, moutons, lapins, vaches même ou obéissant à l'injonction de l'hypnotiseur leur enjoignant de mimer un accouplement avec leur chaise. On est évidemment ici dans le spectacle de foire dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Ce type d'hypnose fait horreur aux cliniciens qui la condamnent sans appel et voudraient bien, s'il le pouvaient, la faire disparaître du paysage.

    Tandis que la sous régions contrôlée par les thérapeutes patentés ne nous intéresse que modérément du fait de sa normalisation réductrice et de son bridage habituel au demeurant compréhensible et respectable puisqu'elle vise à soigner, celle de l'hypnose scénique se révèle à maints égards elle aussi fort intéressante. Certes on pourra trouver bien affligeante la basse cours polytechnicienne… ou la copulation d'élèves de grandes écoles que nous venons d'évoquer, mais à bien regarder cette sous région 4 n'est pas « réduite » ; on y évolue plus librement, plus sauvagement, plus « naturellement » devrions-nous dire que dans les autres pratiques hypnotiques!

    On y retrouve des hypnotiseurs talentueux faisant cruellement défaut chez les cliniciens où l'inventivité s'y trouvent moins souvent au RV : les Erickson ou consorts n'y courent évidemment pas les rues ! Prenons par exemple le cas contemporain hexagonalement bien connu du canadien Messmer. Ses spectacles sont fort élaborés. On peut les comparer à de véritables expériences groupales in vivo proposant maintes anomalies interdites en hypnose clinique. On le voit travailler sur l'identité des individus qu'il change à souhait, sur leur genre puisque des femmes vont endosser des rôles masculins et vice versa, sur le sexe puisqu'il parvient à transformer en un clin d’œil un hétérosexuel très calme en homosexuel fougueusement amoureux, sur les émotions, sur la motricité, sur les relations ; la palette de ses interventions, leur spectre est d'une richesse incomparable quand bien même elle aurait l'heur de déplaire aux sourcilleux cliniciens évoluant dans leurs cabinets feutrés. Pour vous en persuader aller sur You Tube et vous découvrirez des vidéos fort stimulantes de Mesmer en action à moins que vous ne franchissiez le pas et décidiez de vous rendre à l'un de ses spectacles dans un Zénith de province. Vous en aurez assurément pour votre argent ! On y trouve des numéros de foire traditionnels associés à maintes innovations provenant de son génie propre comme de sa longue expérience clinique qu'il sait habilement transposer, ce qui a le don de d'exacerber le mécontentement des cliniciens ayant réussi d’ailleurs à le faire interdire au Québec (Ce qui nous permet d'en profiter dans notre pays!). Bref ce Mesmer n° 2 (A distinguer de celui d'autrefois ) présente un festival de performances qui, sans être foncièrement anormales du fait qu'elles sont à volonté reproductibles, nous mettent la puce à l'oreille : l'être humain, manifestement, n'est pas tout à fait tel que nous l'imaginions, le pensions ni tel que nous l'enseignent avec une belle unanimité l'ensemble de nos sciences dites humaines, sciences cognitives y compris.

    Notons enfin qu'en matière d'hypnose scénique le XXème siècle est émaillé de personnalités hors du commun aux incroyables performances parfois même enregistrées par huissier, stars éphémères ayant défrayé la chronique, mais bien oubliées depuis (3).

    Du « somnambulisme » : sous région 1 (4)

    Venons-en maintenant à notre première sous région de la IV, dite du « somnambulisme » ou de l'hypnose typiquement anormale du fait que, d'emblée, elle va nous confronter à l'anormal, à l’énigmatique. Sur elle nous bénéficions d'un travail universitaire monumental récent tout à fait remarquable, thèse d'état soutenue en 1998 par le philosophe français Bertrand Méheust, publiée respectivement en 2 tomes de plus de 600 pages chacun (5) sur laquelle nous reviendrons dans nos prochaines lettres mensuelles. Non sans pertinence ce chercheur courageux (L'Université française dans son ensemble n'est pas très portée vers ce genre d'investissement) réinscrit dans le paysage révolutionnaire la découverte majeure du somnambulisme par le Marquis de Puységur. On y découvre alors que l'être humain n'est pas tout à fait ce qu'en pensaient nos Lumières ; il apparaît alors soudainement doté d'une épaisseur, d'une profondeur sans limites repérables, ce qui va nous conforter dans l'idée selon laquelle l'hypnose, qu'elle soit traditionnelle ou moderne, mesmérienne, magnétique, puységurienne, ericksonnienne ou que sais-je encore se révèle capable de nous faire accéder à ce que nous appellerons l'interface hago/hadienne dont se voit équipé par l'évolution, la nature tout être humain.

    De la fausse hypnose normale

    Nous allons clore cette lettre 161 de juin 2017 par la petite histoire exemplaire d'un psychiatre américain qui, en bon clinicien qu'il était, pratiquait occasionnellement une hypnose strictement clinique, c'est-à-dire « réduite » ou bridée si vous voulez. Bien sûr comme tout médecin qui se respecte il s'estimait rationnel et scientifique, ne croyant comme la plupart de ses confrères à rien d'autre qu'à ce qu'il voyait ou qu'on lui avait soigneusement inculqué à la faculté. Un beau jour vient consulter un patient souffrant chroniquement de la poitrine sans que la médecine d'organe (Médecine somatique, non psychiatrique) ait été capable de comprendre ce qu'il avait ni de le soulager.

    Il décide dès lors très professionnellement de recourir à l'hypnose et de faire régresser son client afin de voir si, à tout hasard, dans l'enfance il n'aurait pas enduré un quelconque traumatisme bien oublié, enfoui profondément, mais néanmoins capable d'être associé à ses douleurs chroniques, de les provoquer. Il n'en trouve pas. Il décide de reculer d'avantage encore dans le temps et de faire revenir son patient jusque dans la période utérine, procédé bien connu des hypnothérapeutes modernes. Il ne trouve rien non plus. Par curiosité, comme pour s'amuser, il décide de reculer d'avantage encore pour voir ce qui va arriver. Il a la surprise d'entendre son patient lui dire qu'il se trouve sur un champ de bataille de la première guerre mondiale, mortellement blessé à la poitrine. Bien sûr il n'en croit pas le moindre mot pensant à une auto-mystification du patient s'inventant sous hypnose cette histoire rocambolesque. Il se prend dès lors au jeu et va jusqu'à lui demander pour le confondre et se prouver qu'on est bel et bien devant une ineptie, de lui indiquer son nom, celui de son régiment, l'endroit de la bataille et de lui décrire l'uniforme qu'il porte, les boutons de ce dernier et ainsi de suite (6).

    Par chance ce médecin était passionné par les récits de cette guerre dont il connaissait maints épisodes ; il est dès lors stupéfait de constater que le récit tient la route et qu'il correspond à la réalité historique (7). Il n'en souffle mot et finit par traiter de façon parfaitement classique la « blessure » à tel point que, revenu à lui, le patient déclare ne plus souffrir de ce dont il se plaignait. Cette guérison n'étonne pas outre mesure l'hypnothérapeute en question (Ce psychiatre ne recourrait qu'occasionnellement à la régression hypnotique quand le cas le justifiait) du fait qu'elle appartenait aux standards : depuis plus d'un siècle déjà on sait assez bien faire cela, l'hypnose moderne ayant affiné de telles techniques d'intervention ; mais ce qui le trouble au plus haut point c'est l'étrange rapport qu'entretient le récit obtenu ainsi sous hypnose avec une certaine réalité historique dont il est fin connaisseur.

    Avec l'accord du patient dont il a réglé heureusement et tout à fait normalement le problème il décide d'engager une nouvelle séance d'hypnose avec en tête l'idée suivante : revenir à sa situation de soldat mortellement blessé sur un front anglo-américain de la seconde guerre mondiale mais non point pour le faire parler sur son éventuelle existence antérieure ni surtout lui faire inutilement revivre le pénible traumatisme ; ce qu'il veut cette fois c'est explorer avec ce sujet consentant, sous hypnose très profonde , moins sa mort assurée que ce qui pourrait se passer juste après. Rassurons ici l'internaute au sujet de la parfaite rationalité du médecin  en question qui ne croit absolument pas à une quelconque survie après la mort ; à ce stade c'est un sceptique, areligieux, sans parti pris idéologique, et donc pour tout dire incroyant tant à une après vie que dans d'éventuelles réincarnations. Il veut simplement vérifier que son patient, une fois mort sous hypnose, ce sera pour lui la nuit noire, la fin de tout, le néant; qu'il n'aura donc strictement rien à en raconter conformément à ce qu'on lui a inculqué dans ses cours à la faculté où l'on y enseigne que toute vie consciente s'achève avec la mort cérébrale, cette idée fonctionnant planétairement telle un dogme partagé par l'ensemble de la communauté savante internationale fortement soudée sur ce point.

    Découverte d'un nouveau continent humain

    Quelle n'est pas sa stupeur d'entendre son patient mourir puis soudainement déclarer… ressusciter en quelque sorte presque immédiatement. Sans perdre un instant son sang froid il va s'attacher à le questionner sans relâche : qu'observez-vous, que voyez-vous, qu'éprouvez-vous, que comprenez-vous et ainsi de suite, enregistrant l'intégralité de ses propos invraisemblables. Ce médecin américain s'appelle le Dr Michael Newton. Il est décédé l'an passé (2016) après avoir consacré 30 années de son existence à explorer ce nouveau continent humain qu'on appelle désormais l'inter vie (=Life Between Life ou LBL) en questionnant inlassablement de cette manière, quelque 7000 personnes en maints points semblables à son premier « patient anglais ».

    Comme son confrère Raymond Moody mondialement connu balisa les grandes séquences NDE ante mortem, à peu près à la même époque d'ailleurs, Newton se cantonna quant à lui aux « vies entre les vies » (Life between life). Le fait de croire ou non aux vies antérieures n'affecte pas significativement les observations (= les récits) contrairement à ce que parfois on peut lire sur le sujet (7). Newton ne croyaient pas aux vies antérieures en tant que récits cohérents capable de supporter un commencement de confrontation avec la réalité ; pourtant, systématiquement, il est tombé dessus, la totalité de ses patients lui en fournissant par dizaines se succédant les unes après les autres, parfois sur des dizaines de millénaires. Lorsque nous parlons à ce propos d'observation c'est dans un sens bien particulier : il est évident qu'on ne se trouve pas en présence d'une quelconque preuve scientifique de la réalité transhistorique de ces vies antérieures évoquées par les sujets ; mais ce qu'on observe néanmoins, ce qu'on recueille, ce qu'on enregistre ce sont des récits détaillés, circonstanciés les concernant qui ne proviennent en rien de l'imaginaire de l'hypnotiseur ; ils sont cohérents et stables ; les patients résistent à tout effort qui voudrait leur faire dire autre chose que ce qu'ils veulent bien en révéler; enfin ils les vivent au point que l'hypnotiseur expérimenté est souvent contraint de recourir à des techniques éprouvées de neutralisation émotionnelle. S'ils évoquent une décapitation, une strangulation, une pendaison ou que sais-je encore il faut bien comprendre qu'ils revivent l’événement intensément traumatique comme s'ils s'y trouvaient réellement; d'où la mise au point par les hypnotiseurs compétents de techniques reconnues comme efficaces et appropriées permettant aux sujets sous hypnose profonde de poursuivre tranquillement leur récit sans avoir simultanément à souffrir de ce qu'ils rapportent endurer et qui les empêcherait d'ailleurs de poursuivre leur témoignage, submergés qu'ils seraient par les émotions associées.

    Ainsi voit-on comment la pratique de l'hypnose si « normale », réduite ou bridée soit-elle peut déboucher à tout moment sur un horizon d'espace-temps insoupçonné. Nous poursuivrons en lettre 162 notre exploration de l'immense Région IV dont l'apport à notre connaissance de l'homo hago-hadiensis va se révéler significatif puisqu'elle va nous permettre de considérer l'hypnose, toute hypnose quel qu’en puisse être d'ailleurs l'étiquette sociale comme une fenêtre intra humaine de notre psychisme potentiellement ouverte sur l'hémisphère hadien ! Elle est de ce point de vue comparable à nos satellites d'observation de l'univers dans ses dimensions invisibles puisqu'elle peut nous permettre d'observer un cosmos non point externe, matériel et non humain, mais interne, immatériel et cette fois profondément humain, nous concernant donc au plus haut point !

    Le Dr Michael Newton ne s'y trompa point d'ailleurs tout comme le marquis de Puységur quelques deux siècles plus tôt ! A l'instar de Sigmund Freud découvreur de l'inconscient considérons encore ces deux hommes comme deux grands aventuriers de l'esprit humain ; rendons-leur un hommage particulièrement appuyé quand bien même nos orgueilleuses sciences de l'homme contemporaines les ignorent.

    Bibliographie

    (1) Nous avons connu Réno Bajolais dans les années 78/80 tandis qu'il était encore Président de l'association des hypnotiseurs de France et continuait d'exercer tout en assurant rédaction/parution/envoi de son bulletin, âgé qu'il était de plus de 80 ans déjà et préparant un congrès international ! Les hypnothérapeutes contemporains, surtout les universitaires, n'ont aucune mémoire de leurs aînés ; ils pensent bien naïvement refaire le monde sans même se rendre compte du génie propre et de l'immense dévouement de tous ceux qui les précédèrent. Réno Bajolais était l'un d'eux, un ancien coiffeur ; comme d'autres avant eux, bien à tort ils sont prêts à répéter en chœur : « Que peut-il sortir de bon d'un salon ? ». Modeste, au plan de la pratique, Reno B. en savait bien plus qu'un Chertok ! Peut-on lui reprocher de n'avoir pas eu le charisme d'un Milton Erickson comme de ne l'avoir pas connu? Il en eût toutefois la générosité dans la durée. Un Paris Match lui consacra dans les années 50 un article à la suite duquel il reçut me confia-t-il quelques 800 lettres. Et bien vous me croirez si vous voulez, il répondit manuscritement et très personnellement comme à ses propres frais à chacune des 800 missives, ce qui lui prit évidemment des mois !

    (2) Refaire le monde en hypno/somnambulo/magnétisme est chose assez fréquente ; ça consiste selon nous à redécouvrir ce qui a été découvert depuis belle lurette en pensant bien naïvement qu'on est le premier et à faire comme s'il en était ainsi tandis qu'il n'en n'est rien.

    (3) Nous pensons particulièrement ici à l'hypnotiste performer Yvon Yva défrayant la chronique des années 65/75, ayant écrit par ailleurs une biographie remarquable retraçant vingt années de son parcours époustouflant. Il s'impliquait dans son hypnose comme aucun hypnologue connu à ce jour, n'hésitant point souvent à y jouer sa vie. Selon nous il est sans nul doute l'un des champions continentaux de l'auto-hypnose dont plusieurs records tiennent toujours ; c'était aussi un grand praticien de l'hypnose de masse qu'ignore royalement l'hypnose clinique pour laquelle le sujet est « roi ». D'où tient-elle ce dictât ? De la nature des choses ? Ou plutôt d'une certaine culture de l'individualité portée au pinacle ?

    (4) On peut trouver un fort mauvais article sur l'état somnambulique dans La nouvelle hypnose, Vocabulaire, principes et méthode, de Jean Godin, publié chez A. Michel en 1992, pp. 137 et 138. Il offre une bonne illustration de l'absence de pensée sérieuse et même de pensée tout court des prétentieux tenants de la nouvelle hypnose sur le sujet. En fait ils n'ont rien à en dire, l'assimilant à une pratique d'un autre âge. Ce qui nous fait dire que la nouvelle hypnose participe à la pseudo modernité dénoncée par B. Latour dans son petit bestseller des années 90 : Nous n'avons jamais été modernes ; elle déclare atteindre et ne traiter que du réel qu'en fait elle démythologise à tout va et qu' elle l'ampute insidieusement autant qu'objectivement.

    (5) Superbe travail que : Somnambulisme et médiumnité, Tome 1, Le défi du magnétisme et Tome 2, Le choc des sciences psychiques, de Bertrand Méheust, Coll. Les empêcheurs de tourner en rond, 1999. Vont suivre dans la décennie suivante émanant d'autres penseurs et chercheurs maints travaux de qualité sur le thème.

    (6) Michael Newton témoigne de son travail de … bénédictin dans les deux ouvrages suivants : Journées dans l'Au-Delà et Souvenirs de l'Au-Delà dont la traduction est parue au Jardin des Livres en 2008. Il faudrait que s'y associent des travaux d'un sérieux équivalent afin de croiser les données en provenance de ce grand chercheur avec des données d'autres « explorateurs » de ce nouveau continent des récits d'après vie. Nous nous méfions à priori des quelques praticiens et praticiennes se présentant comme appartenant à « son école prétendue »: rien n'est aussi porteur de risques de détournement que cette institutionnalisation à l'américaine de l'hypnose dite LBL : on fige alors les conclusions temporaires d'un chercheur dont on cherche à tirer le plus vite possible parti ; on crée alors un label ; on impose une méthode d'acquisition des compétences que l'on fera payer au prix fort. Ce type d'évolution visant à transformer M. Newton en fondateur d'entreprise, à figer ses conclusions afin qu'elles soient transmises en l'état de génération en génération est à déplorer profondément. L'après vie d'un français de 2017 ressemble-t-elle à celle d'un américain, d'un chinois, d'un Hindou et ainsi de suite ? Nous n'en savons rien. Pour explorer correctement, rationnellement le continent découvert par Newton il faut surtout ne pas l'abandonner à ceux qui se disent… « ses enfants », les thérapeutes étiquetés « LBL » ; laissons ces derniers dériver comme ils l'entendent avec le risque de les voir quitter la rationalité pour s'en aller tête bêche dans le New Age le plus échevelé qui soit !

    De notre point de vue raisonnable le travail de bénédictin de Newton ne doit surtout pas être continué ni accaparé par les seuls thérapeutes se réclamant de sa pensée ; libre à eux d'en faire ce qu'ils peuvent, pour le meilleur comme pour le pire. Mais de grâce que d'autres Newton se lèvent un peu partout dans le monde et publient à leur tour leurs observations ; alors dans 1 ou 2 siècles nous ferons le point sur les conclusions d'une vingtaine de Newton à la manière dont on opère dans les sciences dignes de ce nom. Nous aurons quelque chose de sérieux à dire sur l'au-delà tel qu'on l'obtient sous hypnose LBL et sur une durée assez longue : 2 siècles…Nous serons en mesure de le confronter avec d'autres données sur le même continent, en provenance des NDE, des interactions avec les défunts, des visionnaires et des religions. Alors, mais alors seulement nous disposerons d'un socle de données anthropologiques stimulantes pour fonder une discipline nouvelle ayant pour objet Life Between Life ! Tandis que nous n'en sommes qu'à des balbutiements ânnonés.

    (7) Il est piquant d'observer que dans les années 70, le génial Français Patrick Drouot refaisait la même expérience troublante de voyage dans le temps dont il témoigne dans plusieurs de ses bestsellers de l'époque. S'il lui arriva des milliers de fois de faire faire à ses clients l'expérience de vies antérieures chaque fois ponctuées d'une mort souvent traumatique, il ne lui vint jamais l'idée d'explorer systématiquement l'après vie, les entre vies ; il en recueillait des récits vivants, vécus, des survols de corps et donc d'existence post mortem, de survie ; mais bizarrement ça ne l'intéressait pas outre mesure. Au bout de plusieurs années de pratique intense de l'hypnose de régression il finit par s'en lasser et l'abandonner pour passer à autre chose, une forme de chamanisme plus conforme à son côté de meneur errant, syncrétique autant qu' aventureux. En dépit de sa formation de physicien, la rigueur de la recherche en pareille domaine ne l'intéressa pas. Nous avons ainsi perdu le troisième Newton qu'il aurait pu devenir s'il avait connu suffisamment à temps M. Newton et s'était intéressé à ses travaux pour de son côté entreprendre de les valider sur nous autres français, postchrétiens ordinaires des années 1970 - 2000.

    Mots-clés : hypnose – somnambulisme – magnétisme – régression – entre vie – après vie – Mickaël Newton – Patrick Drouot – Yvon Yva -

Elie Sorlin        


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