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    button7.gif   Lettre 41 : Une étonnante coïncidence : Les Jumeaux de Brigminton


    Au cours de l’été 1984 la presse européenne commenta abondamment un fait divers rarissime, la naissance à moins d’une heure d’intervalle de deux enfants issus de deux frères jumeaux. Ils s’étaient eux-mêmes mariés, le même jour et à la même heure, à deux sœurs jumelles. Voici une coupure de presse  provenant du journal Libération daté du jeudi 16 août 1984 :

    Génétique amusante. Mon cousin, ma sœur…

    Curiosité british : par un beau soir d’automne, des vraies jumelles épousent des vrais jumeaux. Fruits de ces idylles croisées, des cousins germains qui se ressemblent… comme de faux frères et sœurs.

    « Elle s’appellent Pauline et Pat, elles ont vingt-six ans et sont anglaises. Ce sont de « vraies jumelles ». Autrement dit, leurs patrimoines génétiques sont rigoureusement identiques puisqu’elles sont nées d’un seul œuf qui s’est divisé dans l’utérus de leur mère (les savants les désignent sous le nom d’homozygotes). Ils s’appellent Peter et John, ils ont vingt-sept ans, ils sont également anglais et jumeaux parfaits. Un soir de demi-brume, à Londres, dans une boîte, les deux sœurs ont séduit les deux frères. Ils se sont mariés le même jour dans la même église.

    Apparemment ils ont fait aussi l’amour en quasi-simultanéité puisque les deux sœurs viennent de donner naissance à moins d’une heure d’intervalle à deux gros bébés au Scarsdale Hospital de Chesterfield. Génétiquement ces deux rejetons (un garçon et une fille) possèdent donc des patrimoines assez comparables à ceux que pourraient avoir un frère et une sœur, alors qu’ils ne sont que cousins.

    Toutefois, si la presse britannique s’extasie sur cette curieuse coïncidence, les milieux scientifiques n’y voient qu’un banal fait divers. Pour le professeur Blot de la maternité de Port-Royal, par exemple, tout cela n’a strictement aucun intérêt scientifique : « Une simple curiosité ! Si au moins les deux enfants étaient du même sexe, on pourrait s’amuser à rechercher jusqu’où va le degré de la proximité de leurs patrimoines génétiques ; ce n’est même pas le cas… »Bref, ce n’est pas encore avec ces deux jeunes « British » qu’on parviendra à trancher le vieux débat Nature/Culture dont certains voient la solution définitive dans l’étude approfondie du comportement des vrais jumeaux.

    J’oubliais un dernier détail : après son accouchement, Pauline, l’une des deux sœurs, est retournée dans la petite cité du Derbyshire où elle habite. Une petite ville du nom de Clowne. Mais çà aussi n’a rigoureusement aucun intérêt scientifique… »

    Cet événement de nativité hors du commun considéré par les généticiens consultés comme dénué de signification revêt pourtant aux yeux des ménéticiens  passionnés par les coïncidences temporelles survenant occasionnellement dans les familles un intérêt exceptionnel.

    Deux couples qui voudraient par exemple réitérer une telle performance dans le cadre d’un pari risqué : avoir un enfant le même jour et à la même heure le pourraient sans doute, mais à quel prix ?

    Il leur faudrait bénéficier d’une assistance technique et médicale conséquente assurant l’heureux ajustement de toutes les phases nécessaires à l’accomplissement d’une telle prouesse ! Conception à mener de concert comme le suggère humoristiquement le journaliste de Libé, neutralisation de tout ce qui pourrait malheureusement influencer le développement des grossesses, risquer d’interrompre l’une et produire ainsi de la différenciation. Cette somme d’efforts pluridisciplinaires associés à une forte motivation des deux couples impliquant donc la coopération durable de 4 adultes accompagnés parviendrait peut-être à reproduire le phénomène à la faveur des ralentisseurs ou accélérateurs couramment utilisés par les accoucheurs pour mieux contrôler les délivrances !

    Dans cette mise en scène imaginaire transparaît mieux l’exploit dont la nature fût capable. Mais ce qui frappe avant tout le ménéticien c’est ce qui se cache derrière un tel scoop au plan généalogique, purement chrono-généalogique, temporel, formel. Jusqu’à ce que ne naissent les deux enfants, un garçon, une fille, les deux foyers fondés par les deux frères jumeaux disposaient de généalogies non point semblables en maints points mais identiques. En d’autres termes encore leurs généalogies étaient  strictement superposables !

    Une telle singularité sociale est en pratique rarissime ; elle aboutit à faire que chaque couple développe un même ensemble de rapports complexes et cachés au temps, au passé, aux écarts temporels, aux dates, aux noms. Les deux couples  reposant sur des généalogies identiques en tout point disposaient dès lors des conditions favorables pour produire ces deux naissances synchronisées.

    Notons encore que si l’on observait un écart de temps quasi nul entre les naissances des deux cousins parallèles puisque issus de deux collatéraux de même sexe, il était tout-à-fait possible de le faire se correspondre avec l’écart quasi nul, lui aussi, des naissances gémellaires de leurs parents. D’une génération à l’autre se conservait donc un écart entre naissance, un « petit i » donnant lieu à un nouveau « petit i » en aval ou le nouveau « petit i » renvoyant à l’ancien « petit i » comme le mot au sens.

    En résumé  d’un point de vue ménétique l’on était en droit d’ imputer les étonnantes coïncidences bêta d’alliance, de conception, de gestation, de parturition des deux foyers en question à une information transgénérationnelle ou temporelle secrètement organisatrice, insensée pour le généticien qui ne jure que par son génome.

    Mais pour le ménéticien qui, lui, ne jure que par son « ménome » (1) quel  merveilleux fait divers !


    Dans notre lettre 42 nous tenterons d’examiner ménétiquement la régularité  de l’horrible crime des sœurs Papins pour autant que nous disposions d’un minimum d’information chrono-généalogique sur leur foyer d’origine ou « cercle alpha zéro ».

       Le ménéticien (alias Elie Sorlin)    


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