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        button7.gif         Lettre 169 : Sous-région 5.2 de l’interaction avec les défunts :

« médiumnité »


      Résumé de la lettre 169

    Elle illustre d'un simple exemple l'une des nombreuses manières dont une medium moderne particulièrement douée : Hélène Bouvier, put interagir avec un défunt (Un garçonnet écrasé) pour le plus grand bénéfice d'un vivant (Sa mère éplorée) comme de sa famille dont l'enfant fait d'ailleurs partie et qu'il a souci de « soigner » ou « réparer » après traumatisme.


    Nous n'allons pas ici traiter de la médiumnité en elle-même ni de manière livresque, mais comme voie privilégiée d'interaction avec les défunts ; ainsi ferons-nous l'économie d'une recherche par trop abstraite pour traiter immédiatement du sujet qui nous préoccupe ici : à savoir en quoi la médiumnité moderne ou contemporaine concerne-t-elle l'interaction avec les défunts?

    Pour satisfaire notre curiosité, dans un souci d'actualisation, partons en quête de médiums français, à la fois modernes et reconnus pour leurs performances au long cours ; par eux en effet nous serons à même de découvrir, non sans étonnement d'ailleurs, que l'interaction avec les morts fait bien partie du paysage contemporain ; nous avions d'ailleurs entrepris d' en rendre compte dans nos dernières lettres mensuelles (168, 167, 166, 165…). Cette interaction, ce commerce naturel avec les défunts le plus souvent s'imposent à eux, médiums, dès l'enfance de la même manière que les divers dons ou talents dont nous héritons parfois à la naissance mais que nous ne saurions en aucun cas acquérir par une initiation, un apprentissage, une transmission, un enseignement, bref par nos propres efforts.

    Comme l'internaute pourra le constater, on ne se trouve plus dans le même registre d'échange auquel nos quatre lettres précédentes nous avaient accoutumés; les défunts venaient alors à nous par surprise, de façon exceptionnelle ; le sujet humain soudainement confronté à l'inexplicable, souvent effrayé par ce qui lui arrivait et généralement démuni pour affronter correctement l'événement du fait de son fort modeste outillage symbolique, son éducation n'allant guère dans cette direction, cherchait alors à échapper le plus souvent à la rencontre qu'il vivait telle une menace risquant de le désorganiser du fait qu'elle saturait moins ses récepteurs sensoriels eux-mêmes que son système cognitif incapable de l'intégrer, de l’interpréter ou de lui conférer un sens satisfaisant.

    Dans ce qu'on va pouvoir observer chez nos médiums, rien de tel puisque ces sujets humains par naissance, par nature, se trouvent équipés pour ce genre d'interaction ; ce qui va dès lors poser problème sera moins le rapport du sujet avec les défunts eux-mêmes, c'est-à-dire avec la composante anormale, hadienne du réel, de l'Anthroposphère que sa confrontation avec la composante hagienne, normale, familière, culturellement, idéologiquement, religieusement, dogmatiquement, doctrinalement peu tolérante à pareille réalité phénoménale, simultanément objective et subjective, la fameuse ligne du « grand partage » délimitant les frontières hago/hadienne que matérialise, représente ou figure la paroi inter-hémisphérique : « Pi » de notre modèle d'Anthroposphère.

    Tandis que dans nos lettres précédentes l'anormal heurtait de plein fouet un humain non préparé, ici au contraire ce dernier se trouve dans l'inconfortable posture d'un individu en principe équipé pour affronter l' anormal tandis que son environnement socio-familial ou scolaire déphasé, fonctionne en régime parfaitement normal, voir hyper normal. On se trouve donc ici devant une catégorie ou classe d'interactions dites « médiumniques » bien spécifiques, non forgée arbitrairement, toute empirique certes mais en tout cas justifiée de ce point de vue et largement reconnue comme telle au plan sociétal (Qui, en effet n'a jamais entendu parler de medium?).

    Hélène Bouvier (1901 – 1999)

    Personne dotée dès le plus jeune âge de dons paranormaux exceptionnels elle exerça des dizaines d'années durant, aidant un nombre considérable de gens dans un esprit de dévouement et de désinteressement dont on ne trouve l'équivalent que chez les saints, en dépit du fait qu'elle se tenait à distance relativement respectueuse des religions, y compris du catholicisme, confession avec laquelle elle entretenait pourtant, sans pratiquer toutefois, certaines affinités du fait de son attachement particulier au padre Pio, moine italien et mystique charismatique mondialement connu pour ses « performances » hors du commun (Stigmatisation, bilocation, thaumaturgie, voyance etc.) et son identification à la figure du Christ.

    Voici pris au hasard de ses nombreux fioretti le cas suivant : un soir au cour d'une séance publique Hélène eût un message spirituel en provenance d'un enfant qui s'était fait écrasé en traversant la rue, plongeant alors sa mère dans une douleur folle assortie d'une colère insurmontable envers le membre de la famille chargé de surveiller l'enfant quand le drame était arrivé. Elle lui avait adressé de multiples reproches, l'accusant d'être responsable de la mort de son enfant, pour finalement se brouiller avec, ce qui avait causé de graves dissensions dans la famille.

    Le petit garçon se manifesta à Hélène en lui adressant le message suivant : «  Dites à Maman que je suis le seul responsable de ce qui est arrivé ; on m'avait toujours défendu lorsque j'étais sur terre de traverser les rues tout seul ! J'ai désobéi… et le conducteur de la voiture n'a pu m'éviter ».

    Hélène Bouvier s'adressant alors à la nombreuse assemblée (Des centaines de personnes) demanda : « Y a-t-il dans la salle une Maman dont le petit garçon a été récemment tué par une voiture ? »

    Toute pâle, une jeune femme se leva et répondit : « Oui ! »

    A nouveau l'esprit du petit garçon répéta la même phrase : « J'ai voulu traverser la rue tout seul...Je suis le seul responsable de notre séparation avec Maman. 

    Cette dernière bouleversée s'écria : « Comme je regrette d'avoir accusé injustement une personne de ma famille ! Maintenant il faut que j'aille faire la paix avec elle ! »

    Combien, déclarait Hélène Bouvier (1), j'ai pu en capter des messages de ce genre au cours de ma carrière, de réconfort et d'espoir, de réconciliation aussi. Et d'ajouter : « Tout récemment un homme très distingué est venu me consulter tandis qu'on était en pleine grève des transports. J'ai vu presque immédiatement apparaître à ses côtés le grand poète Jean Cocteau qui m'était d'ailleurs déjà apparu 2 jours seulement après sa mort, ce qui me permit de le reconnaître aussitôt. Cette fois il était accompagné d'un moine décédé depuis peu que je ne connaissais pas, dont je fis sur la champ la description à mon client. Ce dernier, fort ému, me révéla, ce que j'ignorais totalement, qu'il s'agissait en fait de Jean Bourgoint qui, dans sa jeunesse, avait été le beau et célèbre amant de Cocteau puis, avec sa sœur, les deux héros principaux de son roman : « Les enfants terribles » porté plus tard au cinéma par Jean Pierre Melville. »

    Jean Bourgoint par la suite et pendant près de 20 ans se drogua, risquant par moment l'auto-destruction. Au contact salutaire du propre petit fils de Victor Hugo, le peintre Jean Hugo lui-même, catholique fervent allant quotidiennement à la messe et qui l'accueillit longuement chez lui, il se convertit à son tour, devint le moine « Frère Pascal » ayant pour emploi celui de vacher à l'Abbaye de Cîteaux (Dont tout le monde connaît le fameux fromage), son environnement monastique ignorant qu'il correspondait longuement à ses heures perdues avec quelques uns des plus grands artistes du siècle (2). Sur le tard il finit par demander qu'on l'envoie chez les lépreux dans un village du nord camerounais (Garoua) où il partira pour s'y dévouer à leur chevet puis y mourir au printemps 1966.

    Hélène eût ensuite un message personnel pour son client qui ne pensait absolument pas à ce religieux mort depuis quelques mois seulement. C'est dire à quel point notre époque contemporaine peut être parfois riche de communications intéressantes avec les défunts pour le plus grand bénéfice tant humain que spirituel de nous autres qui sommes encore de ce monde.

    Dans notre lettre 170 d'avril prochain nous vous présenterons le cas d'autres médiums contemporains (Reynald Roussel notamment) interagissant fréquemment avec les disparus et que vous pourriez d'ailleurs aller consulter si le désir vous en prenait, preuve s'il en est que les communications avec nos morts ne relèvent ni du mythe ni d'un passé révolu comme le pensent certaines personnes sous informées mais de la réalité humaine la plus naturelle et la plus actuelle.

    Notes et bibliographie

    (1) Voir à ce sujet ce qu'en écrit Simone de Tervagne dans son livre : Les exploratrices de l'invisible, éd. Trévise, Paris, 1971, dédié à 12 femmes françaises au destin hors du commun de par leurs dons paranormaux, personnes de grandes qualités qui tinrent à leur époque la une de l'actualité, malheureusement bien oubliées depuis, toutes vivantes au moment de la rédaction et longuement rencontrées par l'auteur pleine de talent et de respect pour elles. On peut aussi se reporter à l’œuvre écrite d'Hélène Bouvier : Une voyante témoigne, Entre les mains de Dieu, Mission des âmes dans l'au-delà, Quand souffle l'Esprit divin, Merveilleuse certitude.

    (2) Jean Bourgoint, alias Frère Pascal bénéficie d'une certaine notoriété du fait de sa liaison à Cocteau et de sa beauté masculine immortalisée par une toile qu'on peut voir dans l'article que lui consacre Wikipédia. Conformément aux usages millénaires de l'ordre monastique dans lequel il entra, une fois converti au catholicisme (Ordre cistercien), ce dernier fait généralement silence sur les personnalités d'exception qui en font partie. A la différence d'autres ordres, instituts ou congrégations il cherche le plus possible à se faire oublier quasi totalement, poussant fort loin l'anti culte de la personnalité.

    Je tiens mes informations sur Frère Pascal non des Cisterciens silencieux, plus préoccupés du moment présent, mais d'un excellent ouvrage qui lui est dédié : Jean Bourgoint, Frère Pascal, Le retour de l'Enfant terrible, Lettres 1923-1966, recueillies par Jean Hugo et Jean Mouton, DDB, Paris, 1975, coll. Les grandes correspondances.

    Tout comme le fameux Abbé de Rançé dont la première moitié de vie fût libertine et la seconde d'une éminente sainteté puisqu'il entra lui aussi à la Trappe qu'il réforma, tel fût le destin de Jean Bourgoint. Notons que sur l'Abbé un superbe ouvrage fût écrit par Chateaubriand lui-même, son dernier d'ailleurs et l'on doit à Michel Onfray un article magnifique publié dans Le Point admirant ce genre d'itinéraire hors du commun d'un grand normand comme lui l'est aussi.

Elie Sorlin        


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