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    button7.gif   Lettre 27 : D’une phrase temporelle de décès...


    L’internaute attentif au contexte généalogique, chronologique, dans lequel apparaît l’âge au décès d’Amalie, mère de Freud, n’aura eu aucune peine à remarquer qu’il s’inscrit dans un environnement de « coïncidences Bêta » ou de répétitions transgénérationnelles, si lui-même, pris isolément, est original, singulier, unique : on sait qu’aucun ancêtre connu de la défunte célèbre n’est décédé à un tel âge aussi tardif de 95,1 ans. En mourant ainsi elle ne copie personne, elle ne répète rien !

    Mais au moment où elle décède on assiste, médusé, au phénomène suivant : son fils aîné Sigmund comme son ultime petit fils, issu lui-même de son dernier enfant n’ayant eu lui-même que ce fils unique Harry, Sigmund et Harry, atteignent respectivement et SIMULTANÉMENT, le premier 74,4 ans et le second 20,9 ans.

    Or ces deux âges, SIMULTANÉMENT atteints par les deux descendants d'Amalie, coïncident parfaitement avec deux âges clés de la vie de la défunte, âges SUCCESSIVEMENT atteints par elle, d’abord lorsqu’elle mit au monde Sigmund, son ainé, en mai 1856, puis lorsqu’elle devint grand mère d’Harry en décembre 1909 : en d’autres termes encore, Amalie meurt quand son petit fils Harry atteint l’âge qu’elle avait autrefois, en devenant mère pour la première fois, en accédant à la maternité, en devenant primipare tandis que son fils aîné atteint l’âge qu’elle portait en devenant grand mère pour la dernière fois.

    L’âge au décès est pris dans une structure de correspondances, ce qui fait qu’elle décède à un moment « intensément signifiant », hautement commémoratif. Elle ne part pas à un moment quelconque : ménétiquement parlant on considère qu’elle choisit de s’en aller dans cette période particulièrement évocatrice. Certes ce n’est pas volontaire, c’est ‘’automatique » puisque cela se réalise tout seul, sans le concours conscient de la personne. Le cerveau temporel s’occupe de tout, calcule tout, compte tout pour que cela se passe ainsi, de la même manière qu’on n’a pas à réfléchir lorsqu’on descend un escalier.

    Mais si Amalie meurt à un moment non quelconque, c’est-à-dire ménétiquement régulier, on ne saurait considérer pour autant qu’il s’agit d’un moment prédestiné, fatal : simplement, après coup, on constate que le contexte généalogique de son décès paraît puissamment informé par l’histoire récente, le passé maternel et grand maternel de la disparue. Ce qui nous fait comparer l’apparition de cet âge à la mort à l’apparition du mot dans une phrase.

    Celui qui parle est libre de prononcer ou non tel ou tel mot comme de le placer dans un certain ordre grammatical  ou dans le plus complet désordre, en courant alors le risque de produire une singularité, une anomalie, un discours « irrégulier » qui d’ailleurs pourra servir par la suite de moment créatif et précurseur de nouveauté ! Ainsi en va-t-il de l’âge au décès !

    Mise en forme de la phrase ménétique

    Elle se compose de deux parties ou de deux membres qui sont: :

      Diagramme n° 4

    Ces deux membres de phrase ménétique sont aisément distinguables : le premier contient des âges apparus dans le passé et ici dans la vie de la défunte : âge d’enfantement primipare, âge d’ultime grand maternité, successivement émis en 1856 puis en 1909.

    Le second contient des âges simultanément atteints au moment du décès par des descendants, ici le fils aîné et l’ultime petit fils.

    Les deux membres de la phrase ménétique sont solidement réunis par un « joncteur » qu’est le « communo amalien » ou âge appartenant et à la ligne comme à la colonne. On peut exprimer tout cela dans le tableau suivant:

      Diagramme n° 5

    En simulant un carré on peut remarquer qu’Amalie décède à une « pliure temporelle » puisqu’en pliant le carré selon la diagonale tracée elle expire lorsque deux âges successivement atteints par elle et hautement signifiants viennent coïncider ou s’appliquer à deux âges simultanément atteints par deux descendants insignes : un enfant primipare, un petit enfant de clôture !

    Nous verrons en lettre 29 à quel point cette structure est de grande généralité en généalogie et qu’elle témoigne à sa façon de l’ordre qui préside, à notre insue, à nos grands évènements de vie et de mort. Notons au passage que dans les sociétés sans écriture ou sans généalogies chronologisées la temporalité y fonctionne autrement puisqu’elle n’a point à sa disposition la matrice temporelle dont disposent nos cerveaux automatisés ! Le temps n’y est point linéaire mais circulaire ; il y est figuratif ou mythique, mais point opératif et asymbolique comme chez nous autres gens de modernité, comme de progrès en direction de l’automatisation croissante. L’histoire semble aller dans ce sens pour des raisons d’économie cérébrale. D’où l’importance à compenser par un surcroît d’humanité... à inventer créativement, collégialement.

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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