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        button7.gif         Lettre 193, Voyance et prophétisme


    Chers internautes nous entreprenons de sortir d’une période à certains égards cauchemadesque du fait d’un virus s’attaquant préférentiellement aux personnes parmi les plus vulnérables et les plus fragiles comme nous le révèlent certaines Ehpad où le tiers des résidents y décédèrent en quelques jours, l’encadrement s’étant trouvé gravement démuni. Maints hôpitaux du pays sont devenus épisodiquement eux-mêmes de véritables clusters, le virus y pénétrant à son aise par les multiples porteurs asymptomatiques constituant autant de « chevaux de Troie », tandis qu’ils eussent dû rester des forteresses tel le médiatique IHU de Marseille n’ayant compté aucun malade dans les rangs de son personnel nombreux (800 personnes). Bref nous venons tous d’être confrontés à des titres divers à un risque de mort un peu comme des soldats de 14/18 partant au combat, ne sachant trop lequel d’entre eux reviendrait!

    On comprendra dans ces conditions historiques qu’il n’est pas déraisonnable de tenter de revenir à l’essentiel si tant est que ce nous soit personnellement possible alors que nous sommes simultanément la proie de mille et un soucis de survie existentielle. La quête de cet essentiel en pareille conjoncture réclame un effort dans la durée, une forme de constance et osons le mot, de la vaillance associée à une intelligence de surcroît!

    Dans cette lettre 191 l’essentiel pour nous sera de revenir aux sources mêmes d’un immense fleuve de vie irrigant depuis plusieurs millénaires notre planète ! Nous ne sommes pas mesquin : pour nous il est plusieurs fleuves de sagesse et de sainteté ; mais vous comprendrez aisément qu’on ne peut les emprunter tous à la fois ! Je me cantonnerai donc au fleuve dont je suis le plus familier, le fleuve biblique, judéo-chrétien dont les sources ne sont pas dans les Himalaya tel le Gange majestueux, mais paradoxalement… au désert ! En principe dans les sables il n’est pas de sources de grands fleuves !

    Et pourtant, concernant le judéo-christianisme et sa Bible, la source de son immense fleuve de vie se trouve dans les sables arides du Moyen Orient. C’est là qu’il y a plus de 3000 ans s’y est révélé le Dieu vivant, Créateur de tous les mondes.

    Évidemment à cette évocation les esprits forts sourient du fait que pour eux tout cela ne serait que mythes ou fables indignes de l’homme moderne tel qu’ils se le représentent de manière quelque peu grandiloquente: un humain de dernière génération, sans illusions, sans idéologie, sans croyances, doté d’un rapport inégalé à la réalité, dans le vrai comme ses prédécesseurs plongés dans les ténèbres de l’erreur ne l’étaient pas, bref un individu particulièrement évolué. 

    Théophanie « princeps »

    Nous renvoyons le lecteur au mémorable récit biblique dit du « Buisson Ardent » où le jeune Moïse de culture judéo-égyptienne ayant fui au désert après avoir assassiné un officier égyptien fait l’expérience du Dieu Vivant sous forme d’une voix sortant d’un buisson en feu mais ne se consumant point et fournissant son identité ainsi : « Je Suis ! ». C’est à partir de là que commencent une série d’interactions avec cette entité qui progressivement va manifester ses volontés, ses instructions, ses manières bien à Lui de voir les choses en recourant à ce jeune Moïse comme médium ou médiateur ou encore interlocuteur privilégié chargé à son tour de les transmettre au petit peuple judéo/sémite dont il est lui-même issu.

    On connaît la suite. Le prophétisme biblique c’est cela : Dieu interagissant directement avec un être humain choisi par Lui, cet humain devenant un canal attitré, privilégié qu’un corpus de signaux vont valider ; sans eux pas de prophétisme biblique. Ce dernier s’inscrit profondément dans le réel et dans le tissus historique.

    On se trouve par lui à des années lumières des innombrables médiumnités antiques que maintes études contemporaines nous ont appris à connaître de mieux en mieux. Ces dernières s’accompagnent elles-aussi de signes validant plus ou moins bien leur authenticité. Mais ce qui les caractérise c’est l’absence totale d’interaction avec Le Dieu Vivant, Tout Puissant, Créateur et Unique tandis qu’elles mettent les medium ou les voyants en relations avec divers esprits ; ces derniers vont parfois ou souvent leur permettre d’annoncer l’avenir, de le prévoir plus ou moins confusément ; mais chez eux aucune continuité « stratégique » ; les fameuses pythies ou Oracles ou devins grecs ou latins opèrent dans l’ ici et maintenant sans que jamais ça ne débouche sur la moindre constitution d’une entité nationale cohérente.

    Prenons l’exemple connu de César dont l’assassinat fût prédit maintes fois par des voyants fort doués; il n’en tint étrangement aucun compte ; mais ces voyances parfaitement pertinentes concernaient toutes un individu particulier : César et non le peuple romain en tant que tel qui n’en fût en rien durablement affecté. En outre ces voyances ou ces annonces prophétiques dont tous les peuples anciens étaient friands pour connaître d’avance l’issue de telle ou telle bataille à mener ne servaient en rien à mieux connaître le Dieu Vivant non concerné par elles.

    Le grand prophétisme biblique a ceci d’unique dans l’histoire universelle, toutes cultures confondues, c’est qu’il met directement en scène la dyade suivante : un humain, le prophète et un non humain, le Dieu Créateur « en personne » ou une entité spirituelle se présentant comme telle et ce sur des siècles, cette entité présentant une constance de caractère n’ayant strictement rien à voir avec l’abyssale niaiserie des panthéons antiques dont les dieux sont souvent des fous dangereux d’un sadisme et d’une perversité rares suscitant paradoxalement l’admiration béate des modernes ; le Dieu Vivant les méprise et s’en moque via ses prophètes attitrés qui les traitent, de siècles en siècles de grands incapables majeurs, impuissants et pures projections de ce que l’homme héberge de plus trouble en son sein . Les modernes entretiennent une admiration inconsidérée vis à vis de ces entités purement imaginaires, dénuées de la moindre once d’existence du fait qu’elles donnèrent souvent lieu à la production d’ œuvres théâtrales, musicales, romanesques ou poétiques dans les cultures qui les inventèrent pour satisfaire leurs incoercibles besoins religieux en l’absence de toute révélation du Dieu Vivant.

    Nous verrons bientôt comment elles contribuèrent toutes efficacement, inconsciemment, bien involontairement, mais évolutivement ainsi qu’ à leur manière à l’avènement du judéo-christianisme dont elles constituent la toile de fond à partir de laquelle ce dernier va justement très lentement s’extraire comme d’une gangue.

    Toutes fausses, illusoires ou pures projections humaines qu’elles puissent avoir été elles n’en furent pas moins capitales du fait qu’elles parvinrent à mettre en place dans l’imaginaire humain planétaire des sapiens sapiens maints concepts et pratiques majeures qui vont servir par la suite : figures de puissance divine, cultes élaborés à leur égard, lieux de cultes, temples, pèlerinages, tous personnels dédiés (Sacerdoces), concepts sacrificiels, culpabilité, réparations sacrificielles, adoration, prières innombrables de louanges et d’intercession, intuition de la survie, concept de rétribution, concept d’incarnation, de résurrection (Osiris égyptien par exemple), principe de continence (Vestales romaines), récits mythiques mémorables de traumatismes (Déluge) etc...etc...

    Bref ces religions antiques que l’on connaît de mieux en mieux par d’incessants travaux d’archéologie notamment ou de déchiffrements de leurs écrits vont constituer autant de ce qu’on pourrait appeler des « matrices anthropologiques » dans lesquelles vont lentement se forger les pratiques cultuelles, les concepts, les mots qui, le moment venu, vont pouvoir servir pour décrire ce qui eut été autrement parfaitement indicible: la venue effective du « Fils de l’homme », son invraisemblable destin cette fois bel et bien réel, historique avec la lente mise en place du culte planétaire qui lui est présentement rendu par plus de deux milliards de chrétiens, tous courants confondus.

    Mais avant d’en arriver là, c’est-à-dire entre les paganismes antiques et le judeo-christianisme se trouve un chaînon marquant : le prophétisme biblique sur lequel nous reviendrons dans notre lettre 192 de juillet 2020 tant il s’avère nécessaire pour parvenir à comprendre pour ainsi dire concrètement ce qu’est une grande religion révélée. A la différence des créations philosophiques sortant par exemple toutes armées de la têtes de nos penseurs les plus géniaux (Platon et consorts) une religion révélée c’est tout l’opposé! Puisqu’il s’agit d’un phénomène assez souvent violent dans le cadre duquel on observe qu’un homme se trouve soudain possédé par une entité spirituelle qui va s’exprimer par lui devenant dès lors un « prophète » au sens biblique du terme dans l’exacte mesure où cette « entité » se déclare être le Créateur, le Dieu Vivant, le seul et unique Dieu source de tous les cosmos. Nombre de paganismes anciens connaissaient les possessions par des esprits ; mais aucun d’eux dans la durée ne donne à voir la moindre possession par « le Dieu Vivant », à savoir celui des juifs puis plus tard des chrétiens.

    Çà n’a strictement rien à voir avec une production philosophique au point même que Paul va jusqu’à considérer ces dernières comme autant d’ « ordures » au plan de la valeur, infinie dans un cas, dérisoire dans l’autre en dépit de l’admiration qu’on leur accorde culturellement.

    L’évolution se développe dans la temporalité ; tant que les temps ne sont pas venus le Dieu Vivant ne se révèle pas encore mais Il prépare fort soigneusement sa venue, toujours dans un désordre apparent pour l’observateur humain qui commence par ne rien comprendre de ce qui se prépare ainsi. Nous notre lettre de juillet prochain nous développerons ce que nous entendons par « matrices anthropologiques », concept clé dans notre vision évolutive des sapiens sapiens !

    Belle entrée en ce premier été post déconfinement à vous tous.

    Elie Sorlin        


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