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    button7.gif   Lettre 52 : Saga d’ERAGON et …ménétique !

      Tome 1 : Premières coïncidences épiques. Inscription dans une généalogie !


    Mercredi 22 mars dernier, tandis que nous traînions, mon fils de 12 ans et moi-même, dans le rayon BD de la Fnac du lieu où nous habitons, je le vis soudain s’arrêter devant deux gros ouvrages exposés sur un lutrin, à l’entrée : on eût dit des bibles, des livres sacrés. Il n’y manquait que la tranche dorée pour me faire penser qu’ils tombaient d’ailleurs, peut-être du ciel.

    Y jetant un œil curieux de derrière son épaule, l’un, bleu, portait le titre d’ERAGON (1) et l’autre, rouge, celui de L’AINE. J’appris par la suite qu’ils faisaient partie des meilleures ventes du mois chez les jeunes. La première de couverture d’Eragon représentait une dragonne aux yeux de joconde qui semblaient nous regarder, Sorlin Sr, Sorlin Jr. Mon fils sortit de la poche son petit porte-monnaie, l’ouvrit, compta ses euros, mit le premier tome, celui d’ERAGON, sous le bras, et s’en fût le régler aux caisses. On était tous deux prêts, parés pour un grand voyage dans l’Alagaësia…

    Dès notre retour à la maison nous nous plongeâmes dans cet univers ténébreux. L’ouvrage débutait par une carte et se terminait par 3 glossaires (en ménétique nous n’en n’avons qu’un !), celui de l’ancien langage magique des dragonniers, celui du peuple des nains, enfin celui des démons Urgals.

    Premier « travail » : l’inscription dans une généalogie

    Résumons le début du récit épique : un très jeune homme du nom d’Eragon, orphelin, vit pauvrement avec son beau-père qu’il affectionne : Garrow et avec Roran, le fils de ce dernier, dans une ferme de montagne assez isolée et dans un temps flou, de type médiéval.

    Tandis qu’il chasse pour survivre il trouve en forêt un galet d’une grande beauté qui, lorsqu’il le prend, lui laisse une empreinte dans la main. Il va d’abord chercher à le vendre. Mais personne n’est capable de lui dire ce que c’est ni d’en évaluer le montant sans doute élevé.

    Sur ces entrefaits le galet énigmatique se révèle être un œuf dont éclôt un petit dragon d’une beauté sans pareille. Eragon, ravi, décide de n’en parler à personne, de le cacher, de le garder, de l’élever. Vous noterez au passage que nous tenons là un équivalent de naissance ou l’introduction d’un être nouveau dans le « système » ou dans la marmite familiale ! Ce qui renvoie l’internaute à tout ce que nous avons pu écrire…sur la violence de la naissance…

    Il commence par aller trouver le vieux conteur Brom pour lui demander de lui raconter tout ce que ce dernier peut savoir sur les dragons et les dragonniers, mais en s’efforçant de ne pas lui laisser deviner les raisons de sa toute nouvelle curiosité.

    Première coïncidence !

    Brom lui raconte alors une histoire commencée voici bien des siècles d’un certain Eragon ayant découvert par hasard un œuf de dragon abandonné ; comprenant l’intérêt d’avoir pour ami un dragon, il décida de l’élever en secret, l’appelant alors dans la langue d’antan « Bid’Daum ». Il le monta, fût à l’origine d’un accord de paix avec le peuple des Elfes et de la création de la Confrérie des Dragonniers.

    Eragon… n’arrivait pas à croire à cette extraordinaire coïncidence : à l’instar de l’Eragon de jadis, il avait trouvé, lui aussi , un œuf et il élevait un dragon en secret. D’un coup, son prénom, jusque-là si naturel, tout en se drapant de mystère se reliait à une histoire prestigieuse, y puisant un sens en s’y référant, tandis que jusqu’à présent elle n’en n’avait pas.

    Le ménéticien aux aguets ne peut qu’admirer dans un récit purement imaginaire cette transposition magnifique de ce qu’il est à même d’observer dans la réalité cachée de nos généalogies ! L’auteur, Christopher Paolini, commence par éprouver le besoin de relier son héros à un passé dont il serait, plus que le lointain écho, la répétition créative.

    Enfin , en page 82 on assiste à la séquence du récit où Brom, répondant à la question du nom des anciens dragons posée par Eragon qui cherche habilement à avoir quelqu’idée pour appeler son propre dragon : «  Brom haussa les épaules et se mit à énumérer en rafale 

    - Il y eût Jura, Hirador, et Fundor…Galzra, Briam, Ohen le Puissant, Gretiem, Beroan, Roslarb…Il ajouta beaucoup d’autres noms, et prononça le dernier si doucement qu’Eragon l’entendit à peine :

    - Et Saphira… »

    L’on peut encore remarquer ici, toujours à l’œuvre, l’effort pour relier le présent au passé, la nouveauté au déjà connu, faire coïncider finalement l’ancienne Saphira avec la nouvelle puisqu’Eragon demandant à son dragon s’il agréait le nom de Saphira la voit acquiescer ! Ainsi, d’entrée de jeu, se met en place une forte inscription dans un discours généalogique : Eragon et sa dragonne Saphira vont désormais faire revivre une histoire du passé lointain et la répéter. Le temps, le passé, l’histoire vont informer puissamment le destin de l’adolescent avec son héroïne. La saga commencent donc par une double série de coïncidences d’allure fortuite mais qui ne le sont évidemment point :l’irruption de la nouveauté comme de l’inconnu se tempère d’un travail pour les reconnaître et faire en sorte qu’ils se classent dans des catégories bien connues. Enfin l’orphelin se voit doter d’une histoire : son avenir peut entrer en symétrie avec un glorieux passé, avec pour charnière le présent dans une épopée réparatrice : Saphira va lui tenir lieu de mère substitut dès qu’elle aura tant soit peu grandi !

    En lettre 53 nous poursuivrons notre lecture pour montrer que cette épopée se développe autour d’un merveilleux « Effet Parenté ». Elle s’intitulera : « L’Effet Parenté s’abat sur l’oncle Garrow ! ». Nous invitons à ce propos nos internautes familiers à revenir à la lettre 2 de mars 2002 concernant l’Effet, à la lettre 4 notant quelques différences entre effet de capital et effet parenté,  et divers lettres comme la 18, la 26, la 35 ou la 39 sur l’effet parenté transnormal, chacune illustrant à sa manière l’Effet afin de se préparer à progresser avec nous dans…L’Alagaësia !

                                                        Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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