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      button7.gif   Lettre 171 : Reynald Roussel : Des « guides » médiumniques


    Résumé

    Dans cette lettre 171 nous terminons la présentation du médium actuel Reynald Roussel tout en faisant appel à un autre exemple de médiumnité, celle du couple Maguy et Daniel Lebrun assez atypique sur laquelle nous disposons d'une bonne documentation. Nous en profitons pour rendre un hommage appuyé à Maguy Lebrun (Comme à son mari d'ailleurs) décédée fin janvier 2018 à l'âge de 92 ans, superbe figure de femme du milieu du XX ème siècle, méritant qu'on l'installe sans discussion au panthéon des personnes ayant donné leur vie aux autres dans un désintéressement complet. Nous évoquons aussi la question concernant d' éventuelles dissonances cognitives ou conflits possibles entre nos diverses croyances, idées reçues, certitudes, représentations familières avec les informations dérangeantes que dispensent parfois les esprits s'exprimant via nos divers médiums. Comment y réagir, composer avec elles, bref parvenir à les « élaborer » suffisamment pour rester en paix avec soi-même ?


    C'est bien une figure récurrente que celle du « guide » dans la littérature médiumnique contemporaine. Avant de revenir à R. Roussel montrons à quel point cette étrange « entité » se présente souvent à l'être humain de manière saisissante, concrète, réaliste et dotée d'une grande efficacité, à l'aide d'un exemple datant des années 60 qu'on peut retrouver, présenté dans le détail, dans l'ouvrage bouleversant : Médecins du ciel, médecins de la terre, d'une certaine Maguy Lebrun, publié chez R. Laffont en 1987. Son auteure est d'ailleurs décédée à l'âge de 92 ans le 28 janvier dernier, donc tout récemment et cette évocation est une manière d'hommage rendu à cette humble française, belle figure régionale (Grenoblois) des décennies 60/90 disparue dans la discrétion, celle-là même caractérisant maintes grandes âmes de tous les temps s’effaçant dans un profond silence médiatique.

    A la page 23 du livre elle raconte comment sa vie comme celle de son mari Daniel basculèrent une veille de Ier mai 1954. L'un et l'autre étaient aux antipodes d'entretenir de quelconques idées mystiques, religieuses ou spirituelles, ayant les pieds bien sur terre comme on dit ; lui, par nature bon vivant, exerçait la profession de comptable ; elle, de formation infirmière, s'occupait d'enfants qu'elle gardait à son domicile ; le couple en avait en outre deux à eux.

    Ce soir-là les deux s'étaient couchés d'assez bonne heure ; Daniel, harassé, s' endormit sur le champ de fatigue tandis qu'à ses côtés Maguy s'était plongée dans la lecture absorbante d'un magazine. Constatant une agitation inhabituelle chez son mari endormi qui dans son sommeil se retournait, bougeait et gémissait mais sans s'éveiller pour autant, comme s'il se trouvait en proie à un cauchemar, elle s'en inquiéta, tentant alors de le calmer, de s'enquérir de ce qui se passait quand, soudain, il se mit à parler avec une voix qu'elle ne lui connaissait pas, voix de surcroît féminine.

    Mais citons Maguy elle-même : « N'aie pas peur, Maguy, me dit cette voix claire. Ce n'est pas ton mari qui te parle mais un guide spirituel qui a choisi ce moyen pour communiquer, par son truchement, avec toi. Ton mari est un puissant medium et, dorénavant, je recourrai à lui pour te parler... » (1)

    Puis pendant pas moins de 3 heures d'affilée cette voix surprenante lui indiqua avec force détails et dans un échange animé, la mission qu'on attendait d'elle et de son mari, mission d'assistance d'autrui et de guérison proposée mais non imposée. La voix finit par se taire non sans avoir répété qu'elle se manifesterait à nouveau dans quelque temps pour recueillir leurs décisions concernant ses propositions. Maguy était abasourdie et d'autant plus stupéfaite que la thématique de l'entretien, de nature socio - religieuse, concernant l'amour d'autrui comme de Dieu, avait peu à voir avec ses préoccupations habituelles, elle et son mari ne pratiquant pas, vivant par ailleurs dans une indifférence relative.

    Bouleversée, elle observa que le visage de son mari, de pâle et crispé qu'il était dans l'entretien, avait reprit sa couleur et sa sérénité habituelles ; lorsqu'il se réveilla au matin, après avoir jeté un regard sur le réveil et sur sa femme il s'écria indigné : « Mais enfin, Maguy, tu as vu l'heure ? Tu ne dors pas ? Qu'est-ce qu'il y a… Tu es malade ? ».

    Maguy traumatisée, en état de choc, se demandait comment faire comprendre à Daniel, homme au demeurant équilibré, nullement porté sur l'au-delà et ses manifestations, qu'il avait à servir de téléphone entre un esprit et sa propre épouse !… Ils parvinrent néanmoins à en discuter pendant des heures et des heures pour finalement partir sur Versailles afin de valider en quelques sortes les dires de la « voix guide » qui leur avait enjoins de passer chez leurs amis les Anselme menacés par un malheur qu'ils allaient peut-être réussir à écarter mais dont Maguy ignorait la nature ! Lorsqu'ils s'y rendirent, contre toute attente c'était la fête et la joie !

    Maguy se trouvait dès lors dans un état de doute particulièrement éprouvant, se posant même des questions sur sa santé mentale, en arrivant à se dire qu'elle avait probablement rêvé, qu'elle était victime d'hallucinations, allant jusqu'à entendre des voix ! Daniel, pourtant habituellement d'une grande bonté, jetait même sur elle des regards insistants et apitoyés. Sans doute avait-elle souffert d'un moment d'égarement ? C'est du moins ce qu'elle ne cessait de se répéter non sans honte et culpabilité tandis qu'à 19h elle et Daniel se retrouvaient donc chez les Anselme réunis et joyeux.

    La jeune femme qui les accueillait, voyant la triste de mine que faisait Maguy son amie dans le salon, n'eût de cesse de l'en faire sortir pour l'attirer au jardin puis la questionner à ce sujet ; Maguy se trouvait dans ce moment si troublée que, pour se libérer, elle lui rapporta tout par le menu, notamment ce qui les concernait et à quoi, d'ailleurs, il lui semblait de plus en plus hors de question qu'elle adhère : à savoir qu'un prétendu grand danger les menaçait !

    C'est alors que se produisit l'incroyable, que l'invraisemblable survint: l'amie changea brusquement de visage pour s'effondrer dans ses bras en sanglotant, lui confiant : « Maguy, je pars demain avec un autre homme. J'abandonne mon mari et mes enfants. Nous nous aimons, cet homme et moi, à la folie. Nous partons pour la Colombie… Il est marié lui-même, a trois enfants dont le dernier n'a que deux ans ! »

    Citons maintenant Maguy : « La foudre qui tombe, la terre qui s'entrouvre, le ciel qui bascule ne m'auraient pas à ce point sidérée ! En un instant, je compris que le message reçu était réel bien que différent de tout ce que je pouvais imaginer, que je n'étais pas folle, que mon mari était un authentique médium et que cette pauvre amie allait provoquer une catastrophe, y entraîner toute sa famille ainsi qu'elle-même. Elle me fit répéter plusieurs fois la partie du message qui lui était destinée… et prit seule sa décision sans m'en tenir informée. Elle n'est finalement jamais partie ! Il y a de cela bien longtemps et elle est aujourd'hui une très heureuse grand-mère.(2)

    Nous repartîmes pour Grenoble dès le lendemain, persuadés de la réalité d'une autre dimension de l'existence, au-delà du visible, et, pendant tous les jours qui suivirent, nous discutâmes de cette vie nouvelle qu'on nous proposait, des difficultés, des bouleversements qu'un tel engagement risquait de nous apporter... »

    Leur guide les formera plusieurs années durant au terme de quoi il leur fit comprendre que le temps était venu de se mettre enfin au travail, ce qu'ils auraient à faire leur étant chaque fois précisément indiqué sans le moindre doute ni la moindre recherche de leur côté (3). Ils adopteront en définitive une vingtaine d'enfants laissés pour compte et viendront en aide à un nombre incalculable de personnes en souffrance jusqu'à ce que Daniel décède dans les années 95.

    Dans ce cas de médiumnité assez atypique, quand le guide avait à fournir une information, à donner un conseil, Daniel où qu'il se trouvasse tombait subitement dans une sorte de syncope temporaire, d'état comateux, la voix féminine du guide exprimant à travers lui ce qu'elle avait à leur dire puis il revenait à son état normal sans le moindre souvenir de ce qui lui était advenu. Simplement il avait donné généreusement et en toute liberté son accord à ce genre de fonctionnement désintéressé au service d'autrui, sans jamais s'approprier cette singularité, donc dans un véritable esprit de détachement, de dépossession de soi (4). Comme on peut le voir dans ce cas sublime le « guide » dont on ignore d'ailleurs l'identité n'est pas un concept vaporeux mais il révèle au contraire un esprit d'une attention effective et concrète à des situations humaines désespérées ; il se révèle respectueux de la liberté des gens ; il ne se montre nullement obsédé ni par la question religieuse ni par une morale proprement dite mais préoccupé à sortir les individus de leur misère tant sociale que familiale et spirituelle.

    C'est un superbe exemple de guidance contemporaine éloignée de ces guides dont on entend souvent parler dans le monde ésotérique bien particulier du « New Age » qui parlent beaucoup mais sans jamais chercher à valider la fiabilité de leurs dires, s'exprimant sans retenue à peu près sur tous sujets ; fascinant un nombre croissant d'individus post chrétiens en mal de merveilleux ils les font poétiquement circuler sur des nuées roses volatiles et peu consistantes. Dans le meilleur des cas c'est une forme de « Disney land » distrayant les individus, leur permettant de s'échapper de la réalité ; dans le pire çà peut devenir humainement aliénant, désorganisateur, pernicieux. Pour Maguy et Daniel le guide est au contraire branché sur la dure réalité humaine, familiale, sociale, nouant des liens intéressants avec le destin des personnes à sauver pour ainsi dire du désastre mais dans une perspective non apocalyptique, non futuriste, non dualiste, non idéologique, non conspirationniste.

    Il en va un peu de même quoiqu' à un moindre degré pour R. Roussel dont la médiumnité plus classique rentre d'avantage dans un cadre reconnu. Sa pratique n'implique pas de séquence ou transe inconsciente; il voit et il interagit avec son ou ses « esprits » guides familiers branchés eux aussi sur la réalité humaine à laquelle ils tentent compassionnellement de venir en aide.

    Anamnèse de R. Roussel : suite et fin

    Ne sachant trop que faire dans la vie il commence par être coiffeur. Tandis qu'un jour il s'affairait sur la chevelure d'une jeune femme il vit soudain son père se matérialiser à côté d'elle ; lui demandant alors si elle l'avait perdu celle-ci fondit en larmes ; Reynald R. lui confirma qu'il était bien présent, qu'il disait s’appeler Georges et qu'on voyait très bien qu'il avait une cicatrice en forme d'étoile sur une de ses mains, qu'il avait été de son vivant charcutier et qu'il était mort étouffé ; il souhaitait que sa fille sache qu'il l'aimait profondément. C'était la toute première fois que lui parlait une apparition depuis qu'il était parvenu à l'âge adulte.

    Constatant que cette cliente repartait rassérénée, émue, enrichie par ce contact improbable avec son père établi par son entremise médiumnique, il en conclut derechef qu'il pouvait soulager les gens dans la souffrance d'un deuil et que sa voie se trouvait donc là toute tracée ! Il ressentit alors le désir d'entrer dans une église pour y trouver du calme et réfléchir, renouant ainsi avec le meilleur de son enfance. Il entra donc dans Saint-Sulpice, se dirigea tout près du tabernacle, sollicitant d'être éclairé. Le bois de l'autel devint soudain lumineux tandis qu' une statue de Sainte Thérèse de Lisieux se mit à lui sourire. Instantanément il se réconcilia avec la foi qu'il avait abandonnée adolescent.

    L'épreuve

    Étrangement, au sortir de l'église, il se mit à souffrir terriblement du dos, endurant dès lors un calvaire de deux années qui le faisait parfois s'écrouler dans la rue sans même pouvoir se relever avant plusieurs minutes ; aucune position ni aucun antalgique ne parvenaient à calmer ses insupportables et lancinantes douleurs dorsales l'acculant à maints arrêts de travail. Suppliant alors le ciel qu'il lui mit quelqu'un sur sa route pour lui venir en aide tandis qu'il se retrouvait cloué au lit un ami lui apporta providentiellement un livre sur Marthe Robin (5) ; sa lecture le bouleversa à un point tel qu'il n'eût de cesse de vouloir rencontrer à tout prix cette femme hors du commun ; un ami accepta de le conduire chez elle jusque dans la Drôme. Sonnant alors à sa porte un matin d'août une femme la lui ouvrit, lui demandant s'il avait RV ; lui avouant que non tout en lui exprimant son vif souhait de voir Marthe R., cette personne le fit entrer dans une petite cuisine où régnait une chaleur de plomb. Reynald R. se prit à regretter d'être venu, se demandant ce qu'il pouvait bien faire en un tel endroit !…

    La personne revint lui annonçant que l'attendait Marthe ; impossible de reculer comme il en avait étrangement l'envie ; il pénétra dans la chambre où la charismatique, la soixantaine, se trouvait allongée dans la pénombre sur un lit qu'un voile de mousseline protégeait. Cette dernière avant même qu'il ait pu parler lui dit : « Vous vous demandez ce que vous faites ici...Venez, nous allons prier, nous allons réciter Souvenez-vous Vierge Marie ». Il ne connaissait pas cette prière que seule récita donc Marthe qui ajouta : « Vous avez des problèmes de foi. Maintenant nous allons dire un Je vous salue Marie. » Ils prièrent ensemble puis elle lui parla un peu de sa vie à lui en terminant : « Vous avez rencontré Jean-Marie ! » ; comme il ne comprenait pas à qui elle faisait allusion, elle lui précisa : « Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars ! ». Le surprenant beaucoup (Il n'avait pas fait le lien avec ses apparitions d'antan, oubliées), elle ajouta qu'il était une entité spirituelle chargée de le guider.

    Incroyable guérison !

    Mais Reynald Roussel ne pensait alors qu'à son dos comme à ses douleurs chroniques ! Elle lui sourit en disant fort à propos: « Le dos, ça va venir ! selon la volonté du Père, je peux prendre votre douleur, mais après vous devrez témoigner de la guérison par le Père. »

    Citons la réaction de Reynald en cet instant précis : « Je n'adhérais pas à ses dires car dans ce moment particulier de ma vie tout ce qui se rapprochait de l’Église et de ce qui me semblait être son carcan me révoltait. L'atmosphère qui régnait dans la pièce était des plus étrange ; la voix de Marthe, semblable à du cristal, paraissait venir d'un autre monde. Tandis qu'elle priait, je sentis que quelque chose se passait dans mes vertèbres ; c'était une sensation surprenante. » Elle se mit à nouveau à prier le Père ou, dans le cas contraire, qu' Il l'aide à porter sa croix. Quant elle prononça ces mots, toute douleur instantanément le quitta. Marthe lui expliqua qu'il était médium et ce qu'il avait à faire en tant que tel. Après vingt longues minutes d'entretien où elle l'assura qu'il était guéri et qu'elle l'aiderait en pensées il sortit ayant l'impression d'être perdu, ne sachant plus trop où il se trouvait, ayant très froid tandis qu'il faisait dehors une chaleur suffocante. L'ami accompagnateur lui raconta par la suite qu'il s'était suspendu un moment à la barre d'un échafaudage qui se trouvait dans la cour en disant : « Que c'est bon de ne plus souffrir ! ».

    Marthe Robin, l'une des grande stigmatisée du milieu du XX ème siècle disparut en 1981, date à laquelle sa maison/sanctuaire s'ouvrit au public. Reynald R. s'y rend désormais tous les ans en esprit de reconnaissance.

    Chers internautes vous tenez ici deux cursus contemporains de superbe médiumnité témoignant de la stricte réalité du phénomène restant un charisme rare et précieux, en principe octroyé pour le service spirituel d'autrui. Il s'exprime habituellement hors du champ religieux mais non contre lui (6). Les grandes religions se montrent d'une méfiance extrême à son égard pour une raison principale simple à comprendre : il reste peu aisé à contrôler par les institutions qui dès lors préfèrent l'ignorer dans le meilleur des cas ou le discréditer, le décrédibiliser, voir le diaboliser (7), supportant fort mal toute interaction privée avec l'au-delà, les défunts, les esprits, les guides au sein des communautés croyantes.

    Nous ne saurions les condamner sans plus de cérémonie ; en effet selon nous la médiumnité confronte l'être humain avec diverses entités de l'au-delà, toutes ne se valant pas. Beaucoup ne « volent » pas très haut, dispensant généreusement maintes niaiseries prises pour argent comptant par les receveurs humains en mal d'un merveilleux de pacotille. D'où de sévères mises en gardes qui toutefois ne doivent point empêcher un exercice sage, pondéré, prudent de la médiumnité au service du bien commun. Nos très rares excellents médiums s'emploient généralement à cela si certains parfois dévient, cherchant à s'enrichir par un usage désordonné du don qui leur est octroyé d' interagir avec les défunts et si d'autres en grand nombre, dénués de toute capacité en ce domaine, s'arrogent indûment cette aptitude, prétendant qu'ils la détiennent eux aussi, dans des publicités mensongères et mercantiles.

    On observe enfin que des personnes faiblement douées, capables donc d'interagir occasionnellement, peuvent jouer de diverses manières avec leur charisme, en faire un usage inapproprié ou manquer de discernement par rapport à leurs interlocuteurs de l'au-delà comme à ce qu'ils disent. Nous tenions à en faire état brièvement afin de mettre en garde le lecteur pénétrant sans précaution dans un champ immense, foisonnant, hautement controversé dont maintes données qui en proviennent peuvent frontalement choquer la raison ordinaire ; c'est un défi pour celle-ci de savoir affronter un tel champ à la fois sereinement, courageusement, avec ouverture mais sans se renier pour autant (8). Tel demeure notre propre souci.

    Notes et bibliographie

    (1) Ce phénomène consistant à ce qu'une voix étrangère au sujet parle au travers lui, en usant de ses cordes vocales, est connu depuis des temps immémoriaux ; s'il reste d'une grande rareté, il est néanmoins indubitable, concernant des bébés, des enfants, des adolescents, des adultes des deux sexes. Le cas de Cayce est à ce propos mondialement connu, ce type de fonctionnement ayant perduré plus de 40 ans ! Il est très certainement le plus représentatif de ce phénomène spectaculaire et sidérant. Très habituellement l'individu qui en quelque sorte prête sa voix à une entité ne sait pas lui-même ni ce qu'elle va dire ni ce qu'elle a dit : ça ne lui appartient pas pour ainsi dire. Les messages sont souvent de la plus grande pertinence, émanant d'entités dotées de pouvoirs supra normaux de voyance ou curatifs, de diagnostics comme de pronostics rejoignant la réalité. Ce qu'elles disent se réalisent effectivement.

    (2) Maguy ne se mit que fort tardivement à l'écriture, ayant bien trop à faire auparavant.

    (3) Très concrètement, les cas dont ils avaient à s'occuper se présentaient à eux spontanément sans qu'ils aient rien à faire d'autre que de les accueillir.

    (4) En effet Daniel prêtait pour ainsi son corps à l'entité spirituelle pour qu'elle puisse s'exprimer, interagir, transmettre des informations, coacher, accompagner la mission confiée au couple ; on ne se trouve pas dans un cas de « possession » ni d'aliénation. D'abord l'entité spirituelle demande l'accord du sujet, le respecte en tant que tel et n'use de son corps que pendant des séquences limitées aux terme de chacune desquelles Daniel revient à lui-même comme si rien ne s'était passé. Il ne s'approprie jamais ce qui transite avec son accord mais de manière inconsciente par lui. Enfin, ce qui est bien sûr capital, l'entité démontre dans la durée : à savoir des années, sa constance, sa fiabilité, son sérieux, son honnêteté, les valeurs hautement humanistes et compassionnelles qui l'animent et la motivent. Tout cela ne peut que rassurer la raison bien tempérée de l'homme se voulant sage, prudent et soucieux par dessus tout d'entretenir avec la réalité un rapport satisfaisant. Les sociétés humaines animistes connaissent aussi les « esprits », malheureusement assez souvent pour le pire, dans un cadre oppressif, aliénant et dangereux, maléfique.

    (5) Marthe Robin, mystiques chrétienne mondialement connue sur laquelle on dispose d'une grande quantité de rapports, témoignages, livres, données, vidéos d'entretiens, photos etc...

    (6) A ce propos un médium authentique peut fort bien se trouver en contact avec des entités négatives, adopter lui-même une posture délibérément anti-religieuse ou hostile à telle ou telle religion ; le médium reste comme tout un chacun une personne parfaitement libre d'avoir des opinions, des croyances, des idéologies outre le fait qu'il peut être amené à interagir avec une grande variété d'esprits se situant eux-mêmes à des niveaux évolutifs fort divers. Les risques de se tromper faute de règles judicieuses de discernement comme de principes de validation éprouvés ne sont pas minces pour le sujet humain ne se référant qu'à lui-même et à l'esprit qui le contacte.

    (7) Maints courants chrétiens, protestants, catholiques ou orthodoxes, intégristes ou non ont des opinions bien trop tranchées sur le sujet : selon eux toute interaction avec un défunt si elle est effective ne saurait être que diabolique. C'est aller un peu vite en besogne. Les protestants qui devraient se montrer en principe plus ouverts n'apprécient eux aussi guère l'interaction avec les esprits du fait que ces derniers les perturbent comme en témoigne amplement la manière dont leurs pasteurs attitrés condamnent ce qu'on appelle « le théâtre des Cévennes » (Maximilien Misson, Le théâtre sacré des Cévennes, Les Éditions de Paris, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 1978, Introduction et notes de Jean-Pierre Richardot) cette séquence historique ou l'Esprit Saint fit subitement irruption dans des communautés cévenoles en proie à la persécution de Louis XIV : des bébés au sein (Petits prophètes) prenaient soudain voix d'homme, se mettant à proclamer avec des voix de stentor la parole de Dieu, à la commenter, à prophétiser comme à détecter les espions au cœur même des assemblées, dans une « dynatique » ou geste puissante autant qu'incroyable/invraisemblable et pourtant bel et bien réelle. Les pasteurs actuels, dans leur grande majorité, ne souhaitent point qu'on en traite. Quant aux catholiques bon teint ils admettront peu facilement que l'Esprit Saint soit ainsi tombé sur des hérétiques, oubliant le fameux texte des Actes où on le voit fondre sur des incirconcis !

    Quant à nous gens de www.menetic-site.netnous considérons qu'il convient de respecter la souveraine liberté de ce Dernier/Premier (l'Esprit Saint) qui souffle où et sur qui Il veut, n'étant l'otage de quiconque.

    (8) La confrontation de l'être humain avec le monde des « esprits » constitue un défi certain autant que majeur. En effet un esprit peut dans un premier temps et pendant une longue période se révéler hautement cohérent, efficient, performant dans ses diagnostics médicaux par exemple pour subitement « disjoncter », du moins en apparence et selon nos critères ordinaires ; c'est patent pour l'un des plus grands médiums mondiaux de la première moitié du XXème siècle : Cayce chez qui l'esprit guérisseur qui parlait par lui depuis des dizaines d'années se mit soudain à tenir des propos ésotériques sur Jésus susceptibles de faire sourire tous les spécialistes mondiaux de la question, parlant également de réincarnation, croyance traditionnellement étrangère au christianisme, déclenchant d'ailleurs une profonde crise de conscience chez Cayce, protestant très pieux. C'est un problème redoutable peu souvent abordé d'ailleurs que ce rapport des humains avec les esprits, les défunts, les guides etc... lesquels peuvent dispenser des informations entrant en conflit avec ce qu'on sait, pense ou croie à tort ou raison d'ailleurs. Pierre Monnier dans ses fréquent échanges avec sa propre mère de grande tradition protestante veillait attentivement à ne pas trop la choquer, s'y prenant à trois fois avant de lui glisser au compte-goutte des informations contrariant frontalement ses croyances. Ainsi par exemple lui fit-il comprendre, mais avec des pincettes, que la tradition sacramentelle catholique était bel et bien évangélique, originaire et non une simple création de l'histoire tandis que lui-même avait été catéchisé par un oncle pasteur ! Ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres !

    Comment gérer ces « dissonances » cognitives redoutables quand on s'y trouve confronté ? A cet égard, n'en déplaise aux « christianophobes », le catholicisme a su mettre en place des dispositifs séculaires paraissant avoir fait leurs preuves, parfois hélas non sans mal. lorsqu'il y a conflit on y résout la discordance en optant délibérément et en toute bonne conscience pour la croyance objet de foi éprouvée dont la valeur continue de faire ses preuves par deux mille années d'adhésion, de mysticisme, de croyances, de validations multiples via apparitions antérieures, révélations, compatibilité avec le corpus doctrinal, effets des plus positifs sur l'être humain; on n'est pas ici dans une idéologie à soutenir envers et contre tout, mais plutôt dans un système de croyances dont la valeur se trouve comme étayée par deux mille années d'évolution humaine complexe et buissonnante aboutissant à un énorme bloc cristallin dont le noyau est dense et cohérent.

    Dans notre lettre de juin prochain nous quitterons le monde foisonnant de la médiumnité contemporaine, source de riches interactions avec les défunts, les guides, les esprits, voir avec Dieu lui-même (Les témoignages de relation avec Lui ne nous manquent pas) pour aborder un troisième moyen d'entrer en communication avec les défunts : via les machines, les écrans, les récepteurs les plus divers ; ce sera le domaine de ce qu'on appelle techniquement la « transcommunication instrumentale ». Nous découvrirons alors, non sans un certain étonnement, la variété des dispositifs interactifs, paradoxalement associée à une extrême indigence des « discours » obtenus, des interactions, des informations qu'on en capte : écrans, machines sont loin de nous fournir du sens si elles parviennent tout au plus à nous faire entendre parfois des bribes de voix lointaines et spectrales ou à nous faire fugitivement entrevoir le visage d'un disparu. Comparé à tout le reste (Les autres modes d'interaction), la « TCI » ou transcommunication instrumentale se révélera, après examen, d'une indigence affligeante pour nous faire entrer en communication avec les défunts, au point de penser qu'ils n'apprécient guère ces canaux pourtant bien chers à tous nos électroniciens !

    Mots-clés

    Médium - médiumnité - dissonance cognitive - validation - esprits – guides - voix

     

                                                                      Elie Sorlin)  


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