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    button7.gif   Lettre 36 : Intensité du temps signifiant et mort du père de S.Freud : Biorythmes. Travail du temps. Effets parenté. Mène et phrase de mort.


    Projetons, si vous le voulez bien, chers internautes ménéticiens qui nous accompagnez dans notre quête, un regard attentif sur Sigmund FREUD lui-même tandis qu’il va bientôt perdre son propre père affectionné : Jacob KALLAMON en nous aidant du livre fort bien documenté de M. KRULL : « Sigmund, fils de Jacob » (1)

    On y découvre que le 16 mars 1896, très précisément, FREUD se défend de douter un seul instant de la théorie des périodes inventée par son ami FLIESS (2) qui d’ailleurs en a fait son dada, lui consacrant tous ses moments libres. Cette théorie est connue sous le nom plus familier de « théorie des biorythmes » ; pour savoir en quoi çà consiste il vous suffit d’aller par exemple sur le moteur de recherche Google et de cliquer sur « Biorythme » pour avoir le choix entre …23000 références ! Freud finira d’ailleurs par y renoncer pour construire sa propre théorie, mais à ce moment-là, en recherche, il y adhérait encore.

    Le 6 mai de la même année Freud fête son quarantième anniversaire qu’il craignait curieusement de ne point atteindre…vivant ! Un mois plus tard Jacob, son père, tombe malade.

    Le 29 septembre Freud écrit à son ami FLIESS avec qui il entretient alors une correspondance abondante ; il lui dit qu’il ne se sent personnellement pas bien, qu’il est grippé et qu’il souffre de divers symptômes au point même qu’il craint de ne pas tenir « jusqu’à ce fameux âge limite de cinquante et un an » qu’il souhaite pourtant et malgré tout atteindre.

    Le 9 octobre suivant il lui déclare qu’il croît « aux périodes historiques » comme au « pressentiment symbolique de réalités inconnues ».

    Et c’est le 23 octobre 1896 que meurt Jacob. Trois jours plus tard, le 26, il écrit toujours à FLIESS et toujours en parlant de lui-même que l’événement s’est produit pendant « sa période critique ». Et le 4 décembre de la même année il reparle de cette mauvaise période (au sens que définit la théorie de FLIESS) qui se serait déroulée « typiquement ».

    FREUD abandonnera par la suite toute référence connue à cette théorie pour construire la sienne propre. Mais ce qui intéresse plus particulièrement le ménéticien c’est de saisir à l’oeuvre le travail du temps, le travail lié à son « intensité » signifiante : quand survient le moment d’énonciation du « mène de mort » actif chez le père, passif chez le fils aîné endeuillé, on assiste à l’apparition de préoccupations temporelles chez ce dernier, travaillé de l’intérieur, en profondeur par ce que « prépare » l’automate familial : la disparition d’un de ses membres insignes. La correspondance du père de la psychanalyse illustre ici l’impact de l’organisation chrono-généalogique du temps sur son propre vécu comme sur son propre état de santé.

    Le père une fois décédé, tout le monde sait à quel point FREUD en éprouva une culpabilité peu explicable ; elle a pourtant quelques raisons d’apparaître puisque ce n’est pas FREUD lui-même qui meurt tandis qu’il croyait être par un étrange pressentiment condamné ; mais c'est l’autre, c’est son père ! Le fils aîné, co-porteur du signal que le moment est venu pour l'un des membres du groupe familial de partir, prend cela pour lui, réagissant ainsi comme bien des personnes pressentant un danger, un malheur imminent sans parvenir à en comprendre clairement l’exacte portée.

    FREUD bien que confronté à un père âgé, malade, ne semble pas penser un instant que ce dernier pourrait partir avant lui qui souffre d’ailleurs aussi de divers symptômes dont la grippe, puisque sa correspondance, ses réflexions, ses rêveries semblent hantées par sa propre mort, ses propres problèmes de santé. On voit ainsi comment l’organisation du temps dont nous allons préciser certaines caractéristiques formelles impulse, informe puissamment le vécu du sujet taraudé de l’intérieur.

    Phrase de mort du père de S.FREUD

    Relevons d’abord que Jacob est le fils aîné de SHLOMO qui est donc le grand père paternel de FREUD ; ce dernier va d’ailleurs porter le nom de cet aïeul puisqu’il s’appelle en réalité « SHLOMO SIGMUND » ; Jacob perd son père à l’âge de 40 ans comme Freud va perdre Jacob à 4O ans ce qui permet d’écrire la première « ritournelle » suivante très facile à retenir pour qui veut entrer de plein pied dans la grammaire ménétique de première génération !…

    •     Quand le petit fils aîné issu d’un père aîné atteint l’âge
    •     De ce père quand il vit mourir le grand père : alors meurt
    •     Le père !

    Ou encore, si l’on veut recourir à la numérotation MONGINOT (3)

    •      Quand l’homme 1 atteint l’âge de l’homme 11 quand
    •      Mourut l’homme 111,alors c’est au tour de l’homme 11
    •      A mourir !

    Toutes formules ou « ritournelles » permettant d’aborder naïvement, poétiquement, oralement, incantatoirement notre ordre du temps de vie et de mort dans nos sociétés intensément chronologisées, généalogisées ; formules témoignant à leur façon de l’opérativité de ce temps si particulier qu’est le « temps ménétique » : père et fils voient chacun leur père mourir quand ils atteignent respectivement le même âge : ici 40 ans.

    L’on pourrait se dire qu’il ne s’agit là que de correspondances fortuites ou de vaines coïncidences telles que le hasard sait en produire. Le ménéticien ne craint pas le hasard puisqu’il sait que l’ordre et l’auto-organisation s’en nourrissent. Simplement il cherche à les mettre en forme, à les faire parler, à leur conférer du sens. De quelle manière ? En parvenant à mettre en relation l’âge nouveau qui réapparait avec une ancienne version, avec un même âge autrefois apparu dans la famille et dans sa généalogie. Dès lors l’âge  ou les âges qui réapparaissent sont considérés comme des mots temporels ou « mènes » (d’où l’appellation de « ménétique » donnée à tout ce qui les concerne) émis ou prononcés par ceux-là même qui les portent ou les atteignent ; ces nouveaux mènes proférés dans la conjoncture (ici, par exemple, au jour J de la mort de Jacob, les âges de deuil respectifs de 40 et de 30 ans simultanément portés par l’aîné et le dernier fils du disparu du jour) renvoyant à d’autres âges, mènes ou mots temporels simultanément émis de la même manière quarante années auparavant par le défunt d’aujourd’hui : Jacob et son plus jeune frère Josef : 40 et 30 ans quand mourut leur vieux père Schlomo.

    Abandonnons maintenant l’approximation grossière qu’est l’année civile  pour effectuer un comptage en jours, nettement plus fin. Cela donne les chiffres suivants :

    Age de Jacob à la mort de son père le vieux SCHLOMO :

      18.12.1815 – 21.02.1856 = 14.675 jours soit 40,2 ans

    Age de Sigmund à la mort de son père Jacob :

       6.08.1856 – 23.10.1896 = 14.688 jours soit 40,2 ans

    la différence entre les deux âges de deuil ou « quantum d’approximation » s’élevant à 13 jours. On observe en outre que la structure  d’apparition de l’âge auquel un fils aîné perd son père, aîné lui-même, est identique d’une génération à l’autre quelque soit d’ailleurs le montant numérique de cet âge. Nous allons maintenant faire apparaître cette structure à partir d’un diagramme ménétique transformant de manière particulière le donné généalogique avant de conclure par une mise en « algorithme » qui  sont autant de moyens parmi bien d’autres d’exprimer cet ordre caché du temps de vie et de mort en famille.

    Diagramme chrono-généalogique du moment du décès

       

    Si l’on ignore l’âge de Schlomo à son décès en 1856, peu  avant que ne naisse Freud, on peut relever que ses deux fils : Jacob et Josef atteignent les mêmes âges de deuil qu’atteindront Sigmund et Alexander, l’aîné, le puîné quand viendra le tour de mourir pour Jacob : 40 et 30 ans. On assiste ainsi à une double  réapparition simultanée d’âges marqués, d’âges passifs de deuil chez les deux petits fils à quarante années d’écart (ou « dimène » : distance temporelle entre deux mènes).

    Formule thanatale de décès de Jacob

    En ménétique « littérale » (exprimant les durées à l’aide de lettres comme en algèbre) ou algorithmique on s’aperçoit que l’âge au décès de Jacob, ici 80 ans, exprimant sa durée totale d’existence équivaut, dans un comptage simple en années civiles, à l’âge qu’il avait quand il perdit autrefois son père Schlomo en 1856, soit 40 ans augmenté de l’écart temporel séparant ou unissant comme on voudra 1856 de 1896, dimène joncteur d’un montant de 40 ans.

    Mais comme l’âge qu’il avait quand il perdit son père, codé « l » (de « lost » perdu en anglais !) coïncide avec l’âge qu’il avait quand il devint père de son aîné Sigmund – du fait d’un magnifique « effet parenté » ou coïncidence mort-naissance : Schlomo meurt tandis que Freud s’apprête à venir au monde… on peut donc encore dire que sa durée d’existence équivaut au multiple simple d’un âge de deuil ou à la somme de deux âges de deuil ou bien encore à un âge de procréation augmenté d’un âge de deuil renvoyant à un âge de deuil ! toutes choses qu’expriment les formules suivantes 

                                    Sigmund          Jacob        
           d              =   a                    +  l                    
              Jacob           Jacob               Sigmund   
              80 ans  =       40 ans      +       40 ans    

      ou encore:

                                Schlomo          Jacob            
           d             =  l                   +  l                        
             Jacob         Jacob              Sigmund       
              80 ans =     40 ans      +      40 ans        

    Toutes formules voulant dire que la durée de vie « d » du vieux Jacob se décompose en deux syllabes temporelles ou deux segments ou deux tronçons de temps qui sont l’âge auquel il perd son père augmenté de l’âge auquel son fils aîné le perd (ou perd son père) codés « l » ; mais comme le premier « l » coïncide avec un « a » du fait que Freud naît quand meurt son grand père paternel Schlomo on peut tout autant écrire que cette durée d’existence de Jacob équivaut à la somme d’un âge de procréation augmenté d’un âge de deuil. Nul doute que des internautes ménéticiens surdoués ne trouvent de leur côté un langage plus performant encore pour exprimer cet ordre caché du temps de vie et de mort auto-organisant dans le plus grand secret nos généalogies comme nos familles postmodernes ! « menetic-site » ne fait qu’ouvrir une fenêtre sur un nouveau champ de connaissance dont nous n’avons fait qu’explorer la couche la plus accessible, la plus superficielle que nous livrons ainsi mensuellement de manière aussi livrée, aussi détachée, aussi désintéressée qu’il nous est possible.

    En lettre 37 nous poursuivrons avec vous ce travail d’analyse en constituants principaux ou travail de démantèlement de divers mènes thanataux afin de vous rendre plus familiers les principes de la méthode

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)    


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