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    button7.gif   Lettre 30 : Maurice, un jardinier bien régulier !

        ou…ne mourez pas sans « l »…


      La très étonnante relation que nous offrait dans sa démence le vieux jardinier entre son entrée officielle en maladie (le moment symptomatique « s » où on le surprit  à mettre les parterres fleuris sans dessus dessous) et la temporalité paternelle, allait-on la retrouver quand il s’arrêterait définitivement de s’occuper à sa manière de l’ancien jardin monastique, ce qui survint à son décès daté du 01.10.1985 ? C’est ce que nous nous étions promis de voir ce mois-ci !

      Voici les quelques éléments de sa généalogie qui, retravaillés ou transformés, vont nous permettre de répondre à la question :

      Données généalogiques :

      Grand-père paternel de Maurice : Jean Baptiste né le 20.O4.1848, décédé le 11.12.1925   

      Père de Maurice : Eugène, fils de Jean Baptiste, né le 3.12.1873, décédé le 5.O3.1938, marié à Louise, née le 24.O4.1877, décédée le 2.O8.1953 

      Formule de durée de vie de Maurice   

      Le calcul  des âges respectifs de Maurice lorsqu’il perd successivement  d’abord son père Eugène en 1938, puis sa mère Louise en 1953  en années ou en jours donne : 32 ans et 2 mois soit 11.736 jours à la mort du père Eugène et 47 ans et 7 mois  ou 17.365 jours à la disparition de Louise, la mère.                                                                    

      Or Maurice né le 16.O1.1906, puis décédé le 01.10.1985 accuse une durée d’existence de 79 ans et 9 mois soit 29.113 jours.                

      L’internaute familier en « décomposition de mène » n’aura aucun mal à voir que l’âge du jardinier à son décès équivaut tout simplement ici à  la somme de deux âges de deuil ou de deux mènes précédemment émis puisque :

      Maurice perd son père Eugène à :  32,2 ans ou     11.736 jours

      Maurice perd sa mère Louise    à :  47,7 ans ou     17.365 jours

                                                                                    ____________

                                                                                       29.101 jours 

      ce qui équivaut bien à 12 jours près à la durée de vie de notre jardinier dont on peut désormais retranscrire en écriture ménétique ou algorithmique la formule thanatale :

                                                           père                      mère            

                              d                   =   l                    +   l                         

                                 fils                     fils                         fils                

      ou encore :

                                                           Eugène                     Louise       

                           d                     =    l                      +   l                        

                                 Maurice              Maurice                    Maurice    

      ou encore  plus généralement, plus abstraitement :

                                                                 d   = l  + l  +  Qt

      qui signifie que l’âge au décès  ou durée de vie, dans ce cas particulier , équivaut à la somme de deux âges de deuil : le mène actif de mort de Maurice, le jardinier, se décompose en deux autres mènes passifs qui sont les âges auxquels il perd ses deux parents immédiats, ses deux géniteurs, son père et sa mère.

      Notons que l’approximation dans un comptage en jours est de 12 jours pour 29.113 jours de durée de vie. En  algorithmique ménétique cette petite quantité de temps à ajouter ou retrancher d’une formule pour qu’elle tombe juste se code « Qt » ou « quantum » de temps. L’individu, lorsqu’il cale un événement de vie ou de mort sur le passé généalogique ou familial, doit intégrer cérébralement une masse de données : l’approximation est le prix à payer pour inscrire la temporalité événementielle dans une généalogie qui comporte deux lignées ascendantes, sans compter la belle famille lorsqu’on est marié ; il peut tenir compte aussi du calendrier qui est le sien, « désirer » par exemple mourir après la Noël, la Pâques juive ou bien le nouvel an chinois (1). Bref nos formules expriment , à leur façon artisanale, un ordre caché du temps de vie et de mort des individus en familles insérées dans des cultures particulières. Il convient enfin de situer le tout dans un temps processuel.

      Pour rappel cela signifie que la temporalité dont nous traitons est habituellement liée à des processus : lorsque nous disons qu’un grand parent décède à la naissance de l’un de ses petits enfants cela n’est pratiquement jamais le jour J auquel naît l’enfant ! mais plutôt, comme nous avons pu maintes fois l’observer au troisième mois de grossesse de la future parturiente ; d’autres fois c’est  dans ce troisième mois que s’enclenche la maladie fatale qui emportera l’aïeul n mois plus tard ; en d’autres termes nos fameuses coïncidences bêta mettent en relation des évènements  et des processus qui leur sont liés, les évènements étant habituellement préparés par ces derniers. Ce qui nous fait dire qu’il faut du temps pour qu’advienne l’événement.. «   Qt  »   est l’une des raisons  empêchant maints observateurs de détecter aisément les coïncidences bêta,  la relation qu’elles recèlent à la fois syntaxique et sémantique (syntaxique par l’ordre de succession des mènes, sémantique dans la référence au passé familial). La compétence ou parfois l’acharnement thérapeutique d’une équipe médicale, hospitalière, influera sur la temporalité événementielle, gênant le sujet dans son «  effort » pour mourir « régulièrement » de la même manière qu’en déclenchant artificiellement un accouchement on influe automatiquement sur le montant ou sur la valeur numérique de « Qt ».

      Achevons cette lettre 30 en répétant – si besoin était – que l’approche ménétique  de la temporalité chrono-généalogique est une manière parmi de nombreuses autres  de l’aborder comme de l’exprimer ; c’est une cartographie qui s’ébauche ; c’est une façon de dire, de mettre en mots un ordre caché du temps familial à première vue inapparent ; on peut accéder à cet ordre  (comme une montagne) par diverses voies : via la descendance, l’ascendance, la collatéralité, l’avuncularité(l(axe des oncles et tantes), par les alliés du fait de la « numéro-compatibilité » présidant habituellement au choix, à l’élection du conjoint ; on le comprendra aisément, ce choix en amour est d’une importance capitale pour inscrire l’enfant à venir  dans une filiation bilatérale.

      Cette approche n’est point déterministe ! Lorsque nous disons que la mort de Maurice obéit à la formule : d = l + l  c’est une façon de  représenter l’inscription du moment où il nous quitte dans une histoire, de la référer à deux évènements clés de sa vie : la perte de ses deux parents ; cela confère un sens supplémentaire à sa mort qui ne survient point dans le pur désordre caractérisant l’arrivée des boules dans les machines à loto. Bien que cela s’opère automatiquement, involontairement, inconsciemment, efficacement, cela nous honore de pouvoir le repérer et nous fait participer à un surplus d’humanisation : l’automatisme ne se réalise plus entièrement à notre insu. Ainsi commençons-nous à le socialiser, à l’inscrire dans une logique qui n’est autre que celle du langage comportant un certain ordre avec des règles.


      En lettre 31, feux de la St Jean obligent, nous établirons une connivence entre deux tueries et la célébration d’un mariage collatéral pour poursuivre en lettre 32 notre examen du temps ménétique.

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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