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    button7.gif   Lettre 49 : Un superbe « communo » de 64…ans !


    Poursuivons avec vous chers internautes ,notre travail de bénédictin sur le fragment généalogique organisé autour de Jean-Luc J qui nous occupe depuis bientôt deux mois. Réexaminons avec attention ce diagramme … que nous connaissons désormais assez bien qui met en « portée ménétique » la famille d’origine de notre héros. Continuons de scruter l’environnement temporel du moment de sa disparition.

    Lorsque survient son décès, apparaît soudain sur la « portée » constituée de lignes de vie horizontales  courant de gauche à droite, décalées les unes par rapport aux autres du fait de membres apparentés y naissant à des moments différents, s’y crée  une « barre » verticale ayant la précieuse propriété de les scander, de les couper, d’entrer en intersection avec chacune d’elles. Qualifions cette barre de « synchronique » ; nous aurons désormais à faire avec elle chaque fois que se produira et tout à la fois que sera consigné un événement généalogique. Cette barre verticale avec les lignes de vie, les divers âges atteints par les uns et les autres lorsque surviennent les évènements, enfin les datations fournissant une échelle de temps constituent les éléments essentiels d’un tel diagramme dit chronogénéalogique ou ménétique du fait qu’il transforme à sa manière ou convertit originalement le donné documentaire brut à partir duquel on va tenter d’extraire de l’ordre, de la « régularité », de l’auto-organisation temporelle.

    Cette barre verticale se distingue  sans ambiguité de toutes les autres lignes qui sont horizontales et que nous appelons « lignes de vie » ou « lignes diachroniques » du fait qu’elles sont censées représenter l’écoulement, le déroulement linéaire de la vie des membres apparentés. On y inscrit successivement, au fur et à mesure qu’ils se produisent, les divers évènements de la vie de famille : mariages, naissances, décès. Tous lorsqu’ils surviennent à un moment donné fournissent occasion de tracer cette fameuse « barre synchronique » matérialisant l’instantanéité évènementielle au contraire des lignes de vie « diachroniques » exprimant succession, déroulement, flux, suite ou séries évènementielles.

    Lignes de vie comme barres synchroniques portent toutes des âges à identifier avec précision dans l’observation de ce que nous appelons « moment intensément signifiant »ou encore : « moment de condensation temporelle » c’est-à-dire lorsque nous cherchons à répondre à la question : X, Y ou Z se marie-t-il, a-t-il ses enfants ou décède-t-il « régulièrement » ? Les âges qu’on voit sur les barres synchroniques sont analogues à des mots émis, prononcés à un moment  t  du temps, mots dont nous allons chercher un sens dans leurs éventuels correspondants autrefois atteints dans le passé généalogique de la famille par tel ou tel parent, aïeul, âges se situant donc sur leurs lignes de vie respectives.

    Prenons pour exemple Marie, mère de Jean-Luc et la barre synchronique du moment auquel meurt son fils :

          __________________________________+……………………………………(64)p.m

                              ________________________________________________34

                                             _________________________________________ 33

                                                          ____________________________________30

                                                                      _…………………………………………..(25)p.m

     

    Nous y observons un âge bien particulier : celui qu’atteint Marie quand décède son fils : 64 ans. Nous avons pris soin de le mettre entre parenthèse comme de l’accompagner des lettres « p.m. »comme de mettre la ligne de vie de Marie depuis le 30.11.1967 en pointillé pour exprimer visuellement et clairement 1/ qu’elle est décédée à cette date 2/ que l’âge de 64 ans qu’elle atteint le 17.O7.1988 quand meurt son fils est un âge de deuil virtuel, porté après sa mort comme l’exprime le « p.m. » ou « post mortem » ! Tout cet appareillage, toute cette petite cuisine dénominative et  temporelle n’est destinée qu’à un objectif , un seul : avoir à l’œil, dans le « collimateur » un maximum de données temporelles aussi précises que possibles pour enfin faire parler le donné généalogique, lui faire livrer ses correspondances, ses coïncidences d’apparence aléatoires, furtives, bref : traquer le temps ménétique sous toutes ses coutures !

    Par exemple cet âge de deuil atteint le 17.07.1988 par Marie exprime l’écart de temps écoulé entre sa propre naissance et la mort de son fils unique et donc entre une apparition (sa propre venue au monde) et une disparition (celle de son enfant) dans l’entité, le système familial, l’organisation, la généalogie !

    Comme ce 64 se situe formellement à un angle de la figure, qu’il est commun à la fois à la ligne de vie de Marie et à la colonne ou « barre synchronique » se créant au jour du décès de son fils nous appellerons ce type d’âge un « communo » ; la durée de vie d’un communo est coextensive à l’intérêt qu’on peut lui porter…puisqu’en fait tout âges est susceptible de devenir communo pour peu qu’on s’intéresse à lui en tant que situé à la charnière d’une ligne de vie et d’une colonne ! L’âge ne mérite le nom de communo que pour autant que ça puisse nous être utile dans le processus descriptif ou analytique, purement formel d’un moment intensément signifiant.

    Finissons-en avec le communo en ajoutant que ça peut être autour de lui que s’effectue la « pliure » de réplication temporelle comme c’est ici le cas d’ailleurs selon laquelle les 30 et 34 maternels diachroniques, successifs s’appliquent exactement sur les 34 et 30 filiaux verticaux, synchroniques, simultanés ! selon le schéma de pliage ou de pliure temporelle déjà vu mais que nous revoyons dans un souci pédagogique ou pour ne pas dérouter l’internaute occasionnel peu au courant de la démarche entreprise…voici 3 ans !

    circle03_orange.gif Diagramme chronogénéalogique mettant en évidence la coïncidence des deux 64 ans

    Posons-nous maintenant la question : ce communo de 64 porté par Marie la défunte mère à quoi peut-il bien correspondre ? Aurait-il un correspondant, une « image », sa réplique dans le passé familial et/ou généalogique ? Auquel cas nous tiendrions une nouvelle correspondance ou coïncidence temporelle ! A nous en tenir au cercle familial restreint il n’y en a pas d’autre que l’âge de son mari porteur approximativement du même âge de 64 ans auquel nous nous intéresserons ultérieurement. Nous ne pouvons pour l’instant le mettre en relation avec le sien puisqu’il est atteint en même temps. Il nous faut chercher ailleurs, étendre notre aire d’observation et donc passer à … une autre « portée ménétique », par exemple celle du foyer d’origine de Marie qui comprend (en lettre 47 voir le donné documentaire, les dates) son propre père Eugène, sa propre mère Lucienne née le 5.10.19 03 et décédée le 29.10.1932, grands parents maternels du disparu Jean-Luc, comme ses deux sœurs benjamines Rachel et Françoise (cf Lettre 47), tantes maternelles de Jean-Luc.

    La mise en diagramme chronogénéalogique de type ménétique c’est à dire en « portée ménétique » de ce nouveau foyer ascendant dit « alpha 2 » (1) par rapport à notre « ego »(2) ou « probant » Jean-Luc nous donne ce nouveau tableau qui n’est autre qu’un morceau de la partition aux côtés des autres portées d’alpha 0, d’alpha 1, d’alpha 11, 12, 21, 22, 111, 112, 121, 122 etc….(3) que nous convoquerons si le besoin s’en fait sentir !

    Qu’observe-t-on d’emblée, fruit magique de ce type de représentation…pour le moins « heuristique », c’est-à-dire révélateurs de coïncidences cachées et donc d’ordre ou d’organisation temporelle possible ? Tout simplement ceci : lorsque Marie meurt prématurément (comme son fils d’ailleurs fera plus tard…) très précisément le 30.11.1967 et à l’âge actif de décès « d » de 43 ans dans un comptage grossier en années civiles sa propre mère Lucienne, grand mère maternelle de Jean-Luc atteint quant à elle l’âge passif de deuil « l » de …..64 ans ou, en jours de 23.432 jours !

    Nous tenons ici une « image », un double temporel superbe – dans le passé relativement récent de ce nouveau 64 émis tel un cri proféré dans l’espace temps familial le jour J du décès de Jean Luc par Marie, la mère défunte du défunt du jour, son fils Jean-Luc : au 64 qu’elle atteint ce jour-là en post mortem lui correspond un autre 64 chargé de sens proféré 21 ans auparavant en 1967 !

    En d’autres termes encore à l’âge passif de deuil « l » de Marie la défunte correspond dans la généalogie un autre âge passif de deuil « l » ; comprenez bien chers internautes que nous ne nous trouvons plus seulement devant de simples correspondances numériques ou de chiffres à chiffres, devant de simples synchronicités ou coïncidences d’allure fortuite mais devant une singularité hautement signifiante que la créativité sans borne de tout un chacun permet d’exprimer de mille et une manières dont nous n’offrons ici que quelques spécimens du type ritournel, algorithme etc…etc… :

    « Quand une mère atteint l’âge qu’avait sa propre mère quand elle la perdit (ici 64 ans pour 64 ans) alors elle perd aussi son fils » ou bien : « je vais perdre mon enfant quand j’atteindrai l’âge qu’avait ma mère quand elle me perdit » ou bien encore : « l de Marie = l de Lucienne » ou bien encore :

                              Fille                       Fils                       

                                            =            l                            

                              Mère                     Mère                    

    Etc…etc…On voit se profiler ici l’utilité du « code ménétique » ou conversion des chiffres d’âges en lettres alphabétiques : une seule petite lettre par exemple, ici « l » en l’occurrence (de lost/perdu en anglais) permet d’exprimer la multiplicité des âges auxquels on peut perdre un parent ; elle exprime une catégorie d’âges bien particuliers : les âges dits passifs de deuil. Par ce moyen artisanal, empirique, presque naïf on entre de plein pied dans la sémantique ménétique puisqu’on met en correspondance non plus seulement deux chiffres ou nombres si ressemblants soient-ils, mais deux sens, deux significations, le second « l » renvoyant au précédent « l » comme le deuil au deuil, la perte passive à la perte passive d’un enfant par sa mère elle-même vivante ou morte ! Le tout se passant dans la lignée maternelle ou utérine.

    Le ménéticien ne peut s’empêcher de s’extasier devant la beauté de cette secrète organisation du temps de vie et de mort qui prend les habits du hasard pour mieux échapper à la vigilance consciente, pour mieux opérer en mode automatique et pour parvenir à produire enfin des morts aussi régulières, aussi sensées, aussi humaines que possible, aussi référençée au passé généalogique, des morts enfin intensément inscrites dans l’espace-temps familial de l’individu.

    Toutefois qu’on ne s’y méprenne ! Nous ne parlerons jamais ici de programmation omnipotente, de destin, de déterminisme ; nous n’userons jamais du mot « fatidique »sauf pour en sourire !Ce référencement fréquent au passé familial lorsque nous allons nous marier, avoir des enfants, un accident, une maladie, un deuil ou mourir nous honore profondément en ce sens qu’il est notre façon à nous d’inscrire l’événement dans notre propre généalogie ; il obéit a posteriori à une logique descriptible ; il relève de l’information, mais non de la détermination fatale !Ce qui veut dire en clair que nous pouvons tout aussi bien perdre un parent ou mourir irrégulièrement, aléatoirement, par pur hasard. Mais alors, mais alors plus rien ne sera comme avant puisque cet âge insensé, irrégulier est désormais susceptible de servir d’ancrage, de sens, de référence au futur. En supposant que le premier 64, l’âge auquel Lucie perdit autrefois sa fille Marie fût irrégulier, insensé, impossible à référencer au passé, l’on voit ici comment son fils en mourant subitement d’infarctus peut en tenir compte. On assiste – médusé – à l’une des mille et une manières dont alors le hasard contribue à l’organisation du monde, au nouvel ordre familial, l’ordre ancien ignorant le temps chronologiquement compté, nos lointains aïeux ne disposant point encore de notre environnement datal et numérique et leur cerveau fonctionnant alors différemment des nôtres, usant de moyens différents d’auto-organisation !

    En lettre 50 nous poursuivrons imperturbablement notre quête de nouvelles coïncidences ou correspondances hautement, intensément signifiantes survenant au jour même de cette mort inopinée, exemplaire ; nous démontrerons ainsi comment le temps généalogique d’une certaine façon nous pilote, nous informe sans pour autant nous déterminer fatalement, comment il nous « reglemente » à la manière dont font les grammaires pour l’ordre des mots dans les phrases du langage de tout le monde. Nous illustrerons l’organisation du temps de vie et de mort opérant secrètement dans nos généalogies sans même que nous nous en rendions compte le moins du monde jusqu’à ce que « menetic-site » commence à la révéler aux internautes intéressés par les codes …secrets !


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