sansnom2_htm_smartbutton2.gifsansnom2_htm_smartbutton3.gifsansnom2_htm_smartbutton9.gifsansnom2_htm_smartbutton9.gifsansnom2_htm_smartbutton5.gifsansnom2_htm_smartbutton6.gifsansnom2_htm_smartbutton7.gif


        button7.gif         Lettre 185 juillet 2019: Essai de réinscription des 25 premières séquences dela NDE/EMI dans un grand récit scripturaire


    Résumé de la lettre 185

    Cette lettre préludant aux vacances s'intéresse à la thématique de la lumière fréquemment et diversement évoquée par ceux qui font des NDE/EMI de par le monde et quelque soit leur nationalité, leurs cultures, leurs croyances. Elle entreprend de mettre en correspondance cette fameuse lumière bienheureuse, chaleureuse et vivante avec la lumière liée au divin dans une grande religion mondiale comme le christianisme, tous courants confondus. Les théophanies y sont souvent associées à la lumière si bien qu'il vaut la peine d'aller plus avant dès la rentrée prochaine (Lettre 186) pour partir explorer cette fameuse lumière dans sa version NDE/EMI contemporaine et dans sa version théophanique judéo-chrétienne éprouvée, reconnue, qu'elle s'exprime dans un cadre scripturaire, c'est-à-dire « canonique » officialisé ou dans un cadre individuel, privé, phénoménal et plus mystique, à la fois subjectif et objectif comme on le verra.


    Il s'agit ici de réaliser une entreprise risquée bien peu tentée à notre connaissance à de rares exceptions près toutefois (1) : inscrire le récit de cette jeune femme dans un grand récit scripturaire. Pourquoi pareille entreprise ?

    La réponse à cette question est simple : sans cet effort chaque récit de ce type ne représente après tout que le témoignage d'une seule personne ; quand bien même, ce qui est d'ailleurs le cas, on en aurait des milliers, on se trouvera devant un conglomérat analogue à un tas de sable, chacun d'eux représentant l'un de ses grains ; ces innombrables témoignages ne feront pas système, seront comme privés de toute organicité ; on pourra les multiplier à l'infini telles les étoiles dans le ciel, ça ne constituera pas pour autant une cosmologie susceptible de nous éclairer, de tenir debout.

    La cosmologie contemporaine nous fait saisir avec la plus grande clarté la différence considérable entre la simple collecte des points lumineux du ciel et la compréhension de ce qu'ils peuvent représenter, de leurs relations, de leur nature qui constituent réunies notre science astronomique. Cette dernière a fait des progrès stupéfiant dans les 100 dernières années.

    Il en est de même pour les NDE/EMI ; leur simple collecte ne saurait suffire puisqu'elle aboutit au mieux à un « tas » de récits individuels équivalant à un nuage de poussière susceptibles d'être emportés à la première bourrasque. Par contre il peut en aller différemment si l'on parvient à relier les séquences, ou du moins certaines d'entre elles à un corpus de connaissances établies, éprouvées, solides et tenant la route comme on dit.

    Si l'on ne fait pas cela les récits de NDE/EMI ne cessent de s'accumuler d'une certaine manière en vain sans qu'on parvienne à les articuler à un savoir, des expériences analogues multiséculaires, éprouvées, comprises. Il nous paraît donc de la plus haute convenance humaine, intellectuelle de tenter pareille articulation, semblable arrimage à un savoir préalable, existant, reconnu. C'est cela que nous appelons « inscription » ; c'est « chaîner » les NDE/EMI, les mettre en réseau, surtout ne pas les laisser dans l'errance comme elles le sont présentement. Elles vont dès lors s'enrichir d'un avant comme d'un après, évitant ainsi de se faire récupérer par des courants aussi amorphes que ceux dont est composé le New Age actuel par exemple ou l'ésotérisme de pacotille ou le paranormal de bas étage.

    D'une certaine manière il convient de suivre l'exemple de Platon lui-même dont malheureusement nous ne sommes pas un familier l'ayant correctement fréquenté. Lorsqu'il nous raconte la désormais très célèbre histoire du soldat grec Er qu'on croyait mort au combat et qui revient miraculeusement à la vie comme il arrivait parfois, mais très rarement dans cette période antique où l'humanité ne disposait pas encore des unités de réanimation qui présentement quadrillent le globe comme c'est le cas aujourd'hui. Er nous raconte son odyssée dans l'au-delà ; certes il le fait dans les mots dont il dispose et l'imagerie qui est la sienne ; mais son expérience est à l'évidence une NDE/EMI ; et Platon va utiliser ce récit revêtant à ses yeux une importance dont les modernes ne se doutent guère pour qu'il joue un rôle clé dans son ouvre : La République. Comme presque tous les humains qui réfléchissent la question de la survie lui pose problème ; l'expérience de cet homme grièvement blessé au combat mais qui a la chance d'en revenir après avoir fait une incursion dans l'au-delà (Chez les dieux ! Selon l'expression de l'époque) a profondément frappé ce grand philosophe ; il ne la traite pas comme un fait divers parmi d'autres, mais va lui faire au contraire jouer un rôle important dans son maître-ouvrage qu'est La République.

    C'est ce qu'il convient de faire à l'heure actuelle avec les récits de NDE/EMI. Le travail pionnier de Moody va dans ce sens mais n'en constitue qu'une étape. Si l'on prend par exemple la fréquente expérience de la Lumière dont font état de nombreuses personnes revenues d'une NDE qui, dans nombre de cas, l'assimilent d'ailleurs à « Dieu » en osant dire : « J'ai alors rencontré Dieu » c'est tout à fait compatible avec l'expérience multimillénaire du divin dans une grande religion comme le christianisme, tous courants confondus.

    Ce qu'on appelle le « Psautier » qui est un ouvrage de prières quotidiennes pour des centaines de milliers de chrétiens de par le monde, qu'ils soient séculiers ou consacrés comme on dit, il n'est pas de jours pratiquement où Dieu ne soit invoqué comme Lumière.

    Si l'on prend les Évangiles, leur héros : le juif Jésus reconnu par les croyants comme messie et fils même de Dieu, c'est-à-dire comme personnage humano-divin, se voit irradiant une vive lumière lors d'une scène mémorable comme celle de la Transfiguration ; Jean, l'un des disciples les plus proches de ce même personnage qu'il a donc connu de très près, plusieurs années durant dit de lui dans le Prologue de son Évangile, celui-ci constituant l'un des sommets spirituels de la littérature religieuse mondiale : « Tout fût par lui, et rien de ce qui fût ne fût sans lui. En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes, et la lumière brille dans les ténèbres etc... ».

    Si l'on prend ce qu'on appelle Le Livre des Actes des Apôtres qui est une sorte de journal haletant de la vie incroyable des premières communautés chrétiennes de l'histoire on y voit par exemple au chapitre 9 le récit de l'invraisemblable et pourtant bien réelle conversion de Saul ; ce jeune juif ne respirait que haine à l'égard de la nouvelle croyance chrétienne ayant le vent en poupe quand, sur la route de Damas, une lumière aveuglante l'enveloppe et le projette à terre avec la voix même du Christ qui l'interpelle. Il se relève aveugle. Il suffit d'aller au texte pour connaître la suite.

    La lumière est donc dans le monde chrétien quelque chose de lié à Dieu à tel point que ce dernier va souvent se voir identifié à elle, se révéler en elle, par elle. Quand des gens de retour d'une NDE disent avoir pénétré dans la lumière et rencontré Dieu il nous paraît de la plus haute importance de les prendre fort au sérieux et de mettre ce qu'ils racontent en correspondance avec ce que disent les textes de cette fameuse lumière fréquemment associable à une théophanie.

    Dès la rentrée de septembre notre lettre 186 se penchera sur cette correspondance pour voir si elle tient vraiment et tenter d'explorer le spectre de cette étrange lumière que les témoins comparent souvent à des millions de soleils mais qui, habituellement, n'éblouit point et qui s'exprime, parle, se fait comprendre, interagit avec la personne humaine.

    Bonnes vacances à vous tous, chers internautes occasionnels ou familiers de www.menetic-site.net, avec du soleil mais pas trop, de la pluie, mais juste ce qu'il faut pour la nature !

Elie Sorlin        


      Ce texte vous a interpellé, vous souhaitez de plus amples informations, laissez un message cliquer ici.     


[Découvrir] [Actualités] [Courrier] [Glossaire] [Bibliographie] [Liens] [Contact]

aniwhite02_back.gif   Page d'accueil

 www.menetic-site.net - contact@menetic-site.net

Début de page   aniwhite02_up.gif