sansnom2_htm_smartbutton2.gifsansnom2_htm_smartbutton3.gifsansnom2_htm_smartbutton5.gifsansnom2_htm_smartbutton6.gifsansnom2_htm_smartbutton7.gifsansnom2_htm_smartbutton8.gifsansnom2_htm_smartbutton9.gif


        button7.gif         Lettre 182 : Analyse d’un récit de NDE/EMI (Suite 2)


    Résumé de la lettre 182

    10 premières séquences qui s’enchaînent sont repérées dans le récit de NDE/EMI de Nicole Dron. Elles concernent principalement le processus qui graduellement l’entraîne vers ce qu’elle appelle la Lumière ; la lettre tente d’explorer ce que le sujet y découvre et s’achève sur le constat attristé de la posture omnipotente, prétentieuse, illégitime de nos meilleurs penseurs vis à vis des NDE/EMI.


    Analyse d’un récit de NDE/EMI (Suite 2)

    Dans notre dernière lettre nous faisions état d’un sujet entré en NDE/EMI conservant son ancien schéma corporel ne correspondant pourtant plus tout à fait à ce qu’il expérimente : conservation intégrale de son être mais pénétration des objets comme des personnes puisque Nicole Dron rentre dans le cœur de son mari comme dans celui de son beau-père qui accompagne ce dernier aux urgences, en se rendant compte simultanément de ce qu’ils éprouvent intimement.

    Intervient ensuite une suite de séquences caractéristiques de maintes NDE/EMI de par le monde et qu’on peut ainsi fort simplement décrire:

    Séquence 1 : le sujet pénètre dans un immense espace obscure, vide, solitaire, avec impression d’être soudain hors du temps, comme abandonné cosmiquement; cela n’est pas sans nous évoquer l’univers insensé que nous décrivent parfois, non sans une complaisance qui questionne, maints nihilistes actuels estimant que le monde serait ainsi fait. Ils se moqueront des NDE/EMI, considérant ces dernières comme autant de dispositifs imaginaires cherchant artificiellement et vainement à conjurer l’horreur de la tragédie du réel tel qu’ils l’entendent.

    Séquence 2 : dans cet état particulièrement éprouvant invitant naturellement au désespoir Nicole sent monter en elle un appel à l’aide qu’elle accueille, auquel elle laisse libre cours.

    Séquence 3 : elle aperçoit au loin une lumière

    Séquence 4 : dans son cas elle se trouve propulsée à une vitesse vertigineuse vers cette lumière.

    Séquence 5 : cette dernière grandit au point d’occuper tout l’espace mais sans elle qui observe

    Séquence 6 : elle a l’impression de présences mais sans les voir ni les identifier à ce stade

    Séquence 7 : elle fait alors l’expérience d’une joie fulgurante jamais encore éprouvée à ce point

    Séquence: elle entre dans la lumière et là elle ne dispose plus des mots capables de décrire l’amour qu’elle éprouve

    Séquence 9 : ses diverses prises de conscience dans cette Lumière

    Séquence 10 : personnes rencontrées dans cette Lumière

    Nous allons revenir sur certaines de ces étapes à partir de son récit qui seul compte à nos yeux, le reste n’étant que commentaires destinés à le mieux comprendre dans un profond souci de respect du texte originaire émanant du sujet lui-même, seul habilité finalement à pouvoir témoigner comme il le peut et de son mieux de ce qu’il a vécu.

    Revenons à la séquence n°1. Voici les termes dont elle use pour la décrire : « Je me suis trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : « Ça y est ma fille, tu es morte ». Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseigné toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : « On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale ». Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable. »

    Séquences 2, 3, 4, 5, 6 et 7 : « Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon cœur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre. »

    Séquence 8 : l’entrée dans la Lumière

    Immédiatement elle ajoute : « Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots. Cette lumière était un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de la terre ! ... »

    Séquence 9 : ce dont elle prend conscience dans cette Lumière

    « Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : « Je suis ». c’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout, et que je retrouvais ma nature réelle. J’avais retrouvé ma patrie. J’étais devenir l’Amour et j’étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d’entre nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement. »

    Séquence 10 : personnes rencontrées dans cette lumière

    « Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière. Mon cœur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de 7 mois, alors que j’avais 11 ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman... » Non seulement Nicole Dron retrouve ce frère prématurément disparu grandi en proportion des années écoulées depuis sa disparition qu’elle reconnaît sans l’ombre d’un doute mais elle va interagir avec lui. Elle va également rencontrer Jacques, le frère de son mari ainsi que d’autres personnes jamais consciemment rencontrées par elle auparavant et pourtant étrangement reconnues, figures suscitant déférence et respect et paraissant correspondre à ce qu’on appelle des « guides » (1).

    Toutes ces rencontres se font dans un paysage surréel, fort beau jardin aux couleurs saturées, intenses, dans une nature magnifique, avec une herbe d’un vert incomparable, des fleurs, le tout dégageant de l’harmonie. Nicole va jusqu’à percevoir les plantes de l’intérieur.

    A la lecture de pareils témoignages comme il en existe actuellement par dizaine de milliers de par le monde on est rempli d’étonnement devant le scepticisme de nombre de nos grands intellectuels considérés comme de fort grands esprits ; ils ont su développer d’habiles mais spécieuses théories pour refuser ce genre de témoignage ; au risque de nous répéter tout témoignage humain est à leurs yeux sans la moindre valeur ; tout au plus témoigne-t-il de la niaiserie des gens se laissant prendre par des hallucinations naïvement confondues avec la réalité ; cette dernière serait impitoyable : le monde n’a aucun sens et tout sens qu’on lui donne ne serait au fond qu’une manœuvre grotesque et pitoyable pour tenter d’échapper ainsi à cette inexorable réalité d’un cosmos vide et inhumain.

    On voit ainsi comment ces gens sans nécessairement pathologiser les visionnaires en font néanmoins des individus qui se leurrent à peu de frais ; ils se considèrent en outre eux-mêmes comme des individus hautement rationnels et réalistes ayant le courage d’affronter la réalité telle qu’ils l’ont préalablement autant qu’arbitrairement définie ; bref ils occupent à bien regarder un piédestal à partir duquel ils jaugent le monde et les autres non sans mépris caché, s’estimant seuls détenteurs chanceux des Lumières.

    www.menetic-site.net dénonce avec vigueur ce type de prétention exorbitante d’une partie non négligeable de notre intelligentsia européenne et/ou française visant à régenter notre rapport de réalité en le faussant, le limitant et l’altérant gravement. La solution que nous préconisons face à ce genre de perversion cognitive fondée sur des croyances auto-limitantes profondément erronées c’est l’ouverture respectueuse et tempérée à la clinique, au témoignage humain recueilli, vérifié, ausculté, croisé, comparé.

    Nous poursuivrons en lettre 184 de juin prochain notre examen approfondi du témoignage exemplaire de Nicole Dron.

    (1) La figure du « guide » n’est pas une idée à priori mais une donnée qu’on retrouve fréquemment dans le rapport à l’au-delà, dans l’interaction avec les défunts et dans l’expérience médiumnique tant ancienne que contemporaine. Nous lui consacrerons des lettres le moment venu !

Elie Sorlin        


      Ce texte vous a interpellé, vous souhaitez de plus amples informations, laissez un message cliquer ici.     


[Découvrir] [Actualités] [Courrier] [Glossaire] [Bibliographie] [Liens] [Contact]

aniwhite02_back.gif   Page d'accueil

 www.menetic-site.net - contact@menetic-site.net

Début de page   aniwhite02_up.gif