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        button7.gif         Lettre 170 : Autre exemple de médiumnité contemporaine : Reynald Roussel : de ses « guides »


      Résumé de la lettre 170

    Dans cette lettre 170 d'avril 2018 nous rendons compte d'une autobiographie d'un médium français actuel afin de familiariser l'internaute avec le concept de médiumnité, la manière dont de nos jours il peut se manifester chez l'un de nos compatriotes, comment ce dernier va apprendre à vivre et à composer avec son talent, ce qu'il va pouvoir en faire, le cœur de son « métier » si l'on peut ainsi s'exprimer consistant à interagir avec les personnes disparues, les défunts, jamais toutefois sur commande évidemment mais dans le plus grand respect déontologique de ces derniers qui apparaissent, s'expriment et se manifestent puis se retirent comme il leur plaît. La différence avec le mode d'apparition spontanée que nous avons antérieurement présenté consiste dans le fait que la personnalité médiumnique est un canal privilégié d'abord pour le défunt, ensuite pour son interlocuteur humain. Sans médiumnité proprement humaine l'interaction d'une personne décédée avec un vivant reste problématique, très difficile, voire la plupart du temps tout simplement impossible. Que cela nous étonne n'enlève rien à la réalité de ce constat troublant. Comme nous le verrons par la suite, les défunts, si richement équipés soient-ils pour ressentir, percevoir et même vivre à nos côtés, plus ou moins témoins de certaines de nos activités, se déplacer aussi avec le corps dont ils sont tous dotés après la mort, ont un problème gigantesque de communication avec les vivants. La médiumnité humaine, de manière fort encadrée d'ailleurs de leur côté (Ils ne font pas tout ce qu'ils veulent : il y a des règles, une organisation, des lois que l'on commence à mieux connaître), leur permet toutefois la com.


    Ce qui peut nous donner quelqu' idée de la médiumnité contemporaine ce sont les parutions sur le sujet : autobiographies de médium, rencontres personnelles avec eux à l'occasion d'un salon, articles ou conférences sur le thème, sites ou magazines dédiés, témoignages de personnes ayant bénéficié de leurs services ; en croisant ces sources pourvoyeuses d'informations sans oublier les champs connexes tel celui des NDE/EMI (1) il est ainsi possible de réactualiser l'image ou la figure traditionnelle du medium, héritée des siècles antérieurs notamment du 19 ème siècle d'une richesse considérable en ce domaine (2).

    Prenons l'exemple du petit livre de Reynald Roussel, Ce que les morts nous disent, Les révélations d'un médium, publié aux Presses du Châtelet en 2004. Nous n'avons, jusqu'à plus ample informé, aucune raison sérieuse de mettre en doute ce qu'il nous livre de son expérience comme de sa pratique.

    Le plan en est le suivant: 4 parties, la première autobiographique (Son parcours), la seconde sur ses apprentissages lui ayant permis de bien différencier voyance et médiumnité, la troisième sur sa pratique médiumnique professionnelle, la dernière sur son rapport à la guérison ; on ne saurait être plus clair. On peut ensuite coupler ces lectures à des recherches sur le net, ce qui était évidemment impossible voici 30 ans ! On accédera alors à de multiples informations corroborant ou non ce qu'il nous livre dans son ouvrage : conférences, interview, rendez-vous avec d'autres médiums sélectionnés pour leurs compétences, site personnel ou blog permettant d'obtenir des RV. On se rend compte que la donne a profondément changé en un quart de siècle pour les personnes cherchant à se renseigner sur le thème.

    Des « guides »

    En page 41 l'auteur nous parle de ses guides en ces termes : « Il est temps de parler de mes guides qui me suivent depuis toujours et font de moi ce que je suis aujourd'hui… Le premier que j'ai eu, je l'ai baptisé « l'Ami ». J'avais alors cinq ans, il se tenait dans l'embrasure de la porte de ma chambre. Il portait une robe bleue, avait une forme assez distincte, je distinguais ses mains, sa tête. Il ne m'a pas fait peur, mais il m'était étranger. A l'époque je n'avais pas compris qu'il serait mon guide pour travailler en médiumnité ».

    Cette entité réapparut plus tard tandis que R. Roussel s'entraînait chez lui à se servir des tarots. Voici en quels termes il rapporte la scène : « Il se tenait juste devant moi, légèrement de profil et paraissait entouré de lumière. Il commença à m'expliquer la différence entre la voyance et la médiumnité. Il me dit : « Mon fils je viens pour t'aider, cela ne sera pas facile, mais je suis là. Tu as traversé toutes les difficultés de ta vie, c'est moi qui t'ai inspiré. Dans les plus lourdes épreuves je te portais dans mes bras. C'est ainsi que tu en es sorti vainqueur ; aujourd'hui, tu dois accepter ta mission: aider les gens dans le deuil, et uniquement cela. Le reste n'est que récréation. Il m'expliqua que, pour l'appeler, il me suffirait de dire : « Bonjour l'Ami. » Il me répondrait : « Bonjour, fils » pour signifier qu'il serait à mes côtés à ce moment-là. C'est ainsi que je débute chaque séance de médiumnité... ».

    R. Roussel fait également état d'un autre guide qu'il appelle : « Wouami » mais qu'il dit n'avoir jamais vu, ajoutant aussitôt qu'à l'exception d'Hélène Bouvier décédée en 1999 (3) et d'une amie Françoise ses guides sont des entités spirituelles non humaines ; ce ne sont donc pas des défunts. Par ailleurs celui qu'il appelle l 'Ami il déclare ne l'avoir vu qu'une fois ou deux, ne communiquant donc habituellement avec lui qu'oralement. Il ajoute qu'ils l'aidèrent un temps à pratiquer la voyance dans le seul but de lui faire gagner quelqu’argent pour le délivrer de tout souci financier et lui permettre de se consacrer à la médiumnité, précisant que ses guides spirituels seraient, pour ce qu'il en connaît, des émanations de Dieu

    Tandis que la voyance comme on le sait depuis la nuit des temps (4) permet dans une certaine mesure de connaître l'avenir, la médiumnité quant à elle serait la faculté d'entrer en contact avec l'au-delà. D'après R. Roussel chacun aurait un ou plusieurs guides spirituels outre son ange gardien accompagnant plus spécifiquement les démarches d'ordre spirituelle. D'après l'auteur tout le monde posséderait la médiumnité, seules quelques personnes parvenant à la développer au point qu'elle soit manifeste (5).

    R. Roussel nous apprend par ailleurs que ses guides sont présents dans tous les aspects de sa vie jusqu'au choix du conjoint, l'Ami lui ayant permis de trouver l'âme-sœur. Citons-le tant ce qu'il rapporte avec simplicité, humour, charme et légèreté vaut son pesant d'or au plan humain : « Je lui avais demandé de mettre sur mon chemin une personne qui mènerait le même type de vie que moi et, surtout, qui ne travaillerait pas la nuit (6). Bien sûr, l'Ami m'a fait rencontrer la personne que j'attendais depuis toujours ; bien sûr elle travaille aussi dans la restauration et a des horaires impossibles… Mon guide m'a alors dit que tout ne pouvait être parfait dans la vie et qu'il fallait s'adapter ! Nous avons surmonté cet obstacle avec un peu de volonté et quelques concessions, l'amour a fait le reste. Depuis nous sommes inséparables... »

    Dans les autobiographies de médiums contemporains c'est un témoignage récurrent que de faire état de ces entités spirituelles qu'ils appellent « guides ». Ce concept de « guide » est actuellement d'une grande importance dans la pratique médiumnique, l' « Ange » quant à lui n'intervenant finalement qu'assez rarement en dépit de ce qu' écrivent parfois certains auteurs dans des best-seller à sensations (7). La différenciation entre entités visionnées, ressenties, soupçonnées, entendues n'étant d'ailleurs pas toujours des plus aisée dans l'interaction : avait-on affaire à un ange ? À un défunt ? À une autre forme d'esprit surgie dont ne sait où ? L'intervention peut paradoxalement se révéler des plus évidente sans qu'il soit toujours possible de l'attribuer à un être clairement identifiable ni doté d'un nom. Dans ses divers modes d'exister, le penseur Bruno Latour classe cette catégorie d'êtres dans ce qu'il désigne par « Êtres de la Métamorphose » dont évidemment nos sciences ne savent que dire, impuissantes qu'elles sont à les appréhender, à les penser, nos savants se révélant sur ce point déficitaires !

    En page 30 l'auteur faisant état de son cursus professionnel de coiffeur de haute volée, son premier métier et des flashs involontaires de voyance ou de médiumnité s'imposant à lui tandis qu'il s'occupait avec brio de l'opulente chevelure de certaines clientes, flashs les concernant, nous dit trouver une grande différence entre visions de sujets vivants et visions d'entités ; ces dernières, pour lui sont floues, évanescentes à tel point qu'on peut voir à travers elles les meubles qui sont derrière : entre un vivant et une entité impossible selon lui de se tromper. On voit donc que dans l'expérience très personnelle de Roussel comme dans le vocabulaire qui lui est propre et lui sert à nous la rapporter, ce qu'il appelle « entités » seraient des sortes de spectres irréels, une forme d'imagerie, des « figures » à bien distinguer des apparitions réelles d'êtres ou de personnes vivantes, qu'elles soient d'ailleurs mortes ou non (Vivants non humains dans ce cas) ; ces « entités » peuvent emprunter l'apparence de personnes réelles ; mais si elles s'assoient devant vous elles se maintiendront silencieuses et si des gens bien en chair et en os surviennent, ils s'assiéront sur ces dernières comme si de rien n'était, celles-ci pouvant alors disparaître tout comme elles étaient apparues. Ce qui est intéressant c'est d'observer ici comment l'auteur, s'y prend pour décrire concrètement son expérience, son vécu, sa pratique, de la même manière dont nous nous y prenons tous d'ailleurs pour rendre simplement compte de ce que nous est arrivé ou nous arrive, que nous avons expérimenté, réalisé ou vécu. Que nos sciences ne s'y intéressent pas n'enlève rien à la valeur éminente de ce genre de témoignage humain constituant, de fait et depuis des temps immémoriaux l'une des bases de nos vies en société

    Retour à l'enfance du médium

    R.Roussel naît en 1954 dans une famille modeste dont la mère atteinte de tuberculose se voit contrainte d'aller en sanatorium laissant l'enfant à la grand-mère Maria vivant dans un village proche de Rouen ; il va donc aller à l'école chez les sœurs et se décrit comme un gamin plutôt joyeux, appréciant le silence de l'église comme le son de l'harmonium et se retrouvant enfant de chœur. A 6 ans il voit soudain s'animer l'une des statues de l'église, celle-là même du célèbre curé d'Ars qui descend de son socle et se met à lui parler sans que l'enfant trouve rien à redire à ce qu'il considère pour ainsi dire naturel. Pendant plusieurs jours de suite il va continuer de lui parler, lui révélant qu'il aurait une vie plutôt difficile et vouée aux autres, l'invitant aussi à aimer Dieu. Une partie de ces propos, il avoue ne pas les avoir bien saisis à l'époque

    Au bout de quelque temps, écrit-il, il se résolut à en parler à sa grand-mère Maria au moment où elle venait le coucher, lui confiant qu'il voyait des choses et qu'il entendait des voix. Elle accueillit ses dires en silence, l'embrassant en lui souhaitant bonne nuit ! Il ajoute que le lendemain dans un repas de famille, la grande table étant dressée, il aperçut à l'extrémité trois personnes qu'il ne reconnaissait pas au milieu des oncles et tantes présents. Ce trio n'avait pas de couverts devant lui, ce qu'il signala à sa grand-mère en les décrivant démodés par rapports à tous les autres sur leur 31 ; sa grand-mère terrifiée lui intima immédiatement l'ordre de se taire, l'enfant apprenant par la suite qu'il s'agissait de parents décédés depuis déjà des années !

    Le lendemain elle l'emmena chez une rebouteuse qui lui prescrivit un verre d'huile de foie de morue à incurgiter à jeun chaque matin pour faire enfin cesser ces visions, ce qui semble avoir été efficace, la perspective obsédante de ce traitement de choc ayant balayé toutes visions que l'enfant associait évidemment à la cure ! Néanmoins quatre années plus tard les visions revinrent à l'église tandis qu'il officiait en enfant de chœur. Puis sa mère guérie revint pour reprendre l'enfant et repartir sur Paris (Vanves) ou travaillait le père ; le jeune Reynald se retrouva dès lors brutalement séparé de son milieu de vie habituel, complètement dépaysé, devenant de ce fait la risée de ses petits camarades ; c'est alors que réapparut le brave curé d'Ars pour le réconforter dans sa détresse.

    Nous poursuivrons l'anamnèse de notre medium en lettre 171 de mai prochain, ce qui nous permettra de progresser concrètement dans la réactualisation de notre savoir sur la question.

    Notes et bibliographie

    (1) Dans les NDE/EMI les sujets disent interagir avec l'au-delà ; assez souvent il y a un avant et un après leur expérience et dans cet après il font parfois état de facultés « psi »

    (2) Ce 19 ème siècle qui fût celui du spiritisme et des grands médiums starisés

    (3) On peut trouver sur internet maintes informations sur cette figure reconnue de médiumnité moderne

    (4) De plus en plus d'études savantes font état de l'importance de la médiumnité comme de la voyance dans les sociétés antiques ; égyptiens, grecs et romains sans parler des autres passaient leur temps à interroger pythies, voyants, médiums, magiciens ; rien d'important ne se décidait sans eux, depuis le choix des emplacements d'édifices jusqu'aux déclenchements de conflits, de batailles etc. Le temps est loin désormais d'un rationalisme triomphant et sceptique projetant sur les grecs nos croyances erronées sur tous ces sujets.

    (5) Si cette opinion semble actuellement majoritaire chez les familiers de la questions elle reste toutefois débattue : on ne sait toujours pas avec certitude à l'heure qui court si tout le monde naît médium. Nous pensons quant à nous qu'il n'en n'est rien : on naît médium en même temps qu'on peut le devenir en ce sens qu'à la suite d'un trauma le don, le talent va se révéler, si tout le monde, effectivement, semble équipé de facultés de prémonition par exemple ; mais entre cet « équipement » plus ou moins opérant et l'aptitude à communiquer avec les défunts il y a un saut, une discontinuité qu'aucun apprentissage n'est susceptible de nous donner.

    (6) Ayant de par sa profession des amis dans la restauration il en connaissait les contraintes horaires, la « musique » !

    (7) Nous pensons immédiatement bien sûr à l'Enquête sur l'existence des ANGES GARDIENS de Pierre Jovanovic parue chez Filipacci en 93 avec le succès de librairie que l'on sait !

    Elie Sorlin        


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