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        button7.gif         Lettre 186, septembre 2019 : Des grands récits


    Résumé de la lettre 186

    Elle reconduit notre souci de vouloir arrimer les NDE/EMI à un grand récit religieux comme le sont les deux Testaments judéo-chrétiens avec pour raison leur désenclavement du pur subjectif individualisé (NDE/EMI) ou l'animation/réanimation contemporaine de récits vénérables certes mais anciens, ayant eux-mêmes besoin d'être revitalisés, réactualisés, dans une perspective de réciprocité mutuellement enrichissante. La lettre 186 met aussi le doigt sur les failles de l'homme moderne qui prend ses certitudes sur la réalité comme une aune s'imposant universellement tandis qu'il ampute le monde de sa moitié anormale, ignorant qu'il est de sa cécité partielle. Les 3/4 du reste du monde (1) sont en profond désaccord avec lui au sujet du rapport à la réalité dont il ne perçoit, fort bien d'ailleurs (Scientifiquement!), qu'une partie des plus restreinte.


    Peut-être convient-il de revenir sur ce qu'est un grand récit dans le cadre de www.menetic-site.net. C'est un ensemble a posteriori cohérent composé de multiples autres récits, le tout se révélant capable d'enrichir puissamment l'imaginaire, l'affectivité des individus qui vont s'y référer, leur vie intérieure, voir spirituelle lorsqu'il concerne la religion comme d'informer maints comportements. Le grand récit par excellence dans le bassin méditerranéen est évidemment la Bible, Ancien et Nouveau Testament compris. Les grandes cultures amérindiennes avaient chacune le ou les leurs ; ils peuvent ne point être écrits mais se transmettre oralement de générations en générations comme chez les Indiens d'Amérique. L'Inde a ses Védantas etc...etc. Rome disposait également de récits fondateurs censés expliquer les origines de leur propre société ; ne parlons pas de la Grèce dont les récits fondateurs régissaient la vie des cités, les cultes, irrigant les arts, le théâtre.

    Pour l'homme moderne tout cela appartiendrait à un passé révolu ; c'est évidemment à tort qu'il pense ainsi. L'une des raisons qui l'incite à considérer les choses de cette manière provient du fait qu'il ne croit plus au miracle, assimilant systématiquement ce dernier au merveilleux. Bien à tort il ne voit pas que le rapport à la réalité, au réel est plus complexe et plus riche qu'il ne le croit puisqu'il couvre un large spectre qui va du délire à l'observation objective via les hallucinations, les mirages, les erreurs, les auto-limitations ; il ne prend pas en compte l'extrême fragilité humaine vis à vis de la réalité qui fait que le premier hypnotiseur venu est capable de vous faire prendre en un tour de main des vessies pour des lanterne pour peu que vous soyez sensible à son induction et qu'il soit assez habile. Enfin, pour comble de mesure, il traite univoquement le récit frappé systématiquement de suspicion comme si ce dernier ne pouvait jamais témoigner, mais à certaines conditions dont toutes ne sont pas nécessairement scientifiques, de la réalité objective !

    Enfin le moderne en général n'a pas la moindre conscience des innombrables à priori qui le formate, imbu qu'il est de sa logique cartésienne qu'il considère comme la meilleure du monde. Bref c'est un être vivant à son insu dans une bulle qui serait « la bulle » ! Dès lors il se trouve dans l' incapacité de discriminer dans les grands récits ce qui relève de la stricte réalité, de l'imaginaire, de l'imagination pure, de la fiction du fait que tout s'y équivaudrait !

    Ainsi assimilera-t-il, dans l'ignorance où il se tient, maints récits bibliques, vétéro ou néotestamentaires, aux récits mythologiques grecs ou romains ; de la même manière il mettra dans le même panier le prophétisme juif ancien, les phénomènes mystiques du judéo-christianisme et le paranormal antique tandis qu'un immense fossé sépare ces deux mondes

    Dans ces conditions il reste difficile de parler sereinement avec lui du prodigieux, du miraculeux, de l'anormal puisque son rapport au monde reste « hémisphérique », amputé de ce dont traite à longueur de lettres www.menetic-site.net !

    Un grand récit religieux comme les deux Testaments du judéo-christianisme informe puissamment des milliards d'individus passés, actuels, vivants et morts. Lorsqu'on se trouve en présence de NDE/EMI il est de la plus haute importance de parvenir à relier ces innombrables expériences ultra personnelles à ce type de « grand récit » ; ce dernier va pouvoir les éclairer de la même façon que celles-ci vont le compléter, l'enrichir, l'illustrer, le confirmer, éventuellement le préciser, les désenclaver de leur forte subjectivité pour les réinscrire dans une expérience collective, concernant un grand nombre d'individus.

    Ce sont ces quelques raisons qui nous incite à tenter d'articuler NDE/EMI à un grand récit de ce genre. Nous poursuivrons en lettre 187 notre effort d'articulation de ces petits récits individuels désacralisés à un grand récit collectif sacralisé, canonisé comme le sont les deux Testaments, laissant à d'autres le soin de vouloir les inscrire dans d'autres contextes récitatifs.

    Bibliographie

    (1) Lire à ce propos de l'anthropologue P. Descola : « Par delà nature et culture », déjà cité.

 

Elie Sorlin        


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