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        button7.gif         Lettre 165 : Pénétration dans la Région V de l'Anthroposphère


    Résumé de la lettre 165

    Elle propose d'entrée de jeu une cartographie de la Région V de la zone anormale de l'hémisphère gauche Hag de l'Anthroposphère, grande région continentale se subdivisant elle-même en 9 sous-régions ou contrées qui sont respectivement celles du spiritisme (5.1), de la médiumnité (5.2) à bien distinguer de la voyance, de l'écriture automatique (5.3), de la TCI (5.4), de ce qui peut parfois précéder immédiatement le décès (5.5) exploré par des chercheurs pionniers telle Elisabeth Kubler-Ross, des NDE ou EMI (5.6), de l'hypnose de régression dans ses diverses formes (5.7), du courant savant de travaux anglo-saxons concernant la réincarnation (5.8), de ce qui enfin échappe à tous ces cadres (5.9). La lettre s'achève par un exemple illustrant 5.9, témoignant d'une interaction spontanée, bien circonstanciée, avec un défunt, d' un certain J.J. Lambert, jeune sous-officier soudainement confronté à l'anormal en avril 1940, tandis qu'il cantonne dans un village marnois, juste avant que ne débute l'invasion allemande de notre pays.


    Pénétrons dès à présent dans l'immense région V de l'Anthroposphère, celle de l'interaction des vivants avec les personnes décédées, fête de Toussaint 2017 oblige. Toutefois, avant d'entreprendre pareille exploration se voulant résolument moderne, contemporaine, actualisée, il convient préalablement de disposer d'une cartographie de cette région V, fût-elle sommaire. Sans quoi l'internaute de passage, devant l’afflux de données en provenance des quatre horizons, se retrouverait dans l'inconfortable situation qui fût nôtre lorsque nous entreprîmes voici quelques années nos propres recherches sur la question de nos relations effectives avec la mort chez nous autres modernes occidentaux.

    Cartographie de la Région V

    Elle comporte donc 9 sous-régions assez aisément discernables (Pour peu évidemment qu'on se tienne correctement informé) qui sont respectivement celles du spiritisme (5.1), de la médiumnité (5.2), de la psychographie appelée encore « écriture automatique » (5.3), de la trans communication instrumentale ou TCI (5.4), de ce qui prélude parfois à la mort où peut se passer juste avant (5.6) qu'objectivèrent dans les années 70 de grandes et coûteuses enquêtes dont nous parlerons le moment venu, de l'hypnose de régression (5.7) de dernière génération, des publications savantes (1) concernant le thème de la réincarnation avec des recherches de qualité menées sur le sujet (5.8), de manifestations diverses susceptibles d'accompagner un décès (5.9) n'entrant actuellement, semble-t-il, dans aucune des huit catégories précédentes.

    Ce qui justifie la constitution de ces entités géographiques composant en l'état la Région V de « l'au-delà- » comme de l'interaction avec les défunts ou avec la mort, c'est le travail plus ou moins considérable dont chacune a pu déjà faire l'objet, pour une bonne moitié d'entre elles principalement dans les cinquante dernières années, donc assez récemment. L’internaute pourra d'ailleurs vérifier par la suite le bien fondé d'une telle répartition, puis, s'il le souhaite, la contester, l'améliorer, en inventer une meilleure, non sans avoir préalablement pris connaissance des dossiers, s'être informé sur les sources multiples auxquelles renvoient ces matériaux dispersés, peu faciles à rassembler, à vérifier (2), à comparer comme à croiser.

    Contenant et contenus de la pensée (3)

     

    Cette régionalisation constitue donc un premier effort de rangement bien utile si l'on en vient à comparer l'intelligence humaine à une armoire plus ou moins vaste selon les individus. Nous allons par nos lettres proposer d'y entasser des contenus nouveaux. Mais disposer d'un contenant de pensée approprié (L'armoire) comme d'un apport conséquent de nouvelles données (Le contenu) constituent deux choses distinctes qui en impliquent naturellement une troisième : la capacité propre à chacun de ranger ce qui s'y trouve, sans quoi nous guette un désordre éminemment préjudiciable à la compréhension des choses. On verra par exemple que l'interaction avec les défunts n'est aucunement l'apanage exclusif du spiritisme ni même de la médiumnité puisqu'elle peut survenir soudainement, confronter tout un chacun à un disparu tandis qu'il ne serait ni spirite ni medium ni même un tant soit peu préoccupé par ce genre d'expérience, comme dans le cas que nous allons bientôt exposer, choisi pour clôturer cette lettre 165.

    Le lecteur se demandera peut-être comment est-ce possible de proposer d'entrée de jeu une cartographie de la Région V avant d'en avoir entrepris un commencement d'exploration en sa compagnie . Il s'agit là évidemment d'un artifice de présentation ; en effet dès 2005 nous commençâmes d' arpenter ce continent sans idée préconçue, pensant qu'il s'agissait d'un endroit inhospitalier, peu connu, quasi désertique ; du moins ainsi se présentait-il au départ (4), la région V se différenciant par ailleurs assez mal de ses voisines; nous ignorions précisément de quoi elle était phénoménalement peuplée ; nous mîmes donc un certain temps à commencer d'en saisir la géographie, les contours, avant tout de nature sociale du fait qu'à l'heure actuelle on ne dispose pas de principe de répartition et de délimitation régionale reconnu, s'imposant pour ainsi dire à la communauté informelle et nombreuse qu'un tel sujet intéresse. La division même de cette immense zone de l'anormal en neuf entités est donc ici de nature essentiellement pragmatique, fondée sur un bon sens qu'irriguent les usages et pratiques qu'en font plus ou moins spontanément les gens outre nos médias.

    Rappel de ce qu'est un « fait A » 

    Dans les sciences dures ou qui se considèrent ainsi, tout ce qui peut effectivement nous arriver ne saurait être des « faits ». Pour accéder à ce statut envié de « fait scientifique» il faut nécessairement passer par des laboratoires, maintes épreuves, des filtres. Dans www.menetic-site.net il ne saurait en être de même puisqu'un « fait » sera aussi pour nous ce qui peut effectivement arriver à l'être humain et dont éventuellement il va pouvoir un jour ou l'autre rendre compte s'il le souhaite ou qu'on le lui demande ; il le fera alors comme il le peut, dans ses propres mots. Il convient donc de distinguer d'emblée au moins deux types de « faits » si l'on veut demeurer objectif, fidèle à la réalité, en ajoutant un « S » comme dans scientifique aux premiers, puis un « H » comme dans « Humain » aux seconds ! Ces derniers sont habituellement uniques, singuliers ; à bien regarder ce sont bien eux qui scandent, découpent et font le temps phénoménal dans lequel nous évoluons tels des poissons dans l'eau. En voici d'ailleurs une très belle illustration (5).

    Manifestation inattendue d'un défunt

    En avril 1940 Jean-Jacques Lambert était alors un jeune homme de 26 ans sous les drapeaux avec le grade de sergent-chef dans une France en passe d'être envahie. En attendant de rejoindre le front son régiment stationnait dans la région d' Epernay. Il reçoit l'ordre de trouver un logement tant pour lui que pour ses 4 camarades sous-officiers dans le village de Mareuil. On lui conseille en mairie de s'adresser à une veuve logeant, depuis le décès de son mari, chez ses parents. Elle dispose en effet toujours de sa maison qu'elle a quittée depuis près d'un an et qui reste donc inoccupée, ne se résolvant à lui en confier les clefs qu'avec les plus grandes réticences et qu'après qu'il eût beaucoup insisté, refusant même d'accepter le moindre loyer, ce qui ne manqua pas de l'étonner au point qu' il pensait pour ces raisons que la maison devait être probablement un taudis ou se trouver en tout cas assez délabrée. Il eût pourtant quand il y pénétra la surprise de découvrir qu' elle était propre, impeccable même, correctement entretenue à l'instar de celles habitées du voisinage.

    Toutefois quelque chose d’inexplicable faisait, lorsqu'on y rentrait, qu'on s'y trouvait d'emblée étrangement mal à l'aise. En dépit de cette impression fort désagréable les 5 hommes s'installent sans trop s'écouter ni se poser de questions dans ce contexte troublé qui bientôt (On est en avril 40, donc dès le mois suivant!) va devenir celui de la « drôle de guerre » si bien racontée par Céline dans son Voyage au bout de la nuit ! La première nuit se déroula normalement. C'est dans la seconde qu'un cauchemar réveille le jeune Lambert qui soudain aperçoit au plafond un rectangle lumineux paraissant émerger d'une espèce de petit nuage blanchâtre assez condensé. Il en est bien naturellement effrayé mais parvient néanmoins à se raisonner en se disant qu'il doit sans doute continuer un peu à rêver et qu'il est probablement victime d'une hallucination. Pour en avoir le cœur net il se se lève et va réveiller le camarade partageant la chambre avec lui. Sans rien lui dire de ce qu'il voit pour ne pas le conditionner, du doigt il lui indique le plafond afin de savoir si lui aussi observe bien la même chose que lui : il lui confirme qu'il ne s'agit ni d'une erreur ni d'une illusion d'optique dans cette maison sans électricité. C'est alors que, peu rassurés, d'un commun accord ils ramassent tous deux leur couchage pour aller rejoindre aussitôt les trois autres sous-officiers dormant dans la pièce voisine.

    Le lendemain soir Lambert décide malgré tout de revenir coucher dans la première chambre, l'un de ses camarades voulant bien lui tenir compagnie. Exténué par les exercices de la journées il s'endort lourdement ne se réveillant qu'à six heures du matin. Son accompagnateur, le caporal Fernand, déjà debout, lui apprend alors que vers minuit la lumière était à nouveau apparue mais, cette fois, sous forme d'un triangle glissant lentement pendant un certain laps de temps le long des murs avant de finir par disparaître. Jean-Jacques L. lui reproche de ne pas l'avoir alerté.

    La nuit suivante le caporal Fernand au sommeil plus léger assista le premier à la réapparition du phénomène lumineux pour en aviser sur le champ son chef. Cette fois l'apparition lumineuse avait pris une forme ronde, paraissant surgir d’une masse nébuleuse, l'ensemble mesurant 80 sur 80 cm environ. A l'intérieur du cercle on distinguait comme la lettre « S ». Les deux hommes fixaient pétrifiés, la scène attendant qu'elle cesse, ce qui prit une dizaine de minutes.

    Jean-Jacques Lambert, au cas où se reproduirait le phénomène lumineux, décide cette fois de l'affronter par un plan d'action qu'il tient secret et qui pour se réaliser va le contraindre à patienter 4 ou 5 nuits. Ce soir-là le caporal Fernand et lui-même étaient encore éveillés. Il n'oubliera jamais qu'il était exactement 22h 42 minutes quand un demi-cercle apparut soudain au plafond en même temps que l'espèce d'ectoplasme qui en était le prolongement. Parvenant difficilement à se contrôler, tremblant, conformément toutefois à ce qu'il avait préparé, il interpelle la chose en ces termes :

    - Qui ou quoi que tu sois, j'aimerais te poser quelques questions… Si tu es en mesure de me répondre, éteins-toi une fois pour me dire « oui » et deux fois pour me dire « non »… Bon, je vais commencer :

    - Es-tu un esprit 

    Pendant une fraction de seconde tout s'éteignit. Il se trouvait donc devant un esprit. Le jeune Lambert de poursuivre : 

    - Te manifestes-tu ailleurs qu'ici ? La réponse fût un non catégorique. Il lui demande alors :

    - Pouvons-nous t'aider ? 

    - Oui !

    - Par des prières ?

    - Oui !

    - Par des messes ?

    - Oui !

    - As-tu la possibilité de nous dire ton nom ?

    - Non

    - çà ne fait rien, je demanderai au curé de célébrer pour un anonyme. Précise-moi seulement le nombre de messes désirées en t'éteignant une ou plusieurs fois.

    Le noir se fit alors à quatre reprises consécutives.

    - Très bien, tu peux compter sur moi, je ferai dire quatre messes. Et maintenant fais-moi savoir si tu connais l'avenir ?

    A sa grande surprise il y eût une seule interruption de lumière (= Oui). Il lui posa dès lors sans tarder la question qui lui tenait le plus à cœur :

    - La guerre va-t-elle être longue ?

    Lambert s'attendait à un « non » catégorique conforme avec la conviction partagée à l'époque (Printemps 40) par l'ensemble du pays d'une guerre bientôt conclue ; or la chambre demeura soudain brièvement plongée dans l'obscurité (= Oui!). Ébranlé Lambert se dit que l'information devait être fausse ; mécontent il réplique :

    - Voudrais-tu me faire croire que la guerre va durer des années ?!… Si oui, éteins-toi autant de fois qu'il y aura d'années avant la paix ?

    La lumière insolite s'éteignit et se ralluma cinq fois, annonçant ainsi que les hostilités ne prendraient fin … qu'au printemps 1945. Le jeune sous officier avoue rétrospectivement que la prédiction lui parut alors stupide ; il n'y vit qu'une plaisanterie de fort mauvais goût, ce qui lui fit dire pour conclure:

    - Çà suffit ! Je n'ai plus rien à te demander ! Éteins-toi une bonne fois pour toute ! Va-t-en !

    Le phénomène lumineux persista quelques secondes pour cesser définitivement. En dépit de sa contrariété d'avoir été frontalement contredit dans sa croyance et dans ses espérances d'une guerre expéditive, pensant en outre avoir été berné, il tiendra néanmoins sa promesse (Avant tout pour être tranquille, en finir avec cette intervention intempestive autant que perturbante de l'au-delà), faisant célébrer par le curé de la paroisse 4 messes, la première dès le lendemain.

    J.-J. Lambert deviendra par la suite publiciste. En rapportant les faits il confiera qu'il en frissonnait encore de la prédiction d'un conflit qui deviendra bientôt mondial, perspective inenvisageable ; à l'époque il n'y croyait évidemment pas comme la plupart de nos concitoyens d'ailleurs vivant dans la plus grande illusion, à peine remis qu'ils étaient de la guerre de 14/18 ! On voit ainsi comment peut se produire dans notre propre pays une interaction spontanée, « sauvage », avec un défunt particulier, hors cadre spirite, médiumnique ou religieux et surtout contre toute attente, dans un moment et d'une manière parfaitement inattendue, improbable. Le jeune sous officier et ses camarades étaient par ailleurs des garçons normaux, les pieds bien sur terre, des jeunes gens que la question de l'au-delà ne préoccupait pas.

    Certes on se trouve manifestement devant un chrétien, catholique de naissance ayant été dûment catéchisé, disposant donc par éducation et atavisme d'une indéniable culture chrétienne lui ayant permis d'y puiser une solution qui par le passé fit ses preuves pour affronter efficacement ce genre de situation qu'on pourrait ainsi résumer : confrontation à une « âme du purgatoire » (6) ; sans doute le new-age postchrétien contemporain ou néo-paganisme syncrétique parleraient plutôt d'une âme en peine à faire remonter vers la lumière. Le défunt se cachant derrière cette manifestation, peut-être le mari de la veuve, décédé moins d'un an auparavant dans des circonstances qu'on ignore, était lui aussi manifestement un catholique réclamant aide et délivrance par des messes, conformément à ce qui se fait dans les paroisses où il est commun d'en faire célébrer pour le repos de l'âme des parents, des amis ou des connaissances décédées. Un défunt musulman, un hindouiste, un bouddhiste n'auraient évidemment pas réclamé ce type de prestation spécifique au catholicisme romain. Ils se seraient même probablement abstenu de toute relation avec un vivant, ces religions visant à la parcimonie de ce type d'échanges. En quittant la vie, comme nous le verrons par la suite, les êtres humains conservent souvent pendant tout un temps qui peut être fort long d'ailleurs, leurs idées, leurs croyances, leurs tabous et leurs interdits, aussi étrange que cela puisse apparaître à nous autres post chrétiens ayant tendance à démocratiquement concevoir un peu vite un sort commun immédiat pour l'espèce humaine.

    Ce récit est celui d'une expérience réellement vécue par un petit groupe d'hommes dont l'un des membres eût la bonne idée de nous la rapporter sans quoi l'événement serait à jamais perdu. Grâce à son témoignage de première main nous entrons de plein pied par une petite porte dans la Région V que nous allons parcourir tranquillement dans les mois à venir. Si vous vous reportez à notre cartographie de début de lettre on se trouve ici dans la sous région 5.9 comprenant les manifestations de disparus manifestement hors cadre spirite (5.1), médiumnique (5.2), psychographique (5.3), TCI (5.4), pré-mortem (5.5), NDE (5.6), hypnotique (5.7), réincarnationniste (5.8) ; d'où la convenance qu'il y a à constituer une telle entité sous régionale 5.9 capable d'accueillir correctement ce genre d'interaction authentique, spontanée, ne pouvant à priori trouver aisément place ailleurs.

    Chers amis, qui sait ? Pour peu que vous enquêtiez sur le sujet, peut-être trouverez-vous à votre tour vous aussi l'un ou l'autre cas de ce genre dans votre propre environnement, votre passé, vos lectures, vos circulations sur internet. A bon vent !

    Notes et bibliographies

    (1) La littérature moderne traitant de la réincarnation comprend un volet savant rationnellement exigeant accompagné de son versant vulgarisateur et un volet populaire syncrétique et dérégulé, puisant librement, sans grande retenue son inspiration dans l'imaginaire collectif, le courant new age, la vulgarisation, les visions, maintes pratiques de « canalisation » à la mode dans lesquelles on est censé communiquer avec un esprit, hors cadre religieux structuré ; nous le délaisserons au bénéfice du premier, raisonnable et pondéré.

    (2) La vérification ne s'effectue qu'en partie seulement à la manière de l'historien pour des raisons qui tiennent à la nature du champ anomalistique reposant sur des phénomènes non reproductibles, échappant souvent à l'entendement, difficilement accessibles à la raison ; l'expérience que les êtres humains en ont est habituellement singulière ; ils ne peuvent qu'en témoigner à leur manière, tous aspects posant de redoutables problèmes épistémologiques à l'historien de métier.

    (3) Voir à ce sujet les travaux du Pr Gibello ayant permis dans les années 80 des avancées significatives dans la compréhension de certains troubles cognitifs (Dysharmonies cognitives).

    (4) Nous partagions au départ l'idée selon laquelle on ne savait presque rien de l'au-delà ni sur l'interaction avec les morts relevant du dogme ou de faits divers rares et invérifiables. Lorsqu'on enquête en tant qu'occidental sur la Région V on part toujours de ce « point zéro » caractérisé par une méconnaissance de façade, fondée sur des tabous sociaux concernant cette question énigmatique de la mort avec tout ce qui l'entoure. Les religions elles-mêmes sont fort discrètes sur le sujet. Parfois la disparition d'un proche va remuer le sujet affectivement concerné, le motiver même assez pour l'inciter d' entreprendre à son tour une enquête émouvante comme le démontrent les deux ouvrages du même auteur, pharmacien de son état, perdant subitement une belle sœur affectionnée : Isola Pisani, Mourir n'est pas mourir, Mémoires de vies antérieures, R. Laffont, Paris, 1978 et du même auteur, Preuves de survie, Croire ou savoir, R. Laffont, Paris, 1980. Il part d'une position sceptique associée à une ignorance abyssale du sujet pour finir par découvrir avec étonnement, en croisant les sources comme nous le faisons nous-même, que nous autres occidentaux sommes les heureux détenteurs d' un savoir conséquent et sur la mort, ce qui l'entoure et sur l'immédiate après-vie. Nous aussi tout comme les égyptiens ou les bouddhistes avons notre mot à dire sur le thème, ce dont ne s'est d'ailleurs pas privé l' ésotériste chrétien Jean Prieur en réalisant son  Livre des morts basé moins sur ceux qui l'avaient précédé en Égypte ou au Tibet par exemple mais sur notre propre et riche expérience occidentale.

    (5) La thématique du Purgatoire demeure un sujet récurrent de préoccupation dans le catholicisme traditionnel s'il est moins présent dans son courant plus moderne, s'étiquetant prétentieusement progressiste. Nos historiens spécialisés savent en tracer finement l'évolution des pratiques au cours des derniers siècles.

    (6) Ce témoignage se trouve dans Guide du spiritisme, de Giovanni Sciuto, France Loisirs, 1991, avec l'autorisation des Éditions Jacques Grancher, Paris, 1991, pages 128 – 132. L'auteur raconte aussi comment il en est arrivé à rédiger et publier l'ouvrage.

    Mots-clés : spiritisme - messes - guerre - new-age - cartographie - avenir - esprit - prières - défunt - purgatoire - apparition – phénomène

Elie Sorlin        


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