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    button7.gif   Lettre 22

    De la partition ménétique : Introduction au code ménétique


    Nous vous proposions non sans circonspection (compte tenu de la nouveauté produite par le changement de perspective), cher internaute, dans notre lettre précédente, notre premier mot de temps généalogique ou mène de génération exprimant l'âge qu'atteignait toute personne lorsqu'elle avait un enfant ou en adoptait un (équivalent de naissance du fait de l'introduction d'un nouveau venu dans la famille).

    Les musiciens dans l'âme n'auront aucun mal à considérer ce premier mot de temps comme une note de musique qu'ils vont alors accrocher à l'une des lignes horizontales courant arbitrairement de gauche à droite de notre portée musicale constituée d'autant de lignes de vie que d'individus apparentés.

    Pour entrer plus aisément dans la démarche partons d’une famille fictive réduite à sa très simple expression à savoir : une grand mère prénommée Stella qui naît en 1880,  devient mère d’une certaine Eva (déjà évoquée en lettre 21 et donc connue de l’internaute) en 1905 qui à son tour devient mère en 1930 d’un garçon prénommé Boby.  Faisons arbitrairement mourir la grand mère Stella en 1955. C’est à partir de ces quelques données inventées pour la circonstance et fort simples que nous allons poursuivre notre entreprise d’’’analyse ménétique’’ commencée le mois dernier.

    Il va de soi que dans les lettres suivantes nous nous confronterons à des fragments généalogiques non inventés, soigneusement recueillis, dûment vérifiés dont certains sont mondialement connus (par exemple la généalogie publiée de Sigmund FREUD, le père de la psychanalyse).

    Rappelons enfin que l’objectif de cette analyse est de révéler à quel point nos généalogies sont un langage doté d’un ordre original comportant mots (mènes), phrases échappant habituellement au regard du non initié, tout cela à partir des ''coïncidences beta''.

    Appliquons maintenant un commencement de représentation ‘’musicale’’ à cette petite famille, ce qui donne le schéma suivant, après avoir calculé sommairement, c’est à dire en années civiles, les âges de Stella, d’Eva, de Boby, aux principaux événements généalogiques les concernant : naissances, décès.

       

    Diagramme N° 1 :

      La représentation des intervalles n’est pas vraiment proportionnelle pour des raisons de simples commodités et d’espace.

    La conversion des données généalogiques en diagramme de ce type fait apparaître avec la plus grande clarté les réapparitions d'âges de générations en générations, les répétitions temporelles ou chrono­généalogiques, bref les coïncidences bêta. Cette représentation s'avère un outil descriptif précieux, une matrice de découverte simple, économique. Un sens commence à s'ébaucher, à transparaître : le dernier 25 émis en 1955 par le jeune Boby lorsqu' il voit mourir sa grand mère Stella et supporte simultanément le deuil de sa mère qui perd sa propre mère fait écho au second qui fait écho au premier lancé dans l'espace-temps familial en 1905 tandis que Stella accouchait d'Eva. Le second 50 renvoie au premier comme le mot au sens ; il s'y réfère, il s'en trouve "informé" sans pour autant être déterminé : INFORMÉ et non déterminé. Du point de vue ménétique la généalogie est un réseau d'informations complexes dont nous apprenons à démêler progressivement l’écheveau.

    Nouvelle réduction, nouvelle transformation ménétique

    Ce type de représentation musicale où les ronds d'intersection représentent les filles qui naissent et les carrés ou les triangles les garçons, les x l'arrêt de la ligne de vie, la mort, si elle facilite la représentation, la mise en scène des coïncidences bêta transgénérationnelles et/ou intragénéalogiques ne suffit point à conférer tout le sens que nous sommes en droit d'attendre désormais du temps généalogique. Il nous faut aller plus loin dans le traitement de l'information qui y circule généreusement et sans arrêt !

    D'ou la convenance a inventer un code littéral nous permettant enfin d'écrire le mène, de poursuivre son inscription dans un langage : le code ménétique. Nous ne vous proposerons ici que les mènes utiles à notre propos et concernant le fragment généalogique représenté ci-dessus.

    Tout mène de génération s'écrira désormais "a" (ou petit a) quelqu'en soit le montant. Cette écriture est donc simplificatrice, réductrice. En indice inférieur droit on notera si nécessaire l'émetteur du mène en question, l'énonciateur, le locuteur temporel et en indice supérieur droit le "produit" de l'opération, à savoir l'enfant nouveau-né, ce qui donne :

                Eva                                    Boby                                Stella
          a               =   25 ans    =     a             =  25 ans    =    l                   = 25 ans
               Stella                                  Eva                                   Boby

    L'âge auquel meurt quelqu'un sera codé "d" (petit d facile à retenir puisque décès commence par d ainsi que "death" en anglais). Mais dans la généalogie comme dans la réalité le rapport des membres apparentés à la mort n'est pas le même selon que l'on est le défunt, la personne qui meurt et ceux qui survivent, qui perdent, qui ont à faire le deuil.

    En réécriture ménétique, tandis que l'âge au décès de celui qui disparaît se code "d", l'âge de tous les autres membres qui lui sont apparentés et qui viennent à le "perdre" va se coder "l" ou petit l (de "lost = perdu en anglais). Ainsi pour Boby qui perd Stella sa grand-mère maternelle à l'âge de 25 ans on est donc en droit d'écrire :

              Stella
         l                  =  25 ans
              Boby

    Enfin, pour demeurer cohérent il nous faut réécrire l'âge atteint par Stella lorsquelle devient grand mère en voyant naître le petit Boby en 1930 et à 50 ans; ce sera "g" (petit g) quelqu'en soit le montant (du mot grand parent), ce qui nous autorise à écrire :

         Boby
    g
                      =  50 ans
          Stella

     

    Pourquoi cette réécriture ?

    Ce sont les lettres prochaines qui nous en fourniront un commencement de réponse. Mettons toutefois un peu d'eau à la bouche : on va découvrir le "phrasé" musical ! La durée de vie de Stella d'un montant de 75 ans prend soudain sens, paraissant alors obéir à un ordre secret de composition dont la formule sibylline serait la suivante :

      d                 =   a  +  g
            Stella

    "Qui potest capere, capiat !".....

       


    La prochaine lettre n°23 intitulée Noël, fête de l'effet parenté paraîtra à la mi-décembre.

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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