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    Frontispice au temps ménétique

         3.1  Amour et temporalité,  

        3.2  L’écart d’âge entre époux, critère de choix,

        3.3  Qu’est-ce qu’un moment intensément signifiant ?

        3.4  Moment du choix amoureux,


    button7.gif   Lettre 33 : Intensité du temps et mariage de Sigmund FREUD : Une union ménétiquement bien régulière !


      C’est après cinq années de fréquentation et des milliers de lettres ferventes échangées que, le 14.09.1886, se marie Sigmund Freud avec la ravissante Martha BERNAYS. Elle a d’abord pratiquement le même âge que Maria, l’une des sœurs de Freud ; ce qui veut dire qu’elles sont nées toutes deux dans le même temps à quelques mois près, en 1861 ; ce qui signifie pour le ménéticien toujours en alerte… que l’écart d’âge entre les époux Sigmund et Martha codé « petit e » (en code ménétique) équivaut à l’écart d’âge entre un frère et cette sœur codé « petit i » (toujours en codage ménétique !). D’un montant numérique de 5 ans on peut dire alors que « i » informe « e » ou qu’un écart entre naissances fraternelles se transforme ensuite en écart temporel entre époux (1). Un tel raisonnement, une telle logique paraîtra « tirée par les cheveux » pour l’internaute occasionnel, peu familier de la démarche.

    De certaines caractéristiques du choix amoureux

      Ce qui se cache dessous c’est une vision bien particulière et de l’alliance et du temps généalogique ou familial selon laquelle l’alliance, les unions, les mariages dans nos sociétés libérales, modernes et postmodernes ne se font pas dans le plus complet désordre. A l’instar de ce qui se passe dans le reste de l’humanité et depuis la nuit des temps elles obéissent à un ordre plus ou moins strict, à une logique. Le choix du conjoint ne s’opère pas anarchiquement. On choisit, on sélectionne son partenaire au milieu de beaucoup d’autres possibles. Il doit porter certains caractères qui le rende RECONNAISSABLE  par l’autre, mais bien sûr à l’ insu des protagonistes puisqu’on se trouve dans une société dont les individus se sont émancipés ostensiblement des tutelles de la famille ; cette dernière doit donc les orienter, les « piloter » l’un vers l’autre sans qu’aucun d’eux ne se doute de quoi que ce soit : il convient de ménager la susceptibilité moderne consistant à laisser croire que chacun demeure souverain dans ses choix, libéré de l’histoire, de la généalogie comme de la moindre pression en provenance de la famille, du passé ou de la société. Le conjoint potentiel devra donc être paré de certains signes qui le rende TRANSGENERATIONNELLEMENT COMPATIBLE, généalogiquement aimable: il pourra ainsi ressembler à un parent vivant ou mort, porter un nom, un prénom  ressemblant à s’y méprendre avec celui d’un membre de la famille, être apparu à un moment non quelconque etc…C’est la source d’innombrables coïncidences , correspondances ou ressemblances entre familles et belle familles. Ce peut être aussi l’origine d’ ennuis variés lorsque le choix se cale sur des caractéristiques individuellement indésirables, mais auxquelles le « système », l’invariant, la structure, le « noyau dur », l’organisation occulte, la logique secrète tient « comme à la prunelle de ses  yeux… » !

      Prenons le cas d’un homme fils d’un père à composante perverse sexuelle dont il ne fût pas lui-même la victime et dont il ignora longtemps ce trait de personnalité occulte ; lui-même pense ne point avoir hérité de cette redoutable problématique ; néanmoins quand il cherchera à se marier,  on le  retrouvera mystérieusement attiré par une jeune femme autrefois abusée, séduite par son père. Il se choisit donc une épouse marquée au fer rouge des stigmates de la « tribu » ! Victime certes mais marquée, blessée, « informée ». Le « problème » clé de la structure familiale pourrait se formuler ainsi : « comment conserver ce caractère, ce trait de personnalité « perverse », comment le transmettre pour qu’il ne se perde surtout point ; que la société le condamne, la structure familiale n’en n’a cure ! Sa tâche c’est la conservation, la transmission, la reproduction pour le meilleur comme pour le pire ; ici pour le pire. Dans ce cas particulier fort banal l’invariant familial « pilotera» notre homme vers une partenaire RECONNAISSABLE ! Comme l’épouse ne peut inconsciemment compter sur son mari pour reproduire activement la perversion, à un certain moment du temps précisément identifiable au plan ménétique (moment intensément signifiant, régulier) elle le quittera pour un autre homme dont elle dira d’ailleurs qu’il l’attire tant il peut ressembler à ce séducteur de père pour qui elle conserva toujours de l’affection. A bien y regarder cet homme fait comme Caïn qui se choisit une femme ayant un profil maternel (fondamentalement païenne, étrangère aux « valeurs divines » : cf lettre 6-7 juillet 2002) ! La différence consistant à se trouver une partenaire qui – un jour- le quittera pour prendre un homme ayant un …profil paternel pervers mâtiné de psychopathie, d’alcoolisme et autres qualités ! Comme dans notre doux pays de France les juges donnent systématiquement les jeunes enfants à la mère qui quitte son mari, cela équivaut à METTRE LES ENFANTS DANS LES BRAS DE TOUS LES HOMMES A VENIR de la mère et donc dans les bras du nouveau partenaire à composante perverse : la transmission, la reproduction, la conservation sont ainsi bien assurées quand bien même le « transmetteur », le fils au père pervers pense ne rien avoir à faire avec la problématique paternelle. Comme on peut s’en rendre compte, ici tout va se jouer par le choix d’objet amoureux ; nos lois vont dans le sens de la conservation ; nos « ordres » aussi, l’ordre des médecins pour ne citer que ce dernier prescrivant le secret médical absolu, le tabou total sur les transgressions les plus graves dont ses membres pourraient avoir connaissance, n’hésitant point à interdire d’exercice les récalcitrants pris en sandwich entre l’ordre, la loi et les pervers familiaux de toute nature oeuvrant de concert pour la sainte reproduction ! La famille peut d’ailleurs compter sur une aide insigne, un allié de marque en chacun de ses membre : le «double ménétique »  dont nous avons traité en son temps (2) : c’est, pour rappel, la partie cachée à soi-même, clivée, ignorée du sujet, chargée de relayer l’organisation familiale occulte ; ce qui explique entre autre que maintes personnalités perverses ont, aux yeux des autres, une double personnalité : la partie d’ombre et l’autre parfois géniale, créatrice, généreuse et socialement valorisable. Ils ne font qu’exprimer de manière exemplaire ce dont tout le monde est discrètement équipé…pour le meilleur bien sûr !

      Soyons cependant parfaitement clair : à ce stade la femme en question ne quitte pas son mari pour reproduire le forfait qu’elle condamne sans aucune ambiguïté ; il est hors de question qu’elle puisse sélectionner volontairement  un homme à composante perverse. Son nouveau partenaire l’attire parce qu’il  présente un panel de traits secondaires dont son père était porteur : virilité apparente, l’homme sait en imposer, paraît plutôt sûr de lui etc…Il est gentil et il l’aime, ce qui a le don compréhensible de  l’émouvoir. Voilà pour la partie romanesque.

      Ce n’est qu’à posteriori qu’on observe que ce nouveau partenaire abusera des enfants sans que la mère d’ailleurs s’en doute le moins du monde. Ce mécanisme de reproduction est tout à fait normal si ce qui est ici reproduit ne l’est pas. Il préside autant aux transmissions valorisées dans les familles d’élus, de polytechniciens,  d’artistes(qui savent reproduire mieux que les autres  artistes, polytechniciens, élus…) que dans les familles porteuses de tares diverses : tout cela pour redire que dans nos sociétés l’une des grandes tâches secrètes de la famille c’est de présider au choix du conjoint, à son élection, à sa sélection pour qu’elle soit conforme ; l’onomastique joue son rôle de repérage ; prendre une femme portant le prénom d’une sœur, née quand naissait cette sœur constituent autant de petits repères orientant, informant ce choix au côté d’une multitude d’autres indices ou paramètres contenus dans les généalogies mais ignorés, oubliés. En cela nos sociétés libérales diffèrent assez peu des sociétés primitives dites « classificatoires » codant plus ou moins strictement le choix du conjoint de telle sorte que rien n’en soit abandonné au seul hasard de la rencontre ! Dans ces sociétés  premières dites encore sauvages, en voie d’extinction,  tant étudiées par 150 années d’anthropologie savante, le choix se fait sans tenir compte du temps ; les règles y sont explicites ; y remplaçant nos régulations ; la famille y exerce ostensiblement son hégémonie, subordonnant l’individu à ses lois sans que ce dernier ne cherche à s’y soustraire : c’est un coopérant actif oeuvrant sous le regard attentif de la communauté qui le surveille à l’aide de tout un arsenal de lois, de traditions, de coercitions, d’interdits, de tabous, les religions lorsqu’elles y existent venant à la rescousse pour parfaire l’encadrement des sujets et participer avec le reste de la culture à leur mise au pas. La petite famille moderne ne saurait compter sur ces divers atouts de taille pour encadrer ses membres épris de liberté et ne supportant  au plan imaginaire aucun joug religieux, politique, familial ou autre. Elle ne saurait compter sur un tel attirail pour « réduire » ses sujets, les membres apparentés. Force lui est d’assurer autrement sa conservation, ses transmissions, ses fidélités, son identité de générations en générations. La ménétique s’emploie inlassablement à en traquer les

      modalités d’application comme à les exprimer d’une manière parfois provocatrice.

    Moment du choix : phrase temporelle de mariage 

      Si Freud épouse une femme ayant profile de sœur le moment auquel il l’épouse s’inscrit dans une « phrase » ménétique : tandis que sa mère atteint 51 ans lui-même en a 3O, sa sœur Maria, « enfant du milieu de fratrie » en a 25 et son plus jeune frère et dernier enfant de la fratrie en a 2O ; qui ne voit  alors que ces 3 âges simultanément atteints au mariage, 20, 25 et 3O renvoient à 3 âges successivement portés par Amalie la mère à d’insignes évènements : 2O ans, âge qu’elle portait en devenant mère de Freud, 25 ans en devenant mère de Maria, 30 ans en devenant mère pour la dernière fois du petit Alexander ! On peut ainsi considérer que Freud se marie quand lui-même, sa sœur Maria et son frère benjamin RECAPITULENT  à eux trois et SIMULTANEMENT 3 âges clés atteints autrefois successivement par Amalie et tout cela dans une fort  belle symétrie ! Avouons que la famille moderne se dote d’un calculateur performant pour accomplir de telles prouesses à l’insu des protagonistes qui n’en peuvent mais. En fait reconnaissons que le cerveau de l’homo meneticus intègre la dimension du temps comme ne savaient ni ne pouvaient le faire les hommes des générations antérieures ; il est littéralement habité par la généalogie, sans même le savoir ; son cerveau en est quadrillé, calculant constamment, automatiquement les écarts ou distances temporelles entre évènements : bref le temps généalogique va puissamment informer sa vie quotidienne, ses choix, ses décisions, ses changements, ses accidents comme ses divers symptômes, l’apparition de ses maladie, sa naissance, sa vie, sa mort. Il s’agit d’un temps opératif, actif, informant puissamment la vie réelle de cet homo de dernière génération, l’homo ménéticus, d’un temps organisateur assurant les liaisons entre le présent et le passé (les 3 âges au mariage de Freud renvoient aux 3 âges passés autrefois portés par Amalie, la mère du marié), l’avenir n’échappant point au système puisqu’il demeure susceptible à son tour d’être informé par ce qui vient d’arriver. Il s’agit aussi, ne l’oublions pas , d’un temps inscrivant sans interruption le sujet, l’individu, le membre apparenté dans une trame temporelle que l’on peut représenter comme un filet : dès la naissance un écart temporel précis et définitivement stable autant que précisément calculable le relie à chacun des membres de sa famille qu’il soit vivant ou mort ; cet écart, ces écarts inscrivent le sujet dans ce maillage. Dans les sociétés premières, sauvages, primitives ne disposant pas de temps compté comme chez nous autres gens de modernité, ne disposant pas de langage écrit,  ne disposant pas de généalogies chronologisées comme chez nous autres qui les pratiquons depuis plusieurs siècles déjà, le cerveau n’est point maillé de la même manière ; la temporalité y est circulaire, mythique, figurative ; le temps compté n’y a point court quand bien même les individus y porteraient depuis deux ou trois décennies des montres à leurs poignets. On ne saurait s’y marier sous phrase ménétique à la Freud ! la régularité de l’alliance répond à d’autres impératifs, d’autres règles, d’autres code que le …code ménétique, à d’autres syntaxes comme à d’autres sémantiques qui d’ailleurs firent l’objet de l’ancienne ethnologie. : on sait qu’une des première tâches des étudiants d’autrefois dans ces disciplines estimées (l’anthropologie, l’ethnologie) consistait en l’étude des systèmes de parenté, des règles d’alliance, de mariage suscitant toujours l’émerveillement tant elles semblaient obéir à des logiques dépassant tout entendement de l’étranger qui les mettait à jour, trouvait la gloire en les identifiant ! L’analogue existe aussi chez nous sans que nous nous en doutions le moins du monde ; nous sommes fait de la même pâte d’humanité ; nous ne sommes point tout autre ; simplement le temps chronologisé dans sa version généalogique opère silencieusement, à bas bruit ; il organise pour le compte de la structure, de l’invariant familial sans que nous nous fatiguions ; cela permet une grande économie cérébrale grâce à l’automatisation. Pas de discussions sans fin, de palabres pour déterminer le bon moment . Que d’avantages ! A suivre !…

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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