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        button7.gif         Lettre 167 : Apparition non « spectrale » d'une épouse accidentellement décédée


    Résumé de la lettre 167

    Cette 167 ème lettre met en scène une interaction assez rare avec un défunt, en l'espèce celle d'une jeune femme Valérie, épouse et mère, décédée 3 années auparavant d'un accident de voiture et venant rappeler à son mari de veiller particulièrement sur leur fillette présentement âgée de 12 ans, Audrey, traversant un moment de perturbation lié à la séparation traumatique d'avec sa mère. L'apparition n'est pas d'ordre « spectrale » ou fantomatique mais présente bien les apparences de la réalité comme de la vie en dépit du fait qu'elle disparaît comme par enchantement en fin de séquence interactive d'une durée approximative d'une dizaine de minutes, survenue en semaine vers les 5 heures du matin tandis que le mari, veuf, est quant à lui parfaitement réveillé.


    Dans les modalités d'interaction avec les défunts nous venons de mentionner les manifestions lumineuses intelligentes et ciblées (Se produisant dans l'environnement familier d'un sujet devenant dès lors ipso facto un expérienceur, un observateur direct, un témoin) souvent associées à une petite nuée semblable parfois à de la fumée ou à un ectoplasme cotonneux, sur des supports comme murs et plafonds ou en suspension dans l'air tels des hologrammes, les craquements dans les portes ou le mobilier mais sans déplacements. Les premières peuvent évoluer pour se voir transformées en un code analogue au morse permettant ainsi d'interagir avec le défunt (Cf cas Lambert), les seconds s’interpréter comme autant de manifestations intempestives de défunts cherchant à signaler gauchement leur présence ; on serait alors devant le niveau le plus faible de l'interaction du fait de son caractère unilatéral et sommaire, peut-être potentiellement déclencheur d' interactions ultérieures, signaux dès lors exploitables par des destinataires mieux inspirés, à l'instar du jeune officier J. Lambert.

    Marc et Valérie

    Nous allons dans cette lettre présenter le cas assez récent de Marc X. marié à une certaine Valérie depuis une quinzaine d'années ; le couple fort uni a une fillette d'une douzaine d'années. Un matin Valérie part en voiture pour ne plus jamais revenir : accident mortel. Veuf inconsolable, Marc revient vivre dans l'Aude chez ses parents où il va retrouver un travail et bénéficier d'un environnement sécurisant et protecteur tant pour sa fille que pour lui-même.

    Quelques trois ans après la disparition de son épouse il a pris l'habitude de vivre avec son chagrin ; en dépit de ses levers matinaux pour raisons professionnelles Marc est un couche tard qui passe ses soirées au lit devant la télé qu'il ne regarde même pas, la tête plutôt vide. Sans doute est-il d'une certaine manière toujours endeuillé, un peu déprimé. Un matin, après une nuit agitée où il dort mal, il se réveille en sursaut avec l'impression d'une présence dans la chambre ; il allume la lampe et qu'aperçoit-il, assise dans son fauteuil, devant la télé éteinte installée au bout du lit ? Sa femme Valérie, non point sous la forme d'un spectre vaguement transparent, vaporeux comme cela peut arriver et dont témoigne une certaine littérature dédiée au thème, mais telle qu'elle était de son vivant avant de monter pour la dernière fois en voiture ! Effaré il se traite de pauvre imbécile en train de rêver, se frotte alors les yeux pour se rendre à l'évidence : sa Valérie est bien là, calme, immobile ; elle tourne soudain vers lui la tête pour lui dire : « Bonsoir Marc ! ». Mais laissons à ce dernier la parole :

    « Sa voix, mon Dieu, sa voix ! Etais-je revenu trois ans en arrière au temps heureux d'avant l'accident ? J'ai la chair de poule lorsque je repense à cette nuit-là. 

    Après quelques secondes durant lesquelles je bégayais comme si j'étais ivre ou sous l'effet d'une poussée de fièvre je parvins à articuler des questions qui vont vous sembler stupides :

    - Mais enfin, Valérie, que fais-tu là… ? Qu'est-ce que tu fabriques ici ?

    - Je suis venue pour te mettre en garde. Fais attention à notre fille.

    Surpris par ces propos j'oubliai mon trouble et, retrouvant le ton apaisant que j'utilisais autrefois lorsque ma Valérie se montrait soucieuse sans trop de raisons je répondis :

    - Mais tu n'as pas à t'inquiéter, voyons. Audrey passe la nuit chez Aline, tu sais bien… Aline, ma sœur...Notre fille est en sécurité avec sa cousine, ne te tracasse donc pas… Tout va pour le mieux…

    Sans bouger du fauteuil mon épouse, mon épouse morte me répliqua, toujours aussi calme :

    - Je le sais, évidemment, mais tout de même, Marc, fais attention à notre fille. »

    Bouleversé par cet invraisemblable échange relevant pourtant de la plus stricte réalité, Marc lui pose alors cette question :

    - Es-tu bien ?… Je veux dire… bien là où tu te trouves ?

    - Oui. Ce n'est pas pour moi qu'il faut s'inquiéter. Je suis même très bien.

    Puis avant même que Marc puisse à nouveau questionner l'apparition cette dernière conclut calmement :

    - Au revoir !

    Simultanément l'intensité de la voix rapidement diminua comme dans un magnétophone dont les piles se seraient soudainement déchargées ; puis Valérie disparut, laissant Marc complètement abasourdi et songeur une bonne heure encore devant le fauteuil laissé vide.

    C'est alors qu'il se ressaisit, se lève, se douche, s'habille, déjeune vite et quitte sans bruit la maison où dort encore sa mère qu'il veut éviter de déranger pour se rendre aussitôt chez sa sœur dont la maison n'est pas loin, où se trouve justement Audrey. Absolument sûr de ce qu'il avait vu il frappe à la porte de sa sœur en dépit de l'heure matinale pour découvrir qu'elle avait les traits tirés après une nuit d'insomnie provoquée par les cauchemars à répétition de la jeune Audrey.

    Femme ayant les pieds pourtant bien sur terre, Aline avait elle aussi senti une présence dans la chambre des petites mais sans rien voir ni entendre sauf les pleurs de la fillette réclamant sa mère à corps et à cris. Il raconte alors à sa sœur ce qui lui est arrivé et conclut qu'elle et lui sont persuadés désormais que de là où elle est Valérie veille sur eux.

    On voit dans ce nouvel exemple relativement récent et particulièrement bien documenté comment l'homme moderne le plus normal et le moins préparé peut se trouver en situation d'interagir avec un défunt connu, très aimé, ici une épouse accidentellement décédée. Aline et Audrey sont elles aussi confrontées à quelque chose d’énigmatique qu'elles ne parviennent pas à déchiffrer sur le moment du fait de son couplage à des perturbations stressantes (Pleurs et cris d'une fillette habituellement calme).

    Dans notre lettre de février prochain nous ferons le point sur cette zone si particulière de l'interaction avec les défunts dite « 5.9 » où le moderne se trouve devant l'impensable mais pourtant bel et bien réel : une personne de l'au-delà lui fait signe sans qu'il l'aie cherché. C'est assurément assez rare ; mais à l'échelle d'un pays comme le nôtre et sur une décennie par exemple cela arrive des dizaines de fois, personne n'en sachant rien, les gens qui en font l'expérience ne tenant pas à passer pour des individus hallucinés ou délirants, se murant donc dans un silence prudent, protecteur, défensif, notre société, notre culture, nos religions même n'autorisant guère ce genre d'échanges assez souvent perturbants, ne relevant pas de l'ordre établi : elles se purifient diversement contre le risque de contamination de la sphère normale par l'anormal vécu comme risque chaotique, désorganisateur.

    Dans notre lettre168 de février prochain nous conclurons tout ce que nous savons et avons à dire d'actualisé sur le sous continent 5.9 de l’interaction des modernes avec les défunts, visant moins à épuiser le sujet qu'à en fournir une idée intéressante, stimulante, raisonnable et rangée (Du fait de notre cartographie en 9 sous régions du continent 5 de l'anormal propre à l' humain) susceptible d'être enrichie, complétée par les recherches personnelles de l'internaute qu'intéresse semblable sujet.

    Joyeux nouvel an à tous nos lecteurs. Que 2018 soit une belle année, toute pleine de vie, pour les uns comme pour les autres !

Elie Sorlin        


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