sansnom2_htm_smartbutton2.gifsansnom2_htm_smartbutton3.gifsansnom2_htm_smartbutton5.gifsansnom2_htm_smartbutton6.gifsansnom2_htm_smartbutton7.gifsansnom2_htm_smartbutton8.gifsansnom2_htm_smartbutton9.gif


        button7.gif         Lettre 174 : De quelques psychographes français notoires


    Résumé de la lettre 174

    Il s'agit d'une lettre introduisant à l’œuvre psychographique majeure, de langue française, de Pierre Monnier, jeune officier tombé au champ d'honneur en matinée du 8 janvier 1915, sur le front d'Argonne. Ce dernier quoique de stricte obédience protestante se mit à converser quasi quotidiennement avec sa mère dont il était l'unique enfant, d'abord sous forme de locutions intérieures puis sous la forme psychographique dès octobre 1918 jusqu'en janvier 1937, date de sa dernière communication maternelle. Cette œuvre est d'autant plus intéressante qu'elle émane de personnes non prédisposées à admettre ce genre d'interaction avec les défunts en vertu de croyances protestantes auto-limitantes concernant d'abord la résurrection censée se produire comme on dit « au dernier jour », laissant donc en principe les défunts dans le plus profond sommeil dans l'attente eschatologique de leur tonitruant réveil et leur interdisant expressément d'en sortir pour nous causer un tant soit peu. Elle est donc intéressante à examiner sous l'angle de sa transgression aux règles en vigueur dans le protestantisme mondial en particulier comme dans le catholicisme fort hostile lui aussi à toute psychographie pour des raisons historiques datées (Fin 19 ème siècle) jamais à ce jour remises en question du fait d'un puissant lobbying intégriste interne œuvrant subrepticement en coulisse du haut en bas de l '« appareil » réflexif (Théologie) et gouvernemental (Structures hiérarchiques mixant allègrement for externe autant qu'interne). Les lettres de Pierre Monnier sont bien un monument de la littérature psychographique chrétienne mondiale. C'est à ce titre que prochainement nous les examinerons sommairement.


    Le catholicisme a ceci de particulier qu'il parvient à tolérer parfois en son sein quoiqu'au compte-goutte des individus plus ou moins « déviants », transgresseurs en ce qu'ils parviennent à s'adonner à l'étude de sujets taboutisés comme, à titre d'exemple, l'interaction des vivants avec les défunts non canonisés (On a par contre, en effet, tous les droits d'échanger avec les défunts canonisés ; c'est même fortement recommandé mais en respectant toutefois la « manière »!); c'est précisément le cas du Père François Brune présentement fort âgé ; ce dernier consacra plus d'un demi siècle de sa vie et donc de son ministère non seulement à se documenter sur le thème mais également à fortement communiquer à ce sujet, écrivant maints articles et livres sur l'interaction avec les défunts, donnant nombre de conférences dans des contextes variés. Cet ecclésiastique fût aussi homme de terrain, parcourant le monde en baskets, sa petite valise à roulettes de globe trotter à la main, n'hésitant point à rencontrer les gens, vérifier les témoignages et croiser les sources. Tandis que la majorité de ses pairs demeuraient indifférent ou hostiles face au phénomène, les uns de manière assez sectaire d'ailleurs, il parvint néanmoins à trouver son auditoire sans se faire exclure, ce qui constitue une indéniable prouesse. C'est de lui que nous tenons le gros de nos informations sur la « psychographie » d'expression francophone, les anglo-saxons ayant quant à eux une bonne longueur d'avance sur nous autres français plus frileux (1).

    Bien que le courant spirite hexagonal se soit révélé pionnier (A. Kardec) dans l'exploration raisonnée de ce champ, on ne saurait assimiler la littérature psychographique internationale avec la production spirite tant elle la dépasse en quantité comme en qualité, la plupart des grands « psychographes » modernes s'exprimant hors champ spirite.

    Production psychographique française

    Volontairement nous nous cantonnerons ici à la littérature psychographique française d' inspiration chrétienne, ne faisant qu'évoquer en contrepoint celle qui ne l'est pas particulièrement telle l’œuvre psychographique des Morranier, mère et fils confondus, que nous évoquerons le moment venu et se caractérise par un souci de leurs deux auteurs (La mère médium et le fils dcd inspirateur) d’œuvrer en faveur d'une religion universelle à plus petit dénominateur commun, projet respectable en soi, quoiqu' assez utopique. Nous laisserons délibérément de côté la littérature psychographique à caractère « ésotérique », qu'elle soit non christique ou qu'elle évoque un Christ ésotérique non conventionnel (2) dont le profil n'obéit ni à l'histoire ni à la Tradition chrétienne bimillénaire, ne faisant alors que la mentionner, abandonnant son traitement aux bien rares spécialistes censés plus familiers de ce courant moderne, culturellement important.

    La raison d'un tel choix non partisan en dépit des apparences tient à la cohérence remarquable de cette littérature dite « christique » plus qu'elle n'est chrétienne (3) avec l'une des plus importantes religions mondiales dont les annonces récurrentes de déclin dans nos sociétés dites « postchrétiennes » ne correspondent pas vraiment à la réalité (4).

    Nous retiendrons 5 illustrations représentatives de ce type d'œuvres couvrant pratiquement tout le XX ème siècle émanant de cinq personnes décédés qui sont respectivement :

      1. Pierre Monnier

      2. Paqui

      3. Roland de Jouvenel

      4. Arnaud Gourvennec

      5. Le Christ en personne (5)

    Les textes censés inspirés (6) par ces 5 personnages dcd sont amplement représentatifs du courant « christique » moderne français comme de sa vitalité en dépit du fait que les réseaux religieux établis les ignorent et ne participent donc point à leur diffusion (7). Dans tous les cas la personnes disparue passe par un intermédiaire humain se disant fonctionner tel un serviteur fidèle, honnête et rigoureux de la pensée/ parole respective de son inspirateur: pour 1 et 3 ce sera la propre mère du sujet ; pour 4 le rôle sera tenu par le père du jeune Arnaud ; pour 2 c'est un medium auquel on a recours, censé transmettre les dires de Paqui ; pour 5 c'est une jeune femme du monde : Vassula Ryden, se présentant comme mandatée par le Christ lui-même qui va prendre soin d'accompagner sa mission pour qu'elle parvienne à l'accomplir correctement, fournir des signes chargés de valider cette entreprise hors du commun et des standards ecclésiaux bien qu'elle se révèle finalement conforme aux doctrines ancestrales que professe le christianisme non réformé, le monde protestant en général demeurant, à de rares exceptions (8), profondément allergique aux interactions avec les défunts qui d'ailleurs, à leur tour, savent le lui rendre en n' importunant point habituellement ses ressortissants.

    Au plan religieux 1 était un protestant de vieille souche, jeune neveu d'un pasteur qui l'avait catéchisé, 2, 3 et 4 furent personnellement catholiques, 5 se situe évidemment à part puisqu'il s'agit du personnage central du christianisme, le messie juif Jésus lui-même, crucifié puis ressuscité, reconnu par cette religion à la fois comme homme réel et propre fils de Dieu, participant donc de plein droit à la divinité de par cette singulière filiation transcendante .

    1, 2, 3 et 4, bien qu'ils ne se soient jamais rencontrés ni connus puisqu'ils vécurent à des périodes différentes du XX ème siècle vont d'ailleurs constamment se référer à 5 qui domine totalement leur univers d'au-delà en tant que Seigneur et Maître. C'est la raison qui nous fait qualifier ce courant de « christique » de par la constante référence des textes psychographiques et de leurs auteurs respectifs à cette entité supra terrestre associée à leur très haute cohérence inter et intra textuelle, outre leurs qualités intrinsèques au plan du récit.

    A ces 5 œuvres majeures, nous en examinerons assez brièvement une sixième provenant de la dyade Gérard Morranier dcd/ sa mère lui tenant lieu de médium, afin de faire saisir autant que faire se pourra la différence entre une œuvre dite « christique » et une autre qui ne le serait pas mais qui se situerait plutôt à la frontière indécise des grands textes psychographiques « ésotériques » modernes ou contemporains connus, principalement anglo-saxons.

    A défaut d'avoir des certitudes absolues concernant la réalité de ces échanges avec l'au-delà, celles et ceux qui le peupleraient, rien ne nous interdit d'analyser ces récits, de les caractériser comme autant de textes écrits objectifs publiés, d'en identifier les contenus et de brièvement cerner, chaque fois, le profil de leurs 2 auteurs prétendus : le défunt outre la personne intermédiaire qu'il est censé inspirer. Reconnaissons que c'est un travail éminemment souhaitable qui, jusqu'à présent, fût peu mené, les théologiens, à l'exception de bien rares auteurs (9), faisant dans l'ensemble mine d'ignorer le sujet, comme si l'aborder constituait pour eux un danger menaçant carrière et tranquillité ou contrariait des croyances limitantes, interdictrices, fonctionnant comme autant d' inhibiteurs cognitifs censés parer à des troubles de la conscience morale.

    1. Pierre Monnier

    Pierre naît à Paris en 1891 de deux familles protestantes notables chassées de France par la Révocation de l’Édit de Nantes, ce qui contraignit l'une à s'expatrier en Hollande et l'autre à Gênes avant qu'elles ne reviennent s'installer dans notre pays au début du 19 ème siècle. On trouve dans son ascendance les maréchaux Molitor (Bisaïeul) et Ney (Arrière-grand-oncle). Sa mère, fille d'un grand propriétaire terrien, précocement orpheline de père, fût élevée sept ans durant par un pasteur remplissant auprès des enfants les fonctions de précepteur. Femme du monde gaie, élégante, elle épousa un banquier ; sa vie fort active était tissée de relations, de soirées, de sport et de théâtre ; elle accompagnait souvent son mari dans de fréquents voyages à l'étranger.

    Pierre après ses études secondaires, de commerce et de droit, se destinait à entrer dans la propre banque de son père, une fois son service militaire accompli. L'entrée en guerre dès août 1914 ne lui en laissa pas le temps. Au matin du 22 août 14 dans de violents combats à la baïonnette il est grièvement blessé à l'épaule, évacué sur Paris, premier grand blessé de l'hôpital où sa mère était infirmière. Grâce aux soins et à la sollicitude maternelle, il est remis sur pieds dès le 15 septembre, refuse son congé de convalescence et rejoint le front comme jeune officier participant au commandement d'un détachement de 400 hommes. La veille de sa mort, le 7 janvier 1915 il écrit par deux fois à ses parents dans la journée, en plein combat. Le 8 les Allemands avaient réussi à percer les lignes, s'infiltrant à travers bois jusqu'au ravin des Meurissons où se trouvait le poste de commandement de son régiment, le 46 ème.

    Un « tireur d'officier » monté sur un arbre parvint alors à tuer le Capitaine de Pierre et à blesser le Colonel. Devant ce drame Pierre se saisit de son revolver, entraînant ses hommes au cri de « A la baïonnette, mes amis ! ». Il fût alors atteint en plein cœur par ce même tireur d'élite, sa mort étant instantanée. La mère de Pierre perdait alors son unique enfant dont elle se sentait très proche dans un lien de communion étroit et profond.

    Quelque temps après cette disparition sa mère entendit par trois fois fort distinctement la voix de son fils qui l’appelait : « Maman ! » à quoi elle répondit, bouleversée : « C'est toi, Pierre ? » - Mais oui, maman! Ne crains rien, je suis vivant !

    Puis la voix se tut ; ce fût l'unique fois où elle l'entendit physiquement de cette manière. S'écoulèrent alors trois années durant lesquelles s'exprimèrent ce qu'on pourrait appeler des « locutions intérieures », la mère de Pierre parvenant fréquemment à échanger avec son fils dans le silence du cœur. Puis un beau jour, montant dans la chambre de Pierre où elle aimait à se tenir recueillie, elle perçoit en elle comme une sollicitation : « Maman, prends un crayon...ne pense à rien, écris... ». Elle se saisit alors d'un petit carnet de comptabilité sur lequel sa main trace sans hésitation ni réflexion des phrases qu'elle ignore, n'en distinguant le plus souvent qu'un ou deux mots, le sens général du message lui échappant jusqu'à ce qu'elle le relise à tête reposée. Pierre insiste pour qu'elle laisse son esprit aussi vide que possible de toute préoccupation. Par entraînement cette passivité de l' esprit va lui devenir naturelle.

    Chaque jour elle monte dans la chambre de son enfant, s'agenouille et prie instamment Dieu d'inspirer son fils et de lui faciliter la transmission de son message. Parfois : rien ! Mais le plus souvent, sitôt assise et sans la moindre intervention de sa propre pensée, sa main écrit. Exceptionnellement c'est Pierre qui intérieurement l'appelle ; « Je dois monter, Pierre m'attend ! » dit-elle alors très simplement. Elle note qu'en dépit de sa passivité elle reste bien éveillée, pleinement consciente au point que si l'on frappe à la porte ou qu'on lui parle elle entend et répond, son visage demeurant calme et serein, pleinement présent à la réalité du moment, la dictée intérieure cessant dès qu'on l'interrompt de cette façon par exemple.

    Nous poursuivrons en lettre 175 la présentation de cette œuvre majeure de la psychographie française de la première partie du XX ème siècle, majeure du fait qu'elle couvrit une plage temporelle ininterrompue de 19 années courant de la I ère lettre dictée par Pierre à sa mère datée du 5 octobre 1918 à la toute dernière datée du 9 janvier 1937 très précisément. Elle se compose de quelques 6 gros tomes de plus de 500 pages chacun imprimés en petits caractères. A notre connaissance aucune étude un tant soit peu savante, de nature universitaire, ne fût jamais consacrée à ces 6 ou 7000 pages de grande densité, contenant une masse d'informations tant sur la vie spirituelle que sur un certain au-delà parfaitement assuré (10).

    Nous sommes donc le premier lecteur plutôt que véritable auteur (Du fait que nous n'avons aucun ouvrage en projet sur le thème) à leur dédier un commencement d'analyse un tant soit peu « moderne » que nous offrons aux quelques dizaines voire centaines d' internautes susceptibles de fréquenter occasionnellement notre site www.menetic-site.net, statistiques en attestant. Ce faisant nous lançons un discret appel pour que dans la toute jeune génération dynamique puisse prochainement se trouver un étudiant motivé, doué aussi, choisissant cette œuvre monumentale comme sujet de thèse de doctorat d'état ; elle le mérite bien amplement.

    Notes et bibliographie

    (1) A en juger par le nombre des sociétés, des institutions savantes, des publications qui en traitent depuis plus d'un siècle déjà.

    (2) Censé être parti en Inde pendant sa vie cachée, ce trait n'étant qu'une caractéristique parmi bien d'autres en circulation dans ce courant particulier de la culture.

    (3) En effet elle est loin de faire l'unanimité dans l'institution ecclésiale dont une composante y est hostile.

    (4) Lorsqu'on examine de l'intérieur et sans préjugé le catholicisme contemporain on s'aperçoit qu'il reste étonnamment vivant ; certes sur 50 églises de campagne plutôt bien entretenues une quarantaine sont vides le dimanche ; mais c'est d'avantage dû à la désertion de ces zones qu'à une déchristianisation réelle loin d'être totale. Il suffit pour s'en convaincre de faire un tour dans les dizaines de milliers d'églises intra urbaines, les lieux de pèlerinage, les multiples monastères, les ermitages cachés dans la nature. Le seul ordre des « vierges consacrées » restauré par le concile Vatican II dans les années 70 comporte au moins 6000 femmes de par le monde dont 600 dans notre seul pays. L'empire romain dans toute sa splendeur ne parvenait même pas à en conserver quelques dizaines qui risquaient d'ailleurs leur vie si elles enfreignaient la règle de continence ! Tandis que le seul catholicisme contemporain en a quelques centaines de milliers tous instituts confondus dans presque tous les pays du monde. Les scandales récurrents chez une minorité du clergé démontrent l’extrême difficulté de ce type d'engagement dans une société moderne consumériste, libérale, hypersexualisée.

    (5) La différence entre un mythe si vivant soit-il et le christianisme c'est que le premier est totalement incapable de produire le millième de ce que donne à observer le mysticisme chez le second. Nier la chose n'est possible que dans une posture partisane, idéologique fondée sur une ignorance abyssale d'innombrables faits ou un négationnisme fort courant à notre époque puisqu'on se trouve en présence de nombre d'individus s'ingéniant à nier par exemple qu'on soit allé sur la lune. Les religions antiques savaient produire maints phénomènes paranormaux qui s'avèrent, à l'examen du chercheur familier du champ, d'une assez grande banalité comme les voyances, quelques formes bien pauvres d'interaction avec de rares défunts et l'absence de toute théophanie digne de ce nom outre la thaumaturgie coextensive à l'hominisation. A notre époque le Vaudou n'est pas non plus sans produire de la phénoménologie paranormale bruyante se situant pourtant à des années lumières de ce qu'on peut observer dans le mysticisme chrétien. En dépit des efforts de certains pour magnifier pareilles anomalies éventuellement prodigieuses, elles ne supportent pas la moindre comparaison sérieuse avec les phénomènes proprement invraisemblables qu'on observe dans le mysticisme chrétien comportant aussi des « objets » matériels défiant l'entendement et nos sciences, telle la tilma de Guadalupe à Mexico ou le suaire de Turin, objets sur lesquels nous reviendrons le moment venu. Le « Christ en personne » n'est dès lors pas un concept creux ou mythique puisqu'on le voit pour ainsi dire interagir physiquement autant que verbalement avec certains individus s'étant donnés totalement à lui et dotés de charismes hors du commun.

    (6) Par précaution nous usons de l'expression « censés inspirés », laissant le choix à l'internaute de se faire son opinion sur leurs inspirateurs éventuels, liberté oblige !

    (7) Vous ne verrez par exemple jamais dans une église catholique de prospectus invitant à acquérir ou lire des ouvrages de Vassula ou concernant l'interaction contemporaine avec les défunts. Certes on ne les condamne plus officiellement comme autrefois mais on enjoint les évêques à ne pas les promouvoir comme à faire mine de les ignorer. Maints ecclésiastiques si on leur en parle ne se priveront pas de les condamner sans nuance, se maintenant énergiquement dans une posture de parfaite ignorance de leur teneur.

    (8) Tel Taizé

    (9) Auteur déjà cité dans note (4) de lettre 173

    (10) On n'a aucune bonne raison de douter de l'au-delà dans lequel il se trouve et dont il témoigne tandis qu'il se refuse systématiquement à vouloir fournir des informations pour satisfaire la seule curiosité.Sur les 19 années et dans les milliers d'échanges avec sa mère, maintes informations sur sa condition d'outre monde parviennent à filtrer « involontairement » ou « inconsciemment » ! Si on les croise avec maintes données provenant d'autres sources, force nous est de constater de nombreuses différences suggérant à l'évidence que l'au-delà serait nettement plus complexe que nos grandes religions réunies à toutes les traditions humaines (Chamanisme, Ancienne Égypte, tous livres des morts rassemblés etc...) ne nous le laissent entendre. Certes presque toutes disent que l'ensemble des créatures tendraient vers Dieu diversement nommé, via d'innombrables itinéraires personnalisés. Mais tandis que la plupart des autres sources d'information évoquent multiples vies antérieures autant que réincarnations probables, séjours plus ou moins dantesques dignes du fameux sermon du curé de Cucugnan, les Lettres de Pierre demeurent sur ces sujets « vitaux », reconnaissons-le modestement, étonnamment silencieuses comme si cette question ne se posait tout simplement pas dans la « voie christique » dans laquelle se trouve précisément Pierre. Pareille voie se présenterait donc comme une grande voie singulière plutôt assez bien balisée si on la compare avec les itinéraires non christiques largement majoritaires accueillant la masse statistique des milliards d'individus non chrétiens ou peu évolués spirituellement, n'ayant eu de leur vivant qu'une piètre idée du divin vers lequel pourtant il vont avoir à se réorienter tout à fait librement, l'évolution cosmique n'offrant pas d'autres alternatives intéressantes, équivalentes, progrédientes, qui se présentent finalement autant qu'assurément bienheureuses (Face à face avec Dieu ou participation à sa propre vie).

Elie Sorlin        


      Ce texte vous a interpellé, vous souhaitez de plus amples informations, laissez un message cliquer ici.     


[Découvrir] [Actualités] [Courrier] [Glossaire] [Bibliographie] [Liens] [Contact]

aniwhite02_back.gif   Page d'accueil

 www.menetic-site.net - contact@menetic-site.net

Début de page   aniwhite02_up.gif