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        button7.gif         Lettre 181 : Analyse d’un récit de NDE/EMI (Suite 1)


    Résumé de la lettre 181

    Elle se concentre sur le rapport du sujet à son propre corps qu’il quitte momentanément et au nouvel état hors corps dans lequel il entre ; force nous est de constater qu’il conserve son schéma corporel, ce qui l’amène à poser des gestes non suivis d’effets du fait que le nouveau corps dont il semble disposer dans ce nouvel état humain ne parvient plus à interagir de la même manière. Le constat de séparation d’avec le corps n°1 n’est associé à aucun désir d’y retourner mais plutôt au souhait le plus vif de poursuivre pareille expérience. La lettre entreprend d’inventorier une à une les caractéristiques de fonctionnement de l’être humain dans ce nouvel état où il semble doté d’un nouveau corps dit corps n°2, doté de nouvelles capacités de déplacement d’un endroit à un autre. La lettre 182 de mai 2019 poursuivra empiriquement cet inventaire.


    Abandon du corps n°1

    Ce qui frappe d’emblée dans le témoignage de Nicole Dron c’est le rapport nouveau qu’entretient le sujet avec son corps dont il se détache puisqu’il va se trouver en mesure de l’observer à distance ; à ce propos on ne saurait ajouter « comme s’il l’avait quitté » puisque tout nous autorise à penser qu’il l’a effectivement quoique transitoirement abandonné ; il le voit pâle comme un cadavre et tel qu’il est effectivement quand il l’observe à distance : devenu l’objet de manipulations d’urgence ou reliés par maints tuyaux à des appareils médicaux ; enfin quand les individus réintègrent leur propre corps cette séquence est souvent décrite comme se couler dans une enveloppe désagréable et trop étroite ! On peut donc sans risque d’erreur considérer que le sujet pendant sa NDE/EMI quitte effectivement et momentanément son corps.

    Mais alors qu’est-ce qui quitte ce corps auquel habituellement on s’identifie ? C’est le sujet lui-même, la personne à la fois consciente, avec toute sa connaissance et sa sensibilité, son affectivité, son émotionalité, ses facultés cognitives, ses étonnements, son discours interne puisqu’elle ne cesse de se tenir à elle-même maintes réflexions dont elle va pouvoir rendre compte par la suite.

    Conservation du schéma corporel antérieur

    Le second point étonnant c’est que le sujet entre dans un nouvel état d’être dans lequel il est comme doté d’un corps nouveau ; nous employons à dessein l’expression « comme » car rien ne nous assure que ce soit le cas ; par contre ce qui semble assuré à la lecture d’innombrables récits de NDE c’est que le sujet humain dans ce nouvel état conserve son ancien schéma corporel ; tandis qu’il a quitté transitoirement son corps laissé pour mort, il se vit néanmoins, s’éprouve avec bras, mains, yeux, tête, « nez » même capable de ressentir les odeurs, en tout cas de se les remémorer, un tronc, des membres, bref avec un corps semblable à l’ancien à l’exception près qu’il est invisible, traverse la matière, les portes, les murs et qu’il ne peut plus interagir avec notre monde comme il le faisait auparavant.

    Du corps n°2 ou corps d’EMI/Capacités d’interaction

    Dans cet état particulier avec ou sans corps nouveau mais avec conservation quasi intacte de l’ancien schéma corporel (Cartographie corporelle interne) le sujet se révèle capable de se déplacer comme de ressentir le déplacement, sa direction, sa vitesse, de se localiser plus ou moins correctement et dans notre espace et dans un autre espace temps dans lequel il va généralement pénétrer via une séquence connue : le tunnel. Vous reconnaîtrez avec moi que devant ce type d’expérience il est difficile d’imaginer que tout cela s’opère sans corps ; mais alors de quel corps peut-il s’agir ? Appelons-le transitoirement, en attendant mieux, « corps de type 2 » ou corps de « NDE/EMI ». Ce n’est, sauf erreur de notre part, aucunement le corps des occultistes puisque jamais, sous NDE/EMI, on n’observe cette fameuse « corde d’argent » censée relier le sujet faisant une « sortie », avec son corps n° 1dont nous rabattent les oreilles les pratiquants «sportifs » de sortie de corps.

    Ses capacités d’interactions avec notre monde, avec les objets, les personnes sont à sens unique : Nicole Dron va se rendre vers tel ou tel, vouloir le toucher : la main traversera celle de l’autre qui ne se rendra compte de rien ; elle va pouvoir lui parler mais sans que ce dernier entende quoique ce soit ni ne perçoive la tentative d’interaction dont il est la cible ; elle va même pouvoir pénétrer dans l’autre (Son mari notamment) et percevoir maints de ses sentiments les plus intimes, de ses pensées secrètes sans que ce dernier ne s’en rende compte. Bref le sujet dans ce nouvel état paraît développer maintes capacités d’agir, de circuler, de se déplacer, d’aller vers, de parler en vain pour ainsi dire à tel point que certains n’ayant pas encore pris conscience de leur nouvel état vont aller jusqu’à se mettre en colère du fait qu’on ne les écoute pas et qu’on fait mine de les ignorer comme s’ils n’existaient pas !

    Du libre arbitre dans ce nouvel état humain

    Un autre point rarement évoqué dans les nombreuses études ou commentaires sur les NDE/EMI c’est le nouveau rapport qu’entretient le sujet non point avec ses pensées, ce qui est assez bien connu actuellement, mais avec son libre arbitre. On assiste lors d’une NDE à des séquences où il semble pouvoir faire ce qu’il veut, où il a l’impression d’être libre comme il ne l’a jamais été et à d’autres où il est contraint, ou il n’a d’autres choix que de subir ce qui lui arrive, mais le plus souvent non sans quelques possibilités de faire évoluer la situation dans un sens ou dans un autre à une certaine étape du processus.

    Il s’agit donc bien ici d’un nouvel état proprement humain, doté de propriétés encore mal connues du fait que notre espèce n’a pas encore disposé du temps suffisant pour faire le point à ce sujet, ni de l’intelligence collective capable de croiser avec efficacité les nombreuses données provenant du terrain ou de banques les collectant (Site www.nderf.org par exemple), commencer à les comprendre à l’exception de rares chercheurs aventureux tel par exemple le Dr Jean-Pierre Jourdan dans son essai Deadline, Dernière limite, préfacé par Moody lui-même, et datant déjà de 2006, Édition Les 3 orangers, Paris, malheureusement peu connu ni cité.

    Retour au texte : corporéité n° 2

    Revenons au texte de Nicole Dron dont nous sommes parti: dans le tirage que nous en avons fait il comprend 15 feuillets A4. Pour nous y reconnaître nous le citerons ainsi chaque fois que nécessaire: P3/L8 signifiera par exemple « page 3, ligne 8 » et nous userons des lettres « d, m, f » pour signifier que la citation est à trouver en début, en milieu ou en fin de ligne, ce qui permettra à tout lecteur de s’y retrouver sans trop de difficulté. La page 1 commence ainsi, P1/L1/d : « Il m’a été donné de vivre... » et se termine de la manière suivante : P1/L50/f : « ...en vain. Ils ne » ; la page 2, P2/L1/d commence quant à elle ainsi: « me voyaient pas... » pour se terminer ainsi : P2/L50 : « été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que » et ainsi de suite des 13 autres pages relatant cette expérience. On trouve l’intégralité de ce texte en tapant Nicole Dron et sur SOS-DETRESSE.INFO, http://www.sos-detresse.info/une-expérience-aux-frontières-de-la-mort/ainsi que sur divers autres sites mais dans des paginations sensiblement différentes. Les en tête de § tel « 45 secondes d’éternité » sont ici comptées comme des lignes.

    Voici sa première référence au corps 2 qu’on trouve en P1/L22 : « Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond... » ; en P1/L24, 25, 26, 27 on a : «  J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps... ». Elle prend alors conscience qu’elle habitait son corps mais sans être ce corps qu’elle voit étendu sur la table d’opération et qu’elle ne trouve pas beau, cadavérique avec des tuyaux branchés de partout. Elle entend (Évidemment sans ses oreilles antérieures) le chirurgien s’exclamer : « Elle me pète entre les mains ! » P2/L35, 36, réflexion confirmée par la suite par les acteurs.

    On est donc bien ici devant une personne conservant intacte son identité personnelle, l’ensemble de ses facultés cognitives et de perception, son être profond: P2/L24f, en dépit du fait qu’elle est sortie de son corps n°1, étendu inanimé, dont s’occupe de son mieux le service d’urgence, corps qu’elle observe du plafond et qu’elle trouve laid. Elle ajoute que ce constat ne lui fait ni chaud ni froid du fait que ce corps n’est pas réellement elle : P2/L34d. En d’autres termes elle fait l’expérience intensément évidente pour l’être humain qu’elle est d’une différence absolue entre son corps et ce qu’elle est véritablement, ce qui contredit tous nos credo tant scientifiques que techniques ou médicaux.

    Mobilité/déplacements

    A ce stade on pourrait penser à une situation risquant de se figer ainsi : il n’en n’est rien puisque le sujet déclare en P2/L38, 39, 40, 41 : « Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs. Tout m’a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l’action tout simplement ».

    Le sujet s’avère donc capable de déplacements, du moins les ressent-il comme tels; d’autres individus diront s’attarder dans la traversée des murs et parvenir à percevoir la texture matérielle dont ils sont confectionnés jusque dans le détail ; certains accèdent même à une vision des grains de sable de leurs parpaings.

    Enfin et nous terminerons cette lettre par là, il suffit à Nicole de penser à tel ou tel parent tout en désirant le rejoindre pour se trouver quasi instantanément auprès de lui; nous usons du terme « quasi » du fait que la personne éprouve un sentiment de déplacement, si bien qu’on peut dire qu’il ne s’agit pas dans ce cas d’un déplacement parfaitement instantané, d’ordre purement spirituel ; cela va dans le sens d’un corps n°2 qui se déplacerait effectivement, mais différemment de l’autre, du corps n°1 que nous connaissons tous et auquel nous nous identifions habituellement hors NDE/EMI.

    Nous poursuivrons notre analyse du document en lettre 182 de mai 2019 prochain, en essayant de serrer au plus près, mais fort librement, l’expérience que nous relate cette attachante jeune femme à partir du récit qu’elle nous en donne.

Elie Sorlin        


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