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    button7.gif   Lettre 44 : L’effet, toujours « l’effet parenté »… Dans la fin de vie d’un chirurgien de renom : Dr Ody


      « A peine âgée de 17 ans, pénétrant un jour sans précaution chez mes parents en revenant du collège, je les découvre côte à côte sur le canapé de la véranda. Maman était en larmes. Papa très triste, sans ménagement, me fit part de la découverte qui les accablait tous les deux : un cancer du rein dont il venait d’apprendre qu’il était atteint et dont il importait qu’on l’en opéra sans tarder. » C’est ainsi que J.Fabre, leur fille aînée, dans un livre touchant consacré à la mémoire de son père raconte l’annonce de la nouvelle douloureuse frappant de plein fouet leur famille (1)

      C’est alors que François Ody ajoute à l’intention de sa fille : « Mais tu vas avoir ton premier bal, et je veux attendre jusque là ! » (p.121)

      A l’âge où l’on commence à prendre de la distance avec les parents comme à tourner son cœur vers d’autres figures de remplacement  François Ody va parer comme il peut au risque « d’hémorragie de capital affectif » dont il subit un premier contre coup dans son corps même en amenant progressivement son aînée à travailler avec lui dans un rapproché saisissant : « Il me fit alors comprendre avec fermeté qu’il convenait que je me mette à travailler pour lui… Ainsi passai-je quasiment sans transition, de ma vie de collégienne à celle de collaboratrice d’un neuro-chirurgien renommé, patron impitoyable, exigeant un travail sans bavure et de la célérité ; je collais donc à ses pas comme son ombre. J’étais au courant de tout ». Un jour même, pratiquant une autopsie, Dr Ody extrait un cœur dont il montre à sa fille le fonctionneme

      Nous voici soudain au soir du premier bal, le papa s’efforçant d’être gai, sa très jeune fille ne l’étant guère : « Je pensais que sans lui la vie était impossible, qu’elle ne se justifiait pas » (p.131)

       Ainsi voit-on le cancer apparaître ici à un moment clé de la vie du père, lorsque par nature et culture il se trouve confronté à l’éventualité que sa fille n’entreprenne de quitter la famille, d’une certaine façon de s’en séparer pour aller investir un autre homme, d’autres hommes. Le chirurgien exigeant et sévère, totalement engagé dans la réparation du corps des autres, d’un tempérament peu sentimental se trouve frappé vitalement ; le premier bal ne fait que ponctuer, scander à sa manière une période charnière de la vie du petit groupe familial : qu’on le veuille ou non il va bientôt éclater. Le père achète alors une Voisin d’occasion décapotable emmenant toute la petite famille à une fête foraine y faire les fous pour ainsi dire sur commande et tandis qu’il est malade. On observe dans l’acquisition de cet objet fringant et désuet comme dans cette échappée une composante positive, constructive d’effet parenté.

      L’opération aura lieu suivie de complications puis d’une rémission d’environ 10 ans marqués par la hantise des métastases, des angoisses nocturnes paroxystiques et des insomnies, un investissement professionnel considérable et la réussite.

      Mariage de la sœur et fin du père

      La maladie se trouve donc stabilisée ; puis un beau jour la voici qui reprend de plus bel dans un contexte de préparation du mariage  de la sœur cadette : « Ma sœur, à deux jours de son mariage qui réjouissait tellement mon père, a un accident de voiture. »p.176 A la stupéfaction de l’accidentée alitée, le père hospitalisé lui-même, se traînant sur ses béquilles vient à son chevet… »Lui qui nous avait appris à ne jamais pleurer…que de larmes versées !Quinze jours plus tard on célèbre le mariage. Notre père, qui ne peut plus quitter son lit, exige que nous lui fassions admirer nos robes. Il sourit ,mais son désespoir est sans nom… » A partir de ce moment François Ody ne s’intéressa plus à son mal dont il suivait pourtant jusque là attentivement, médicalement la progression.

      Chères internautes que cette violence terroriste de nos amours d’occident s’exprimant secrètement dans nos familles d’allure paisible ne nous empêchent pas de vivre un merveilleux été : l’effet ne nous aura pas  de si tôt !

   Le ménéticien (alias Elie Sorlin)    


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