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    button7.gif   Lettre 28 : Un “ 42 ” fatidique !


    L’un de mes amis m’annonçant que sa mère encore jeune et pleine de dynamisme venait de succomber à un cancer l’ayant enlevé rapidement, je lui de­mandai avec tact et délicatesse s’il acceptait que nous projetions ensemble un regard ménétique sur les circonstances généalogiques ou transgénérationnel­les de sa mort. Il me répondit qu’il n’y avait pas de problème attendu qu’il s’était vraiment beaucoup occupé d’elle et qu’il se sentait pacifié.

    Je fus étonné de voir qu’il avait déjà repéré lui-même la “ phrase de mort ” de la disparue en l’ayant abordée à sa façon : il me dit que sa mère était morte tandis que sa soeur aînée atteignait l’âge de 42 ans.

    Or cet âge n’était autre que celui qu’avait sa propre mère lorsqu’elle avait elle-même perdu sa mère à elle, grand’mère maternelle de mon ami. En d’autres termes sa mère venait de mourir sous l’égide d’un âge de deuil porté par la fille aînée de la défunte. Comme si cette dernière avait attendu de partir à une sorte de signal convenu.

    Pour le ménéticien il était clair qu’on se trouvait là devant une mort ménétiquement régulière, dotée de signification. L’âge auquel elle venait de décéder - quelqu’il fût - était désormais et définitivement, précisément DECOMPOSABLE en segments ou unités plus petites dont l’addition exprimait la durée de vie de cette femme.

    Nouvel algorithme de durée de vie

    Nous avons vu dans nos lettres précédentes que la vénérable mère de Sigmund FREUD avait une durée de vie obéissant à la formule :

      d   =   a   +  g      

    La mère de mon ami avait quant à elle une durée d’existence obéissant à la nouvelle formule :

      d   =   a   +   l    

    qui signifie tout simplement que son âge au décès, quelqu’il ait été, n’était que la somme ou l’addition fort simple de deux autres âges : celui qu’avait sa fille aînée à son décès, soit 42 ans, augmenté de l’âge qu’elle portait autrefois ... quand elle en accoucha, 42 années auparavant !

    En recourant à notre “ code ménétique ” on sait que l’âge auquel on perd un parent s’écrit “ l ” (de lost signifiant “ perdu ” en anglais) et que l’âge auquel on accouche de l’un ou l’autre de ses enfants s’écrit “ a ”.

    Lorsqu’on a des enfants, me direz-vous, on meurt toujours à “ a + l ” puis­que notre durée de vie équivaut toujours à la somme de l’âge qu’on avait à leurs naissances augmenté de l’âge qu’ils atteignent ... quand ils nous per­dent ! De ce point de vue cette formule n’est qu’une tautologie sauf si “ l ” atteint, porté, émis par notre enfant quand il nous perd, renvoie à un autre “ l ” antérieurement émis dans la famille et chargé de signification.

    Alors le second “ l ” renvoie au précédent, au premier, comme le mot renvoie au sens, le présent au passé, l’actualité à l’histoire, la simultanéité à la succession, selon le schéma :

        Diagramme n° 5

    Je fis en outre remarquer à mon ami que sa mère venait de mourir non seulement sous l’égide du 42, âge de deuil, mais de l’âge qu’elle portait autrefois quand elle accoucha de mon ami, dernier enfant de la fratrie !

    Cet âge n’était pas porté par un enfant mais par un petit enfant dont le “ l ” (âge auquel il venait de perdre sa grand-mère) renvoyait à un “ petit a ” antérieurement émis par la disparue, selon le schéma littéral suivant :

      Diagramme n° 6

    Et l’effet parenté ?

    Dans ce décès on le retrouve sous la forme suivante : la fille aînée de la disparue, porteuse du 42 “ fatidique ” mais non point fatal, assez proche affectivement de sa mère, venait de la quitter pour s’en aller donner du temps dans une institution caritative au Congo Kinshassa et dans un camp de réfugiés.

    La mère se trouvait donc devant un équivalent de séparation, une “ perte de capital ” conjoncturel. On assiste donc dans ce cas particulier à l’association d’une composante économique (fluctuation du capital affectif) et d’une composante ou d’une information chrono-généalogique ou temporelle.

    Je laisse l’internaute explorer comme il l’entend - ménétiquement - les quelques décès survenant dans son environnement familier pour voir, à tout hasard, s’ils seraient tous aussi “ réguliers ” ménétiquement parlant ou s’ils obéissent au plus grand des hasards, ce qui est tout à fait possible et dans de nombreux cas.

    Mais alors rien ne se perd. Dès lors qu’il survient, le hasard produit de la réalité, crée de l’information susceptible d’informer à son tour l’avenir des générations, pour la plus grande gloire du nouvel ordre familial !…

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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