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    button7.gif   Lettre 62 : De l’inceste temporel et généalogique


    En lettre 61 nous vous entretenions de l’inceste géographique créé par Elisabeth HOROWITZ pour décrire une forme de régression consistant à systématiquement revenir au pays et même dans la maison des parents, de l’enfance, comme dans une sorte de giron maternel. Son expérience de psychogénéalogiste  lui avait fait découvrir que ce n’était pas sans risques, du moins pour certaines personnes qui paraissaient le payer plus ou moins cher selon les cas.

    Sans contester la valeur de ce point de vue expérimenté, nous nous en démarquions pour la raison suivante : tandis qu’elle prenait parti pour les individus souffrants, nous défendions le groupe dont ils assuraient de par leur sacrifice la conservation, la maintenance.

    Tandis qu’elle se faisait, comme thérapeute, l’avocate du « sujet » asservi, aliéné, instrumentalisé par la « structure familiale » ou par son organisation secrète, efficace, cachée, nous nous faisions l’avocat de cette organisation dévoratrice, oppressive à maints égards, chaque avocat défendant bien sûr, sa partie : elle, les victimes, nous : la « mafia » … familiale , une sorte de « cosa nostra » ! Nous ne pouvons donc utiliser les mêmes outils conceptuels, les mêmes arguments puisque nos points de vue complémentaires portent sur des niveaux de réalité ou d’organisation différents. C’est ainsi que nous avons défendu le point de vue peu soutenable il est vrai selon lequel la famille avait absolument besoin pour perdurer, pour se reproduire, pour conserver sa « forme » de ce genre de régression ou de retour au pays, quitte à voir le sujet de ce pèlerinage le payer parfois de sa santé, de sa vie. De la même façon qu’un fils de polytechnicien honore son père en devenant lui-même un X, qu’un fils d’alcoolique fait de même en buvant comme un trou tandis qu’il risquerait de le trahir en s’abstenant etc…etc… Le ménéticien a tendance à investir la reproduction sociale, les fidélités invisibles aux ancêtres fussent –ils du genre « Dalton » tandis que le thérapeute s’attache plutôt à la différenciation, à éviter toute ressemblance puisqu’il investit la conquête difficile de l’identité individuelle sur celle du groupe d’appartenance.

    Il en va de même dans le monde des particules : les lois qui régissent un niveau de réalité diffèrent de celles qui gouvernent un autre niveau.

    Nous allons toutefois endosser momentanément son point de vue et créer le concept d’inceste non plus seulement géographique mais également « temporel » : alors on parlera d’inceste temporel quand un individu choisira pour se marier une femme née quand naissait l’une ou l’autre de ses sœurs. Exemple : Jo naît en 1980 ; il a une sœur Odile qui naît le 26 avril 1985.

    Ailleurs, dans une autre famille, étrangère de surcroît, naît ce jour même une fille auquel on donne aussi le nom d’Odile.

    On le suspectera de commettre un inceste temporel et généalogique si, beaucoup plus tard, la rencontrant fortuitement dans un petit bal de quartier, il en tombe follement amoureux, allant jusqu’à décider de l’épouser au printemps de cette année 2007, de célébrer la cérémonie dans le célèbre petit village de Marly-Gomont, en invitant s’il le peut la chanteur Kamini ….

    Vous l’aurez compris, chers internautes, cette Odile prend bel et bien place de sœur, temporellement, onomastiquement ou prénominalement parlant puisqu’elle est née, puisqu’elle est apparue dans le temps en même temps que sa sœur dont elle va jusqu’à porter le prénom. D’une certaine manière c’est comme s’il épousait sa sœur : cette très jeune femme qu’il a rencontrée par hasard a quelque chose de sa sœur – ménétiquement/généalogiquement parlant : elle lui ressemble temporellement ; on fêtera ensemble leurs anniversaires etc…Odile constitue aussi un signal sonore l’ayant secrètement alerté qu’il y avait à faire de ce côté-là. Bref cette Odile n’était point pour lui une martienne : elle était reconnaissable ; elle portait certains stigmates de la tribu, des plumes, des inscriptions, des incisions du clan ou du moins certains équivalents de ces parures ornant nos anciens cabinets de curiosité.

    Comme un sauvage masqué il a choisi de se marier avec une femme appartenant à une « classe » ; les ethnologues de la vieille école diraient dans leur jargon qu’il se marie avec une « sœur classificatoire » ! avec une femme ayant profil de sœur sans en être une génétiquement , dans la réalité; c’est une sœur artificielle qui permet qu’on l’épouse sans fantasmatiquement quitter le groupe, sans mettre trop en péril sa « forme », sans risquer le mariage avec l’étrangère totale inintégrable, la martienne ! Bref tout ça pour diminuer, tempérer, pondérer la violence, l’extrême dangerosité de l’alliance de mariage dans les diverses sociétés du globe et ce depuis la nuit des temps.

    Nous avons écrit, voici bien longtemps déjà, plusieurs articles savants sur cette question que j’ai abordée sous l’angle de « l’écart d’âge entre époux » ; en effet, à bien y regarder, l’écart d’âge entre cette Odile et son Jo équivaut strictement à l’écart de temps écoulé entre leurs naissances respectives ; à savoir 12 juillet 1980 et 26 avril 1985, soit 4 ans et 9 mois ou plus précisément 1749 jours.

    Si l’on code « e » ce type d’écart d’âge, ce segment de temps bien particulier entre naissances de conjoints on peut observer qu’il équivaut ici strictement à un autre écart temporel ou à un autre segment de temps hautement significatif dans la famille : l’écart ou l’intervalle de temps qui s’écoule entre naissances de frères et de sœurs, codé  (cf « code ménétique ») « i ».

    On a donc dans ce cas de figure  e = i = 1.749 jours : l’écart d’âges entre époux renvoie à un écart d’âge entre frère et sœur : sainte conservation !

    Nous pensons en avoir assez dit sur cet « inceste généalogique » créé de toute pièce pour les besoins de la cause. En forçant la main d’Elisabeth HOROWITZ, nous voulons dire sa pensée, nous avons réussi à mettre en valeur l’un des mille et un moyens qu’utilise l’automate pour assurer aussi honnêtement que possible la maintenance de la famille, sa conservation en sachant éviter les mésalliances consistant à se marier n’importe comment, avec n’importe qui, n’importe quand, n’importe où : on n’est pas des molécules, on n’est pas des bêtes ! L’inceste temporel autant que géographiques lui sont bien utiles pour assurer ses forfaits !

    A suivre en lettre 63 la saga de l’invariant…

                                          Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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