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    button7.gif   Lettre 31 : Feux de la Saint Jean obligent   


    L’an passé, à pareille époque nous vous avions proposé de relire autrement la «décollation» du Baptiste (ou sa décapitation redevenue, hélas, tragiquement à la mode) , en la mettant ménétiquement en relation avec le mariage qu’Hérode projetait de célébrer: en d’autres termes nous vous proposions d’y voir une version ancienne d’effet parenté en reliant  une alliance princière à une exécution. Cette année braquons  si vous le voulez bien, notre projecteur, sur un fait divers oublié, survenu en Angleterre  dans les années 1975. C’est en ces termes que le magazine Super Télé, n° 107 et daté du 19 mai 1981 le présentait dans une émission qui devait lui être consacré:  

    «L’éventreur du Yorkshire: une enquête au dessus de tout soupçon. 

    L’affaire de «l’éventreur du Yorkshire» restera sans précédent dans l’histoire de l’après guerre britannique. Pendant cinq ans et malgré un déploiement exceptionnel d’hommes et de moyens (25O inspecteurs d’une brigade spéciale, plus de 1000 agents, 21000 personnes interrogées, 5 millions de plaques d’immatriculation vérifiées, des milliers de dossiers passés au crible…) un homme a défié la police de Scotland Yard.»  

    L’assassin était un bon père de famille autant qu’un travailleur apprécié de son entreprise. Dans le cadre de son reportage télévisé le journaliste de FR3 fit le tour du village de «l’éventreur», cherchant à recueillir un maximum de témoignages, de souvenirs. Enquêtant sur les diverses professions qu’il avait successivement exercées, il découvre qu’il avait un temps travaillé au service d’entretien du cimetière de la localité où il habitait; interrogeant ses collègues d’alors, ceux-ci lui révèlent qu’un jour il les avait étonnés en leur montrant un trousseau de bagues, d’alliances de provenance inconnue. Le questionnant sur ce qu’il comptait en faire, celui-ci leur avait répondu qu’il les réservait à l’une de ses sœurs qui, prochainement, devait se marier. Inutile de souligner que l’enjeu ménétique de ce passage inspiré échappa totalement au journaliste, aux médias comme aux experts sollicités pour fournir des explications. Le criminel était un chauffeur routier au dessus de tout soupçon bien qu’ayant successivement tué quatorze prostituées avant d’être découvert au hasard d’un ultime contrôle, au moment même où il s’apprêtait à exécuter une quinzième victime: craignant alors qu’on ne le surprenne détenteur d’un objet compromettant, il était descendu de son camion pour aller cacher l’arme du crime, toujours la même, un marteau, derrière un poteau, geste ayant intrigué un policier présent sur les lieux!

    L’enquête ménétique nous révèle que cet homme avait inauguré sa séquence criminelle dans le temps même où s’était marié sa sœur. La noce correspondait bien à une discontinuité, à un changement comportemental majeur, quoique secret, chez le frère; l’entrée en criminalité coïncidait bien avec une alliance: nous avions donc quelques raisons de voir dans ce fait divers britannique un effet parenté d’intensité ou de force 3 s’exprimant  non point dans le registre du somatique, ni du psychosomatique, pas plus que dans le registre psychiatrique ou mental ni même dans le registre de la vigilo-motricité, c’est-à-dire de l’accident, mais bel et bien dans la sphère des conduites, du comportement. Quelques années plus tard, le 13 juillet 1989 très exactement, la presse matinale de notre doux pays de France nous réveillait brutalement en nous apprenant qu’un cultivateur forcené d’un petit village du Doubs venait de tuer, la veille, en moins d’un quart d’heure, quatorze personnes tout en parvenant à en blesser plus ou moins grièvement neuf autres : or c’était le jour même où l’on célébrait dans cette petite bourgade le mariage de l’une de ses soeurs ! Comme d’habitude les médias furent des plus silencieux  sur l’étrange relation ménétique à établir entre une alliance ordinaire et la désorganisation comportementale explosive  de l’auteur  de cette tuerie de Luxiol. Le nombre exceptionnellement élevé des victimes n’est pas ici lié à l’effet parenté lui-même mais à une série de causes adjuvantes et telles que l’entraînement forcené du futur criminel dans un club de tir local, la peur paralysante qu’il suscitait dans son environnement familier puisqu’il n’hésitait point à prendre parfois pour cible les volets des voisins sans que ceux-ci ne réagissent autrement qu’en les fermant, la probable difficulté pour le psychiatre chargé du suivi préventif de l’auteur des faits de contenir une violence bien présente, menaçante mais demeurant néanmoins virtuelle jusqu’à sa décharge volcanique etc… 

    L’internaute soucieux de vérifier la constance de la relation à établir entre alliance et violence doit se transformer en une sorte de «Sherlock Holmes» : Il est rare qu’elle éclate ainsi au grand jour comme dans le Yorkshire ou bien à Luxiol. Il faut pour la détecter enquêter souvent longuement à l’intérieur même des familles concernées : celle de la mariée comme celle du marié et guetter bien avant que ne se célèbre la noce pour enfin être prêt à tomber sur une discontinuité comportementale, somatique, psychosomatique, psychiatrique ou vigilomotrice (accident bénin ou grave), signatures discrètes de l’effet oeuvrant sourdement au sein de l’entité familiale pour qu’elle se conserve en l’état!    

    Que ces liaisons ménétiques sulfureuses, voire dangereuses entre nos amours humaines et certaines déflagrations cataclysmiques d’intensité 3 ne nous empêchent pas de relever que, la plupart du temps, l’effet parenté s’opère à bas bruit, en intensité modérée, qu’il peut être le prix transitoire à payer  pour un changement, une ouverture et qu’enfin il peut tout autant s’exprimer constructivement. 


    En lettre 32, après cet intermède  des feux de l’amour…des feux de la Saint Jean, nous reviendrons au temps généalogique par le biais du suicide inattendu d’une jeune normalienne.

    Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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