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    button7.gif   Lettre 29 : Maurice, un jardinier bien régulier !


      Partons cher internaute, si vous le voulez bien, ce mois-ci du moment d’hospitalisation en catastrophe dans une unité de crise d’un vieil homme soudainement atteint par la maladie d’alzheimer. Jardinier de profession il avait passé la plus grande partie de sa vie à soigner amoureusement les fleurs. Puis un beau jour, très précisément le mardi 12 juillet 1983, il s’était mis sur les parterres de sa maison à les arracher une à une pour les repiquer ensuite à l’envers, à la stupéfaction compréhensible de sa famille qui, la mort dans l’âme, l’avait fait enfermé !Accueilli dans cette ancienne chartreuse, il y pu jusqu’à son dernier soupir qui survint quelques années plus tard et d’une certaine façon librement s’adonner à sa passion des plantes dans l’ancien jardin monastique.

      C’est justement du début de ce long séjour que nous allons ensemble partir à la recherche de ce temps perdu du symptôme pour le réinscrire dans l’arbre généalogique et tenter de pallier aux affreux désordres du temps.

      L’attentif examen du dossier médical  de l’homme aux plantes qui recélait heureusement quelques éléments épars de sa généalogie nous révéla une première coïncidence alpha : en comparant en effet l’âge qu’il avait quand au grand jour éclata sa maladie et en le comparant  avec d’autres âges familiaux atteints à divers évènements de vie et de mort on trouva ceci : l’homme en question était tombé malade dans le temps même où il atteignait l’âge qu’avait le père de son père quand , autrefois, il était mort.

      En d’autres termes, si l’on consentait à décomposer l’âge qu’il avait à son entrée officielle en maladie, on trouvait bien une somme de deux âges intensément signifiants : celui-là même qu’atteignait son grand père Jean Baptiste quand il l’avait vu naître le 16.O1 19O6, 58 ans, augmenté de l’âge qu’il portait lui-même, Maurice, au décès de cet aïeul, le 11.12.1925, soit dix neuf ans..

      Tout cela aboutissait, du point de vue bien particulier auquel nous nous plaçions, à considérer le moment d’apparition de la maladie  en un moment non quelconque, produit d’une opération d’addition sur des inscriptions de vie et de mort, qu’on pouvait d’ailleurs réécrire ou reformuler de telle sorte que transparaisse de manière plus claire encore la logique intragénéalogique secrète ou cachée auquel le symptôme semblait obéir, selon la  formule :

                                                      jardinier                               grand père          

           s                            =       g                              +          l                                

                   jardinier                      grand père                           jardinier              

      signifiant que l’âge atteint par Maurice à sa déclaration spectaculaire de maladie (lorsqu’il se mit soudain à arracher puis repiquer ses fleurs à l’envers), âge que nous codons arbitrairement « petit s » du mot symptôme, le porteur étant indiqué en indice inférieur droit, équivalait à la somme de l’âge auquel sont grand père était devenu ou redevenu  grand parent en le voyant naître, codé « g » augmenté de l’âge atteint par le petit fils jardinier lorsqu’il le perdit, codé « l », la personne perdue s’inscrivant en indice supérieur droit et le sujet  survivant ou le porteur du deuil s’indiquant en indice inférieur droit. Ainsi, de banale et dénuée a priori de sens, une coïncidence temporelle d’allure fortuite se transformait-elle en indicatrice potentielle d’organisation syntaxique, temporelle d’un symptôme de démence caractérisée ; de cette façon une maladie grave associée à une exclusion sociale effective s’articulait-elle étroitement au passé, à l’histoire familiale de la victime.

      De cette manière encore on pouvait dire qu’une pathologie s’enchâssait dans la structure familiale , référant alors le sujet à son entrée dans l’existence et dans la boîte noire de la famille comme à la sortie d’un ancêtre particulièrement concerné par son admission dans le système et dans la lignée paternelle.


      En lettre 30 nous poursuivrons notre commentaire et montrerons comment la mort même de Maurice, quelques années plus tard, obéit à un schéma similaire et que son irruption respecte une syntaxe, un ordre,  suggérant par là sa parfaire régularité « ménétique » !

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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