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    button7.gif   Lettre 51 : D’un moment intensément commémoratif : Suite et fin d’une analyse interminable…


    Nous avons, dans nos trois lettres précédentes : 48, 49 et 50 progressivement fait le tour des coïncidences temporelles les plus apparentes, criantes ou manifestes se produisant le jour où décède prématurément Jean-Luc X.

    Pour cela nous avons tout simplement pris l’âge qu’atteignaient en ce jour fatidique son père encore vivant, sa mère décédée, ses collatéraux ou du moins certains d’entre eux.

    Et nous les avons mis en relation ou fait coïncider avec des âges bien particuliers antérieurement atteints par des parents de la lignée paternelle et maternelle en dégageant chaque fois leur structure temporelle d’apparition, leur «  signification ». Nous avons ainsi accompli un travail à la fois syntaxique témoignant d’une logique formelle de production des coïncidences temporelles, d’ordre de leur sortie de la « machine » à loto généalogique et sémantique : chaque fois l’âge ultérieur de deuil renvoyant à un âge antérieur de deuil ou de nativité ménétiquement considéré comme l’une de ses significations.

    Peu à peu l’on commençait à percevoir comment un décès subit, d’allure fortuite, s’inscrivait fortement dans une généalogie, exactement comme si - juste avant de décéder d’infarctus foudroyant – cet homme jeune, en pleine force de l’âge, avait questionné sa généalogie, certains de ses parents vivants ou morts pour savoir assez précisément quand est-ce qu’il convenait de s’en aller, de tirer sa révérence régulièrement, c’est-à-dire en respectant certaines règles « syntaxo-sémantiques ».

    Il s’agit bien sûr d’une entreprise, d’un processus ou d’un travail totalement involontaire et inconscient, d’un ensemble d’opérations automatisées que nous accomplirions chaque fois  que la logique organisationnelle du système familial le requiert : et principalement lorsqu’on  y entre soit par alliance ou naissance, lorsqu’on s’apprête à en sortir physiquement par une mort. De la même façon que dans une usine bien tenue on ne saurait pénétrer ou sortir dans le plus complet désordre : ainsi en serait-il pour la famille et donc pour sa généalogie qui en exprime un important aspect temporel. L’analyse menée vise à témoigner de cet ordre caché des inputs comme des outputs.

    De cette manière insoupçonnée, Jean-Luc inscrit sa disparition dans un organisme social souplement organisé. Le moment de son décès, sans être surdéterminé ni même déterminé par cette « logique ménétique » n’en n’est pas moins bien informé par ce qui s’est passé avant. Dans une mesure certaine il en tient compte, ce qui suffit à arrimer le moment auquel il meurt à d’autres moments auxquels on est né, auxquels on est mort dans la famille. Tout cela suffit à rendre sa mort ménétiquement régulière puisqu’elle tient compte du passé généalogique selon des modalités mises en avant dans nos trois dernières lettres.

    Les mots écrits ou prononçés n’apparaissent pas n’importe où – bien qu’ils le puissent- obéissant ainsi à une logique grammaticale identifiable ; ainsi en va-t-il des « mènes » ou mots temporels « proférés » simultanément au jour même du décès de Jean-Luc, maints d’entre eux se reliant au passé familial et généalogique.

    Cette observation majeure rejoint d’ailleurs les conclusions d’une étude américaine (1) selon laquelle un grand nombre d’individus choisiraient en quelque sorte la date de leur mort en étant capables de l’avancer ou de la retarder pour respecter des anniversaires chargés pour eux de signification : des juifs pieux attendraient pour mourir d’avoir achevé de célébrer la Pâque, des chinois feraient de même par rapport à la fête des Moissons ou à la lune. Peut-être certains chrétiens fervents attendraient-ils d’avoir passé Noêl pour rendre l’âme immédiatement après. Cette observation complète à un niveau d’emboîtement supérieur (la culture, la société, la religion, le groupe extra ou supra familial) ce que nous voulons exprimer au niveau englobé de la famille. Dans l’étude américaine on voit les individus avoir à leur disposition une possibilité supplémentaire de tenir compte ou de caler plus ou moins bien  leur mort prochaine sur un évènement symbolique majeur organisant leur vie de groupe. De notre point de vue de ménéticien  cela vient en complément du calage ménétique aboutissant à mourir « régulièrement » : on dispose d’aptitudes cérébrales secrètes à nous brancher tant sur la famille que sur le groupe qui l’englobe pour produire maints évènements de vie et de mort !

    Derniers mènes examinés

    On pourrait en principe indéfiniment poursuivre cette analyse en remontant jusqu’à…la nuit des temps chronologiquement datés de cette famille ! Ce n’est pas utile à notre propos consistant à vouloir introduire l’internaute à l’idée nouvelle d’un type d’ordre du temps présidant à l’organisation de nos généalogies chronologisées en lui en fournissant quelques exemples suggestifs. Nous achèverons notre présente étude par un ultime examen : l’âge de 25 ans porté en « p.m. » puisqu’il est mort-né par l’enfant DZ, âge atteint quand meurt son frère aîné Jean-Luc.

    Cet âge est d’un montant de 25 ans ou plus précisément de 9.207 jours ; il correspond  à celui d’Emile, le grand père paternel lorsqu’il accède à la paternité le 21.02.1924 tandis qu’il est né lui-même le 7.12.1898 : 25 ans ou 9.206 jours exactement ! En d’autres termes encore un âge de deuil « l » (de « lost » perdu…) émis, porté, atteint par un descendant renvoie très précisément à un âge de procréation littéralement codé « a » dans sa version « active », Emile étant alors géniteur.

    Arrêtons là notre quête de correspondances qui, à la longue, prendrait le risque de devenir bien fastidieuse pour souhaiter à nos internautes familiers du site un mois de mars aussi printanier que possible après les rigueurs de cet hiver. Nous tenterons le mois prochain de ne pas poser de poisson d’avril ménétique !…

    (1)Lire à ce sujet le commentaire d’Yves Christen sur l’étude des deux sociologues américains David P.Philips et Daniel G.Smith publiée dans Jalma, éd. Française, 1990, Vol.15 , 729-734, commentaire paru dans l’éditorial d’Alzheimer Actualités, lettre mensuelle éditée par la Fondation Ipsen pour la Recherche thérapeutique, juillet/Août 1990, n°46

                                                        Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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