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    button7.gif   Lettre 50 : Temporalité généalogique et lignée paternelle


    Si, en lettre 49 nous avons pu observer la manière dont Marie la mère articulait son âge –lorsque disparaissait son fils Jean-Luc- sur l’âge qu’avait sa propre mère Lucienne lorsqu’elle la perdit, ce qui équivaut à arrimer, à connecter, à faire coïncider un âge de deuil avec un autre âge de deuil antérieurement émis, apparu, « proféré » dans la lignée maternelle, voyons maintenant s’il est possible d’engager la même procédure pour tenter d’articuler, d’inscrire l’âge du père de Jean-Luc lorsque meurt ce fils : 64 ans (Louis, le père avait en effet le même âge que Marie son épouse) sur, dans la lignée paternelle !

    Comment permettre – en cette lettre 50 – à la configuration thanatale de prendre aussi en compte cette lignée agnatique ? C’est une question ménétiquement importante pour la raison théorique suivante : on ne voit pas à priori pourquoi il conviendrait de chercher des coïncidences comme on cueille des fleurs, au petit bonheur la chance !Certes dans une première étape de notre travail ce fût le cas : nous étions trop heureux de tomber sur la première belle coïncidence que nous nous empressions de mettre en valeur comme nous pouvions.

    Puis nous en avons dégagé une première structure d’ordre : la phrase ménétique, sorte de logique d’apparition. Et maintenant il convient d’avoir en tête l’idée que tout individu lorsqu’il nait peut être considéré comme l’extrême pointe d’une pyramide dont chaque moitié est constituée de l’ensemble des ancêtres d’une lignée. Si l’on parvient à articuler chrono-généalogiquement sa naissance, ses amours, les grands évènements de sa vie, sa mort et même ce qui lui advient par la suite (nous avons vu – ménétiquement- qu’un ancêtre continue d’avoir un âge en « post-mortem » précisément calculable) sur une moitié pyramidale, il n’y a aucune raison de penser que l’on ne pourrait en faire de même avec l’autre moitié.

    C’est ainsi que – ménétiquement toujours- il convient de se dire que lorsqu’on veut se marier le cerveau calcule pour nous de nombreux paramètres chrono-généalogiques pour déterminer si le conjoint potentiel, l’élu ou l’élue possible se situe à l’extrême pointe d’une pyramide généalogique numéro-compatible, ménétiquement compatible avec …sa propre pyramide !S’il n’en n’était déjà ainsi, comment inscrire l’enfant à venir dans les deux pyramides ? Comment parvenir à l’articuler aux deux lignées ?Cà n’est rendu possible que par la manière dont le choix du conjoint se trouve puissamment informé par le temps ménétique, par tout un « travail » en amont !

    Cette nouvelle manière de penser la généalogie, le temps, l’information permet de commencer à intégrer dans un cadre sensé, compréhensible 1/ la profonde logique des systèmes classificatoires de l’anthropologie savante selon laquelle il convient de ne pas abandonner au hasard l’élection du conjoint 2/ L’absence de discontinuité entre ces systèmes anthopologiques considérés comme archaïques, sauvages ou primitifs et nos propres systèmes familiaux secrètement confrontés aux mêmes problèmes fondamentaux, aux mêmes grands « invariants » puisque nous aussi, tous libéraux que nous soyions en matière matrimoniale, développons à notre insu des stratégies d’élection du conjoint 3/ La logique présidant à ce choix « raisonné », ménétiquement arrangé du choix du conjoint : pouvoir par la suite arrimer la descendance sur les deux moitiés de chaque pyramide de chaque conjoint…4/ la parfaite normalité des coïncidences d’allure fortuite les plus étonnantes, leur absence signalant une anomalie d’auto-organisation des systèmes familiaux !

    Mais revenons à la manière dont le père de Jean-Luc articule son « » sur sa lignée en consultant le tableau suivant  :

    Diagramme 50/a

    Nous relevons alors qu’au 64 ans de Louis correspond un autre 64 ans  apparu en 1963, porté par son propre père Emile lorsque venait au monde un «  enfant né sans vie » (Mention du livret de famille), enfant sans nom mais que nous répertorions « DZ » puisque de rang de naissance D et dernier à naître dans la fratrie : Z !

    Emile, père de Louis, grand- père de Jean-Luc, atteint donc 64 ans lorsqu’il devient pour la dernière fois grand-père de DZ mais aussi qu’il le voit venir sans vie, qu’il le perd.

    A l’âge auquel un homme perd son fils correspond un âge auquel un homme perd son petit fils. En numérotation Monginot on dira que « l’homme 1 perd son fils quand il atteint l’âge de l’homme 11 quand il perdit son petit fils ce qu’on peut encore littéralement retranscrire ainsi :

                              Fils                        Petit fils                                          

                                l              =                l                              puisque….

                             Père                     Grand-père                                      

                               64            =              64                                                

    Reste à calculer le degré d’approximation d’une telle correspondance ou coïncidence en passant de l’année civile au jour, en grossissant … 365 fois l’objet !

    Quand Emile le grand-père voit à la fois naître et mourir son petit fils DZ il atteint 64 ans ou 23.522 jours ; quand Louis voit mourir son fils Jean-Luc il atteint aussi 64 ans ou 23.523 jours !

    Enfin l’internaute  n’aura pas été sans remarquer une seconde coïncidence pleine d’enseignement pour notre propos : l’arrimage du décès de Jean-luc sur la lignée paternelle :il s’agit de l’âge qu’atteint en post-mortem l’enfant DZ à la disparition de son frère aîné Jean-Luc : 25 ans ou très précisément 9.207 jours qui correspond à l’âge qu’avait le grand-père Emile à la naissance de son fils Louis en 1924 : 25 ans ou 9.206 jours ce qui permet de dire qu’un âge passif de deuil « l » correspond à un âge ancien, antérieur de procréation, d’accès à la paternité « a », le dernier apparu renvoyant au précédent comme le mot à l’un de ses sens :

    Diagramme 50/b

    Ainsi voit-on peu à peu s’inscrire le décès dans la généalogie de manière régulière et sensée, à la fois respectueuse de la lignée maternelle (lettre 49) comme de la lignée paternelle, comme si Jean-Luc avant de s’en aller s’était mis à calculer de manière sophistiquée le moment le plus approprié – ménétiquement parlant – pour honorer les deux partie de la pyramide dont il constituait la pointe extrême. Et commence-t-on à comprendre qu’un nombre considérable de coïncidences nous échappent en proportion de l’absence de mention dans les états civiles des fausses couches ou des enfants morts-nés, absence, omissions fort heureuses puisqu’elles contribuent en fin de compte à cacher d’avantage encore la secrète organisation du temps de vie et de mort permettant un fonctionnement automatisé plus aisé, cérébralement plus économique que le coûteux fonctionnement des sociétés traditionnelles moins fondées sur le temps compté que sur les mythes et figures du temps. Que deviendrait la famille si nos contemporains se doutaient de la manière dont elle nous… « mène »….Si s’effondrait notre croyance de masse dans nos illusoires libertés ?

    Nous poursuivrons dans nos lettres suivantes notre voyage insolite – exotérique - au cœur de la constellation numérique des chiffres d’âges pour en proposer une première cartographie tout empirique et commencer à démontrer l’ampleur et l’importance de l’organisation du temps pour informer, co-piloter nos vies, nos amours et nos morts, les rendre paradoxalement plus humaines en les « régularisant » à notre corps défendant, en leur conférant un certain sens à chaque foisr.

                                                     Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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