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    button7.gif   Lettre 54 : Saga d’Eragon et Ménétique : l’Effet Parenté s’abat sur l’oncle Garrow !


    Tandis qu’Eragon, le héros, effectue avec Saphira sa Dragonne un voyage, une sorte de pèlerinage à l’endroit où il avait trouvé l’œuf d’où naquit Saphira, il ressent soudain le désir de retourner voir oncle Garrow son tuteur lui tenant lieu de père, puisqu’il était orphelin : « Nous avons un devoir à accomplir envers Garrow. Il s’est occupé de moi depuis ma naissance – et donc de toi (Saphira), en un sens… ». Eragon est ainsi contraint de provoquer Saphira pour qu’ils retournent en arrière ; elle n’en n’a guère envie ; ils sont en effet dans un processus de séparation, de différenciation puisqu’ils viennent tous deux de quitter d’une certaine manière le giron familial.

    Les voyageurs arrivèrent alors au dessus de la vallée de Palancar en début d’après-midi. « Saphira se mit à voler plus bas afin qu’Eragon (qui l’enfourchait) put scruter la vallée à la recherche de la ferme. Lorsqu’il l’avisa, l’angoisse le fit frémir. Un panache de flammes orangées coiffaient le bâtiment.

    « Saphira, atteris ! lança-t-il. Maintenant ! »

     La dragonne rabattit ses ailes et plongea en piqué. Elle fonçait vers le sol à une vitesse folle. Elle  rouvrit ses ailes pour ralentir après qu’ils eurent dépassé les bois.

    Dans les champs ! hurla Eragon.

    Il se retint comme il put au cou de sa monture, qui attendit d’être plus près du sol pour contrôler son atterrissage en quelques puissants coups d’ailes.

    Elle se posa lourdement, désarçonnant son cavalier. Il roula à terre, puis se redressa, haletant, essayant de retrouver sa respiration.

    La maison de Garrow avait été dévastée. »

    Suit alors la description d’un désastre que nous vous avions prédit dans nos lettres précédentes…. La grande ferme familiale est littéralement pulvérisée comme « si un marteau géant s’était acharné sur l’habitation… » L’imagination débridée du romancier s’en donne à cœur joie pour nous relater par le menu la catastrophe de cet Effet Parenté d’intensité 3 dans notre échelle de Richter que nous devrions rebaptiser pour la circonstance et non sans un brin d’humour évidemment « échelle de Sorlin » ! Manifestement Christopher Paolini, le  romancier à succès de cette saga qui ravit les préados à l’instar d’Harry Potter s’adressant à un public plus jeune se complait dans la description du cataclysme ayant fondu sur la ferme. Se faisant, à son insu, inconsciemment, il réalise avec délices et  dans un récit ce que  nos organisations familiales perpétuent chaque jours avec une efficacité sans pareil.

    Les animaux ont tous disparus. Eragon appelle son oncle qu’il finit par découvrir, quasi mort, coincé  sous des poutres. Avec Saphira ils parviennent tous deux à l’extraire des décombres fumants puis à l’enlever sans toutefois réussir à le sauver.

    Nous tenons ici un fort bel  Effet Parenté  romanesque : une dragonne arrive, un nouvel être pénètre dans le système ; un ancien vient alors à disparaître, magiquement exterminé.  Nous nous retrouvons devant un équivalent de coïncidence mort-naissance bien connue fusionnant avec un Effet de séparation/différenciation ; la catastrophe survenant dans le processus d’introduction de Saphira dans l’organisation autant que dans le départ avec elle d’Eragon, tous deux quittant définitivement la ferme familiale pour aller au devant de leur destin.

    A vous de jouer désormais, chers internautes, pour repérer le redoutable Effet Parenté sournoisement à l’œuvre dans le roman, tel ou tel film, ou, plus familièrement, dans votre environnement amical ou familial sans omettre bien sûr les faits divers, le monde people et le reste ! Jusqu’à présent les sciences de l’homme ne s’y sont pas intéressé. Cela nous est bien compréhensible : il importe au plus haut point que personne ne se doute de ce qui se passe à l’ombre de nos automates familiaux.

    L’Effet doit demeurer caché pour opérer plus efficacement ! N’oubliez pas qu’il s’agit d’une opération secrète de régulation. Menetic-site .net ne saurait mettre en péril cet aspect fondamental des choses puisqu’il reste confidentiel ne s’autorisant aucune publicité pour se faire connaître d’avantage.

    Ainsi ce fameux Effet contribue-t-il à sa manière à l’auto-organisation de nos petites sociétés familiales modernes qui ne disposent plus comme auparavant de conseils de familles omnipotents, se référant eux-mêmes à des corpus imposants de règles ancestrales ou traditionnelles pour y réglementer alliances, naissances, séparations, décès et tous changements dans les liens d’apparentement.

    Au fond et à bien y regarder par l’Effet Parenté les régulations prennent le pas sur les règles moins opérantes du fait d’un rejet par nos révolutions successives. Mais alors, vous en conviendrez, nous payons une démarche économique (c’est moins coûteux de se passer de règles) de risques de violences accrus associés à une décroissance du « symbolique » (nous n’avons plus autant besoin de construire de grands mythes organisateurs de sens et fondant des règles de fonctionnement peu à peu remplacées par des automatismes).

    Nos sociétés dites « postmodernes » ne commenceraient-elles pas à en payer une part de l’addition ? Les radicalismes religieux ne  flaireraient-ils pas du côté de chez nous un danger qu’ils chercheraient à conjurer de la façon qu’on connaît en tentant de reprendre par exemple – religion aidant – le contrôle de l’échange des femmes entre les hommes ? Ce à quoi les sociétés premières, primitives, ancestrales ou sauvages consacrent le plus clair de leur temps comme de leur énergie dans ce qu’on appelle « les systèmes matrimoniaux »… Ce à quoi les sociétés traditionnelles tiennent comme à la prunelle de leurs yeux, elles qui déploient une énergie considérable dans la gestion des liens d’apparentement, énergie dont nous disposons à revendre, en surplus du fait de son inemploi relatif.

    L’Effet Parenté nous convie à penser qu’un type bien particulier d’énergie « mène » la famille que nous appellerons humoristiquement… « énergimène » ; ce serait une énergie de liaison, énergie susceptible de se libérer plus ou moins sauvagement quand sont en jeu des réaménagements de liens familiaux à l’occasion des grands évènements de vie et de mort qui s’avèrent des révélateurs plus spectaculaires. Elle se dissiperait alors en symptômes variés empruntant 4 grandes autoroutes : celle des comportements délictueux, déviants ou des conduites accidentelles concernant la vigilo-motricité,  la voie royale du somatique comme du psychosomatique, enfin la voie tragique des désordres psychiatriques ou mentaux, autoroutes débouchant chacune sur d’impressionnants ensembles institutionnels : l’univers carcéral et son environnement (dont le champ juridique), la galaxie des assurances visant à parer aux accidents, l’univers de nos médecines et de nos hôpitaux dévolus au somatique, à l’organique, enfin le vaste champ dévalué, sous évalué aussi des pathologies psychiatriques et mentales, fragilisant en synergie avec les autres nos sociétés dites évoluées.

    Ces questions ou remarques impertinentes, l’épisode de la mort de l’oncle Garrow nous invite à vous les poser, à vous les proposer…

                                                        Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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