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    button7.gif   Lettre 57 : Théorie ménétique des temporalités sociales


 

    Plus le temps se chronologise dans une société humaine par symbolisation ou par codage, comptage, liaison à des nombres, enregistrements divers (montres, états civils, généalogies chronologisées) plus il contribue à organiser originalement la vie sociale.

    Les individus composant ces sociétés de plus en plus chronologisées vont dès lors et de plus en plus en tenir compte automatiquement sans même en être particulièrement conscients dans la réalisation de leurs principaux actes de la vie de famille.

    Cela veut dire que le temps chronologisé va puissamment œuvrer pour organiser temporellement leurs alliances (de mariage), les naissances, le moment auquel ils vont mourir sans parler du reste : leur vie entière, le moment auquel ils vont tomber malades, avoir leurs accidents routiers ou domestiques ou traverser des moments significatifs de leur existence (changements, discontinuités, arrêts de ceci ou de cela, acquisitions etc…etc…, créations).

    La production de ce temps chronologique considéré comme de l’argent (time is money !), comme un bien précieux dans ce type de société est lié au désinvestissement croissant, massif même des règles sociales organisant la famille. Cette dernière devient en apparence de plus en plus « anarchique », libérale. La transmission des règles d’une génération à l’autre s’y observe de moins en moins aisément.

    Corrélativement on assiste à la disparition graduelle des diverses fonctions assurant ces tâches : l’aptitude à transmettre oralement les traditions, l’aptitude à produire des « mythes » organisateurs de société, le langage figuratif et concret, l’aptitude à produire et transmettre efficacement du folklore vivant.

    Sociétés traditionnelles ou primitives

    Dans les sociétés traditionnelles ou primitives à faible chronologisation du temps (puisque sans états civils, éventuellement sans écriture, sans investissement significatif ancien des horloges, sans comptage du temps à la manière obsédante de chez nous, sans généalogies chronologisées comme nous les connaissons depuis plusieurs siècles déjà, l’ organisation de la famille y est assurée par des règles d’organisation de la parenté garantissant son fonctionnement, son homéostasie relative, sa conservation.

    L’étude de ces règles fait d’ailleurs les délices de l’anthropologie savante depuis près de 2 siècles déjà ! Et cette dernière semble n’avoir encore jamais compris pourquoi toutes les sociétés primitives ou traditionnelles du globe, passées ou rescapées actuelles fonctionnaient avec des systèmes d’organisation de la parenté fort élaborés, fort divers mais ayant en commun de réduire la part de liberté de choix de l’individu au bénéfice du groupe qui détermine avec qui il peut se marier, quand procréer, comment inscrire le nouveau-né ou le membre apparenté qui va mourir dans une généalogie évidemment non chronologisée, semblable aux généalogies bibliques.

    Tout cela donne à penser que les règles traditionnelles d’organisation de la parenté sont à considérer comme des équivalents du temps chronologique. La conséquence d’une telle équivalence anthropologique n’est pas des moindres : la petite société familiale – de ce nouveau point de vue dit « ménétique » - voit  dès lors son organisation interne assurée tantôt par un système à parenté fort variable, plus ou moins complexe, plus ou moins prescriptif ou rigide lié à des hiérarchies, une absence de « libéralisme » ou « d’anarchie », tantôt comme dans les sociétés modernes ou postmodernes par le temps compté, intensément chronologisé , par des généalogies internalisées et puissamment opératoires à l’insu des individus ainsi  « informés », « pilotés » automatiquement.

    « menetic-site.net » n’a cessé de chercher à accumuler des indices en faveur d’une telle théorie généralisée, d’une telle équivalence entre règles traditionnelles et temps chronologique, temps compté, les premières organisant les sociétés traditionnelles, sauvages, primitives ou premières, le second contribuant à auto-organiser automatiquement les petites familles de la modernité comme la vie des membres apparentés qui les composent.

    L’investissement de ce type de temps contribue tant au déclin des facultés impliquées dans la maintenance des sociétés sans temps compté qu’au développement de l’intelligence opératoire (au sens du psychosomaticien Marty), moins figurative qu’abstraite, faiblement symbolique (le moderne ne croit plus aux mythes qu’il ne sait d’ailleurs plus produire, cette aptitude s’atrophiant faute d’utilité et d’exercice).

    Chers internautes nous poursuivrons en lettre 58 le développement de cette théorie ménétique généralisée fondée sur une équivalence fondamentale et cachée entre règles de parenté là-bas et temps compté ici, les deux assurant, à leur manière, l’organisation de la famille : tantôt par des prescriptions d’allure asservissantes tantôt par une anarchie apparente fondée sur un type de temps aliénant, déshumanisant, omnipotent, efficace, opératoire mais méconnu : le temps ménétique débouchant sur nos propres généalogies fonctionnant comme autant de matrices au sein desquelles nous évoluons tels des poissons dans l’eau….

                                                        Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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