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    button7.gif   Lettre 21

      Le temps ménétique : Vers un langage du temps généalogique. Le "mène" premier mot de temps.


      Dans notre lettre n° 20 nous alertions l'internaute qu'il risquait désormais de pénétrer avec nous dans un univers peu exploré, celui-là même des coïncidences bêta situées au cœur de notre automate familial. Après 18 mois de lente préparation voici venu le moment de faire le grand saut !

      Et pour cela transformons-nous un instant - si vous le voulez-bien - en aventuriers soudainement au contact de gens paraissant parler un idiome inconnu. Certains parmi nous considérant que ce qu' ils entendent ne ressemble à rien d'habituel renonceront à chercher du sens aux suites de sons peu intelligibles qui leur parviennent.

      Mais d'autres désireux de communiquer au plus vite non seulement par des gestes mais aussi par des paroles avec ces sauvages qui peut-être cachent des mutants, vont avoir pour première tâche d'identifier les premiers mots de ce qu'ils pensent bien être un langage

      Vous conviendrez aisément que ce n'est qu'en fréquentant assidûment ces gens, en les écoutant et réécoutant patiemment, en recueillant soigneusement maintes de ces suites sonores qu'ils émettent par intermittence, en les comparant les unes aux autres, qu'un beau jour seront enfin repérées les premières REPETITIONS (nos fameuses coïncidences, correspondances ou synchronicités ménétiques). C'est à partir d'elles et seulement d'elles que vont être extraits - si toutefois la chance nous sourit - nos premiers "mots" probables associables à un sens hypothétique, puis à des signes conventionnels permettant de les exprimer par écrit pour ne plus les perdre et pouvoir un jour les faire connaître à nos compatriotes, une fois de retour au pays. Voilà toute notre démarche !

      Nous évoquions en lettre 20 le cas banal de cette femme accouchant au même âge qu'avait sa mère lorsqu'elle la mit au monde autrefois : 25 ans pour 25 ans. Cette femme que l'on croyait muette, d'un coup de baguette magique faisons-là parler. Par un travail d’imagination considérons qu'en ayant son enfant à 25 ans c'est comme si elle poussait un cri temporel : "vingt cinq  ans" tout en expulsant son enfant, projetant brutalement cet âge particulier dans l'espace-temps familial, proférant Iittéralement un "mot de temps" d'un nouveau type, désormais aisément reconnaissable par tous les internautes familiers du site, au courant de son caractère alternatif, aventurier, explorateur, risqué.

      Nous érigeons l'âge qu'elle atteint à la naissance de cet enfant en mot d'une autre espèce que celle à laquelle la littérature nous a familiarisé. Tandis que nous appellerons Eva cette femme initiatrice, nous allons baptiser du nom nouveau de "mène" l'âge qu'elle vient d'atteindre en devenant mère. Cet âge de parturition, ce "mène" de génération, de procréation dotons-le immédiatement de plusieurs sens.

      Le premier sens qui vient à l'esprit : exprimer la durée écoulée entre sa propre naissance et l’accouchement. Elle est de grande importance par suite de sa stabilité : désormais et pour l’éternité 25 années et seulement 25 vont séparer les deux naissances, celle de la mère, celle de l’enfant.

      En terme d'ESPACE-temps il s’agit d’une distance temporelle (c’est à dire du temps transformé en espace) qui ne bougera plus entre les deux êtres et qui va donc caractériser, paramétrer définitivement leur relation temporelle au sein de l'automate, de la structure ou de l'invariant familial. L'âge d 'Eva croît sans cesse au fur et à mesure qu’elle vieillit  tandis que cet écart de 25 ans entre les deux événements de nativité ne variera plus d'un iota.

      Matérialisons cette distance temporelle les séparant ou plutôt les réunissant par un fil. Ce segment  de temps nous pourrons encore l'appeler un "joncteur" puisqu'il relie, rattache temporellement l'enfant à sa mère.

      Voila pour le premier sens.

      Mais il en est un second, celui d'associer un événement de parenté insigne, en l'occurrence une naissance à un nombre particulier : 25.

      Voici enfin un troisième sens tout aussi important que les deux autres : ce 25 ans d'âge récemment proféré, ce mène actif de parturition récemment émis que nous venons de recueillir précieusement RENVOIE à un autre 25 antérieurement prononcé dans l'automate, soigneusement conservé dans l'une ou l'autre des multiples mémoires faites de toutes celles des membres apparentés vivants ou morts qui composent une famille et donc dans la généalogie qui la reflète, en exprime maints aspects temporels.

      Ce nouveau 25 ans d'âge de parturition renvoie à l'ancien comme le mot prononcé renvoie à un sens, au passé, à l'histoire de la famille, à sa généalogie. C'est comme si nous nous trouvions soudain devant une redite rendant le mot repérable, identifiable, compréhensible dans une suite d'apparence aléatoire, analogue à un bruit de fond temporel ou chronologique tout autant que numérique. Ce mène découpe le continuum temporel, le tranche à un moment particulier, précis, datable.

      D'un point de vue strictement ménétique on considère qu'Eva, pour accoucher au ‘’bon moment’’, à un moment généalogiquement ou familialement approprié, structuralement convenable, inconsciemment, AUTOMATIQUEMENT consulte ses ancêtres, se réfère à eux afin d'inscrire son rejeton dans un dispositif généalogique, dans une lignée comparable à une pyramide dont l'enfant BOBY serait la pointe.

      Exprimé autrement disons qu'Eva , a préféré ne point accoucher dans le pur désordre temporel régissant la sortie des chiffres ou des nombres au jeu de loto, à 20, 30 ou 40 ans par exemple. Ainsi prête-t-elle  allégeance à sa mère. L'automate n'a nul besoin de la conscience, de la bonne volonté, du libre arbitre d'Eva. Il requiert le membre apparenté de telle sorte qu'il inscrive ce qu'il fait dans le cadre de la structure, de sa logique, de son ordre à inventer peu à peu. Il le requiert  de manière économique, sans que la personne en éprouve la moindre contrainte afin de respecter les fondamentaux de la modernité. C'est sa manière à lui d'accroître l'humanité du geste en faisant en sorte que ce dernier s'inscrive dans un ordre du temps analogue à celui des mots dans la phrase, ordre non déterminé certes, mais puissamment informé par une grammaire encore à rédiger

      Vous comprendrez dans ces conditions le changement de perspective que propose "menetic-site" pour le psychogénéalogiste : plutôt que de s' extasier devant les troublantes répétitions qu'il peut recueillir, désormais il va plutôt s'étonner de n'en point trouver d'avantage puisque le rôle de l'automate familial serait dans fournir des quantités  ! Toutefois ces dernières sont le plus souvent cachées. C'est au ménéticien à les débusquer 


      Dans notre lettre 22 nous chercherons divers moyens de représenter le ''mène'', de l'écrire pour mieux le repérer comme pour exprimer ses divers sens. Au fond c'est à la rédaction d'une grammaire du temps généalogique que nous allons désormais nous consacrer permettant à chaque internaute d'ausculter comme il l'entend sa propre généalogie une fois les principes de la méthode à sa disposition.

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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