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        button7.gif         Lettre 166 : Poursuite d'exploration de la Région V. Comment un ado dcd se manifeste !


    Pour l'internaute non au courant de notre modèle de monde humain la Région V n'est autre que celle de l'interaction non seulement avec la mort mais aussi avec les personnes décédées. Contrairement à l'idée simpliste selon laquelle nous autres occidentaux modernes n'aurions pas grand-chose à en dire puisque la croyance la plus répandue consiste à penser qu'il n'y aurait plus rien après la mort puisque personne n'en serait jamais revenu, nous disposons pourtant actuellement sur le sujet d'informations considérables en quantité comme en qualité. Il suffit simplement d'aller les chercher aux bons endroits !

    WWW.menetic-site.net fait cela, mettant au service de la petite communauté internautique qu'intéresse le thème maintes données habituellement peu faciles à rassembler comme à croiser, en cherchant en outre à leur conférer autant que possible un peu de sens, dans une perspective ouverte; sans cet effort minimaliste on se retrouverait devant une montagne de témoignages bien étranges et pas toujours cohérents risquant peut-être de plonger des lecteurs non prévenus dans une certaine forme de désarroi.

    Mais revenons, si vous le voulez bien, à notre géographie du « Continent 5 » dont nous avons dit que nous y discernions 9 zones empiriquement délimitables désignées ainsi : V1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9. Notre lettre 165 de novembre dernier entreprit de vous introduire dans la sous région V9 ou 5.9 caractérisée par une population phénoménale ne trouvant pas aisément place ailleurs. L'un des bons moyens d'y accéder quand on le peut : se déguiser en journaliste d'investigation, lancer à ses risques et périls une émission radio grand public chargée de collecter des témoignages d'interaction spontanée avec un défunt émanant de personnes tout venant dignes de confiance, crédibles et triées sur le volet après enquête de terrain.

    C'est fort heureusement ce qui se réalisa dans les années 95 avec l' enseignant/chercheur, le Pr Yves Lignon (1) assisté du journaliste Louis Benhedi co-animant chez Sud Radio l'émission Le secret du mystère, dont nous ne saurions trop recommander l'ouvrage qui en sortit : La vie derrière la vie (2) qu'on peut trouver d'occasion sur internet, chez Priceminister, Fnac/Livres ou Amazon par exemple. Le chapitre 12 de l'ouvrage occupe à lui seul 72 pages ; il présente 7 cas récents d'interaction avec une personne décédée, chacun bien circonstancié. Voici le premier d'entre eux, celui du jeune Olivier (15 ans).

    Annie/Olivier

    Sa mère, Annie X., est une femme ayant les pieds bien sur terre, élevant seule fort courageusement ses sept garçons dont les âges s'échelonnent de 15 à 22 ans. Au cours de l'été 1995 Olivier, le dernier, obtient l'autorisation maternelle de partir à l'Océan avec des amis.

    En fin d'après-midi dans la maison animée retentit la sonnerie du téléphone: une voix au bout du fil annonce l'impensable : le garçon venait de se noyer ! Annie s'en trouve accablée tout en continuant à vaillamment s'occuper de ses six autres garçons, essayant de faire comme si de rien n'était. C'est dans ce contexte qu'elle d'abord puis ses autres enfants vont vivre les divers phénomènes que voici.

    Un soir, trois jours s'étant écoulés depuis la disparition tragique d'olivier, en allant se coucher après avoir fait le tour des chambres pour voir si tout allait bien et qu'aucune lampe n'y restait allumée, le couloir étant éteint elle pénètre dans la sienne, dans la pénombre et le calme, ce qui lui fait du bien tandis que l'étreint le chagrin. Elle apprécie particulièrement ce moment de la journée pour se détendre. Tandis qu'elle se déshabille « en cherchant à faire le calme dans sa tête, elle aperçoit soudain au centre même de son lit, flottant à une vingtaine de centimètres de hauteur une lueur ronde, étincelante et vive, de la taille d'une pièce de cinq francs dont la couleur oscillait entre le bleu et le violet... » (3).

    Comme on peut se l'imaginer son premier réflexe est de chercher immédiatement d'où peut bien venir cette lueur, les volets étant fermés, la nuit sans lune et la pièce n'étant éclairée que par la lumière blafarde de l'abat-jour incapable d'en être la source. L’angoisse alors la saisit. Elle se tâte le cou, les oreilles, les mains pour voir si l'un des bijoux qu'elle pourrait éventuellement porter ne provoquerait pas un reflet susceptible d'expliquer ce qu'elle aperçoit : rien !

    Surmontant sa peur elle décide de toucher la chose et tremblante approche sa main du rond bleuté : « A un ou deux centimètres de cette « présence » aucun reflet ne colorait mes doigts. Ils étaient pourtant si proches ! Lorsque j'ai tenté de l'effleurer la lumière a disparu comme si j'avais appuyé sur l'interrupteur d'une lampe... ». Elle effleure alors le couvre-lit : plus rien. En dépit de ce qui vient fugitivement de se produire, elle se couche et s'endort, la fatigue de la journée prenant le dessus, oubliant dès le lendemain rapidement l'incident, reprise par les problèmes quotidiens de sa maisonnée.

    Une semaine plus tard ce fût au tour de trois de ses fils de vivre une expérience bizarre. Respectivement âgés de 18, 20 et 21 ans, encore sous le choc de la mort accidentelle de leur plus jeune frère, ils avaient décidé de dormir dans la même chambre sise au rez-de-chaussée. Deux occupaient le grand lit tandis que le troisième couchait sur un matelas posé à même le sol. En plein milieu de nuit un bruit curieux les réveilla tous ensemble ; rapidement ils comprirent qu'il provenait d'un coin de la pièce où se trouvaient entreposés poids et haltères avec lesquelles s'entraînait de son vivant le jeune défunt. Mais redonnons la parole aux témoins : « Il ne s'agissait pas d'un vague remue-ménage, oh que non : on eût dit qu'un sportif s'entraînait, choisissant un instrument, en écartant les autres, puis le reposant brutalement. Pourtant rien ne bougeait…. » (4).

    Les trois garçons éprouvent alors une sorte d'électro-choc les incitant à chercher d'abord une cause naturelle à un tel raffut et s'interpellant mutuellement pour se rassurer, à surtout vérifier qu'ils ne sont en rien victimes d'une hallucination collective, que ce qu'ils entendent tous les trois est identique et réel :

    - Tu entends, dis ?

    - Bien sûr que j'entends ! Mais...qu'est-ce que c'est d'après toi ?

    - J'en sais rien !

    Lorsque cessa le bruit ils étaient si effrayés qu'ils se dépêchèrent de changer de chambre et le lendemain lorsqu'ils racontèrent à Annie leur mère ce qui leur était arrivé son angoisse la reprit soudain car ces haltères et ces poids étaient ceux-là même qui appartenaient à Olivier qui, un an auparavant, se souciant de son physique, avait décidé de faire de la musculation à la maison. C'est lui qui avait pris soin de choisir, d'acheter les appareils qu'il était d'ailleurs le seul à utiliser.

    En dépit de ces correspondances intrigantes, l'idée qu'il puisse s'agir de manifestations en provenance d'Olivier ne leur vient point d'emblée à l'esprit, Annie mettant tout sur le compte de la fatigue du moment, l'insidieux chagrin étouffant même les questions existentielles susceptibles de se poser aux uns et aux autres.

    C'est un troisième et dernier événement, aussi net et précis que les deux autres, survenant cette fois dans la cuisine où se trouvaient Jacques et sa mère quelques deux semaines après la mort d'Olivier qui leur permit enfin de faire le lien entre ces diverses manifestations et le disparu. Il était sept heures du matin. Mais redonnons au témoin (Annie) la parole :

    « Comme il n'était pas encore sept heures nous avions laissé les volets fermés . Vaguement mal à l'aise car je n'aime pas me lever de si bonne heure, je restais silencieuse au dessus de mon bol de café, les coudes sur la table, le menton dans le creux des mains, ne pensant à rien de précis. Jacques se taisait aussi mais parce que, au contraire, il déjeunait de bon appétit. J'envie un peu les gens comme lui en forme au saut du lit sitôt le premier pied posé à terre.

    Un coup retentit soudainement en provenance de la porte de communication avec la salle à manger, un coup unique, sourd, ne ressemblant en rien aux deux ou trois, clairs et nets, frappés par quelqu'un qui veut entrer. On aurait plutôt dit qu'un choc venait de se produire à l'intérieur du panneau de bois. Interloquée, j'ai tourné la tête dans la direction du bruit puis suis revenue vers mon fils :

    - Jacques, tu as entendu ce bruit ?

    -Oui maman, j'ai entendu…

    De plus en plus étonnée, je me suis légèrement tournée de manière à garder en permanence la porte dans mon champ de vision , tandis que mon insouciant de fils replongeait déjà une tartine beurrée dans son chocolat. Deux à trois minutes plus tard, au milieu de la porte, à une cinquantaine de centimètres de hauteur, j'ai aperçu un disque lumineux. Comme celui de l'autre soir, au dessus de mon lit, ce rond n'était pas plus grand qu'une pièce de cinq francs, mais cette fois vaguement blanc au point que j'ai pensé qu'il s'agissait du reflet de ma montre et que j'ai de suite remué mon poignet de droite à gauche pour m'amuser avec. Et la tache lumineuse a bougé, me persuadant momentanément qu'il n'y avait pas là au moins, le plus petit mystère. Seulement lorsque voyant le rond disparaître, aussi brusquement que l'avait fait son prédécesseur bleuté, j'ai de nouveau remué mon bras à plusieurs reprises pour continuer à jouer, le prétendu reflet n'est pas revenu bien qu'au plafond la lampe soit toujours allumée. En revanche j'ai distingué, toujours sur la porte, surgissant au niveau de la poignée et à l'opposé vers le mur, deux petits… comment dire ? Deux petits nuages, ou mieux deux petites bouffées de vapeur qui restaient immobiles mais passaient lentement du blanc au gris. Sentant la peur qui me gagnait j'ai interpellé mon fils à voix basse :

    - Jacques ! La porte ! La porte ! Est-ce que tu vois ?

    Et l'entendant me répondre, chuchotant lui aussi, sur un ton effrayé :

    - Oui maman...je vois, ça ressemble à du brouillard !

    Je me suis sentie frissonner de la tête aux pieds.

    Cloués à nos chaises nous avons alors été témoins d'une dernière scène. Les deux petits nuages se sont lentement rapprochés l'un de l'autre pour n'en former qu'un seul, bien au centre de la porte. Cette « chose » étrange est restée immobile à peu près à un mètre du sol durant quelques secondes encore. Puis elle s'est rapidement dissipée sans laisser la moindre trace. »

    Ce n'est qu'à partir de ce moment qu'Annie entreprit d'établir un lien entre ces divers épisodes, soupçonnant peu à peu qu'il s'agissait probablement d'un message de son Olivier cherchant à lui faire admettre qu'il était vivant. Dès lors elle poursuivit son deuil avec d'avantage de sérénité, commençant d'imaginer que son fils pouvait bien se trouver dans un Au-delà heureux d'où il avait cherché à leur adresser des signes.

    Conclusion transitoire

    Dans notre lettre 165 de novembre dernier nous vous exposions le cas du jeune officier Lambert confronté de la même manière à un phénomène lumineux en lien avec un défunt. Dans les deux situations, la sienne et celle d'Annie survenant près de 55 ans plus tard, ce qui arrive est inattendu, surprend les observateurs et leur fait peur, les stresse, les angoisse même. Dans le cas Lambert apparemment le phénomène n'aura aucune suite si ce n'est qu'il s'inscrira dans sa mémoire pour n'en plus sortir, le confortant sans doute dans l'idée d'une survie après la mort que sa religion lui avait d'ailleurs inculquée; le défunt n'a aucune relation affective avec lui mais il en a avec la logeuse dont il est le mari probable décédé voici moins d'un an ayant échoué à entrer en relation constructive avec sa veuve. N'ayant apparemment réussi qu'à lui faire peur, cette dernière avait donc quitté les lieux pour se réfugier chez ses parents.

    Dans le cas d'Annie le fils noyé est en relation d'attachement, de « rattachement », de « trans-attachement » (5) mis à l'épreuve par la disparition brutale d'un des membres de la dyade mère/enfant. Aucune référence religieuse n'y est discernable. Annie et ses fils s'interrogent peu et surtout ne questionneront pas le phénomène (Ils n'interrogeront pas la « chose » comme le fit Lambert) puisqu'ils ne chercheront pas à entrer en relation avec le jeune disparu. On se trouve presque devant le degré zéro de l'homme moderne face à la mort. Le défunt va devoir « mouiller sa chemise » pour se signaler comme tel, se faire « entendre », parvenir à faire comprendre non sans mal que c'est bien lui. Olivier échouera à entrer en relation durable et profondément sensée avec ses proches, ceux-ci se montrant incapables de saisir l'occasion exceptionnelle et précieuse qui s'offre pourtant généreusement à eux d'interagir avec lui comme le fit Lambert, fort imparfaitement d'ailleurs puisque ce dernier ne sut maîtriser ni son mouvement d'humeur ni le fond de sa peur, sommant l'entité anonyme de « déguerpir » pour qu'elle le laisse définitivement tranquille, comme si les morts dérangeaient au plus haut point les vivants cherchant à les oublier au plus vite.

    A l'examen on remarque que la palette d'intervention du jeune Olivier demeure restreinte mais intéressante dans le visible (Production d'un son dans une porte, de sons familiers avec les haltères sans que celles-ci ne bougent, de manifestations lumineuses précises et ciblées, localisées, de productions de brouillard en forme de petits nuages capables de se déplacer, ce qui suggère que la relation entre les morts et nous autres les vivants, si elle se révèle possible, s'avère néanmoins peu facile, assez limitée en modalités sensorielles comme en durée, surtout chez un jeune sujet sans grande expérience de l'au-delà où il vient tout récemment d'arriver. Quant aux survivants, honte à eux ; ils sont d'une nullité rare dans leur rapport au paranormal, à l'étrange, notre culture s'étant ingéniée à creuser un profond fossé, une grande barrière entre le normal et l'anormal. Nous découvrirons par la suite, grâce à des témoignages circonstanciés comme celui, connu, de Gérard Morranier (6), comment les défunts récemment décédés, désireux d'interagir avec leurs proches peuvent s'y prendre pour parvenir malgré tout, dans des cas exceptionnels, à leurs fins.

    Notre société s'emploie à expulser de son aire ce qui se présente comme intrigant, étrange, bizarre, énigmatique à l'aide d'une panoplie d'acteurs pour le rejeter au-delà de son horizon, dans les ténèbres extérieurs. C'est ce qu'il convient d’appeler : « Travail de purification ou d'exorcisme » consistant à chasser de la vue ces phénomènes vécus comme anxiogènes. Nos sciences, nos prix Nobel, une grande partie de nos savants s'entendent pour perpétrer cette tâche éminemment défensive à laquelle contribue acteurs multiples, institutions universitaires, associations, médias. www.menetic-site.net s'ingénie au contraire à rapatrier l'anormal dans le monde réel qui est nôtre où vivants et morts se révèlent épisodiquement, exceptionnellement capables de côtoiement et d'interactions, d'échanges.

    En janvier nous poursuivrons notre exploration de la sous région 5.9 en vous proposant d'autres cas qui nous permettront de prendre la mesure de la variété phénoménale qui la peuple, de mieux la comprendre dans ses connexions avec les 8 autres zones de la Région V. Nous ne manquerons pas, en croisant les données, d'en tirer parti pour améliorer notre connaissance d'un au-delà ordinairement invisible et silencieux, ce qui laisse croire à beaucoup, non informés, qu'il n'y a rien après la mort ; ces gens ressemblent à nos ancêtres qui pensaient que le soleil nous tournait autour sur un fond d'astres fixes. Il est temps de se réveiller et de commencer à prêter l'oreille pour entendre ce que le monde invisible cherche parfois à nous dire !

    Notes et bibliographies

    (1) On peut aisément trouver sur Internet le concernant toutes informations utiles (Carrière, travaux, articles, ouvrages etc.). La singularité de son profile tient au fait qu'il fût au XX ème siècle le seul enseignant chercheur français à être parvenu à créer non sans mal un laboratoire de parapsychologie, notre pays étant l'un des plus hostiles au monde à vouloir s'investir dans ce genre de recherche. Jeune professeur, dans les années 75 il se révéla d'une assez grande férocité contre le paranormal, cherchant à vilipender toute personne faisant mine de disposer de pouvoirs anormaux de guérison par exemple. L'âge et l'expérience venant, il évolua suffisamment pour devenir ce qu'il est actuellement : un scientifique ouvert, profondément humain, exigeant mais respectueux des faits quand bien même ils échapperaient à la volonté d'emprise bien compréhensible du savant.

    (2) Yves Lignon, Louis Benhedi, La Vie derrière la Vie, M. Lafon, Paris, 1998

    (3) La vie derrière la vie, Chap. 12, p. 192

    (4) Id., p. 193

Elie Sorlin        


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