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    button7.gif   Lettre 5

      L' Effet parenté (suite)

      Chers internautes

      Poursuivons inlassablement notre traque de ‘’l’effet parenté’’ en cherchant à le dénicher là même où il ne nous viendrait pas à l’idée de le trouver : le magazine féminin Maxi N° 145 du 7 au 13 août 1989 nous en donne l’occasion. Voici l’article en question cité in extenso.

      Il a voulu faire un cadeau à son épouse.

      Le jour de ses noces le jeune marié commet la pire bêtise de sa vie.

      Tous les samedis, à 10 heures, Céline V. s’avance, le cœur serré, le long du mur de la prison de la Santé jusqu'à la porte. C'est ici qu'Eric, son mari, est incarcéré depuis le samedi 9 avril dernier. Une date qui est également celle de leur mariage.

      « Le jour le plus heureux de ma vie a été aussi le pire » confie Céline, jeune femme blonde et menue.

      Elle a à peine 25 ans mais de larges cernes mauves vieillissent son regard.

      Elle ne manque pourtant pas d'énergie et de courage. Et il lui en faut pour affronter cette situation qu’elle qualifie d’absurde.

      « Eric et moi, nous nous connaissons depuis trois ans. Il est sérieux, calme. Mes parents l'apprécient beaucoup ».

      Seul nuage : le chômage. En janvier, Eric perd son emploi de dessinateur dans un cabinet d’architectes. Il y a eu une compression de personnel. Mais Céline gagne bien sa vie en qualité de préparatrice en pharmacie.

      Désespéré par un récent chômage

      Et elle touche aussi chaque mois le loyer du studio que ses parents lui ont acheté. Après sa rencontre avec Eric, elle l’avait loué  pour aller vivre dans un deux pièces dans le 15e arrondissement de Paris.

      « Il se faisait du souci pour notre mariage. Et en plus j’étais certaine qu’il allait retrouver du travail. Il a un bon diplôme, de l’expérience professionnelle. Il n’avait aucune raison de désespérer ».

      D’ailleurs, après quelques démarches, il sera convoqué deux fois en quatre semaines « Si ça n’a pas marché, explique Céline, c’est qu’ils cherchaient quelqu’un de plus âgé. Mais il était vraiment sur la bonne voie ».

      Malheureusement Eric  n’est pas aussi optimiste. Ce chômage devient une obsession. Au point qu’un soir il explique à Céline qu’il ne veut plus se marier.

      « Il était effondré, dit-elle, parce qu’il ne pouvait pas m’offrir un voyage de noces  ! J’ai ri. J’ai répondu que c’était sans importance. Que je voulais une vraie cérémonie, une jolie robe pour être la plus belle ».

      Deux policiers en uniforme arrivent.

      Dans les semaines qui suivront, Eric reprendra du poil de la bête, soutenu par ses parents et ceux de Céline.

      Le grand jour arrive enfin. La jeune femme est émue. Eric aussi. Leurs mamans retiennent leurs larmes.

      Après la cérémonie à l’église, le cortège des invités se rend au restaurant où un petit orchestre les accueille en jouant la marche nuptiale façon rock’n roll. L’ambiance est joyeuse. Il y a tous les amis des jeunes mariés.

      Dans l’après midi, alors que tout le monde danse et s’amuse, Eric disparaît.

      « Je me suis rendu compte de son absence vers 16 heures, dit Céline. J’ai pensé qu’il était allé acheter des cigarettes. Après, j’ai commencé à le chercher mais je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter. Deux policiers en uniforme sont arrivés… »

      Ils sont de toute évidence gênés. Le silence est tombé net. L’un d’eux finit par s’approcher de la mariée. « J’ai cru dit Céline, qu’Eric avait eu un accident dans la rue. » Son père s’est avancé. Il  écoute les policiers parler « d’un grave ennui » qui vient d’arriver. Il faut aller au commissariat.

      « Mon père et mon beau-père m’ont accompagnée, poursuit la jeune femme. Nous avons trouvé Eric assis en face d’un inspecteur. Il était pâle, le visage tuméfié. Son smoking était déchiré. »

      Incapable de dire un mot, c’est l’inspecteur qui parle à sa place. Eric a braqué un commerçant avec une mitraillette en plastique. La victime a cru qu’il s’agissait d’une vraie arme. Il a eu un malaise cardiaque. Ce sont ses deux vendeurs qui ont maîtrisé Eric…

      « C’était comme un vrai cauchemar », dit céline.

      Une agression qu’il n’a pas préméditée

      Quelques minutes plus tard, Eric pique une crise de nerfs et se tape la tête contre un mur. Il faudra le conduire à l’hôpital.
      Par la suite, Eric, dans le parloir de la prison, expliquera qu’il était en effet allé chercher des cigarettes. Dans un magasin de jouets, à côté d’une chemiserie, il avait vu une mitraillette en plastique.

      « C’était pour me payer un voyage de noces, dit Céline. Pas un instant je n’ai pensé à le juger. Je sais trop combien il est doux, gentil et tellement prévenant avec moi. Avec mes parents, les siens, nous nous sommes relayés pour le soutenir. Il restera un certain temps en prison. Je l’attendrai. Peut-être que le jury lui accordera des circonstances atténuantes. J’ai confiance en l’avenir.

      Céline est courageuse, déterminée. Et si ses yeux sont brillants, ce n’est pas de larmes mais d’une volonté farouche d’aider celui qu’elle a épousé pour le meilleur et pour le pire.

      AGLAE VERON               

      Article cité avec l’aimable autorisation du magazine Maxi  


      L'agression d'Eric ou plutôt la séquence des faits dans laquelle elle s'inscrit a la même structure qu'une réaction thermostatique d'ambiance selon laquelle un mécanisme désormais connu tente le retour des choses à l'état antérieur et cherche à ralentir un changement aux effets perturbateurs, l'alliance en l'occurrence. Voilà comment le magazine en question présentait le phénomène en première page.

      Il faut de l'entraînement pour le repérer partout où il est. Dans un film de Hitchcock, par exemple, on verra une femme dire à un homme qu'elle I' aime et veut ou attend un enfant de lui. Et soudain le danger vital fond sur l'homme menacé : il est abattu. Dans un film d’horreur comme Le loup-garou de Londres, on commence par voir deux jeunes gens dont l'un évoque ses aventures féminines et c'est lui qui, la nuit suivante, se fait déchiqueter. Ces situations témoignent, chacune à leur façon, de la liaison imaginaire à faire entre amour, alliance, naissance et violence.

      Dans ce fait divers nous retrouvons encore une fois la fameuse coïncidence alpha peu à peu devenue plus familière d’un mariage avec une ‘’catastrophe’’ que l’on peut représenter ainsi :

      En colonne I l’on y inscrit l’effet parenté observé, en colonne II : le moment où cela survient, en colonne III : l’évènement familial perturbateur, le mouvement de capital affectif susceptible de provoquer l’effet. Nous plaçons la réaction en colonne I et non en III parcequ'elle est la première à apparaitre habituellement aux yeux du ménéticien entraîné. Dans quelques cas on peut partir de l'événement familial (ici le mariage) et se mettre aux aguets de ce qui peut arriver de ''catastrophique''.

      On peut aussi recourir à la représentation cybernétique par ‘’blocs’’ ; elle diffère de la précédente par son intention ou ses buts : mettre en lumière le mécanisme d’autorégulation en jeu dans l’effet parenté comme dans tout effet de capital, mécanisme selon lequel, à tout mouvement de capital affectif intra familial, correspondrait des tentatives de compensation, des réactions d’ajustement

      En aimant Céline, Eric prend le risque de ‘’désaimer’’ d’autres personnes. Son acte qui le fait aller en prison refroidit... la relation amoureuse trop intense qui le relie à Céline. C’est assez efficace pour remettre de la distance entre les amants puisque ça aboutit à placer ‘’à l’ombre’’ l’un des deux, à les séparer brutalement ; ça tend à calmer le jeu !

      On retrouve ici ce qu’on à déjà pu observer ailleurs ! L’élément qui varie selon les cas c’est la nature de la réaction, de l’effet de capital, de l’effet parenté : tantôt maladie, incident, accident, tantôt ‘’passage à l’acte’’ à la fois grave et mineur (mitraillette en plastique, art de se faire prendre immédiatement la main dans le sac).

      Le ménéticien (alias Elie Sorlin)      


    Dans la lettre N° 6 de juillet, nous poursuivrons notre grande enquête sur les coïncidences alpha en allant voir... du côté de l'eden, c'est-à-dire du paradis terrestre ! Comment Adam et Eve se débrouillent t-ils  ? Comment Dieu va-t-il réagir lorsqu'il découvrira qu'Adam se met à penser à quelqu'un d'autre que Lui ?  


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